14/06/2009

Soutien aux grévistes de la faim de LLN/ UCL-Occupation sans papiers de Louvain La Neuve juin 2009

dans GREVE

il y a REVE

habitantsanpap

Des voix se sont élevées pour condamner la grève de la faim entamée depuis 3 semaines par les occupants, certaines pour condamner les occupants eux-mêmes. D'autres accusent même l'UCL d'avoir provoqué cette grève en menaçant les occupants d'expulsion le 30 juin. La situation est chaque jour plus dangereuse et une position éthique et politique claire est nécessaire. L’UDEP tient à remercier tous les soutiens pour s’être mobilisé avec les occupants jusqu’ici et pour avoir pris leur responsabilité, en faveur ou contre la grève.


DANS LES FAITS : Sur le terrain, depuis les élections fédérales qui n’ont pu donner un gouvernement capable de mettre en œuvre une politique d’immigration digne, les 10 dernières occupations entrées en grève (Evere, Rue Royale, ULB 2008, Béguinage, Forest, VUB, ULB 2009,…), ont toutes donnés des titres de séjour de trois mois renouvelés aux occupants.

Certains de ces ex-occupants, après avoir renouvelé leur 9 Ter pendant 9 voire 12 mois, se retrouvent à nouveau sans papiers (30% environ). Le conditionnement de ce titre de séjour à un contrat de travail conclu sur base d’un permis B, rend celui-ci extrêmement difficile à maintenir et peut conduire à des dérives (contrats achetés, fictifs,…).

Le plus souvent pour les autres, la situation reste précaire et difficile mais est de loin bien meilleure que dans la clandestinité.Pour d‘autres, le passage par cette période de séjour légal permet de débloquer une situation et d’obtenir rapidement un titre de séjour de 1 voire 5 ans.

reguldetous

INTERDIRE LA GREVE ? Dernièrement nous avons été interpellés par des occupants et des soutiens de LLN au sujet de notre absence et de notre manque de prise de position. La grève entraîne des séquelles physiques graves et parfois irréversibles.
Pour cette simple raison, l’UDEP ne peut encourager la grève.

Concrètement nous pensons que les occupants sont adultes et responsables et qu’il ne faut pas leur interdire, mais décourager la grève en créant avec eux d’autres moyens d’actions. Ceci a été fait de façon extraordinaire à Louvain-La-Neuve par les habitants et les étudiants. Ces actions portent des fruits et ont semés d’innombrables graines.

Notre combat dure depuis 4 ans et a connu une cinquantaine d’occupations. C’est une aventure longue qui n’a pas encore créé le rapport de force suffisant pour faire plier le gouvernement, mais qui a considérablement fait changer les cœurs et les mentalités de nombreux citoyens.

SOUTENIR N'EST PAS AIDER A MOURIR :
Les occupants constatent ce rapport de force insuffisant et espèrent comme les ex-occupants obtenir un titre de séjour, même précaire.

Ils aspirent à une vie digne et meilleure. A une maison, une famille, un travail, ces choses simples dont-ils parlent souvent. Ces choses si simples et auxquelles ils n’ont pas droit. Dans leur désespoir il y a au fait beaucoup d’espoir, il y a du rêve.

- Soutenir - peut simplement signifier - être avec - écouter et informer des conséquences, aider les personnes à réfléchir dans cette situation de tension, veiller à ce que les personnes compétentes en matière de santé et juridique soient présentes,… Veiller à ce que ce bout ne rêve ne se transforme en cauchemar. D'expérience, plus une grève est isolée et plus elle est dangereuse.

 

Il y a un paradoxe entre ne pas vouloir aider quelqu’un à mettre sa vie en danger et soutenir les grévistes, mais il n’y a pas de contradiction. Nous menons un combat qui se fonde sur la décision des personnes sans papiers elles-mêmes. La force de ce mouvement tient en partie du fait qu'il arrive sur cette base à passer une alliance objective entre citoyens "Belges" et "Immigrés".

 

Ainsi, depuis octobre 2008, c’est lors des assemblées générales à Bruxelles que Camara et 200 de ses compagnons ont décidés d’initier le mouvement d’occupation des universités qui a fini par rassembler un millier d‘occupants à travers le pays. AG après AG, débats après débats, votes après votes, ce sont les personnes engagées dans le combat qui ont décidées collectivement de leur action et qui ont choisi l’occupation comme moyen de pression.

Les occupants de l’UCL qui sont engagés depuis bientôt un an dans cette action collective mènent aujourd’hui une grève de la faim, pour obtenir leurs droits, droits qui sont bafoués en raison de leur situation administrative.

Ils ont fait le choix de la grève de la faim comme moyen de pression et ont décidés de mener cette action collectivement. L’UDEP a toujours défendu et soutenu les grévistes, dans leur décision et dans leur action collective.

Aujourd'hui d'autres occupations voient le jour et le mouvement continue de grandir. A l'image des occupants, d'autres personnes sans papiers ont décidés de s'unir et de sortir de l'ombre pour revendiquer leurs droits.

Ce vendredi 12 juin, la rencontre dramatique des immigrés sans papiers avec la Ministre Turtelboom, chargée PAR LE GOUVERNEMENT de la gestion de l’Immigration, démontre qui est responsable de cette situation et où notre gouvernement place ses priorités.

Nous ne pouvons penser en tous cas qu’il représente les priorités des étudiants et des habitants et leur solidarité qui résiste à toute épreuve.


REGULARISATION MAINTENANT !


L’UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

occupengreve

 

16/01/2008

Joëlle Milquet, Elio Di Rupo et Mr Roosemont rencontrent les grévistes

 

Joëlle Milquet, Elio Di Rupo et Mr Roosemont rencontrent les grévistes de la faim ce jeudi 17 janvier.

  

Joëlle Milquet  (Cdh) :

 Ce jeudi matin à 9h, Joëlle Milquet viendra à la rue Royale apporter son soutien aux 160 personnes sans papiers occupant les bâtiments de la communauté française et en gréve de la faim depuis 17 jours déjà. Rencontrée ce matin au siège de son parti, Mme Milquet affirme sa volonté d’ouvrir le dossier de la régularisation au gouvernement avec ses partenaires, mais, nous dit on : « c’est côté socialiste que ça bloque! ».

  

Elio Di Rupo (PS) :

Les grévistes de la faim et de nombreuses associations de soutien et de solidarité (Ciré, avocats, Ldh,…) iront rencontrer Mr Di Rupo ce jeudi à 13h30 au boulevard de l’Empereur. Ils lui rappèleront qu’il s’était fermement engagé à ne pas rentrer dans un gouvernement sans procédure de régularisation et que le Ps en faisait une exigence gouvernementale (voir lettre de Mr Di Rupo – annexe d). Quoi d’étonnant alors, de trouver 150 personnes en grève de la faim alors que ce même parti fait aujourd’hui partie du gouvernement, où il peut compter sur une large majorité s’étant engagé pour la régularisation (CD&V, CdH, PS) et le voir renoncer complètement à ses engagements. L’annonce des 10 priorités du gouvernement a donné aux personnes sans papiers un sentiment d’abandon et de trahison.    

L’UDEP dénonce l'attentisme et l'inaction du Parti socialiste dans le dossier des sans-papiers, responsable autant que Mr Dewael de la situation de grève de la faim actuelle.

 

 « Pourquoi si ce gouvernement peut s’attaquer à un dossier aussi complexe et laborieux que le budget ou l’emploi, ne peut il pas trouver une solution à notre situation ? Et notre situation, celle de nos enfants, de nos familles, n’est elle pas aussi urgente que le fond mazout si cher à Mr Di Rupo ? On n’a même pas de chauffage dans les taudis qu’on loue aux marchands de sommeil ! », S’exclamait hier Mokthar, un gréviste de la faim.

   

Freddy Roosemont (directeur de l’Office des étrangers) :

 

Les grévistes ont reçu ce mercredi soir la visite de monsieur Roosemont. Celui-ci a visité chaque gréviste et a déclaré qu’il y avait d’autres voies de régularisation que la voie de la mort. Les grévistes de lui répondre qu’ils avaient épuisés toutes les voies possibles pour régulariser leurs situations administratives et que c’est bien lui et Mr Dewael qui ont en charge les dossiers des 150 grévistes. Demandes de régularisation administrative de tous types rejettées à de nombreuses reprises !

 

Les grévistes ont affirmés au directeur de l’OE, non pas leur détermination mais bien leur conviction que la voie de la mort, est l’unique voie qu’il leur est laissé par Mr Dewael pour qu’il les entende…

 D’ailleurs, ces personnes occupent les églises depuis des années, en luttant quotidiennement pour la reconnaissance de leurs droits fondamentaux par toutes sortes d’actions citoyennes et n’ont jamais reçu sa visite. Ici, après 2 semaines de grève de la faim, le ministre, envoie quelqu’un écouter leur détresse.

 

Les grévistes ont rappelé la dégradation rapide et mortelle de leur état de santé et leur souhait de pouvoir trouver une solution collective à leur situation, sans quoi la rue Royale pourrait se transformer en cimetière. A sa sortie, une ambulance venait ramasser le 14ème gréviste tombé cette semaine…

  

Au parlement :

 

Cette visite fait suite aux rencontres que l’Udep a tenues avec le CD&V, écolo, le PS et le Cdh ces derniers jours, partis qui interpelleront Mr Dewael ce jeudi au parlement sur le sort alarmant des 150 grévistes de la faim, conséquence catastrophique de sa politique. Patrick Dewael devra répondre… S’en suivra un débat parlementaire sur la question urgente de la régularisation et l’impérieuse nécessité de l’inscrire à l’ordre du jour de ce gouvernement. Une délégation des grévistes sera présente au parlement pour suivre le débat.      Les syndicats, les comités de soutiens Belges et tous le monde associatif soutiennent cette grève de la faim et interpellent le ministre Dewael et le gouvernement sur la situation dégradante et inhumaine vécue au quotidien par des dizaines de milliers de femmes, d‘hommes et d‘enfants en Belgique et les enjoignent à sauver les vies de ces 150 personnes en leur donnant une réponse valable à leur demande.    
 
 
 L’UDEP (Union de défense des personnes sans papiers) 

 

Contact :

  0485 103 858
  

Occupation 91 rue Royale - Bezetting Koningsstraat 91, 1000 Bruxelles (Tegenover de Congreskolom, métro Botanique/Parc, devant la colonne du congrès)

  
 
 

ANNEXES a / b / c / d

  

a) Déclaration de Joëlle Milquet .(Juin 2006);

 

"Pour les sans-papiers qui occupent des églises depuis des années, voyant que le gouvernement refuse toujours d'aborder la question des illégaux, la grève de la faim semble être la dernière solution, si le cdH n'adhère pas au recours ultime de la grève de la faim généralisée déclenchée aujourd'hui, il demande instamment au gouvernement d'entendre l'appel de détresse du millier de personnes qui occupent, depuis plusieurs mois, des lieux publics et de formuler une proposition concrète pour sortir de la crise", indique le cdH dans un communiqué.

 

http://www.dhnet.be/infos/belgique/article/151257/greve-de-la-faim-generalisee.html

  

b)  Mr Roosemont s’est étonné qu’il y ait 2 enfants Belges parmi les occupants et que leurs parents puissent être sans papiers (c’est pourtant le cas de nombreuses familles en Belgique).

   

c) Débat parlementaire qui s’ouvrira ce jeudi sur le sort des grévistes de la faim.

  

 Bruxelles, le 14 janvier 2008

  A l’attention de  Monsieur Herman VAN ROMPUY Président de la Chambre

 et de la  Conférence des présidents

  

Concerne : demande d’un débat d’actualité en séance plénière sur le dialogue avec les sans-papiers

 

   Monsieur le Président,  L’article 125 du Règlement prévoit que lorsque plusieurs député-e-s souhaitent aborder un sujet d’actualité via l’introduction de plusieurs questions, le Président pourra, de l’avis des présidents des groupes politiques, de l’avis de la Conférence des présidents, regrouper ces questions de manière qu’elles soient traitées au cours d’un seul débat d’actualité. Ce qui permettra à tous les groupes de s’exprimer. 

De nouveaux groupes de sans-papiers s’organisent. Ils demandent l’ouverture d’un véritable dialogue. Nous souhaiterions que ce débat puisse se tenir au plus vite et amorcer un échange constructif. Une dernière grève de la faim à Evere a mené ces protagonistes à 54 jours de jeûnes et à de graves problèmes de santé. Nous souhaiterions discuter avec le ministre de l’Intérieur d’une prise en charge du dossier plus rapide.

  

En vous remerciant de l’attention que vous réserverez à la présente, veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.

 

    Clotilde Nyssens       Linda Musin               Zoé Genot                 Tinne Vander StraetenDéputée CDH                        Députée PS               Députée ECOLO       Députée GROEN !
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ 

 

d) COPIE DE LA LETTRE ADRESSEE A L’UDEP PAR MR DI RUPO/ COPIE CHEZ MAITRE ALEXIS DESWAF AVOCAT DE L'UDEP

 

mercredi 16 janvier 2008 
Les grévistes de la faim au siège du Cdh rencontrent Joëlle Milquet
 
Ce Mercredi 16 janvier à 11h30 rue des 2 églises,
 
Les sans papiers grévistes de la faim (les femmes !) vont manifester devant le siège du Cdh, rue des 2 églises à Bruxelles. Joëlle Milquet recevra une délégation des grévistes composée de représentants des diverses communautés mondiales et des portes paroles de l’Udep.
 
Le programme politique immigration sur lequel le Cdh a été élu, promettait un changement radical qui mettrait fin à l’arbitraire et aux injustices quotidiennes pratiquées par Mr Dewael. Madame Milquet parlait même de régularisation massive (juin 2007), de « condition » pour rentrer dans un gouvernement... Si l’électeur peut se sentir trahi, les personnes sans papiers se sentent surtout profondément désespérées et ne voient franchement plus d’autre alternative que la grève de la faim et la mort pour sortir de l’enfer de la clandestinité.
Ils posent encore la question au ministre Dewael et au gouvernement : « Est-ce que pour les personnes ayant des attaches durables en Belgique, la grève de la faim est devenu le nouveau critère de régularisation appliqué par mr Dewael et son administration, l’office des étrangers ? ».
Jeudi s’ouvre un débat sur le sort des 150 grévistes au parlement (voir document). Cette question y sera relayée. Jeudi à 13h30 ce sera au tour d’Elio di Rupo de les recevoir (rencontre initialement prévue mardi).
 
 
L'Udep
Contact : 0485 103 858 (Moktar Tigham)
Bezetting Koningsstraat 91 - Occupation 91 rue Royale, 1000 Bruxelles (Tegenover de Congreskolom, métro Botanique/Parc)
 
 

11/01/2008

UNE VICTOIRE POUR TOUS LES SANS PAPIERS

Les grévistes à l’Office des étrangers 6900booooooooooooooooooooobbbb Ce vendredi 11/01 à 10h30 Les grévistes de la faim se rendront à l’office des étrangers ce matin à 10h30 pour y déposer la lettre qu’ils ont adressée à Mr Dewael (voir plus bas). Une délégation des grévistes composée de représentants des diverses communautés présentes et de membres de l’Udep, espère être reçue ce matin comme elle en a fait la demande à l’Office des étrangers.              oooooooooooooobbbbVictoire pour les personnes sans papiers ! D’autre part, ils ont reçu le soutien des partis progressistes francophones venus les rencontrer ce jeudi. Le Parti Socialiste était représenté par Olga Zrihen (sénatrice), Linda Musin (Bourgmestre) et Antonio Caci (groupe PS à la chambre). Pour Ecolo les député(e)s Thérèse Snoy, Fouad Lahssaini, Zoé Genot et Josy Dubié. Le CDH lui, était représenté par la députée fédérale, Clotilde Nyssens qui a en charge le dossier immigration et qui a aussi négocié l’accord sur les personnes sans papiers pour le Cdh. Lors de l’inauguration de leur occupation (18/12), les grévistes avaient déjà reçu le soutien de la députée Karine Lalieux (PS) et de la sénatrice Carine Russo (Ecolo). A l’occasion de cette rencontre les 10 portes paroles des grévistes (hommes et femmes) ont donnés aux parlementaires un témoignage de leurs parcours de migrants en Belgique et des raisons qui les poussent à mener une grève de la faim illimitée, seul moyen de régularisation que Patrick Dewael (VLD) a prévu pour eux. 

ooooooooooooooooooooobbbb

Les différents représentants se sont engagés à retourner dans leurs divers bureaux de partis et de tenter de mettre la question urgente des personnes sans papiers à l’agenda politique de ce gouvernement, censé traiter les affaires urgentes. En outre, ils ouvriront jeudi prochain, un débat dans les 2 chambres (Sénat et parlement) et interpelleront directement le ministre Dewael sur le sort alarmant des 150 grévistes.

ooooooooooooooooooooobbbb 

 Les représentants des grévistes et de l’Udep eux, rencontreront ce lundi 14 janvier le CD&V, parti s’étant engagé pour la régularisation, avec des critères clairs et la prise en compte des attaches durables. Mardi 15, ils rencontreront Mr Di Rupo président du PS et s’étant engagé lui, à ne pas entrer dans un gouvernement sans régularisation des personnes sans papiers. Mercredi 16 enfin, ils se rendront au Cdh où ils seront reçus par madame Milquet et le ministre de l’emploi. ooooooooooooooooooooobbbbContact : 0486 783 195 (français) / 0475 57 57 00 (in het nederlands).

Occupation 91 rue Royale, 1000 Bruxelles (en face de la colonne du congrès, métro Botanique/Parc)

    

02/12/2007

reconduction des actions

LES SANS PAPIERS REPRENNENT

 LES OCCUPATIONS ET LES ACTIONS

5662

Ce lundi 4 décembre à 19h, les sans papiers (entre 200 et 300) réunis à l'église Ste-Alène, réouvrirons l'occupation et relancerons les actions de lutte pour la régularisation de tous les sans-papiers. D'autres lieux devraient s'ouvrir prochainement.

 

Suite à l'obtention de papiers (6 mois+2x3mois) par 12 clandestins en grève de la faim durant 40 jours à Evère (31 octobre 2007), 300 sans papiers soutenus par la FGTB se lançaient dans une grève de la faim de 48h (12 novembre).

Ils posaient au ministre Dewael, la question : 'Est-ce que pour les personnes ayant des attaches durables en Belgique, la grève de la faim est le nouveau critère de régularisation appliqué par son administration, l'office des étrangers?'...

Il y a aujourd'hui entre 300 et 500 personnes sans papiers prêtent à entamer une grève de la faim. La réoccupation de Ste-Alène marque une étape de plus dans une reprise générale des actions.

 

Ni l'Office des étrangers, ni le ministre, n'ont donné de réponse à la question qui leur a été posée. Nul ne semble prendre ses responsabilités envers les milliers d'hommes, femmes et enfants qui vivent l'enfer quotidient de la clandestinité en Belgique. Pourtant mr Dewael et son administration font leur office, traquant les immigrés sans papiers de plus belle et s'enfonçant dans leur politique arbitraire. 'Mr Dewael, selon vos critères actuels, 40 jours de grève de la faim, est-ce suffisant pour avoir ses papiers? '(Rsvp)

 

Ainsi, les sans papiers soutenus par les syndicats et les associations, entendent bien mettre la question urgente de la régularisation à l'ordre du jour!

 

Bienvenue à tous, avec et sans papiers, à l'église Ste-Alène réoccupée. Avenue des Villas, 47 à 1060 SAINT-GILLES à côté du parc de Forest (Arrêt Albert ou Barrière de St-Gilles). 

 

L'UDEP région Bruxelles

Contact - 0486 03 95 57

http://sanspapiers.skynetblogs.be 

soutien 000-3419170-17- avec la mention ' soutien '

udep-bruxelles@hotmail.com

merci à l'èglise Ste-Alène pour son acceuil!

 
 

Manifestation de sans-papiers devant l’Office des Etrangers

Rédaction en ligne

lundi 12 novembre 2007, 10:46

Une cinquantaine de personnes se sont réunies lundi à 10h30 devant les bâtiments de l’Office des Etrangers à Bruxelles, où elles ont entamé une grève de la faim, a indiqué une porte-parole de l’UDEP (Union pour la défense des sans-papiers).

Les grévistes sont principalement des demandeurs d’asile marocains déboutés. Ils étaient aussi accompagnés de Mauritaniens et d’Equatoriens présents en Belgique depuis plusieurs années, mais qui attendent toujours leur régularisation.

« Cette grève de la faim est la seule solution que les sans-papiers ont trouvée pour se faire entendre des représentants politiques aveugles et sourds qui les ignorent », dénonce l’UDEP.

Le lieu où les grévistes se retrouveront après la réunion à l’Office des Etrangers n’est pas encore connu. « Il y a plusieurs endroits où nous pouvons aller, notamment à Bruxelles », a précisé la porte-parole.

L’UDEP a souligné que cette nouvelle action était indépendante de celle entamée par les grévistes afghans à Woluwe-Saint-Lambert. Lundi, ces derniers doivent recevoir la visite du chef de cabinet du ministre sortant de l’Intérieur, Patrick Dewael, et du directeur général de l’Office des Etrangers, alors qu’ils se privent de nourriture depuis 55 jours.

LE SOIR


 
Lettre ouverte des personnes sans papiers et de leurs soutiens aux partis « humanistes et chrétiens » de Belgique.
Cher Cdh, Beste CD&V,
Nous, les personnes sans papiers et leurs soutiens, nous souvenons bien vous avoir rencontré plusieurs fois avant et après les élections du 10 juin 2007. Nous nous rappelons surtout de vos engagements quant au sort, que vous mettiez un point d’honneur à résoudre, des plus de 100 000 femmes, hommes et enfants qui se trouvent en situation de non droit intolérable en Belgique.
·                                 Vous vous êtes engagés à mettre en œuvre une procédure de régularisation qui mette fin aux pratiques inhumaines, discriminatoires et arbitraires menées par le gouvernement sortant et que vous critiquiez tant.
·                                 Vous vous êtes engagés à œuvrer pour la mise en place d’une politique d’immigration basée sur des critères clairs, justes, humains et surtout équitables ! Critères coulés dans une loi et appliqués vite et avec fermeté par une commission indépendante de régularisation.
              - Or, c’est le contraire qui s’est produit. C’est ce qui ressort de l’accord en matière d’immigration que vous avez conclu. Cet accord ne règle en rien l'état d'inhumanité et de désespoir dans lequel se trouvent plongés des dizaines de milliers d'êtres humains en Belgique.
Le fait que des dizaines de milliers de personnes se trouvent en état de sous catégories humaines (car privés de tous droits) nous rappelle le sort réservé aux hommes de couleurs dans l’Afrique du sud de jadis, où, la discrimination entre 2 êtres humains était légalisée et inscrite dans la loi. Cela ne semble pas vous empêcher de vous réjouir (publiquement) de l’accord que vous avez conclu.
Nous constatons : que les décisions de régularisation seront toujours soumises au pouvoir discrétionnaire du Ministre de l’Intérieur, l’absence de critères clairs et permanents fixés par une loi et l’absence d’une commission indépendante de régularisation.
Vos fameuses « Avancées » :
- Pour la régularisation économique nous déplorons de nous voir accueilli uniquement par le bénéfice économique que l’on peut tirer de nous. Dans tous les cas, la grande majorité des personnes sans papiers ne pourront pas bénéficier de ce critère et vont se trouver à la merci des employeurs et des patrons ; les portes seront grandes ouvertes au chantage, au marchandage et à la spéculation.
- Quant aux personnes se trouvant dans le cadre d’une procédure d’asile ou de régularisation, nous constatons une reconduction de la même politique menée par le Gouvernement sortant, à part pour un dixième des personnes concernées (chiffre donné par le Cdh).
- Pour le volet « centres fermés », notre déception et notre indignation est grande. Le changement du nom de l’infrastructure d’accueil des familles avec enfants ne va pas leur apporter moins de souffrance, un enfant enfermé reste un enfant enfermé ! Même s’il peut sortir pour se rendre à l’école, ou peut-être comptez vous organiser des dîner d’anniversaire pour qu’il puisse inviter ses petits copains chez lui ? Dans ce cas engagez le duo de clowns Roosemont et Dewael pour l’animation, ce sont les rois de la bêtise et de la gaffe, on ne fait pas mieux en Belgique ! Pour les autres personnes sans papiers, l’augmentation de la capacité d’accueil des centres fermés est annonciatrice d’un durcissement de la politique de répression et d’expulsions.
Nous voici replongés dans le cauchemar de la clandestinité. Avec vous, chrétiens et humanistes, nous pensions voir le bout du tunnel, vous en avez fait un labyrinthe.
En vous remerciant toutefois d’avoir toujours été ouvert au dialogue et en vous priant d’assumer vos responsabilités politiques face à cet accord déplorable qui est aussi le vôtre.
L'UDEP.
( L’UDEP est un mouvement social où les personnes sans papiers oeuvrent à la défense et à la reconnaissance de leur droits humains élémentaires ).

19/11/2007

Assemblée générale de l'Udep

Au sujet de l'occupation du siège de la FGTB par l'UDEP pour le droit à la défense syndicale des travailleurs sans papiers.

TRAVAILLEURS ET EGALITE SYNDICALE -

UN GAGE OU UN LEURRE ?

 

Lorsque les personnes sans papiers se sont rendus aux différents sièges de la Fgtb (Place Rouppe et Boulevard de l'Empereur) c'est avec la même question qu'ils s'y sont présentés:"La fédération des Travailleurs de Belgique est-elle prête à défendre tous les travailleurs de Belgique?".

Affirmative de la Fgtb qui se targue d'avoir défendu les sans papiers à maintes reprises et leur avoir apporté son soutien politique et matériel dans nombre de leurs luttes. Cela, les sans papiers le savent, la Fgtb est un allié qui a su prendre des positions courageuses, mais qui malheureusement reste encore bloquée dans certaines conceptions périmées.

L'exclusion des travailleurs sans papiers du syndicat socialiste, à quelques rares exceptions près, est la règle. En outre, choisir la Fgtb et s'y présenter d'abord en tant que travailleurs était déliberé et tendait à forcer cette dernière à adopter une position claire par rapport aux travailleurs sans papiers. La pousser à prendre position (par rapport à la grève, à l'accord Orange Bleue et aux travailleurs sans papiers) tendait à susciter au sein de la Fgtb, un débat de fond quant à la situation ignorée d'une partie des travailleurs de Belgique.

Il faut rappeler aussi que le droit de se manifester n'est pas acquis aux travailleurs sans papiers. La FGTB, en permettant à ces derniers d'entamer une action de protestation, laquelle même si elle est légale et pacifique, est rendue impossible sans le soutien protecteur démontré d'un syndicat (sous peine de rafles et d'incarcérations) a montré sa solidarité effective et concrète envers ces travailleurs.

Cela pourrait amener certaines avancées sur le Front Commun syndical qui semble bien à la traîne côté FGTB. En effet, à la CSC où l'affiliation est depuis longtemps permises pour tous les sans papiers (contre cotisations), Guy Tordeur et L'UDEP Bruxelles travaillent depuis plusieurs mois à la mise en place d'une structure d'accueil et de défense spécifique destinées aux affiliés sans papiers.

Il y aurait près de 2000 affiliés Sans papiers à la CSC BHV. A l'instar de la France, la CSC réalise que traiter la question des travailleurs sans papiers comme un problème satéllitaire serait une grave erreur! 

L'on estime entre 100 et 150 milles le nombre de personnes sans papiers en Belgique et l'on sait que plus de 80% d'entre eux travaillent et ce pratiquement dans tous les secteurs de l'économie (de la femme d'ouvrage au comptable en passant par le maçon). Se voiler la face sur cette réalité serait donc une faute grave, non seulement envers ces travailleurs à qui nos politiques ne donnent aucune issue leur permettant de régulariser leur situation administrative et de sortir enfin de la clandestinité, mais aussi envers l'ensemble des travailleurs qui subissent les conséquences de cette exploitation de main d'œuvre à travers la pression salariale et la dévalorisation de nombreux secteurs.

 A qui profite le crime?

Cette situation qui dégrade le cadre social ne profite à personne hormis aux patrons qui profitent de la faiblesse de migrants impuissants à défendre leurs droits.

L'UDEP Bruxelles avait été rejointe par certains mandataires (notamment MR) dans sa proposition d'octroyer un permis de travail à toutes les personnes sans papiers se trouvant en Belgique pour leur permettre de régulariser leur situation professionnelle et/ou de chercher un emploi déclaré avec un droit d'accès à la formation professionnelle.

Quant à elle, la proposition de l'Orange Bleue de "régularisation par le travail" semble être un fantôme tant elle est restrictive et ne s'adressera dans les faits qu'à une infime partie des personnes sans papiers. La "Blue Card" surnommée "blues card" par les sans papiers ne trouve pas de justification cohérente non plus quand l'on sait que le niveau de qualification des personnes sans papiers est égal à celui des Belges. Il semblerait que certains ne veulent décidemment pas apporter une solution à cette situation déplorable si toutefois cette situation n'est pas en fait déliberément maintenue...

 

Pour l'UDEP, Gerardo Cornejo, Mohamed Chouitari et Alex Jaap, portes paroles et membres du bureau de l'UDEP.


Monsieur Patrick Dewael

Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur

 

L’Office des Etrangers

Monsieur F. Roosemont

Directeur général

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Le 15 novembre 2007

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Demande de rencontre

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Nous participons, depuis 2 ans et demi, au mouvement des sans papiers pour attirer votre attention sur notre situation, difficilement tenable et qui ne fait que durer.

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Nos dossiers de demande de régularisation restent, pour la plupart d’entre nous, sans réponses positives. Vu les attaches durables que nous avons développées en Belgique, nous estimons qu’il serait plus juste de considérer nos dossiers de manière humaine et de nous permettre de continuer à vivre dignement en Belgique, que nous aimons tant, avec nos amis, qui sont nombreux à nous soutenir, en régularisant notre situation et donc en nous octroyant un titre de séjour.

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Aujourd’hui, nous sommes surpris de voir que quelques personnes ont reçu un permis de séjours provisoire suite à une grève de la faim. Déçus, nos actions pacifiques n’ayant abouties à aucune réponse bienveillante, nous nous sentons dans l’obligation de mener une grève de la faim de 48h à partir de ce jeudi 15 novembre à 10h.

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Par ailleurs, nous souhaitons vous rencontrer, avant lundi 26 novembre, à votre meilleure convenance. En effet, nous voudrions vous transmettre nos dossiers, vous faire part de nos inquiétudes et vous poser nos questions de vive voix.

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Nous vous remercions de votre attention, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, Monsieur le Directeur Général, l’expression de nos sentiments respectueux.