18/08/2008

Liberez ROTHMAN

Conférence de presse : ARRESTATION ET EXPULSION DU JEUNE SALAZAR ROTHMAN: chez Nuria PERUGACHI, (la maman de Salazar) rue VANDENSCHRIK, n° 2, 1060 Saint Gilles à 10h30.

 

Vivant et étudiant depuis 8 ans en Belgique, Salazar Rothman est un adolescent tranquille, apprécié par son entourage, ses amis et son école comme en témoignent les félicitations annotées par sa direction au bas de son dernier bulletin scolaire et le prix de la « meilleure réussite de comportement » que lui a également décerné le centre d’enseignement Technique Pierre Paulus à Saint-Gilles où Salazar vient de terminer son cycle secondaire en formation d’électricien, prêt à entrer dans l’enseignement supérieur.
 

Mais voilà, Salazar, équatorien vivant en Belgique avec sa mère et ses deux frères, fêtait son anniversaire avec une vingtaine de ses copains le mercredi 13 août dernier. La police arrive sur les lieux, avertie vraisemblablement par quelques voisins, perturbés par le bruit. Il est alors 1 h du matin, jeudi 14 août. Salazar est un peu éméché et sa maman est venue le chercher. La mère prend l’initiative de s’adresser à un policier, lui explique les circonstances. Celui-ci comprend et discute calmement avec le jeune homme, afin d’éviter tout débordement.
 
Tout aurait pu bien se passer, mais un autre policier cependant se joint au duo, et de façon plus péremptoire, lui demande ses papiers. Le jeune homme ne les a pas sur lui. La police l’accompagne à son domicile, à Saint-Gilles, pour constater que les papiers ne sont pas en règle. Salazar est alors embarqué sans autre forme de procès au commissariat de Forest, en attendant son incarcération au centre fermé 127 bis de Steenokkerzeel, où il arrive le lendemain.

 
L’Office des Étrangers lui a signifié son expulsion prochaine, prévue pour le dimanche 17 août, dans la matinée. Salazar refuse d’aller dans un pays où il n’a plus rien et surtout rien à y faire. Sa famille, son école, ses amis, son avenir se trouvent ici.

La famille de Salazar est arrivée en Belgique, en provenance de l’Équateur, voici huit ans. La mère de Salazar, battue et mal traitée par son mari, a souhaité offrir une existence offrant quelques perspectives pour ses enfants.
 
Leur demande de régularisation a bien été introduite, voici huit ans déjà, et est toujours pendante au Conseil d’État. Dans l’attente de celle-ci, la famille pensait, de bonne foi, être à l’abri d’une expulsion intempestive, en attendant la décision judiciaire.

 
Une fête d’anniversaire, une première sortie qui se termine tragiquement pour Salazar, auquel on ne permet pas de faire ce que font tous nos jeunes, et à qui l’on reproche d’être né du mauvais côté de la planète, et venir chercher un tout petit peu de bien-être en ce pays, où, sa scolarisation le démontre, il s’est parfaitement bien intégré.

 
L’UDEP (Union de défense des personnes sans papiers) quant à elle, s’indigne de cette expulsion alors que le gouvernement promet depuis des mois une opération de régularisation sur base des critères de l’ancrage durable, critères auxquels le jeune Salazar répond largement et le prouve par son intégration plus que réussie. Aussi nous appelons l’Office des étrangers et la ministre en charge de l’Immigration, A. Turtelboom, à entendre que Salazar est devenu un citoyen à part entière, même s’il est dépourvu de droits fondamentaux et que c’est désormais la législation qui est en défaut et irrégulière et non cette personne.
 

Les personnes sans papiers vivant en Belgique depuis des années y étant parfaitement intégrées, attendent par milliers de quitter l’angoisse quotidienne de la clandestinité et de pouvoir mener une existence légale en Belgique.
Le gouvernement (qui s’est engagé depuis des mois à apporter une réponse à ces personnes est incapable de prendre des responsabilités pourtant vitales. Les partis (de gauche comme de droite) qui le composent jouent à gagner du temps et semblent vouloir repousser la question sine die (élections 2009?) plutôt que faire aveu de leur échec, abandonnant des milliers de personnes à la détresse et au désespoir que l‘on connaît.
 

L’UDEP s’étonne également que cette arrestation d’une jeune personne sans papiers ait pu avoir lieu sur le territoire d’une commune socialiste, parti qui s’est pourtant engagé fermement à ne pas participer à un gouvernement sans opération de régularisation et qui s‘est montré incapable jusqu‘à présent à faire appliquer l‘accord pour lequel il s‘est engagé dans ce gouvernement!
 

L’UDEP ET LA FAMILLE DE SALAZAR


 

Plus d’infos: Nuria PERUGACHI, (maman) rue VANDENSCHRIK, n° 2, 1060 Saint Gilles. 0474 585 999

27/07/2008

Carte blanche aux "grutiers"

Annemie, à la mer !


Communiqué de presse

 

            Le 15 juillet, les sans-papiers qui occupent un bâtiment de l’Université Libre de Bruxelles depuis le 7 avril et en grève de la faim ont reçu une proposition de l’Office des Etrangers : une carte « orange », dite médicale, de trois mois. Cette « généreuse » offre qui ne vise que les détenteurs d’un certificat médical, ne donne accès ni au marché du travail ni à un espoir de régularisation durable. Au contraire, elle tente de diviser le mouvement des sans-papiers, désespérés par l’inefficacité du monde politique belge. Après avoir promis une circulaire pendant des mois, après avoir récompensé la grève de la faim spectaculaire du Béguinage, la Ministre de l’Asile et de l’Immigration, Mme Turtelboom préfère prendre des vacances bien méritées cependant les grévistes de l’ULB ne voient pas le bout du tunnel.

 

            Mieux, ce soir, les trois iraniens « de la grue » ont obtenus une carte blanche après cinq jours de calvaire. Cette offre de l’Office des Etrangers, de loin supérieur à celle promise aux occupants de l’ULB, a provoqué de nombreuses tensions au sein des grévistes chaque jour un peu plus faible. Les vacances parlementaires, et la conscience qu’il n’y aura pas de solution avant la rentrée, avaient déjà amplement entamé leurs moral. Cette proposition les a achevé !

 

            Jusqu’à aujourd’hui, la régularisation d’une durée maximum de trois mois était le plafond que les occupants de la Maison de l’Amérique latine, de Forest et de l’ULB pouvaient espérer de mieux. Les promesses obtenues par les iraniens « de la grue » nous démontrent que plus est possible. En outre, cela prouve que la ministre n’est pas nécessaire puisque que c’est l’Office des Etrangers, Mme Turtelboom est partie ce samedi en famille au soleil, qui a émis l’offre. L’incohérence du gouvernement, malgré un discours officiel ferme, est un exemple de plus de sa « mauvaise » gouvernance.

 

Il est grand temps que cette farce prenne fin ! Il est grand temps que l’administration en charge du dossier et la ministre prennent conscience qu’ils jouent avec la vie d’êtres humains. En soufflant le chaud et le froid, ils poussent les sans-papiers écoeurés par la situation inextricable aux actions les plus folles. Y a-t-il assez de grues sur les chantiers pour accueillir tous les sans-papiers ? Pour finir, qui est le maître chanteur ?

26/07/2008

L'OFFICE DES ETRANGERS JOUE AVEC LE FEU EN PROVOQUANT L'INDIGNATION DES GREVISTES:

L'OFFICE DES ETRANGERS JOUE AVEC LE FEU EN PROVOQUANT L'INDIGNATION DES GREVISTES:

 

L'UDEP s'étonne que l'Office des étrangers après l'expérience du Béguinage, où il avait provoqué la légitime colère des grévistes de Forest, en traitant deux situations identiques de façon totalement inégale, persiste dans sa gestion irresponsable de situations aussi périlleuses et n'en tire aucune leçon.
 
Le directeur général de l'Office des étrangers, Monsieur Freddy Roosemont s'est présenté ce vendredi 25 juillet à 16h à l'occupation UDEP de Forest.
Les grévistes, accompagnés de la CSC (Jésus M.) et de leurs soutiens, se seraient vus proposer par Monsieur Roosemont un permis de séjour de 3 mois renouvelable deux fois ainsi  qu’un permis de travail C.
 
L'occupation UDEP de l'ULB, elle, n'a pas reçu la visite de l'Office.  Monsieur Roosemont ne donne aucune réponse aux grévistes, qui réclament également un permis de travail C qui leur permettrait de trouver un travail déclaré, et un permis de séjour. Ils se sentent donc légitimement spoliés et trahis. Même son de cloche à la Maison de l'A-Latine où les grévistes ignorent tout de la proposition de Mr Roosemont faite aux grévistes de Forest.
 
Ces 3 occupations se sont unies à la demande de Maître Beauthier, qui a toujours mis un point d'honneur à revendiquer le même traitement pour les occupants des 3 occupations afin d'éviter tout traitement injuste et inégalitaire.
 
Aussi, nous enjoignons les responsables de ce dossier, qui ont jusqu'à aujourd'hui montré qu'ils sont incapables de mettre en place une politique d'Immigration cohérente (telle que l'Accord du gouvernement s'y était engagé), à cesser de jouer avec le feu et à montrer un geste de bonne volonté et de bonne gouvernance. En provoquant la colère des grévistes comme vous le faites, vous ne faites que jeter de l'huile sur un feu déjà assez dangereux.
 
Accordez un permis de travail et un titre de séjour à ceux qui se sont donnés pacifiquement à cette cause depuis des années et qui maintenant sont en train de mourir pour l'obtenir.
Les blocages permanents de ce dossier montrent que nous avons tous besoin de sérénité pour le résoudre et construire enfin une politique de long terme garantissant un traitement juste et objectif des vies humaines que des milliers de migrants remettent avec tant d’espérance entre les mains de notre pays. 

 

23/07/2008

Action symbolique d'étudiants de l'ULB pour les sans-papiers

Action symbolique d'étudiants de l'ULB pour les sans-papiers

Le Comité d'Actions et de Soutien aux sans-papiers de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) a mené ce mardi matin une action symbolique au siège de l'Open Vld, rue Melsens à Bruxelles, en vue de réclamer la sortie de la circulaire de régularisation auprès de la ministre de la Politique de Migration et d'Asile, Annemie Turtelboom.

Affiches
L'action était préparée depuis dimanche. Une délégation de dix personnes, dont une majorité d'étudiants de l'ULB, a investi le hall d'entrée du siège de l'Open Vld. Le Comité d'Actions et de Soutien a placardé des affiches sur la vitrine du parti libéral flamand et a mené une occupation durant quelques minutes. "Occupation Vld, 1er jour de grève de la faim", pouvait-on lire sur une pancarte placée à l'entrée du siège du parti. Les occupants avaient emmené symboliquement avec eux du matériel de couchage. Les manifestants ont quitté les lieux dans le calme à l'arrivée de la police.

Carte d'identité détruite
Des policiers ont réclamé une pièce d'identité au responsable de l'action. Un étudiant a montré sa carte d'identité qu'il avait coupée en deux, fin de la semaine dernière, afin de protester contre la politique de migration. La police n'a pas effectué d'interpellation. La plupart des manifestants avaient coupé en deux leur carte d'identité la semaine dernière et se sont présentés ce mardi comme des sans-papiers. Ils justifient leur geste par le fait qu'ils ne veulent pas être privilégiés par rapport aux sans-papiers.

Action ludique
"L'action d'aujourd'hui était avant tout ludique et nous ne cherchions pas à nous faire arrêter. Mais nous voulons mettre la pression par tous les moyens sur la ministre Turtelboom afin qu'elle prenne ses responsabilités et qu'elle assume ses choix, sans faire porter la responsabilité à ses partenaires au gouvernement", a réagi à l'issue de l'action Martin Deleixhe, un étudiant de l'ULB.

Circulation de régularisation
"Nous sommes venus réclamer la circulaire de régularisation des sans-papiers avant le dernier conseil des ministres et avant les vacances parlementaires. Nous voulons rencontrer la ministre. Les occupants sans-papiers de l'ULB ont attendu des semaines avant de rencontrer une personne du cabinet de Mme Turtelboom. Leur action de sensibilisation n'a mené à rien, contrairement à leur grève de la faim. Les occupants sont fort inquiets. Si la circulaire ne sort pas durant les congés, les rafles et les expulsions ne s'arrêteront pas durant cette période", a expliqué Philippe Santini, membre du Bureau des Etudiants administrateurs (BEA) de l'ULB.

La soixantaine de sans-papiers qui occupent depuis le 7 avril un bâtiment de l'ULB ont entamé mardi leur 9e jour de grève de la faim.

 

(belga/7sur7) voir aussi le soir/dh/llb/..  http://www.7sur7.be/

22/07/08 13h20

 



 Après la grève de la soif des 60 grévistes à l'ULB

La soixantaine de sans-papiers qui occupent un bâtiment de l'Université libre de Bruxelles (ULB) à Ixelles ont suspendu leur grève de la soif samedi, tout en poursuivant leur grève de la faim, annonce l'Union de défense des sans-papiers (UDEP).

"Après trois jours sans boire, ni manger nous voulons montrer un geste de bonne volonté au premier ministre M. Leterme, auquel nous demandons une entrevue depuis deux jours. Nous espérons que M. Leterme accueillera cela comme un signe de notre volonté de dialogue", expliquent les sans-papiers dans un communiqué de l'UDEP.

Les sans-papiers précisent qu'ils suspendent leur grève de la soif aussi "par respect pour les célébrations du 21 juillet". "Les occupations UDEP de Forest et de l'ULB exigent la régularisation et entendent poursuivre leur action jusqu'à la mort pour l'obtenir", rappelle enfin le communiqué, tout en priant les partis de la majorité de "trouver d'urgence une issue à cette crise qui ne peut plus attendre".
 (belga/7sur7)
 
 
 
 

17/07/2008

TURTELBOUM POSE DES BOMBES

jeudi 17 juillet 2008 à Bruxelles

 TURTELBOUM POSE DES BOMBES

GREVE DE LA SOIF ILLIMITEE A L'ULB

ROI

 

Ce jeudi matin, une quinzaine de citoyens belges ont décidé de détruire leurs documents d’identité lors de la conférence de presse tenue à l’ULB. Découpant leurs cartes d’identité et leurs passeports, ils ont scandé « des papiers pour tous ou tous sans-papiers ». Ils tenaient à accomplir un geste symboliquement fort afin d’interpeller la société civile et nos responsables politiques sur l’extrême gravité dans laquelle se trouvent les grévistes de la faim et de la soif de l’ULB et des autres lieux d’occupation. Ils entendaient également rappeler que cette situation de détresse est celle de toutes les personnes sans-papiers.

 

Très émus par le geste de solidarité des étudiants et des citoyens, les grévistes tiennent la Ministre fédérale pour responsable de cette situation devenue insoutenable. La ministre ne montre en effet aucune bonne volonté pour trouver une issue à cette crise. Attitude qui ne fait que cabrer les protagonistes et empêche toute sortie sereine de cette crise.

 

A l’issue de la réunion qui s’est tenue ce jeudi entre les avocats des sans-papiers, Mr Bauthier et Mr Blanmailland et la Ministre Turtleboum, et qui n’a fait que confirmer la position aveugle de la ministre, les 80 grévistes, qui ont repris la grève de la soif depuis ce mercredi 16 juillet 22h, ont annoncés qu’ils tiendront désormais celle-ci  au finish.

 

Les 80 grévistes de la soif de l’ULB, tiennent à remercier les autorités de l’Université pour la position courageuse qu’elles ont prises ce matin lors de la conférence de presse, ainsi que celle des Bourgmestres Mme De Galan et Mr Decourty. Ils se sont engagés à ne pas procéder à l’évacuation des grévistes présents sur leurs territoires et ont également demandés l’instauration imminente d’un moratoire sur les expulsions et la délivrance d’un permis de séjour de 9 mois aux grévistes.

Ils insistent pour qu’une solution globale à la situation de toutes les personnes « sans papiers » soit mise en place le plus rapidement possible en Belgique et ont appelé Mme Turtelboom, à assumer enfin ses responsabilités de Ministre fédérale. Ils rappellent qu’ils refusent toutes responsabilités morales et pénales des conséquences des actions entamées, et qu’elles n’appartiennent qu’à la Ministre en fonction.

 AMEDHICHAM

L’UDEP à quant à elle a rappelé que cette situation est le résultat et le symptôme d’un déni et d’un déficit de démocratie. Elle appelle tous les responsables politiques à prendre la mesure de la situation et à assumer leurs responsabilités dans ce dossier qui traîne depuis bientôt 10 ans. L’UDEP les appelle d’une part, à prendre d’urgence toutes les mesures nécessaires pour trouver une issue qui mette fin à la grève de la soif ; et d’autres part à donner d’urgence d’autres perspectives que les grèves pour sortir de la détresse de la clandestinité, sans quoi dès demain nous serons confrontés à d’autres situations similaires.

 

Les grévistes ont demandé une entrevue au Roi, dans la lettre qu’ils ont adressés au palais, ils disent : « Sire, dans la situation politique, telle que vous la maintenez, c’est vers vous que nous tournons notre détresse et en vous que nous plaçons l’espérance d’une résolution de la dégradation accélérée de notre santé. »

 

UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

Contact Udep- Abdel 0485 86 15 10  Anita – 0499 810 381

Occupation ULB 123 avenue Buyl.

Plus d’infos http://sanspapiers.skynetblogs.be/

LAMOULENOIRE

13/07/2008

grève de la soif

Grève de la soif d’une centaine de sans papiers à l’ULB :A force de balayer l’espoir, l’on découvre le désespoir. 33169 Chers amis, il n’y a pas de mots à part dans la folie pour expliquer la  situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. Nous vous appelons une fois de plus à réagir, à re-agir, comme vous le faites depuis longtemps. Dans cette lettre nous tentons d’expliquer ce qui nous arrive à la ministre mais c’est une façon détournée de le faire à vous tous. Nous vous prions de la lire. 

grevsoif

   12 juillet 2008 - Mme Turtelboom, Ministre Responsable de l’Asile et de l’Immigration.    Mme Turtelboom,  

 Le vendredi 4 juillet, après 3 mois d’attente d’une réponse de votre part à notre demande de dialogue, votre conseiller, Mr Falter se présentait à l’ULB.

 

 Nous lui avons expliqué avec les autorités de l’université, le travail de participation citoyenne et de réflexion que nous menions autour de cette université par cette occupation, et le sens civique exemplaire nous tenant beaucoup à cœur dont nous avons toujours fait preuve.

  

Nous menons cette démarche citoyenne avec nos partenaires syndicaux, ONG’S, chercheurs de l’ULB, étudiants, soutiens, associations (le FAM, la Ligue des droits de l’Homme,…), divers partis politiques (CD&V, Ps, Ecolo, Cdh, MR,…), et nombreuses composantes de la société civile Belge.

  

Nous lui avons aussi fait part de notre incompréhension face à votre silence malgré nos demandes répétées de rencontres et de dialogue (7 courriers, fax, communiqués, interpellation parlementaire). Aussi, nous l’avons remercié énormément de cette première démarche (nous vous demandons depuis des mois à vous faire part de nos humbles avis et recommandations en matière de politique d’Asile et d’Immigration).

  Nous lui avons expliqué notre désespoir et lui avons exposé la situation de chacune des personnes se trouvant dans l’occupation. Nous lui avons dit que nous tenions surtout à éviter toute action de mise en danger de nos vies, espérant qu’à travers ce dialogue, vous pourriez nous proposer une autre perspective que la clandestinité et la mort sociale à laquelle nous sommes condamnés.  

Mr Falter nous a enjoignait de n’entreprendre aucune action de ce type et d’attendre qu’il vous ait d’abord fait part de notre situation. Suite à quoi il nous donnerait votre réponse sans tarder, au plus tard mercredi ou vendredi. Nous lui avons fait confiance et avons impatiemment attendu…

  

Nous attendons avec un espoir quasi inébranlable des réponses depuis des années Madame la ministre. Et voici plus d’un an que les élections sont passées et qu’on annule accord sur accord et que l’on balaye pour nous sans répit espoir sur espoir.

  

 Fin mars, le Gouvernement s’est engagé à une régularisation des personnes ayant un ancrage durable en Belgique, de celles en procédure longue, ainsi qu’à une régularisation économique. Trois mois et demi plus tard rien n’est encore mis en œuvre et nouvel espoir balayé.

  Fin avril, après avoir arrêtés 30 de nos soutiens étudiants et raflé violemment près d’une centaine de nos occupants qui étaient venus pacifiquement vous déposer une lettre vous demandant d’écouter nos recommandations en matière de politique d’immigration, vous promettiez une circulaire qui concrétise avec précision l’accord de gouvernement pour le 20 mai, début juin au plus tard… Un énième espoir de plus balayé.    Nous sommes des êtres humains Madame la ministre et nous nous demandons jusqu’où l’on peut balayer l’espoir ?   

Ce vendredi, dix jours après la visite de votre conseiller, les occupants, pleins d’espoir, d’avoir enfin pu établir un dialogue avec vous, attendaient encore une réponse de votre part….  Un signe, un mot, un geste, un oui, un non, mais rien.

 

Notre avocate France Blanmailland nous appelait tard dans la soirée dépitée et désolée de n’avoir pu obtenir AUCUNE réponse !  Elle avait essayé d’en avoir une toute la journée mais rien.  L’Udep non plus, pas un coup de fil, pas un fax, un mail, rien. Et mercredi notre bourgmestre, Mr Decourty, vous envoyait un courrier vous priant de nous répondre.

  Pourquoi cette dénégation ? Est-ce du déni ? De la peur ? Du mépris ?  Ce soir là, tous réunis à l’ULB avec nos soutiens et attendant impatiemment depuis des jours votre réponse, nous avons pris votre énième refus de nous adresser la parole comme du déni, nous nous sentons une fois de plus floués et humiliés et avons décidés d’entamer une grève de la soif puisque seule la mise à mort de nos vies permet de vous arracher une parole envers nous.   

 

Nous sommes désolée pour vous que vous soyez la dernière balayeuse d’espoir que nous avons croisé dans notre errance, avant votre arrivée le gouvernement en a balayé bien plus que vous, croyez le bien.   Maintenant, notre situation va se dégrader rapidement, avec des conséquences dramatiques. A force de balayer l’espoir, l’on découvre le désespoir.      Veuillez recevoir madame la Ministre,toute la richesse du monde et nos salutations distinguées.     Pour les personnes sans papiers occupant l’ULB, l’Udep Bruxelles.

Action FGTB - CSC – UDEP devant le Kern ce dimanche 10h30 :

 Suite à la dernière gifle donnée vendredi par Mme Turtelboom aux personnes sans papiers occupant un bâtiment de l’ULB, plus d’une centaine d’entre elles ont décidées de se lancer dans une action de mort prochaine (entre 5 et 8 jours) en entamant une grève de la soif dès le début du Kern qui se tiendra ce dimanche. 

 « Nous les sans papiers, nous sentant une fois de plus floués et humiliés par la ministre et ignorés du gouvernement, avons décidés d’entamer une grève de la soif puisque seule la mise à mort de nos vies permet de lui arracher une parole envers nous. »  Si à l’issue du Kern, aucune perspective réelle pour sortir de la clandestinité ne devait se présenter, ils mettront en œuvre leur décision de mener cette action jusqu’au bout. L’UDEP                                    
 Brussel, 11 juli 2008   Vandaag vrijdag roepen het ACV-verbond Brussel-Halle-Vilvoorde en het ABVV-Brussel iedereen op om in Brussel te verzamelen op de Kunstlaan (ter hoogte van het nummer 39), nu zondag 13 juli om 10u30, om de nodige druk  uit te oefenen op het kernkabinet van de federale regering. Zij moet eindelijk haar engagement nakomen voor de regularisatie van de “Arbeiders zonder papieren”.    Bruxelles, le 11 juillet 2008   Ce vendredi, la CSC – Fédération de Bruxelles-Halle-Vilvoorde et la FGTB-Interrégionale de Bruxelles - ont appelé l’ensemble des citoyens à se rassembler à Bruxelles, Avenue des Arts ( à hauteur du n°39), ce dimanche 13 juillet à 10H30 afin d’exercer les pressions utiles pour que le gouvernement fédéral, réunit à ce moment en kern, mette enfin à exécution les engagements qu’il a souscrit dans le cadre de la régularisation des Travailleurs Sans-Papiers.

Guy Tordeur et Phillippe Van Muylder, secrétaires généraux Bruxelles CSC et FGTB      

03/07/2008

Libération des manifestants et victoire des grévistes

LIBERATION DES 6
Après 2 mois de lutte, les 6 manifestants incarcérés en centres fermés suite à la manifestation violemment raflée du 29 avril devraient être libérés sous peu. C'est une grande victoire pour toutes les personnes sans papiers et leur soutien et pour les libertés fondamentales si malmenées en Belgique.

Merci à la coordination pour la libération des 12, à l'Udep, aux occupants sans papiers de l'ULB, au MOC, à la ligue des droits de l'homme et aux étudiants (CAS-Bea-Gauche active,Etudiants Socialistes,...).

Merci aussi aux frères de sans, au béguinage, à myriam, olivier, Anissa, Leila, Sarah, Béné, Leurquin, ... 

et surtout au large réseau de solidarité qui s'est mobilisé pour libérer ces personnes. Chacune-chacun se reconnaîtra dans la pierre qu'il a porté à cette cathédrale.

Hier, un manifestant détenu nous appellait en pleurs pour nous dire sa reconnaissance, à nous et à vous tous. Samedi soir nous devrions nous réunir à l'occupation pour fêter cela tous ensemble.

Il dénonçait ses conditions d'enfermements et criait sa volonté de se battre pour la régularisation de autres sans papiers de Belgique.

Le gouvernement qui a mis le dossier à la poubelle ne laisse aucune perspective à des milliers de gens, les condamnant à la clandestinité et à une mort sociale. Dans ce contexte quel moyen avons nous pour nous défendre, si les manifestations sont raflées (sur ordre du Ps), les engagements du gouvernement reniés, les partis (même "progressistes" ) muets et avouant ne pas faire une priorité de la condition dégradante et inhumaine de milliers de personnes,.. .???

Aussi l'Udep qui a décidé de se détacher désormais de l'agenda politique vous appelle à prendre la mesure de la situation et envisager/imaginer de nouvelles formes de luttes.

En outre, après 56 jours de grève de la faim, les 130 du Béguinage ont obtenu une carte blanche de 9 mois prolongeable et un permis de travail C (cad permis avec contrat de travail qui conditionne le futur séjour).
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La liste de 161 occupants sera transmise dès jeudi à l’Office des étrangers...

« C’est une victoire. Les grévistes de la faim disposeront d’un délai de neuf mois pour décrocher un travail et espérer une régularisation via le travail. Il faut espérer que durant cette période sortiront les circulaires de régularisation des ministres Turtelboom et Milquet », a déclaré Vincent Lurquin, qui a participé aux négociations.

« Les grévistes de la faim sont des gens courageux. Ils n’ont pas exercé de chantage via leur grève de la faim en réclament directement des papiers et une régularisation définitive. Ils ont juste réclamé une régularisation temporaire pour pouvoir prouver que les travailleurs sans-papiers sont des citoyens comme les autres. Il faut à présent un réveil du politique. La balle est dans le camp à présent du gouvernement et de la ministre Turtelboom. Si on attend encore plusieurs mois, d’autres grèves de la faim risquent d’être entamées » a-t-il dit.

En effet parmis le milieu sans papiers la nouvelle a fait l'effet d'une bombe et suscité de nombreux espoirs. Evaluation à faire indispensable et désillusion d'un monde politique où les représentants sont aveugles et irresponsables et ont définitivement placé le désir de pouvoir avant toute éthique.

La lutte continue, régularisation de toutes les personnes sans papiers, suppression des camps de la honte, arrêt des expulsions.

Coordination pour la libération des 12


Suicide de la personne sans-abri qui logeait près du Palais royal

Le sans-abri, qui logeait non loin du Palais royal de Laeken et avait construit un abri de fortune avec du carton, s’est suicidé, rapporte jeudi la VRT Radio. Il s’est pendu, selon la police. Deux personnes ont découvert son cadavre alors qu’elles venaient lui apporter à manger. (jeudi 03.07.2008, Le Soir.)

25/06/2008

manifestation nationale 29 juin 14h gare centrale sans papiers regularisation urgente place ste catherine

manif29appel

Rassemblement ce dimanche 29 juin 14h Gare Centrale 

pour marcher ensemble vers la place Ste-Catherine et passer soutenir les grévistes du Béguinage (près de 50 jours de grève de la faim!)

Ce dimanche nous nous rassemblerons à 14h Gare Centrale afin de défiler ensemble jusqu'à la Bourse où nous serons rejoints par les étudiants et occupants Udep-Ulb et avec qui nous irons crier notre solidarité et porter le cri d'alerte des grévistes au Béguinage. Aussi désastreuse qu'ait été la gestion de cette occupation, nous devons aujourd'hui soutenir ces grévistes qui n'y sont pour rien.

Après quoi nous rejoindrons la place Ste-Catherine et le rassemblement pour la Régularisation qui s'y tient.

En outre, devant des perspectives politiques quasi nulles et un gouvernement totalement désengagé et démissionnaire de ses responsabilité s politiques comment mener aujourd'hui un combat citoyen en Belgique?

Comment, alors que ce combat pacifique et citoyen est viollement réprimé telle que le fut la manifestation du 29 avril devant l'Office des étrangers?

Comment alors que depuis des années ce large mouvement d'immigrants sans papiers et de leurs soutiens fortement mobilisés a obtenu des engagements fermes du gouvernement et que ce gouvernement aujourd'hui nous rit au nez.

C'est toute la démocratie qu'il faut interpeller ce dimanche et nous montrerons que nous en sommes ses plus fidèles gardiens!

- REGULARISATION URGENTE DE TOUTES LES PERSONNES SANS PAPIERS !

- LIBERATION DES MANIFESTANTS DETENUS DEPUIS LE 29 AVRIL

 

L'UDEP Bruxelles

20/06/2008

indignation Directive de la Honte

manifnatio
 

50 évasions au centre fermé de Vincennes ravagé par un incendie allumé par des manifestants! AP | 22.06.2008 | 21:30

 Le sinistre a éclaté alors qu'un retenu de nationalité tunisienne a été retrouvé mort la veille dans sa chambre.

L'incendie serait lié à une manifestation de protestation organisée au lendemain du décès d'un retenu tunisien de 41 ans, a-t-on indiqué de source policière.

 Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris note que cette manifestation "non déclarée" s'est déroulée à partir de 15h25 à proximité immédiate du centre et que, vingt minutes plus tard, "plusieurs foyers d'incendie volontaire ont été détectés".

Ils ont touché les centres CR1 et CR2, d'une capacité de 140 places chacun, selon des témoins joints sur place.

Les deux centres ont dû être évacués, dans une ambiance tendue, vers le gymnase de l'école de police toute proche. Sur les quelque 240 retenus enregistrés dans les deux centres en milieu de journée, environ 160 ont été évacués, une quinzaine ont été hospitalisés et 35 se trouvaient dans des tribunaux au moment du sinistre.

Les retenus devaient être transférés vers quatre autres centres de rétention: Lille, Nîmes, Palaiseau (Essonne) et Toulouse, selon la Cimade, association oecuménique d'entraide, présente sur place.

Selon un témoin, plusieurs dizaines de retenus se trouvaient dans la cour du centre et protestaient assez bruyamment pour être entendus de l'extérieur. Une épaisse fumée noire se dégageait des lieux et les policiers mobilisés portaient un masque chirurgical pour se protéger. Des policiers maintenaient à distance les personnes présentes, dont des militants associatifs.

D'après les éléments avancés par une source policière, le retenu tunisien décédé samedi serait mort d'un arrêt cardiaque. Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris assure que "tant les premières constatations médicales que l'autopsie, réalisée dans le cadre de l'enquête en cours menée par la police judiciaire, écartent la présence de traces anormales".

A l'annonce de son décès samedi, les autres retenus "ont légitimement souhaité connaître la situation précise mais les centres sont demeurés globalement calmes toute la soirée, malgré la tentative d'incendie d'un matelas", reconnaît la préfecture.

Alors que les conditions de rétention sont régulièrement dénoncées par les associations de soutien aux sans-papiers et demandeurs d'asile, Pierre Henry, directeur général de France Terre d'asile, a déclaré à l'Associated Press que "la situation qui prévaut à Vincennes était prévisible". "Après des tentatives de suicide, des automutilations, cette situation n'est pas acceptable dans un pays démocratique", a-t-il fustigé.

M. Henry rappelle qu'il avait demandé en janvier la création d'une commission d'information parlementaire, qui n'a vu le jour que le 16 avril dernier. "C'est à la représentation parlementaire de se saisir de cette question qui est une véritable tache" en France, selon lui. AP

Espagne: immigrants africains attaquent un poste frontière à Melilla 22/06/2008

Des dizaines d'immigrants clandestins africains ont pris d'assaut dimanche matin un poste frontière de l'enclave espagnole en territoire marocain de Melilla pour tenter d'entrer en Espagne, a-t-on appris auprès des autorités.

 "La majorité a été repoussée, quelques-uns ont pu rentrer", a déclaré un porte-parole de la préfecture de Melilla, sans donner plus de précisions pour l'instant.

Selon la radio nationale espagnole, qui affirme qu'ils étaient environ 70, les immigrants n'ont pas tenté d'escalader les grillages marquant la frontière comme ils le faisaient par le passé, mais ont essayé de submerger les membres des forces de l'ordre espagnols et marocains, en attaquant notamment certains à coups de pierres.

Il s'agit du premier assaut massif d'immigrants africains sur Melilla depuis 2006. (DEC)© BELGA

La Directive de la Honte européenne provoque l'indignation de l'Amérique latine.     L'Europe devient la Honte du monde.

29193 Correa appelle à une contre attaque commune/ Chavez menace/ Evo appelle l'Afrique à les rejoindre/ le Brésil s'indigne, le Pérou, l'Argentine, l'Uruguay.... 
   
vivreeuropLa nouvelle loi de l'Union européenne sur l'expulsion des sans-papiers, aussi appelé "directive retour" <http://abonnes.lemonde.fr/archives/article/2008/06/18/les-principaux-points-de-la-directive-retour_1059948_0.html>,
a déclenché un profond sentiment d'injustice et de colère en Amérique latine, continent qui a reçu pendant des siècles des vagues d'immigrés venus du Vieux Continent. Voté mercredi 18 juin au Parlement européen,
ce texte de loi a provoqué l'indignation de plusieurs chefs d'Etat qui, tour à tour, se sont exprimés pour condamner cette initiative.

Pour sa part, le président *équatorien, *Rafael Correa, n'a pas hésité a parler de /"directive de la honte"  /appelant aussitôt à "une réponse commune avec les différents pays d'Amérique latine".

Son allié *bolivien*, Evo Morales, a proposé à l'Afrique de se joindre à ce combat pour obtenir le retrait d'une loi qui /"porte atteinte à la vie et aux droits des personnes"/. /"Nous allons mener une campagne
internationale afin de retourner la situation. Que les députés européens qui ont approuvé cette directive retour se mettent la main sur le cœur."


"NOTRE PÉTROLE NE DEVRAIT PAS ALLER VERS CES PAYS"

Ainsi, le président du *Venezuela*, Hugo Chavez, chef de file de la gauche antilibérale, a menacé de ne plus exporter de pétrole vers l'UE : "Notre pétrole ne devrait pas aller vers ces pays européens", a déclaré jeudi le chef de l'Etat vénézuélien lors d'une conférence de presse.

 De la même façon que les pays européens décideront de renvoyer des immigrants sans papier vers leur pays d'origine, les pays d'Amérique latine pourront de leur côté décider "le retour des investissements européens", a déclaré M. Chavez. Selon les derniers chiffres disponibles de la Commission européenne, la part du pétrole vénézuélien dans la totalité des importations de pétrole de l'Union européenne représentait 0,9 % en 2005.

"UNE VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME"

De son côté, le gouvernement argentin a condamné la directive de l'UE, en lui faisant la leçon. "La question migratoire ne pourra être résolue de manière efficace que si elle est abordée en respect total des droits de l'homme", souligne un communiqué officiel.

 De nombreuses organisations des droits de l'homme ont emboîté le pas, à l'image des Mères de la place de mai, la célèbre association argentine qui tente de retrouver les enfants disparus de la dictature. "Les mesures
discriminatoires que l'on veut prendre avec les immigrants de tous les pays dits du Tiers-Monde, la prison et la déportation, sont des mesures sauvages"
, a clamé sa présidente, Hebe de Bonafini.

En *Uruguay*, dont plus de la moitié de la population est d'origine européenne, le Sénat a voté une motion rejetant un texte qui "constitue une violation des droits de l'homme, notamment le droit à la libre circulation internationale".

Au *Pérou*, le chef de la diplomatie, José Garcia Belaunde, a dénoncé une loi "discriminatoire" qui ne "cadre pas avec la tradition européenne".

Le ministre des affaires étrangères brésilien a réagi dans un communiqué indiquant que/"le *Brésil*, pays qui a reçu des millions d'immigrants et de descendants, aujourd'hui intégrés de manière harmonieuse, déplore une décision qui contribue à créer une perception négative de l'immigration".

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/06/20/la-directive-retour-europeenne-provoque-l-indignation-de-l-amerique-latine_1060657_3222.html

15/06/2008

ALERTE EXPULSION !!!

l'expulsion de Zakaria aura lieu à 21h40 et non à 23h55 comme annoncé avant. RENDEZ VOUS A 19H30 A ZAVENTEM+AEROPORT. 

ALERTEEXPUL
Zakaria Chiaka
, manifestant détenu le 29 avril pendant un rassemblement pacifique et autorisé, et incarcéré au centre fermé de Merksplas.

Il nous a appellé lui meme pour donner l'info venant de l'Office de la Honte (vérifiée avec laéroport) et nous dire qu'il s'oppose à son expulsion et souhaite demeurer en Belgique.

vol AT 9841 pour Nador(Maroc) http://www.brusselsairport.be/fr/flightinfo/departures/?d...=

 

Faites tourner ce message svp pour informer ceux qui viendront a 21h a l'aéroport.

La coordination pour la libération avait prévu de se réunir a 19h à l'occupation ULB

Le train part de 19h15 Gare centrale (ou 19h40) http://www.b-rail.be/main/F/

pour la libération des Manifestants, A bientot .

BONNE BELLE NOUVELLE : 

Kauté a été Libéré aujourd'hui!!!

A L'AEROPORT:

= Avoir ses papiers!

Ne pas avoir de produits ou d'objets illicites (la police y est particulièrement fasciste et déteste ceux qui s'opposent aux expulsions).

 

Parler calmement aux gens qui enregistrent leurs bagages(on en a le droit!) et avec le coeur, leur dire (e.a) que Zakaria vit depuis des années en Belgique, qu'il y a épousé qqn selon la tradition marocaine, qu'il ne souhaite pas retourner au Maroc, qu'il a été arrêté pour avoir participé à une manifestation pacifique et autorisée où la police a violemment réprimé les gens, que, en tant que passagers ils peuvent tout simplement se lever de leur siège au moment où Zakaria entrera dans l'avion ( à ce moment là Zakaria manifestera son opposition par des cris sans doute) et dire qu'ils ne souhaitent pas voyager dans ces conditions... C'EST UN DROIT !

Distibuer la plate forme pour la Libération des 12 signée par le Moc, la ligue,...

COORDINATION POUR LA LIBERATION DES 12

 

pour parler aux passagers pendant qu'ils enregistrent leurs bagages et leurs demander d'exercer leur droit de s'opposer à l'expulsion de Zakaria, en signifiant au personnel de bord qu'ils ne souhaitent pas voyager en sa présence.

Zakaria est marié selon la tradition marocaine avec une femme Belge et ne souhaite pas retourner au Maroc.

Si vous comptez vous rendre à l'aéroport ou désirez participer aux actions pour la libération des manifestants détenus, n'hésitez pas à passer à la réunion ou à appeller Anissa qui coordonne les trajets vers l'aéroport 0476 633 072.

8 de nos compagnons sont toujours détenus pour avoir revendiqués leurs droits et ce de façon légitime et légale, l'état qui LUI, devient dangereux et illégal, continue aveuglément à faire tourner sa machine office des étrangers et nous réprime. Nous sommes déterminés à ne pas nous laisser écraser, à ne pas laisser Zakaria se faire expulser et à poursuivre le mouvement de défense des personnes sans papiers!

    Merci et Bienvenue.

 

L'UDEP Bruxelles et La Coordination pour la Libération des 12

 

Bruxelles-Central [B]
Bruxelles-Nat-Aeroport [B]
18/06/08
dép.
arr.
20:04
20:24
 0:20 0IR  3718
Bruxelles-Central [B]
Bruxelles-Nat-Aeroport [B]
18/06/08
dép.
arr.
20:16
20:34
 0:18 0IR  4219
Bruxelles-Central [B]
Bruxelles-Nat-Aeroport [B]
18/06/08
dép.
arr.
20:40
20:56
 0:16 0IR  3519

aéroport http://www.brusselsairport.be/flightinfo/Destinationsandtimetables/?isSubmit=&destination=maroc

10/06/2008

Libérez les Militants

TURTEULBOUMdansante 

etudiantsanspapiers

CE SAMEDI dès 19H

DANS LE JARDIN DE L’OCCUPATION ULB !Samedi 14 juin dès 19h= Boum dansante - CoNcerTs – TaBles du MoNdE – Animations… VeneZ faire la Fête et pas que La pOliTiquE, avec Nous. (Bénef quand même au profit de La lutte.) 129 avenue Buyl/tram 94/bus71 arrêt ULB

Une directive européenne

de la honte. Evo MORALES AYMA

Evopace

Président de la République de Bolivie et des peuples originaires.  LaLibreBelgique 11/06/2008  Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du monde, je fais appel à la conscience des dirigeants et citoyens pour que ne soit pas approuvé le texte de la "directive retour".  Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe était un continent d'émigrants. Des dizaines de millions d'habitants partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.

Aujourd'hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite "directive retour".

 Ce texte, validé le 5 juin dernier par les ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen.

Je perçois qu'il durcit de manière drastique les conditions de détention et d'expulsion des migrants sans papier, quelqu'ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

 Les Européens sont arrivés dans les pays d'Amérique latine et d'Amérique du Nord, en masse, sans visa, ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l'Amérique.

Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines (d'argent surtout) qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés. Aujourd'hui, l'Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d'espace de prospérité et de libertés publiques. L'immense majorité des migrants viennent dans l'Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l'UE. Pour nous, nos émigrants représentent l'aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l'objectif minimum de 0,7 pc du PIB d'aide au développement. L'Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l'aide au développement.  Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 pc de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliard de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d'oeuvre qualifiée en laquelle, d'une manière ou d'une autre, nos Etats, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières. 

Il est regrettable que le projet de "directive retour" complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque Etat ou groupe d'Etats puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d'un enfermement des migrants sans papier jusqu'à 18 mois avant leur expulsion - ou "éloignement" selon le terme de la directive. Dix-huit mois ! Sans procès, ni justice ! Tel qu'il est, le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948. Et en particulier l'article 13 qui énonce :

"1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays." Et, pire que tout, il existe la possibilité d'emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. 

Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papiers, dont l'immense majorité travaillent et s'intègrent depuis des années ? De quel côté est aujourd'hui le devoir d'ingérence humanitaire ? Où est la "liberté de circuler", la protection contre les emprisonnements arbitraires ?

Parallèlement, l'Union européenne tente de convaincre la Communauté andine des nations (Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou) de signer un "Accord d'association" qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu'imposent les Etats-Unis.

Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la "protection juridique", on nous reproche notre processus de nationalisation de l'eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la "sécurité juridique" pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d'un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu'en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement...  Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

Dans ces conditions, si cette "directive retour" devait être approuvée, nous serions dans l'impossibilité éthique d'approfondir les négociations avec l'Union européenne et nous nous réservons le droit d'imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité.

Nous ne l'avions pas exercé jusqu'à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l'UE. Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d'importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu'augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu'ils soient sans papiers ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n'est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l'Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes. 

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l'Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d'Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la "directive retour".

Telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est une directive de la honte.  J'appelle aussi l'Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l'Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l'énorme dette historique, économique et écologique que les pays d'Europe ont envers une grande partie du Tiers-monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l'Amérique latine.  

 

Vous ne pouvez pas faillir aujourd'hui dans vos "politiques d'intégration" comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des colonies.

EVO MORALES

amigo, el pueblo esta contigo!

 150 000 personnes n'ont plus le droit de manifester en Belgique!
manifarretée 

Et si, en sortant d'une manifestation, vous étiez arrêtés et incarcérés ?

Action syndicats - Coordination pour la liberté des 12 ce jeudi à la Bourse dans la manif syndicale, Ce jeudi, nous coucherons 9 personnes sur la rue au milieu du cortège syndical afin d'interpeller l'opinion et les militants syndicaux sur le fait que le droit de manifester n'est plus dévolu et garanti à tous le monde en Belgique. Le syndicat est prévenu et un groupe distribuera le tract ci-dessous aux manifestants pour leur expliquer le sens de notre démarche.

Ce 29 avril, 300 personnes avec et sans papiers étaient rassemblées devant l’Office des étrangers pour une manifestation pacifique et autorisée. 150 d’entres elles furent cernées et violement arrêtées par la Police durant la manifestation (hommes, femmes et enfants) sur ordre de Freddy Thielmans, Bourgmestre (Ps) de Bruxelles.

Après une longue nuit dans les cachots du Palais de Justice, 130 furent relâchées et les autres conduites en centres fermés. Motif : Avoir participé à une manif autorisée ? Etre sans papiers ? Pur arbitraire ? Répression d’un mouvement social ?

 

Comment peut-on autoriser une manifestation de personnes sans papiers et ensuite affirmer qu’elles n’en ont pas le droit sous prétexte qu’elles sont «clandestines»? 

Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, en Belgique, une personne sans papiers n’a plus le droit de manifester. Si elle le fait, elle risque l’enfermement et l’expulsion.

 

Ceci constitue une violation gravissime des libertés fondamentales (Liberté d’expression, d’opinion, d’association, de manifestation).

 

Pleinement solidaires des revendications syndicales, nous sommes également présents à vos côtés afin de vous rappeler que notre droit à lutter démocratiquement, pacifiquement et à nous exprimer dans le respect des règles de l’état est bafoué.

La répression frappant nos camarades sans papiers confirme la disparition progressive de nos libertés individuelles et collectives, que nous soyons «avec» ou «sans papiers».

 

 

La Coordination pour la Libération des 12

TOUT LE MONDE N’A PLUS LE DROIT DE MANIFESTER EN BELGIQUE!  

Voir le film de la manifestation raflée sur : http://fr.youtube.com/watch?v=9A4O__8y_D4


Chers amis, les militants du secours rouge subissent la même répression que nous. Nous sommes solidaires de tous les militants politiques qui en sont victimes. Un salut spécial à Waoub, journaliste d'opinion qui dans nos luttes a toujours fait son travail, rien de plus. Courage à notre soeur et aux autres.

 Libérez les Militants de Secours Rouge

Ce vendredi, quatre personnes ont été inculpées : Wahoub Fayoumi, journaliste à la RTBF ; Constant Hormans, transporteur routier ; Abdallah Ibrahim Abdallah, réfugié politique libanais ; et Bertrand Sassoye, serveur dans une brasserie et ex-membre des CCC.

Qu’ont en commun ces quatre personnes ? Nullement la reconstitution d’une pseudo organisation « terroriste » mais bien une action soutenue dans le cadre de luttes politiques et sociales (sans-papiers, les dockers, luttes syndicales, …), ainsi que leur participation aux activités légales et légitimes du Secours Rouge/APAPC (www.secoursrouge.org).

Le Secours Rouge/APAPC travaille au développement de la solidarité face à la répression de classe : prisonniers politiques, répression sociale (grèves, occupations, etc.), faits de solidarité internationaliste (solidarité avec les sans-papiers ou avec les peuples en lutte).

Le travail du Secours Rouge consiste notamment en des soirées publiques comme celle organisée à Bruxelles en avril dernier sur la répression en Italie, lors de laquelle des personnes sont venues témoigner du cadre juridique dans lequel se sont déroulées les arrestations des Inculpés du 12 février. (http://www.secoursrouge.org/dos_9.php).

S’appuyant sur l’application des nouvelles « méthodes particulières de recherche », le Parquet fédéral et la police ont organisé de multiples interpellations et perquisitions qui trouvent un relais complaisant, quasi
enthousiaste, dans les médias. Ce relais s’est rapidement transformé en désinformation, en propagation de raccourcis mensongers et d’amalgames dangereux qui contribuent à la criminalisation de la solidarité avec les prisonniers politiques.

Il faut aujourd’hui, en Belgique, refuser la criminalisation du Secours Rouge, de ses militants et de la solidarité internationale.

Libérons nos camarades ! La Solidarité est notre arme !

(texte issu du site officiel de Secours Rouge)

Petition: Nous, signataires de la présente pétitions, demandons au gouvernement belge, aux élus, aux décideurs et aux institutions européennes de tenir compte des droits de nos amis emprisonnés injustement; nous demandons l'arrêt des amalgames visant à criminaliser Secours Rouge et ses membres; nous demandons par la même le respect de nos droits de citoyens, de notre droit à la pensée et à la parole, et de nos droits les plus communs d'êtres humains.

05/06/2008

12 manifestants sans papiers : Belgique, terre d’arbitraire et de violences étatiques

MANIFESTANTS SANS PAPIERS MAINTENUS EN DETENTION.

INTERDICTION DE MANIFESTER POUR LES SANS PAPIERS EN BELGIQUE!!!

 

(prochaine réunion pour la libération des manifestants- Lundi 9 juin 18h Occupation ULB)

Ce mercredi 4 juin fut prononcé l’appel de 7 des manifestants sans papiers arrêtés le 29 avril dernier durant une manifestation pacifique autorisée. La Justice belge a consacré ce jour-là l’arbitraire affiché par le Parquet et l’Office des étrangers. Les personnes sans papiers ne possèdent plus le droit constitutionnel de s’exprimer politiquement, de s’associer et de manifester ! C’est l’UDEP qu’on assassine après sa rencontre avec les services du Premier. L’outrage est grand et concerne tous les démocrates !

Comment peut-on autoriser une manifestation de personnes sans papiers et ensuite affirmer qu’elles n’en ont pas le droit sous prétexte qu’elles sont «clandestines»?

Dans ce pays, peu importe que la rafle ait eu lieu durant les heures autorisées pour cette manifestation, peu importe que plus de cent trente personnes aient été libérées ce jour-là et que 12 restent toujours enfermées, peu importe que le Parquet ait remis en Appel un avis écrit positif et se soit ensuite rétracté oralement -dans ce pays les écrits s’envolent !-, peu importe que le soi-disant gouvernement se refuse à tenir ses engagements et n’établisse aucun critère clair et éthique de régularisation, peu importe l’existence de la Constitution et des Droits de l’être humain, dans ce pays, peu importe!

 

Face à cet ultime durcissement d’une position politique déjà anti-humaniste à la base, il nous paraît plus que jamais impossible de croire en la parole émanant d’autorités banalisant l’arbitraire et les violences étatiques.

Nous réclamons le droit à l’expression, nous affirmons aujourd’hui le droit à la colère ! Afin de nous montrer dignes et cohérents, canalisons nos frustrations, ressentiments et tristesses en nous mobilisant à travers les actions suivantes :
 
-   parrainage et visites des manifestants détenus (Niccolo 0484/770.777)
- soutien en cas d’expulsions pour aller à l'aéroport selon vos disponibilités (envoyer le numéro où vous joindre rapidement : torrentdumas@yahoo.fr)
-  réunions de l’UDEP-Bruxelles, ouvertes à tous,  tous les lundis à 18h30 à la salle Cosmos, rue Dr de Meersman, à Anderlecht
 

Mobilisons-nous ! Inventez vos actions, faites appel aux énergies créatives et récréatives, faites appel au(x) sens ! Stop violence !

Ces manifestants sans papiers, autant que tous les autres, ont besoin du soutien le plus large possible, comme nous avons besoin d’eux afin d’offrir à ce pays la chance de vivre ses diversités dans le respect mutuel et l’espoir, c’est à dire garantir à tous, avec et sans papiers, les espaces où exercer droits et devoirs nécessaires à l’expression de perceptions différentes et de futurs possibles. Il est temps de rappeler au «pouvoir» que, avec et sans papiers, nous détenons tous une identité qui nous est propre et qu’aucune n’est illégale.
 
Nous exigeons :
-         la libération immédiate des manifestants sans papiers toujours détenus arbitrairement

-         la régularisation de toutes les personnes sans papiers.

un moratoire sur les expulsions, maintenant !

-         la fermeture définitive des centres fermés

 

LE COLLECTIF POUR LA LIBERATION DES 12
Rejoignez le texte de la plate-forme, signez en écrivant à s_o_s_angelica@yahoo.fr : www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/carte-blanche-les-12-2008-05-29-601756.shtml

merksplas125

La lettre

J'ai reçu une lettre hier

dans cette lettre on me dit

que mon frère a été arrêté

et que sans compassion, menotté,

dans la rue on l'a traîné, oui.

~

La lettre dit le motif

qu'à commis mon frère

avoir soutenu une manif

qui était autorisée

Si cela est un motif

je veux aussi être emprisonné, oui.

~

Lui se trouve si loin

moi j'attends une nouvelle

et la lettre vient me dire que

dans mon pays il n'y a pas de justice

ceux qui sont sans droits

 demandent des papiers,

des coups leur donne la police, oui.

~

De cette manière honteuse

ils veulent conserver leurs sièges

ceux de cuir et de privilèges

sans avoir aucun mérite

ils vont et viennent du parlement

et oublient les conventions, oui.

~

As t'on vu l'insolence

barbare et perfide

de présenter la matraque

et d'enfermer de sang froid

à celui qui n'a pas de défense

et les deux mains vides, oui.

~

La lettre que j'ai reçue

me demande une réponse

je demande que se propage

dans toute la population

que le pouvoir est sanguinaire

dans toutes générations, oui.

~

Par chance j'ai une organisation

pour crier ma douleur

j'ai aussi 100 000 frères

en plus de celui qui est emprisonné

les 100 000 sont sans papiers

avec révolte et dignité, oui.


L’antiterrorisme ne peut être un secret d’état

MARC METDEPENNINGEN - Le Soir

samedi 07 juin 2008, 09:31

L’arrestation spectaculaire des ex-militants des Cellules communistes combattantes (CCC), Pierre Carette et Bertrand Sassoye, et de trois autres suspects semble s’apparenter à une nouvelle opération sacrificielle destinée à proclamer que la Belgique , oui, est pleinement engagée dans la lutte planétaire contre le terrorisme. Carette n’est retourné derrière les barreaux que pour une insigne (et non encore établie) violation de sa condition de libéré conditionnel. Sassoye et les autres sont emprisonnés – au moins – pour leurs sympathies militantes à l’égard des « détenus politiques » italiens du mouvement politique PCPM dont le procès a débuté à Milan.


Le retour des CCC en Belgique ? La résurgence d’un réseau européen terroriste ? Force est de déplorer qu’une nouvelle fois, la seule invocation de « la menace terroriste » suffît au parquet fédéral pour refuser de s’expliquer sur les raisons précises de ces arrestations.


Ce brouillard entretenu autour du « terrorisme » est nuisible. En décembre, le même type d’incantation et une même culture du secret avaient justifié la fermeture du marché de Noël à Bruxelles, la suppression du feu d’artifice de Nouvel An, la pose de couvercles sur les poubelles du métro où il était affirmé par le gouvernement qu’un « risque d’attentat » existait alors qu’on y laissait circuler les voyageurs.

Six mois plus tard, on ne sait toujours pas les motivations réelles de ces gesticulations sécuritaires qui s’apparentent à une prise en otage de l’opinion publique, priée de croire ce qui ne peut lui être démontré. Elles nous ramènent aussi aux années de plomb et des attentats des CCC, qui justifièrent sous le gouvernement Martens-Gol, le déboulé des paras dans les rues de nos villes, le renforcement des pouvoirs de la gendarmerie, et, surtout, des pertes consenties de libertés.


Le gouvernement et la Justice , à moins de considérer nos concitoyens comme des imbéciles, ne peuvent, croyons-nous, utiliser une « menace terroriste » invoquée comme un hochet justifiant le secret de leurs décisions autoritaires et le renforcement de nouvelles mesures liberticides.
Il leur revient de s’expliquer.
 

L'arrestation des membres du Secours Rouge :
un avertissement au mouvement d’opposition aux lois antiterroristes


Luk Vervaet, enseignant en milieu carcéral
(...)

Dans le climat et la vague de répression actuels, les objectifs poursuivis et le moment choisi dans l'affaire du Secours Rouge sont avant tout politiques.


Le principal reproche aux membres du Secours Rouge arrêtés est un travail de solidarité avec des militants italiens en prison. Le Secours Rouge est la seule organisation dont la spécificité est la mobilisation pour les détenus anciens et nouveaux de la mouvance révolutionnaire armée en Europe.

Le point essentiel est là : le seul fait d'organiser cette solidarité fait de vous un membre de l'organisation terroriste elle-même. La justice veut lancer un avertissement sérieux à tous ceux qui s’opposent aux lois antiterroristes et à la criminalisation des militants. C’est une raison suffisante pour réclamer la libération immédiate des personnes aujourd’hui arrêtées.


Luk Vervaet, Rue Van Artevelde 161/bt19, 1000 BXL. Tel 0478653378.

28/05/2008

liberté des 12 procès -

RASSEMBLEMENT AU PALAIS

DE JUSTICE POUR LA LIBERATION

  

DES MANIFESTANTS RAFLES

ce JEUDI 29 MAI à 9H30 
Ce jeudi, les manifestants sans papiers raflés le 29 avril passeront devant la chambre des mises en accusations sur demande de l’Office des étrangers qui refuse d’accepter leur remise en liberté telle que l’a ordonnée la chambre du conseil, motivée par le fait que leur arrestation du 29 avril avait été injuste et illégale.
 

Il s’agit de ARBAI Hassan, CHIAKI Zakaria, DIALLO Djibi, DIALLO Mamadou, DIALLO Sokou et LACHEN Said ( CAMARA Mohamed passe vendredi – Rdv même heure même endroit).

 

 Les manifestants raflés sont toujours détenus et en danger d’être expulsés.

 Alors que, depuis de nombreuses années, le mouvement UDEP a toujours démontré une citoyenneté active et courageuse dans le respect des lois et des institutions de ce pays, rejoint par une large frange de la société civile, nous craignons que la violence des événements du 29 avril témoigne d’un durcissement, d’une certaine inflexibilité politique, incompatible avec la bonne marche d’un Etat de droit.

 Ces arrestations et détentions constituent une atteinte grave aux libertés fondamentales. Il est totalement inacceptable que des personnes, avec ou sans papiers, soient détenues après avoir exprimé leurs opinions pacifiquement, dans le cadre d’un rassemblement autorisé.

La Coordination pour la Libération des 12

19/05/2008

Manifestants arrêtés : l'attente continue...

CIRCULAIRE DE LA HONTE !21941
 

A Office de la Honte, correspond circulaire de la Honte. C’est ce que présage l’orientation actuelle du projet de circulaire qui chemine au sein de notre gouvernement. (Voir article de la libre confirmé par rtbf et diverses sources). Pire encore, dans De Morgen du 21 mai, TurtelBOUM parle d'un séjour légal de 2 ans préalable et nécessaire et de 40 points uniquement pour ceux qui sont déja au travail et ceci dans un secteur en pénurie et en étant déclaré !

C'est du délire...Cela veut dire que les partis autour de la table renient l’Accord sur lequel ils ont fondé le gouvernement actuel. Est-ce que cela est trop demandé au Ps et au Cdh d’au moins faire respecter par les autres partis, l’Accord qu’ils ont tous signé il y a 2 mois ?

En bref et pour l’instant, la circulaire entend mêler attaches durables et travail. Ainsi, pour une régularisation par les attaches durables, il faudrait nécessairement avoir une possibilité d’embauche. Ceci sur base d’une régularisation à points, 70 points étant nécessaires pour prétendre avoir des attaches durables, le travail en valant 40, la connaissance d’une langue 20 à 10 points, avoir des enfants scolarisés 10 points, 20 points pour le croupier Bourgmestre...

Donc, si t’as pas de travail, t’as pas d’attaches durables !

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Ceci revient à nier la reconnaissance des attaches durables comme critère de régularisation et à empêcher la grande majorité des personnes sans papiers d’accéder à la légalité. C’est en fait une régularisation économique déguisée, puisque sans travail on ne peut obtenir les points suffisants pour être reconnu.

Pour la longue procédure, l’on observe un net recul et une avancée fantoche qui est en fait déjà de mise.

Le mercredi prochain, la circulaire devrait être approuvée par le conseil des ministres !

En outre (sans que eux n'adoptent la position du texte ci-dessus!) Il a été décidé avec les syndicats, le Ciré,… de se réunir le MARDI 27 MAI à 12h30 sur la BOURSE de Bruxelles.

L’UDEP dénonce fermement l’orientation purement économique de ce projet et la lâcheté politique que constituerait son approbation mercredi prochain. Nous maintenons nos actions et appelons tous les citoyens à manifester leur opinion et à faire respecter leur voix.

Ecrivez ou renvoyez déjà ce texte aux partis - ps elio <elio.dirupo@ps.be>, ps laurette.onkelinx <laurette.onkelinx@meta.fgov.be>, ps picqué <pourbruxelles@charlespicque.be>, ps secretaire de arena marie arena ps <josephine.destro@cfwb.be>, cdh <joelle.bruxelles@lecdh.be>, cdh clotilde nyssens <clotilde.nyssens@lachambre.be>, chapelle grégor cdh <gregor@gregorchapelle.net>, "darbe@lecdh.be cdh" <darbe@lecdh.be>, dweerts cdh juridik <dweerts@lecdh.be>, weerts cdh   .be <weerts@lecdh.be>, dallemagne cdh sans papiers <dallemagne@senators.senate.be>, MR reynders didier <didier.reynders@mr.be>, MR sans papiers <anne.jugnau@ckfin.minfin.be>, open vld open vld <contact@openvld.be>, vld <vld@vld.be>, vld <voorzitter@vld.be>, "cd&v   ina vandenberghe cd&v   ina vandenberghe" <ivandenberghe@cdenv.be>, "cd&v lanjri" <kvh@senaat.cdenv>, "cd&v cd&v" <info@cdenv.be>, "cd&v cathy Berx" <cberx@cdenv.be>, "cd&v lanjri" nahima.lanjri@stad.antwerpen.be un simple copié collé suffit. 

En attendant une analyse moins succincte et plus approfondie, faites passer les infos, discutez et réagissons ensemble, et surtout, interpellez les mandataires avant le 28 mai. 

L’UDEP Bruxelles (Union pour la défense des personnes sans papiers) 


TurtelBOUM wil criteria voor regularisatie objectiveren

(Annemie Turtelboom. HONGERSTAKING = 100 PUNTEN)
 
De minister van Migratie- en Asielbeleid, Annemie Turtelboom (Open Vld), wil het regularisatiecriterium voor mensen zonder papieren objectiveren met "een lokale, duurzame verankering". Ze heeft een soort puntensysteem bedacht.

Drie soorten illegalen
In het regeringsakkoord zijn drie categorieën illegalen voorzien die individueel aanspraak zullen kunnen maken op een regularisatie van hun verblijf: buitenlanders die een asielaanvraag indienden waarvan de behandeling te lang duurde; illegalen die sinds 31 maart 2007 in België verblijven en die een concrete werkaanbieding of het statuut van zelfstandig werker hebben en illegalen die "een lokale, duurzame verankering" kunnen aantonen.

Puntensysteem
Voor die laatste categorie probeert minister Turtelboom het criterium te objectiveren via een puntensysteem. Werk hebben zou goed zijn voor 40 punten en een opleiding volgen of gevolgd hebben zou 10 punten waard zijn, net zoals schoolgaande kinderen hebben.

Humanitaire reden
In de ontwerpomzendbrief van de minister zou een sans-papiers die een regularisatieverzoek om een dringende humanitaire reden indient, op basis van "een lokale, duurzame verankering" zijn verblijfsvergunning krijgen, indien hij 70 punten behaalt.

Hevige discussies
Over de tekst is de voorbije dagen al hevig gediscussieerd tussen de kabinetten. Het onderwerp ligt gevoelig en vereist arbitrage binnen de meerderheid, in het bijzonder tussen de Vlaamse liberalen enerzijds en de Franstalige socialisten en humanisten anderzijds.
(belga/tdb)
21/05/08 09u06

La libre: Un permis à points pour les sans-papiers Annick Hovine  21/05/2008
 
La ministre de la Politique de migration et d'asile veut objectiver le critère d' "ancrage local durable". Elle a imaginé un système de points : si le sans-papiers a un travail, s'il connaît une langue nationale... Frictions dans la majorité.

On attend pour la fin du mois la circulaire précisant les critères de régularisation des sans-papiers. Mercredi prochain, 28 mai, le texte doit passer en conseil des ministres restreint. S'il ne tenait qu'à la ministre de la Politique de migration et d'asile, Annemie Turtelboom (OpenVLD), la circulaire serait déjà publiée... Mais le sujet est sensible et nécessite des arbitrages au sein de la majorité CD&V/NVA-OpenVLD-MR-PS-CDH, singulièrement entre libéraux flamands, d'une part, socialistes et humanistes francophones, d'autre part.

On le sait : l'accord de gouvernement prévoit trois catégories de clandestins qui pourront prétendre, individuellement, à une régularisation de leur séjour.

Un : les étrangers qui ont introduit une demande d'asile dont le traitement a pris trop de temps (4 ans pour les familles avec enfants scolarisés pendant la procédure; 5 ans pour les isolés).

Deux : les illégaux qui séjournent en Belgique depuis le 31 mars 2007 et qui ont une offre de travail ferme ou un statut de travailleur indépendant.

Trois : les clandestins qui peuvent justifier d'un "ancrage local durable". L'accord gouvernemental précise qu'on pourra tenir compte des avis des autorités locales en ce qui concerne la connaissance d'une des langues nationales, le parcours scolaire et l'intégration des enfants, le passé professionnel et la volonté de travailler...

Un travail = 40 points

S'agissant de l' "ancrage local durable", il nous revient que la ministre Turtelboom tente d'objectiver ce critère en envisageant une sorte de permis à points. Avoir du travail vaudrait 40 points. Suivre ou avoir suivi une formation vaudrait 10 points. Avoir des enfants scolarisés vaudrait 10 points. Avoir suivi un cours de langue vaudrait 20 ou 10 selon qu'on la maîtrise ou qu'on ait des rudiments. Un avis positif du bourgmestre vaudrait 10 points ; pas d'avis, 0 point ; un avis négatif, -10 points),

Dans le projet de circulaire de la ministre Turtelboom, le sans-papiers qui introduira une demande de régularisation pour motif humanitaire urgent sur la base de l' "ancrage local durable" obtiendrait son précieux titre de séjour s'il totalise 70 points.

Mais ce texte est âprement discuté entre cabinets ces jours-ci. Il reste de nombreux points de friction et d'autres à éclaircir. Ainsi, qui va juger la connaissance des langues et attribuer les points ? L'emploi - dont la pondération paraît démesurée à certains - doit-il être officiel ou peut-il être officieux (en noir, donc) ?

La circulaire devra aussi préciser la notion de séjour qui entre en jeu pour l'ancrage local. Si les sans-papiers doivent justifier d'un séjour légal (via une demande d'asile, un permis B, un statut d'étudiant...), cela exclut de facto tous ceux qui sont entrés tout à fait illégalement sur le territoire ou dont le visa touristique est périmé, même s'ils séjournent depuis de longues années dans l'ombre en Belgique. Cela concerne des milliers de Latino-Américains (des Equatoriens pour la plupart), mais aussi des Africains, des Maghrébins...


Union européenne - Immigration/

 Les clandestins sont criminalisés (La Libre)
S.Vt.

Mis en ligne le 23/05/2008
La nouvelle politique italienne de lutte contre l'immigration illégale est très critiquée. Les Vingt-sept, eux, se dotent de règles d'expulsion.

 
 

L'heure n'est pas à l'ouverture vis-à-vis des quelque douze millions de sans-papiers vivant en Europe : l'Italie de Silvio Berlusconi les criminalise et les Vingt-sept se dotent de règles communes pour les expulser. Objectif : dissuader l'immigration clandestine.

Réunis jeudi à Bruxelles, les ambassadeurs européens ont fixé à six mois (prolongeables jusqu'à dix-huit mois en cas de risque de fuite par exemple) la détention des illégaux avant leur expulsion vers leur pays d'origine, et à cinq ans le bannissement du territoire de l'Union en cas de résistance. Selon un communiqué du Conseil de l'Union, "la détention ne sera autorisée que lorsque d'autres dispositions moins coercitives n'auront pu être utilisées et elle nécessitera un ordre écrit indiquant les motivations". Plus de 200000 clandestins ont été arrêtés au premier semestre de l'an dernier dans l'Union, mais moins de 90000 ont été expulsés.

Si la décision d'hier constitue une étape significative, la législation européenne n'est pas adoptée pour autant ; les eurodéputés, très divisés, et les ministres doivent encore y donner leur aval. Aussi les organisations de défense des droits de l'homme promettent-elles de continuer à se battre contre cette "directive de la honte" qui risque, à leurs yeux, d'inciter des Etats moins restrictifs, comme la France ou la Belgique, à durcir leur législation pour s'aligner sur la durée maximale prévue par l'accord. Et "des pays très répressifs vont se cacher derrière ce texte pour adopter des lois qui vont à l'encontre des droits de l'homme", estime l'eurodéputée socialiste française Martine Roure, citée par l'AFP. (... cliquez sur la photo pour la suite)


http://1maimanif.canalblog.com/images/udep_syndicat_2.jpg

Les manifestants sans papiers raflés le 29/4 passaient ce lundi 19/5 en Chambre du Conseil à Bruxelles suite à leur requête de mise en liberté.

Dans leur plaidoirie, leurs avocats ont invoqué le droit constitutionnel de manifester.

Infos sur le procès:
7 requêtes ont été déclarées recevables et fondées (et non 8 car Yaruba Diallo ne ferait pas partie des manifestants raflés). Ce qui veut dire que l'argument d'atteinte a la liberté d'expression que nous revendiquons depuis le début a été approuvé par la chambre du conseil (sur base de l'article 26 de la constitution que l'avocat Leurquin a déniché = droit de manifester). 
  • Art. 26

    Les Belges ont le droit de s'assembler paisiblement et sans armes, en se conformant aux lois qui peuvent régler l'exercice de ce droit, sans néanmoins le soumettre à une autorisation préalable.Cette disposition ne s'applique point aux rassemblements en plein air, qui restent entièrement soumis aux lois de police.
  • Art. 27

    Les Belges ont le droit de s'associer; ce droit ne peut être soumis à aucune mesure préventive.
Comme la manif était autorisée par la police, on rentre bien dans cet article.

Le parquet (traduisez l'Office des étrangers) à fait appel mais c'est une victoire quand même. L'appel aura lieu dans les 15 jours devant la chambre des mises en accusations....

Le procureur avait rétorqué que ce droit constitutionnel ne s'applique que aux Belges et que la manif avait dépassé l'heure légale quand la rafle a eu lieu. Ces 2 arguments ont été rejetés. Sinon ça voudrait dire que le jugement rendu par la chambre du conseil ferait une jurisprudence discriminatoire, voire raciste (Les étrangers n'ont pas le droit de manifester).
C'est ce qui a sans doute ralenti le verdict qu'on attendait hier, c'est donc sur le plan politique qu'on doit se battre et faire pression dans les 15 jours qui viennent.

Côté Circulaire tant attendue, le gouvernement continue à faire de grand pas en arrière, notamment sur les attaches durables et s'amuse à nous pondre une régularisation économique sous des aspects humanistes. Là aussi les personnes sans papiers restent extrêmement vigilants et sont déterminés à ne rien laisser passer.


Coordination pour la Libération des 12.
 
Ce lundi soir, nous sommes toujours dans l'attente de la réponse du juge. Celui-ci devrait finalement rendre son verdict ce mardi 20/5.

Ce jeudi aura lieu l'organisation de la prochaine action de la Coordination pour la libération des 12, à l'occupation de l'ULB (Avenue Buyl, 129, à Ixelles). dès 14h.

02/05/2008

Pour la libération des manifestants détenus à Merksplas et Vottem - Samedi 03 mai.

*
Appel au parrainage
*
Mardi 29 Avril 2008, 200 personnes manifestaient devant l’Office des Etrangers de Bruxelles. Il s’agissait d’étudiants de l’ULB soutenant l’occupation des sans papiers à l’université, des occupants de l’église du Béguinage et de l’UDEP-bxl.
Environs 40 policiers anti-émeute, soutenue par une auto-pompe, ont encerclé et arrêté 138 étudiants et sans papiers.
14 manifestants sans papiers ont été enfermé dans les centres fermés de Marksplas et Vottem.

Nous appelons les étudiantes et tous les citoyens à demander des autorisations pour les visiter et les parrainer.

info organisation visites et trajet sur le //Forum qui centralise l'organisation des parrainages des militants arretés lors de la manifestation:

http://parrainage-militants.forumaction.net

 


 

POUR LA LIBERATION DES 12 MANIFESTANTS SANS PAPIERS INJUSTEMENT DETENUS :

RASSEMBLEMENT CE LUNDI 19 MAI à 10H

DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE PLACE POELAERT.

APPEL A TOUS LES CITOYENS A DEFENDRE LA LIBERTE D‘EXPRESSION

La mobilisation pour la libération des 12 manifestants détenus en centres fermés (10 à Merksplas et 2 à Vottem) se poursuit. Ces personnes sans papiers sont incarcérées et menacées d’expulsion pour avoir osé exprimer leurs opinions dans le cadre d’un rassemblement pacifique et autorisé le 29 avril à Bruxelles. Les 10 manifestants détenus à Merksplas envisagent de mener une grève de la faim collective et revendiquent d’être rassemblés dans le même bloc du centre fermé.

L’Office des étrangers et Mme Turtelboom, sinistre de l’Immigration, ne parviennent pas à justifier sur quelle base non arbitraire ils ont incarcéré ces 13 manifestants et refusent de recevoir les représentants du mouvement des sans papiers.

Les manifestants ont tous, soit un dossier à l’Office des étrangers, soit un dossier en attente chez leurs avocats. Ils sont Mauritaniens, Sénégalais, Marocains, Guinéens et Irakiens. Ce lundi, une requête de mise en liberté sera déposée devant la chambre du conseil de Bruxelles.

En aucun cas, cette détention ne peut être justifiée par des raisons administratives. Il s’agit d’arrestations dans le cadre d’un mouvement politique pacifique et légal. Cette détention tant qu’elle n’est pas levée, constitue une atteinte au droit fondamental d’appartenir et de participer à un mouvement d’opinion.


POUR VOIR LE FILM DE LA MANIFESTATION RAFLEE- CLIQUEZ SUR L'IMAGE

Libérté pour Diallo, Mamadou, Guinnouni, Zakaria, Saïd, Kamara, Has­san, Alpha, Amir, Djibi, Baldé et Kauté.

Déterminés à aller jusqu’au bout pour obtenir la libération des manifestants et rétablir la liberté d’expression en Belgique,

La Coordination pour la Libération des 12 Manifestants.

Contact : Olivier 0496 902 908

http://udep-sanspapiers.skyrock.com/

 La Libre Belgique 30 avril 2008
G.C.

Immigration

130 arrestations devant l'Office des étrangers

quelque 150 personnes, parmi lesquelles l'ensemble des sans-papiers qui occupaient depuis trois semaines un local désaffecté de l'ULB, se sont rassemblées mardi après-midi devant les bureaux de l'Office des étrangers à Bruxelles, pour demander à être reçues par la nouvelle ministre de la Politique migratoire, Annemie Turtelboom (Open VLD).

L'Union pour la défense des sans-papiers (UDEP) s'inquiète en effet de ne pas avoir vu apparaître le critère d'ancrage durable dans la déclaration de politique générale de la ministre alors qu'il se trouvait clairement inscrit dans la déclaration gouvernementale. Sur ordre du bourgmestre de Bruxelles, la police est intervenue vers 16h pour mettre fin à la manifestation.

130 personnes, parmi lesquelles beaucoup d'étudiants de l'ULB et 80 sans-papiers, ont été arrêtées administrativement. Les personnes en séjour illégal ont été mises à la disposition de l'Office des étrangers qui devait leur délivrer dans la soirée un Ordre de quitter le territoire ou les placer en détention en centre fermé. La fédération des étudiants francophones (FEF) a vivement dénoncé cette arrestation en soulignant le caractère pacifique du rassemblement en question. La directrice du Cire Frédérique Mawet a pour sa part qualifié "d'indigne" la réaction des autorités à un rassemblement qui n'avait rien de scandaleux, rappelant que malgré l'accord gouvernemental, il n'y avait toujours aucun agenda pour le mettre en oeuvre.

 RENDEZ VOUS CE LUNDI 19 MAI à 10H

AU PALAIS DE JUSTICE POUR LE PROCES DES MANIFESTANTS SANS PAPIERS (requête de mise en liberté devant la chambre du Conseil)

 

IMGP1436

ACTION COMMUNE ETUDIANTS- SOUTIENS – SANS PAPIERS

CE MERCREDI 7 mai -14h à 15h - BRUXELLES

Nous irons planter les tentes de la citoyenneté ce mercredi au coeur de la capitale.

 Suite aux faits graves de répression de la liberté d’expression et des libertés fondamentales (droit de manifester, lib­erté d’opinion, droit d’appartenir à un mouvement politique,...) que constituent l’incarcération de 14 de nos militants (du Béguinage et de l’Udep) en centres fermés après s’être faits raflés dans le cadre d’une manifestation pacifique autorisée à laquelle ils ont osé participer, suite au décès honteux d’un sans papier à Merksplas.  Nous exigeons :<!--[if !supportLists]-->-               <!--[endif]-->La libération immédiate de toutes les personnes qui manifestaient devant l’Office des étrangers et qui exerçaient ce droit fondamental, dévolu légalement à toute personne, avec ou sans papiers. Sans cette libération, notre pays ne s’appelle plus démocratie !L’enjeu de cette atteinte aux libertés fondamentales n’est pas de savoir s’il est correct que des personnes sans papiers soit détenues en centres fermés, mais de savoir s’il est juste que des personnes soient enfermées pour avoir exprimé leurs opinions pacifiquement dans le cadre d’un rassemblement autorisé. 
-          <!--[endif]-->La condamnation ferme par Mme Turtelboom :De cet acte de répression sur les 148 étudiants ULB et sans papiers, des faits de violence injustifiée et de racisme commis par la police sur les sans papiers et de l’incarcération injustifiable des manifestants sans papiers dans le cadre d’une manifestation pacifique et autorisée. Libération de Diallo, Mamadou, SowAbou, Guinnouni, Zakarea, Saïd, Kamara, Has­san Arbai, Alpha, Amir, Djibi, Baldé et Sekou. Le Comité d’Actions et de Soutiens (CAS) autour de l’occupation des personnes sans-papiers à l’ULB et LUDEP BRUXELLES (Union de défense des personnes sans-papiers).http://sanspapiers.skynetblogs.be/ 0472 895 961 (UDEP) 0472 214475 (ULB)Attaches durables, simple reconnaissance du fait que la personne a établi le «centre» de sa vie (affective, sociale

Libération de Diallo, Mamadou, Sow Abou, Guinnouni, Zakarea, Saïd, Kamara, Hassan Arbai, Alpha, Amir, Djibi, Baldé, Sekou, et de tous les sans-papiers !

 

LETTRE QUE LES MANIFESTANTS VOULAIENT REMETTRE A LA MINISTRE MARDI LORS DU RASSEMBLEMENT PACIFIQUE QUI A ETE VIOLEMMENT REPRIME :

 

Madame la Ministre A.Turtelboom
Ministre de la Migration et de l’Asile
, Wetstraat 18, 1000 Brussel                                                                                                             Bruxelles, le 27 avril 2008      Chère Madame la Ministre de la Migration et de lAsile,             Suite à la note de politique générale que vous avez déposée à la Chambre, les membres de notre Mouvement se sont trouvés très inquiets. Afin de pouvoir vous faire part de nos inquiétudes et de nos humbles recommandations concernant la future politique dimmigration et dasile qui sera bientôt mise en œuvre en Belgique, nous vous serions gré de bien vouloir réexaminer la demande de rencontre que nous vous avons adressée depuis plus dun mois.             En effet, à la lecture de votre note, nous constatons un important écart entre vos orientations et les engagements quont définis les partenaires du gouvernement dans laccord gouvernemental conclu le 19 mars.            Nous souhaiterions notamment savoir pourquoi dans votre note, il nest fait nulle part mention de la reconnaissance des attaches durables (ancrage durable) comme critère de régularisation. Critère annoncé pourtant très clairement dans laccord gouvernemental et considéré par une très large frange de la société civile comme pilier indispensable dune politique dimmigration juste, équitable et offrant les moyens dune bonne gouvernance.             Nous nous inquiétons également de lorientation utilitariste de la politique de régularisation définie dans la note et qui réduit les personnes que nous sommes à une dimension uniquement économique.            LUnion de défense des personnes sans papiers (UDEP) est un Mouvement citoyen et démocratique. Nous sommes membre du Forum Asile et Migration (F.A.M.) et du Forum Social de Belgique (F.S.B). En outre, nous avons de nombreux partenaires, notamment les syndicats FGTB et CSC (où nous comptons plus de 2000 affiliés pour la seule centrale bruxelloise), et lACW.            Enfin, les membres de notre Mouvement ne comprennent pas que dans vos déclarations, ils soient traités de « maîtres chanteurs » et sassurent que de tels propos sont le fruit dune méconnaissance de notre Mouvement plutôt que dune mauvaise intention de votre part. Ceci nous enjoint dautant plus à insister sur la nécessité davoir un dialogue avec vous.              Veuillez recevoir madame la ministre, lexpression de nos sentiments citoyens et distingués.                                                                                                  LUDEP BRUXELLES

 

Suite à la « rafle » ordonnée par Freddy Thielemans (PS), bourgmestre de Bruxelles lors d’une manifestation pacifique et autorisée (mardi 29 avril), au moins 13 citoyens sans-papiers ont été emprisonnés en centres fermés.

1 er Mai: Mort suspecte d'un sans papiers à Merksplas

Hier, Ebenizer Folefack Sontsa, un camarade camerounais, s’est soit disant suicidé à Merksplas selon son avocat Alexis Deswaef. Selon nos sources, il aurait été attaché à un lit par les chevilles et les poignets et sa mort n'a rien d'un suicide. Il importe de vérifier ces informations et d'exiger que toute la lumière soit faite sur ce décès.

Il avait fait l'objet d'une tentative d'expulsion samedi passé, au cours de laquelle il a subi des violences. Des traces de violences étaient apparentes sur son cou et ses jambes. Au cours de la tentative d’expulsion, un passager qui n’acceptait pas de voyager dans ces conditions et qui a tenté de filmer la violence avec laquelle la police "calmait" Folefack a été enfermé plusieurs heures en cellule par les policiers, privés de ses bagages et de sa caméra. Nous sommes solidaires de ces actes citoyens.

01/05/2008

Intervention de l'UDEP lors du 1er mai de la FGTB

TEMOIGNAGE D'UN PASSAGER QUI A ASSISTé A LA TENTATIVE D'EXPULSION DE Mr FOLEFACK mort attaché à son lit dans un Centre Fermé pour illégaux de l'Office des Etrangers.

Serge NGAJUI FOSSO +33626710385  sfosss_2000@yahoo.com

Bonjour à tous,

Je vous envoie ce message de Mons en Belgique. J'y suis arrivé hier 26 avril 2008 peu après minuit et après avoir été expulsé violemment du vol de SN Bruxelles Air Lines à destination de Kinshassa via Douala et gardé en cellule à l'aéroport de Bruxelles de 11:00 à 22:00 sans manger, ni boire et sans pouvoir contacter ma famille.

Petit compte rendu:

Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun pour mes vacances. Je pars de Clichy à 5:30 en taxi pour CDG1. Je pars de Paris à 7:40 pour Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines et doit prendre la correspondance pour Douala à 10:40 à l'aéroport de Bruxelles.

Lors de mon entrée dans l'avion entre 10:00 et 10:45, je suis bien accueilli par les hôtesses, je vais rejoindre mon siège, le N° 41H qui se trouve vers le fond de l'avion, à 5 ou 6 rangées de mon siège. Lorsque j'y arrive, il y a au fond de l'engin à la dernière rangée des hommes habillés en tenue grise et qui essayent de maitriser un homme de couleur noire. Celui-ci se débat et crie : « Au secours, laissez moi, je ne veux pas partir». Les hommes en gris essaient de l'empêcher de parler en l'étouffant. Le jeune homme se débat comme il peut et continue de crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D'autres policiers en civile ont établis un périmètre de sécurité et personne ne peut aller vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux.

Je me rends compte que c'est une expulsion, l'homme que l'on expulse est toujours maitrisé et étouffé et pousse des cris que l'on n'entend plus bien.

Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ?

En tant que militant des droits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes se lèvent et protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, les hommes en gris quittent l'avion avec leur passager. Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sont désignées par les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l'avion et puis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute  et ma petite valise de cabine. J'ai quelques bobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans la main et visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion. Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et les maltraitances des policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles. A 13:35 la police nous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi. Je n'ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche.
Au moment de notre libération, la police nous informe que nous ne voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons faire pour nous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.
Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons à rencontrer l'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nous patientons, j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue de ne pas me voir. Je suis en colère, très en colère.
La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe que nous avons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6 prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et que la compagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème si je ne voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car la compagnie n'a pas rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène cette fois seul au cachot. J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille.
Mon neveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00. Les policiers m'informent de leur présence et m'indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans ces conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Paris et être remboursé. Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite y rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mes affaires, je refuse de les prendre. L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes affaires sur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très en colère de tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.
L'épouse de mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire. Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de mon appareil photo, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autres passagers ont filmé la scène. Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellement pris mes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement. Je suis en colère, très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avec mépris et violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, je suis allé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.
Je suis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec ma petite fille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.
Avec patience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une
attestation indiquant que j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais. Nous sommes arrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim, j'ai mangé sans appétit et je suis allé me coucher.
Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs aux doigts, aux bras et au visage. Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de la compagnie, que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dans l'état où je les avais confiés à la compagnie. Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pas grand-chose pour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne compte pas laisser passer cette histoire sans réagir. Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On en reparlera.

Sur ce, je vous souhaite un bon et agréable dimanche.
Prière diffuser largement ce message.
A bientôt ! Et mon combat continue.

Serge N FOSSO
+33626710385

01/05/2008 - 19h  1er mai sans papiers - FGTB

Les sans-papiers de l’UDEP,les étudiants du Comité d’Actions et de Soutien(CAS) et d'autres manifestants ont tenu un cercle du silence, place Rouppe, lors du 1er mai de la FGTB.

Entre deux concerts, et avec le soutien de la FGTB, nous avons tenu un cercle du silence lors de la fête des travailleurs. Par cette action symbolique, nous tenions a informer tous les travailleurs quant-au sort réservé aux sans-papiers par le gouvernement belge.

Freddy Thielemans, attablé dans un débit de boisson, a été vivement interpellé par environ 150 manifestants. Le bourgmestre de Bruxelles a, une nouvelle fois, montré son incroyable talent de négociation. Après avoir refusé tout dialogue, il a quitté précipitamment la fête de tous les travailleurs, avec ou sans-papiers, sous bonne escorte policière. Gratifiant au passage, les sans-papiers et les manifestants, d’un geste odieux.(doigt d'honneur)

Non content, d’avoir réprimé une manifestation pacifique et autorisée, d’avoir provoqué l’enfermement en centres-fermés d’au moins 14 citoyens sans-papiers ; lors de ce 1er mai, fête des travailleurs, Freddy Thielemans a signé sa politique d’un majeur rageur.

LIBEREZ LES QUATORZES MANIFESTANTS SANS PAPIERS!!!

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En marge de ce 1er mai, un collectif de citoyen a tenu a marqué son soutien à la lutte des sans papiers. L'Office de la Honte, le Palais de l'Injustice et le siège du Parti Socialiste ont été recouvert d'affiches.


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ps bouge tes fesses = liberté pour les manifestants

 

IMGP1611
« PS BOUGE TES FESSES,Le Parti socialiste doit réparer ses erreurs, C’est la liberté d’expression qu’il a profané,Liberté pour les manifestants détenus en centres fermés! ». 

C’est ce qui a été scandé hier soir à la fête du progrès devant le Botanique par les 300 manifestants étudiants et soutiens venus exiger du Ps qu’il assume ses responsabilités dans la répression injustifiable et brutale d’une manifestation pacifique et autorisée et mette tout son poids pour libérer les 14 manifestants incarcérés actuellement à Vottem et à Merksplas.


C’est ce qui a été dit à Monsieur Moureaux qui a passé plus d’une heure avec les manifestants qui ont fortement perturbés les festivités du Ps. Mr Moureaux s’est finalement entretenu avec une délégation. Nous ne lâcherons pas le PS Mr Moureaux, vous devez réparer votre erreur, qu’elle ait été volontaire ou involontaire. Mr Moureaux a reconnu l’erreur et a promis de contacter immédiatement le vice-premier ministre L.Onkelinx afin qu’elle demande la libération des manifestants incarcérés en centres fermés. La réponse était attendue vers 23h. A 2h du matin les manifestants étaient encore mobilisé et le groupe 68 tard 68 tôt allait décorer avec des affiches l’Office des étrangers.

 

A minuit, la manifestation ne désemplissait pas et était rejointe par quelques personnes sans papiers de l’ULB venus apporter du café et des beignets aux manifestants. Ce sont les uniques personnes sans papiers qui avaient osés braver la terreur occasionnée par les événements de mardi pour rejoindre les manifestants. La manifestation était organisée par des étudiants du Cercle des étudiants socialistes de l’ULB, le Comité d’Actions et de soutien aux sans papiers et l’UDEP.

 

Ce 1er Mai, à 17h, place Rouppe, nous tiendrons un Cercle du silence avec la FGTB qui nous y a dévolu un espace, pour exiger la libération de nos amis. Nous mettrons les graves incidents survenus hier, au cœur de cet événement hautement symbolique des conquêtes de la liberté d’expression, qui ne saurait être une fête tant que seront détenus les 14 manifestants. Tant qu’ils ne seront pas libres, nous continuerons nos actions.

 
IMGP1637
 manifestation des étudiants de l'ULB devant le Botanique

Pour nous, citoyens de ce pays, le droit à liberté d’expression ne sera pas rétabli dans notre pays, tant que les manifestants ne seront pas libres. « La Belgique est un état de droit, on n’est pas au Tibet… » ont répété les manifestants aux dignitaires socialistes qui se bousculaient pour tenter de rentrer au Botanique.

 L’enjeu de cette atteinte aux libertés fondamentales n’est pas de savoir s’il est correct que des personnes sans papiers soit détenues en centres fermés, mais de savoir s’il est juste que des personnes soient enfermés pour avoir exprimé leurs opinions pacifiquement dans le cadre d’un rassemblement autorisé. 

Notre demande d’être entendu par madame Laurette Onkelinx, vice-premier ministre et ministre de la santé et des affaires sociales, est toujours sans réponse.  Hier, une délégation a rencontré Marie Arena qui a également condamné les événements de mardi et la détention des manifestants. Par la suite, la délégation accompagnée par la ministre s’est rendue chez Mr Freddy Thielemans, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, qui persiste dans sa mauvaise foi, aucune demande d’autorisation n’avait été introduite a-t-il martelé… La demande pourtant a été faite en deux exemplaires, l’une envoyée au bourgmestre et la seconde à la police. Les reçus des fax et les copies de la demande ont été remis à Belga et à Mr Moureaux pour confirmation.

 

Mardi, à 14h30, les manifestants voyant la mauvaise foi du Bourgmestre, envoyaient une délégation à l’Hôtel de ville afin de trouver une entente et une issue pacifique. La délégation s’est vue refuser toute rencontre ou dialogue avec le bourgmestre ou un représentant de la ville. L’autorisation de manifester avait été encore confirmée le matin même à Martin Deleixhe (0494814638), autorisation accordée de 14 à 16h, alors que la charge et les premières arrestations des manifestants ont commencées à 15h55. L’intention était donc bien de réprimer la manifestation et de procéder à une rafle collective, c’est inadmissible dans un état de droit « A aucun moment la police ne nous a demandé de nous disperser » Alain Adriaens, ex député Ecolo arrêté brutalement le mardi –Le Soir 30.04.08)

Le terme de « dispersion » employé par le bourgmestre est mensonger.

 

La manifestation de mardi faisait suite à la note déposée par la Ministre A.Turtelboom. Dans sa note, la ministre ne fait nulle part mention de la reconnaissance des attaches durables (ancrage local durable) comme critère de régularisation. Critère pourtant précisé clairement dans l’accord du gouvernement et qui devait être fixé dans une circulaire. C’est suite à cet écart entre l’accord gouvernemental et la politique définie par la ministre que la manifestation avait été programmée.

 Liberté pour Diallo, Mamadou, Sow Abou, Guinnouni, Zakarea, Saïd, Kamara, Hassan Arbai, Alpha, Amir, Djibi, Baldé, Sekou.Manifestants du Béguinage, de l’Udep ULB et de Udep Forest. - Suite au fait grave de répression de la liberté d’expression que constitue l’incarcération de 14 de nos militants en centres fermés après s’être faits raflés dans le cadre d’un rassemblent pacifique autorisé auquel ils participaient. Nous exigeons ; d’une part, la libération immédiate de toutes les personnes qui participaient au rassemblement autorisé devant l’Office des étrangers, afin d’exprimer leur opinion en matière de politique d’Immigration et qui exerçaient ce droit fondamental, dévolu légalement à toute personne, avec ou sans papiers. D’autre part, nous demandons au Parti Socialiste de condamner ces incarcérations et d’assumer sa responsabilité directe, par le biais de ses mandataires, dans cette violation de nos libertés fondamentales. Le Ps qui jusqu’à présent cherche à se déresponsabiliser, doit assumer ses responsabilités morales et réparer l’erreur qu’il a commise.   Les étudiants du Comité d’action et de soutien (ULB) et UDEP .

Contact : étudiants 0494 258 482 Udep 0477444840

  INFORMATIONS 

Suite à la mauvaise foi déplacée de certains mandataires Ps et notamment de Freddy Thielemans, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles il nous semble important de préciser certains FAITS :

Une demande d’autorisation a bien été introduite pour un rassemblement pacifique devant l’Office des étrangers par le Comité de soutien de l’ULB. (Copies des demandes et récépissés des fax envoyés à la police ET au bourgmestre transmises à Belga pour confirmation ; Fabian 0478 634 298).

Une demande de rencontre a été adressée à la ministre Turtelboom, envoyée à La Libre Belgique pour confirmation. La rencontre avait pour but de remettre à une note de recommandations en matière de politique d’immigration à la ministre. Demande répétée mais restée sans réponse.

Autorisation confirmée par la police le lundi matin à Martin Deleixhe, étudiant ULB et auteur de la demande 0494 81 46 38. Autorisation accordée de 14 à 16h !

Une délégation d’étudiants et de l’Udep s’est rendue à 14h30 rencontrer le Bourgmestre qui a refusé de les recevoir, physiquement et au téléphone ; Jalil – ULB 0472 214475).

Le bourgmestre avait bien l’intention de procéder à une arrestation collective et/ou une rafle pour les personnes sans papiers. Le terme de « dispersion » est mensonger ! Les premières arrestations ayant eu lieu à 15h55. Rtl et VRT était présentes, caméra au poing. Les bus servant à embarquer les 300 manifestants étaient rangés en bon ordre au bord du rassemblement dès 15h30 (finalement, 45 étudiants arrêtés et 90 personnes sans papiers raflées).

A 16h pile, les manifestants étaient cernés. Parmi eux, se trouvaient de nombreux enfants, dont certains ont pu échapper à la rafle. Un enfant Belge a été arrêté et emmené dans le bus- « panier à salades » (cf. images VRT). Il s’agit de Anaïs, fillette de 3 ans, qui était protégée des policiers par une voisine de l’occupation ULB, présente au rassemblement. Son frère lui, était perdu dans la mêlée et nous étions sans nouvelles de lui.

Les arrestations se sont passées de façon extrêmement et inutilement violentes (voir VRT et Alain Adriaens ex-député arrêté violemment). Lors de la charge policière à 16h, de nombreux enfants, dont certains en bas âge se trouvaient parmi les manifestants. Edwin et Giovanni de l’occupation de l’ULB entre autres et qui sont rentrés terrorisés sur le campus.

Lors de la détention, les personnes sont restées menottées dans le dos, sans droit ni à boire ni à se rendre à la toilette, pendant près de 6 heures.

Les policiers refusaient l’intervention d’un médecin réclamé dans de nombreuses cellules, pour un cas de crise (emmené en ambulance par la suite) et de malaises graves. Une personne malade a été retirée de sa cellule et placée en isolement car son état mental dérangeait les policiers. Dans sa cellule il s’urinait tellement dessus que l’urine coulait dans le couloir. Cette personne qui présentait des symptômes manifestes de crises mentales a été libérée après 8h de détention.

A 1h45, nous avons reçu des sms des détenus « Les policier frape uns sans papier », à 1h52, nouvel sms : « un sans papier tortoure par les policiers ». (1 sms venant de Fouzi, membre de l’Udep ULB). Après plusieurs témoignages de détenus libérés vers la fin de la nuit, nous avons appris qu’il s’agit d’un guinéen, Mohamed Camara, actuellement incarcéré à Merksplas.(Son avocat qui lui a rendu visite ce matin – 02 508 89 91 ou 02 332 58 70) . Mr Camara a été frappé et étranglé, il criait «  ne m’étranglez pas s’il vous plait ! ». Il s’est finalement échappé dans le couloir et a été ramené dans sa cellule où 7 policiers se trouvaient seuls avec lui. A ce moment là, on entendait que des cris et on ne pouvait plus voir ce qu’il se passait (Témoin 0471375776).

Outre les nombreuses maltraitances, l’humiliation était la norme lors des prises d’identités. Sans papiers bousculés, insultes racistes « babouin, macaques »,…

28/04/2008

URGENCE Turtelboom occupation tentes office des etrangers udep ulb

IMGP1448

UDEP – ULB / Le 30 avril 2008

TERRORISER LA LIBERTE D’EXPRESSION

ATTEINTE AUX LIBERTES FONDAMENTALES

LE PS S’ESQUIVE…

 

-          Suite aux faits de brutalités policières sur les personnes participant au rassemblement organisé par les étudiants de l’ULB le mardi 29 avril, et aux faits de maltraitances et de traitements inhumains et dégradants survenus sur les militants de l’UDEP lors de leur incarcération la nuit du 30 avril.

-          Suite à l’atteinte aux libertés fondamentales que constitue, la réponse répressive donnée hier à une action pacifique et citoyenne autorisée, sur la personne des étudiants de l’ULB et des personnes sans papiers militantes de l’UDEP.

-          Suite au fait grave de répression de la liberté d’expression que constitue l’incarcération de 14 de nos militants en centres fermés après s’être faits raflés dans le cadre d’un rassemblent pacifique autorisé auquel ils participaient.

 

Nous exigeons ; d’une part, la libération immédiate de toutes les personnes qui participaient au rassemblement autorisé devant l’Office des étrangers, afin d’exprimer leur opinion en matière de politique d’Immigration et qui exerçaient ce droit fondamental, dévolu légalement à toute personne, avec ou sans papiers.

 

D’autre part, nous demandons au Parti Socialiste de condamner ces incarcérations et d’assumer sa responsabilité directe, par le biais de ses mandataires, dans cette violation de nos libertés fondamentales. Le Ps qui jusqu’à présent cherche à se déresponsabiliser, doit assumer ses responsabilités morales et réparer l’erreur qu’il a commise.

 IMGP1291

rassemblement du 29 avril devant l'office des étrangers

L’enjeu ici n’est donc pas de savoir s’il est juste que des personnes soit détenues parce qu’elles sont sans papiers, mais bien de savoir s’il est juste que des personnes soient enfermées pour avoir exprimé leurs opinions pacifiquement dans le cadre d’un rassemblement autorisé.

 

Nous avons demandé ce matin à être entendu par madame Laurette Onkelinx, vice-premier ministre et ministre de la santé et des affaires sociales, demande toujours refusée par la ministre. Une délégation s’est rendue au PS à 14h pour rencontrer Marie Arena.

 

Aussi, nous nous rendrons ce soir, étudiants de l’ULB et membres de l’UDEP, à la fête du progrès à 19h30, tenue par le Ps au Botanique, afin d’interpeller directement madame Onkelinx et les mandataires socialistes.

 

Ce 1er Mai, à la place Rouppe, nous tiendrons un Cercle du silence avec la FGTB qui nous y a dévolu un espace, pour exiger la libération de nos amis. Nous mettrons les graves incidents survenus hier, au cœur de cet événement hautement symbolique des conquêtes de la liberté d’expression, qui ne saurait être une fête tant que seront détenus les 14 manifestants.

 IMGP1233

INFORMATIONS :

Suite à la mauvaise foi déplacée de certains mandataires Ps et notamment de Freddy Thielemans, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles il nous semble important de préciser certains FAITS :

-          Une demande d’autorisation a bien été introduite pour un rassemblement pacifique devant l’Office des étrangers par le Comité de soutien de l’ULB. (Copies des demandes et récépissés des fax envoyés à la police ET au bourgmestre transmises à Belga pour confirmation ; Fabian 0478 634 298).

-          Une demande de rencontre a été adressée à la ministre Turtelboom, envoyée à La Libre Belgique pour confirmation. La rencontre avait pour but de remettre à une note de recommandations en matière de politique d’immigration à la ministre. Demande répétée mais restée sans réponse.

-          Autorisation confirmée par la police le lundi matin à Martin Deleixhe, étudiant ULB et auteur de la demande 0494 81 46 38. Autorisation accordée de 14 à 16h !

-          Une délégation d’étudiants et de l’Udep s’est rendue à 14h30 rencontrer le Bourgmestre qui a refusé de les recevoir, physiquement et au téléphone ; Jalil – ULB 0472 214475).

-          Le bourgmestre avait bien l’intention de procéder à une arrestation collective et/ou une rafle pour les personnes sans papiers. Le terme de « dispersion » est mensonger ! Les premières arrestations ayant eu lieu à 15h55. Rtl et VRT était présentes, caméra au poing. Les bus servant à embarquer les 300 manifestants étaient rangés en bon ordre au bord du rassemblement dès 15h30 (finalement, 45 étudiants arrêtés et 90 personnes sans papiers raflées).

-          A 16h pile, les manifestants étaient cernés. Parmi eux, se trouvaient de nombreux enfants, dont certains ont pu échapper à la rafle. Un enfant Belge a été arrêté et emmené dans le bus- « panier à salades » (cf. images VRT). Il s’agit de Anaïs, fillette de 3 ans, qui était protégée des policiers par une voisine de l’occupation ULB, présente au rassemblement. Son frère lui, était perdu dans la mêlée et nous étions sans nouvelles de lui.

 

-          Les arrestations se sont passées de façon extrêmement et inutilement violentes (voir VRT et Alain Adriaens ex-député arrêté violemment). Lors de la charge policière à 16h, de nombreux enfants, dont certains en bas âge se trouvaient parmi les manifestants. Edwin et Giovanni de l’occupation de l’ULB entre autres et qui sont rentrés terrorisés sur le campus.

-          Lors de la détention, les personnes sont restées menottées dans le dos, sans droit ni à boire ni à se rendre à la toilette, pendant près de 6 heures.

-          Les policiers refusaient l’intervention d’un médecin réclamé dans de nombreuses cellules, pour un cas de crise (emmené en ambulance par la suite) et de malaises graves. Une personne malade a été retirée de sa cellule et placée en isolement car son état mental dérangeait les policiers. Dans sa cellule il s’urinait tellement dessus que l’urine coulait dans le couloir. Cette personne qui présentait des symptômes manifestes de crises mentales a été libérée après 8h de détention.
 

-          A 1h45, nous avons reçu des sms des détenus « Les policier frape uns sans papier », à 1h52, nouvel sms : « un sans papier tortoure par les policiers ». (1 sms venant de Fouzi, membre de l’Udep ULB). Après plusieurs témoignages de détenus libérés vers la fin de la nuit, nous avons appris qu’il s’agit d’un guinéen, Mohamed Camara, actuellement incarcéré à Merksplas.(Son avocat qui lui a rendu visite ce matin – 02 508 89 91 ou 02 332 58 70) . Mr Camara a été frappé et étranglé, il criait «  ne m’étranglez pas s’il vous plait ! ». Il s’est finalement échappé dans le couloir et a été ramené dans sa cellule où 7 policiers se trouvaient seuls avec lui. A ce moment là, on entendait que des cris et on ne pouvait plus voir ce qu’il se passait (Témoin 0471 375776). Hassan, 45 ans, a été mis nu selon des témoins. On ne sait toujours pas où il est incarcéré.

-          Outre les nombreuses maltraitances, l’humiliation était la norme lors des prises d’identités. Sans papiers bousculés, insultes du type « Babouin, macaque…», …
 
IMGP1450

Plus d’infos :  http://sanspapiers.skynetblogs.be/  0472 895 961 Gerardo Cornejo


Het « steun- en actiecomité mensen zonder papieren » van ULB (1)

 is sprakeloos en verontwaardigd over het gedrag van de politie tegenover de mensen zonder papieren gedurende de ganse dag van 29 april.        

            Een goedkeuring om te betogen was gegeven door de politie aan het steuncomité en dit tot 16u voor de Dienst van Vreemdelingzaken. De betoging vond plaats in een legaal kader. De politie heeft iedereen om 15h55 zonder waarschuwing opgepakt, enkel 20 minuten na de ontmoeting tussen een delegatie van onze beweging en sommige leden van het kabinet van Mr. Thielemans, burgemeester van de stad Brussel.

IMGP1213

devant l'office des étrangers       

   De politie is heel gewelddadig geweest tijdens zijn interventie tegen de vreedzame betogers. Onder anderen, hebben ze sommige gezinnen met hun jonge kinderen gearresteerd en veel mensen zonder papieren zijn de slachtoffers van racistische uitlatingen geweest. Twee advocaten werden ook gebrutaliseerd toen ze probeerden hun klanten te zien of te bereiken.

 

            Volgens ons, is dat niet gewoon een onaanvaardbare massale arrestatie van vreedzame betogers maar eerder een drijfjacht om onze eisen te ontkennen.


            Deze nacht, rond 4u waren er nog 150 betogers, de meeste waren studenten, voor de deur van het Justitiepaleis om de vrijlating van 20 mensen zonder papieren te eisen. We vrezen dat ze nu naar een gesloten centrum worden gestuurd maar we hebben nog geen duidelijke informatie. De politie heeft nog een keer kracht gebruikt om de spontane betoging te beëindigen.

 IMGP1329

            Het steuncomité beschouwt dat Mr. Thielemans, hoofd van de politie van Brussel, verantwoordelijk is voor de gebeurtenissen van gisteren. Hij heeft niets gedaan om het gewelddadige gedrag van de politie te stoppen of tenminste in te tomen.

 

            De gebeurtenissen van gisteren zijn onaanvaardbaar in een rechtstaat. Een aanval tegen de rechten van de mensen zonder papieren is een aanval tegen de rechten van alle burgers.

 

            Om duidelijk te maken dat we niet dulden dat onze 12 vrienden zonder papieren in de cel van het gesloten centrum blijven, zullen wij aanwezig zijn aan het “Fête du Progrès” voor de zaal van de Kruidtuin om te proberen met de vertegenwoordigers van de PS te praten en hen te overtuigen. We hebben steun nodig van alle politieke partijen maar de PS heeft een specifieke verantwoordelijkheid in dit verhaal.



 Contact: Martin, 0494/81.46.38

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(1) gevormd door mensen uit de universitaire gemeenschap solidair met de mensen zonder papieren die een gebouw van ULB bezetten.

 

 
IMGP1317

devant l'office des étrangers
 
IMGP1416
 
 
IMGP1436

 
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Libération d'un militant de l'udep - palais de justice nuit 30 avril

 IMGP1535

 

ACTION COMMUNE ETUDIANTS- SOUTIENS – SANS PAPIERS 
(frans en nederlands)

CE MARDI 29 AVRIL -14h à l’Office des Etrangers

ulb equa

Suite à la note de politique générale que  la Ministre de la Migration et de lAsile a déposé à la Chambre, les personnes sans papiers se trouve effrayées par plusieurs « vides » politiques laissés par la ministre. A la lecture de la note, nous constatons un important écart entre les orientations de Madame Turtelboom (Open VLD) et les engagements qu’ont définis les partenaires du gouvernement dans laccord gouvernemental conclu le 19 mars.


Dans la note, il nest fait nulle part mention de la reconnaissance des attaches durables (ancrage local durable) comme critère de régularisation. (1) Critère annoncé pourtant très clairement dans laccord gouvernemental et considéré par une très large frange de la société civile comme pilier indispensable dune politique dimmigration juste, équitable et offrant les moyens dune bonne gouvernance.

 

            Nous nous inquiétons également de lorientation utilitariste de la politique de régularisation définie dans la note de politique générale de Madame Turtelboom (Open VLD) et qui réduit les personnes que nous sommes à une dimension uniquement économique et entraine des traitements discriminatoires et arbitraires.

 

Enfin, les membres de notre Mouvement ne comprennent pas que dans ses déclarations, la ministre les traite de « maîtres chanteurs ». Nos actions citoyennes visent à exercer une pression politique afin que s’ouvre un débat de société. Débat que nous estimons indispensable sur une question aussi importante que l’immigration. De son côté, la ministre, exerce la même pression politique afin que ce débat n’ait pas lieu.

Ceci nous enjoint dautant plus à insister sur la nécessité douvrir un dialogue avec elle, comme nous le lui demandons dans les nombreuses invitations de rencontre que nous lui avons adressées.

LUnion de défense des personnes sans papiers (UDEP) est un Mouvement citoyen et démocratique. Nous sommes membre du Forum Asile et Migration (F.A.M.) et du Forum Social de Belgique (F.S.B). En outre, nous avons de nombreux partenaires avec qui nous travaillons en étroite collaboration, notamment les syndicats FGTB et CSC (où nous comptons plus de 2000 affiliés pour la seule centrale bruxelloise), la Ligue Des droits de l’Homme et lACW entre autres.

Aujourd’hui installés au sein du campus de l’ULB, nous nous attelons avec les étudiants, des chercheurs et professeurs, à réfléchir ensemble sur la question de l’immigration. En collaboration, nous déposerons bientôt une note de recommandations en matière de politique d’immigration.

LUDEP BRUXELLES  (L’Union de défense des personnes sans-papiers)

CONTACT 0486 039557 français

(NEDERLANDS) - Martin 0494 81 46 38

(1) Attaches durables, simple reconnaissance du fait que la personne a établi le «centre» de sa vie (affective, sociale et économique) en Belgique, parfois même du simple fait de la longueur des procédures administratives.

 


  De Verdedigingsbond van mensen zonder papieren (UDEP) en de Comité d’Actions et de Soutiens (CAS) rond de bezetting van de mensen zonder papieren van ULB

(NEDERLANDS) - Martin 0494 81 46 38 

De mensen zonder papieren betogen samen

met de studenten

Dinsdag 29 APRIL -14u

Bezetting van de Dienst van de Vreemdelingszaken


Na de nota van algemene politiek gezet aan de Kamer door de Minister van Migratie- en Asilebeleid, zijn de mensen zonder papieren bang voor een aantal politieke « legen » gelaten door de minister. We constateren een belangrijk verschil tussen de nota van Mevrouw Turtleboom (Open VLD) en de versprekingen gedefinieerd door de regeringsdeelnemers in de regeringsaccoord van de 19 Mars.

 

In de nota, worden de duurzame banden nooit gespecifieerd als een criterium van regularisatie (1) Dit criterium werd echter in de regeringsaccord bekendgemaakt en beschouwd door de organisaties uit de samenleving als het basis van een eerlijke en juiste immigratie beleid.

 

            We zijn ook bang voor de utilitariste benadering van de regularisatiebeleid gedefinieerd in de nota van algemene politiek van Mevrouw Turtleboom (OpenVLD) die de mensen dat we zijn tot een economische dimensie reduceert.

 

Uiteindelijk, begrijpen onze bewegingsleden niet dat de Minister in haar uitspraken ons van chantage beschuldigt. Onze acties zijn gericht op een publiek debat te beginnen. We denken dat dit debat onvermijdbaar is en dat de belangen te groot zijn om stilte te blijven. We willen een dialoog met haar beginnen en hebben haar al in verschillende gelegenheiden uitgenodigd om ons te ontmoeten en luisteren.

 

UDEP  (Verdedigingsbond van mensen zonder papieren)

 

http://sanspapiers.skynetblogs.be/ 

contact : Martin 0494 81 46 38 (nederlands)

                                    
 

(1) (de duurzame banden, de doodgewone erkenning van het feit dat de persoon het ‘centrum’ van zijn leven zowel gevoelsmatig als op sociaal en economisch vlak in België heeft uitgebouwd. Soms ook simpelweg de erkenning van het feit dat de administratieve procedures voor de wettelijke vestiging in ons land zo lang duren.).

 

Madame la Ministre A.Turtelboom
Ministre de la Migration et de l’Asile
, Wetstraat 18, 1000 Brussel  

 

 

                               Bruxelles, le 27 avril 2008,   

 

 

  Chère Madame la Ministre de la Migration et de lAsile,

 

            Suite à la note de politique générale que vous avez déposée à la Chambre, les membres de notre Mouvement se sont trouvés très inquiets. Afin de pouvoir vous faire part de nos inquiétudes et de nos humbles recommandations concernant la future politique dimmigration et dasile qui sera bientôt mise en œuvre en Belgique, nous vous serions gré de bien vouloir réexaminer la demande de rencontre que nous vous avons adressée depuis plus dun mois.

 

            En effet, à la lecture de votre note, nous constatons un important écart entre vos orientations et les engagements quont définis les partenaires du gouvernement dans laccord gouvernemental conclu le 19 mars.

 

            Nous souhaiterions notamment savoir pourquoi dans votre note, il nest fait nulle part mention de la reconnaissance des attaches durables (ancrage durable) comme critère de régularisation. Critère annoncé pourtant très clairement dans laccord gouvernemental et considéré par une très large frange de la société civile comme pilier indispensable dune politique dimmigration juste, équitable et offrant les moyens dune bonne gouvernance.

 

            Nous nous inquiétons également de lorientation utilitariste de la politique de régularisation définie dans la note et qui réduit les personnes que nous sommes à une dimension uniquement économique.

 

            LUnion de défense des personnes sans papiers (UDEP) est un Mouvement citoyen et démocratique. Nous sommes membre du Forum Asile et Migration (F.A.M.) et du Forum Social de Belgique (F.S.B). En outre, nous avons de nombreux partenaires, notamment les syndicats FGTB et CSC (où nous comptons plus de 2000 affiliés pour la seule centrale bruxelloise), et lACW.

 

            Enfin, les membres de notre Mouvement ne comprennent pas que dans vos déclarations, ils soient traités de « maîtres chanteurs » et sassurent que de tels propos sont le fruit dune méconnaissance de notre Mouvement plutôt que dune mauvaise intention de votre part. Ceci nous enjoint dautant plus à insister sur la nécessité davoir un dialogue avec vous.

 

            Veuillez recevoir madame la ministre, lexpression de nos sentiments citoyens et distingués.

                                                                                                  LUDEP BRUXELLES

 

 

ulb equa

 

- La Ministre de la Migration et de l’Asile A. Turtelboom a annoncé que AVANT JUILLET, elle mettrait en œuvre sa politique en matière de régularisation des sans papiers illégaux.

- CE MERCREDI même, la commission de l’intérieur se réunit pour la négocier.

- Dans la note de la ministre, IL N’EST FAIT NULLE PART MENTION DES ATTACHES DURABLES! (ancrage local) pourtant bien présentes dans l’accord gouvernemental et indispensables à une régularisation juste et équitable.

- L’orientation de la politique de régularisation de la ministre est purement utilitariste, économique, arbitraire et répressive et réduit les personnes que nous sommes à une dimension uniquement économique, à des criminels et à des sous êtres humains.

Si cette politique est appliquée nous serons pour la plupart condamnés à demeurer dans la clandestinité!

- Plutôt que d’ouvrir un dialogue avec les sans papiers, la ministre répète les déclarations où elle les traite de « maîtres chanteurs » car nous tentons d’ouvrir un débat de société dans nos occupations… 

 

IL Y A URGENCE A FAIRE ENTENDRE NOTRE SOLIDARITE

ET NOTRE SOUTIEN AUX PERSONNES SANS PAPIERS!

 

Rendez-vous ce mardi à 14h00 pour aller trouver la ministre à l’Office des étrangers et lui dire que nous voulons d’une autre politique pour notre pays.

 

Union de défense des personnes sans papiers (UDEP BXL)

09/04/2008

OCCUPATION ULB UDEP

Jeudi 24 avril - Les étudiants de l’ULB et les Sans papiers ont bloqué l’Avenue Franklin Roosevelt.

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(Voir photos. Toutes sont libres de droits. L’auteur des images autorise leur publication gratuite).

 

Ce jeudi après-midi, les sans-papiers de l’UDEP et les étudiants ont tenu manifestation sur le campus de l’ULB qui a rassemblé plus de 500 personnes. Ils réclament au gouvernement une régularisation juste et durable de tous les sans-papiers et demandent aux autorités de l’ULB, une prise de position claire et ferme de soutien aux occupants sans papiers de l’ULB.

La manifestation s’est dirigée vers le rectorat où une délégation a été invitée à rencontrer le recteur, Ph. Vincke. Arrivée devant son bureau, la secrétaire du recteur a informé la délégation qu’elle ne pourrait finalement pas être reçue par le recteur. Suite à ce refus, les étudiants du Comité d’Actions et de Soutiens aux sans-papiers ont décidé de bloquer l’Avenue Franklin Roosevelt. Environ 200 manifestants ont alors interrompu le trafic pendant près d’une heure avant de dégager pacifiquement l’Avenue.

Ce matin, lors de la conférence de presse, tenue à l’occupation des sans papiers, 129 avenue Buyl, le professeur Mateo Alalaluf a rappelé que dès les années 70, le premier mouvement de défense des immigrés clandestins émergea au sein des universités.

La Ligue des Droits de l’Homme, représentée par Pierre-Arnaud Perruty, a déclaré quant à elle, que la note de politique générale déposée à la Chambre par la ministre de la Migration et l’Asile, A. Turtelboom constitue un pas en arrière par rapport à l’accord conclu par le gouvernement en matière d’asile et d’immigration. Notamment, en ce qui concerne la reconnaissance des attaches durables comme critère de régularisation. La Ligue a encouragé l’UDEP à continuer les occupations et a maintenir la pression sur le débat politique.

A.Turtelboom, de son coté, refuse toujours de recevoir les représentants des sans-papiers et a déclaré ce matin que les occupations de sans-papiers constituaient un chantage ! « Er komt geen algemene regularisatie en ik zal niet bezwijken voor chantage zoals hongerstaking en bezettingen. » (A.T. 24 avril 2008)

 http://mouvements.be/IMG/cache-gd2/836b8d7d52d469cffb53b0e44348b390.png

Les personnes sans-papiers rédigent avec des chercheurs et professeurs de l’ULB une note de recommandations concernant la future politique d’asile et d’immigration qu’ils souhaitent présenter à la ministre. En outre, ils considèrent que le débat de société qu’ils ont ouvert avec les étudiants et la communauté universitaire, ne constitue pas un chantage mais au contraire un acte citoyen qu’il faut respecter pour sa valeur démocratique.

L’ULB, s’est donnée récemment 10 axes stratégiques (voir note au Conseil d’Administration de Ph.Vincke, janvier 2008), où elle souhaite : « contribuer aux grands débats de société, être une université engagée dans la défense de la liberté et faire de l’université et de la société un laboratoire de démocratie sociale exemplaire, libre et solidaire (…) ». Dans cette perspective, l’ULB se dit prête à présent, à apporter son soutien politique au mouvement des sans papiers tel que l’a déclaré Luc Massart du Comité de liaison de l’ULB, lors de la conférence de presse tenue à l’ULB ce matin. L’ULB a demandé aux sans papiers de l’UDEP de déposer une note de revendications politiques auprès du C.A., afin qu’il puisse définir sa position politique.

L’UDEP et le Comité d’Action et Soutien des étudiants

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UDEP - Oumarou 0494 384442/ Comité d’Action et Soutien étudiant 0494258482 P-A Perruty – 0484 183535 Mateo Alaluf - 02 6503431/ Luc Massart - 02 65021 53/ Recteur 02 650 23 17 plus d’infos: http://sanspapiers.skynetblogs.be/

photos de Niccolo Bruno:

http://www.mediafire.com/imageview.php?quickkey=tmjfdxi1p...

http://www.mediafire.com/imageview.php?quickkey=ymfzu9d5f...

http://www.mediafire.com/imageview.php?quickkey=yetfjl2km...

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http://www.mediafire.com/imageview.php?quickkey=fd90jmn11...

photos de Quentin Dor:

http://www.mediafire.com/imageview.php?quickkey=0dimfk1rm...

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http://www.mediafire.com/imageview.php?quickkey=sbdmnsajm...

http://www.mediafire.com/imageview.php?quickkey=dxdtzd0zg...

 

droit de réponse :

Bonjour à tous,

En ma qualité de secrétaire du Recteur qui a reçu la délégation ce jeudi 24 avril, j'affirme que la relation des faits telle qu'elle figure dans le second paragraphe du communiqué ci-dessous est inexacte.  Je n'ai jamais dit à l'huissier qui a invité les trois représentants à rejoindre mon bureau que le Recteur les recevrait.  Il était indisponible, je le savais.
Je ne sais qui a mal dit ou mal compris, mais il n'était pas possible que le Recteur les reçoivent.  J'ai proposé à la délégation de m'expliquer ce que les manifestants souhaitaient que je transmette au Recteur, rien de plus.  Ils n'ont pas voulu, ils n'ont pas plus voulu entendre que ce n'était pas un refus du Recteur mais une impossibilité.

Ceci n'est certes pas la question importante du dossier, mais je souhaitais rétablir la vérité.

Bien à vous,
Elise Lennertz,Secrétaire du Recteur.

Conférence de presse et rassemblement des étudiants de l’ULB et des sans papiers de l’UDEP avec la Ligue Des Droits de l’Homme - 24 Avril 2008 10H30 129, Avenue Buyl

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Ce jeudi 24 avril 2008, les sans papiers de l’ULB et le Comité d’Actions et de Soutiens – composé d’étudiants - organisent une conférence de presse et une manifestation. En effet, après bientôt trois semaines d’occupation, les sans-papiers n’ont toujours obtenu aucune réponse politique malgré les engagements pris par le gouvernement en matière de régularisation. En effet, l’application effective de l’accord est absente des préoccupations du gouvernement qui feint d’ignorer qu’en Belgique, les conditions de vie d’1 personnes sur 100 sont suspendues à l’application de cet accord.

D’autre part, la demande des sans papiers et du CAS, d’un engagement et d’une prise de position politique de l’Université Libre de Bruxelles, reste lettre morte. L’occupation dans son principe n’a toujours pas été clairement acceptée par les autorités de l’ULB qui semble avoir renoncé à jouer son rôle dans ce débat de société. Un comité de liaison composé de membres du CA a bien été mis sur pied mais il se limite à gérer les aspects de sécurité autour de l’occupation.

Depuis le 07 avril, les sans-papiers de l’UDEP ont pris la parole au sein de notre université en occupant un bâtiment de l’ULB abandonné. Par cette occupation, les sans papiers veulent susciter une prise de conscience collective quant à l’urgence de leurs situations et au rôle déterminant qu’une université citoyenne se doit de prendre dans ce débat de société.

Les occupants de l’ULB de plus de trente nationalités, se présentent comme un échantillon des sans papiers de Belgique dans leur diversité intrinsèque, dans celle de leurs parcours comme dans celle de leurs situations administratives. Dans la recherche d’une réponse globale pour tous les sans papiers, les occupants sont donc une opportunité pour approcher une solution adéquate au problème.



Suite à l’accord gouvernemental sur l’immigration et l’asile en Belgique dont le calendrier n’est toujours pas fixé. Suite à la poursuite des diverses arrestations et expulsions des sans-papiers. Suite à la poursuite des enfermements en centres fermés :
Les occupants revendiquent l’urgence de leurs situations et exigent la mise en œuvre d’une solution juste et durable pour tous les sans-papiers.
•    Régularisation de tous les sans-papiers
•    Moratoire sur les expulsions et fermeture de tous les centres fermés
•    Pas d’intervention policière dans le cadre de l’action menée par les       sans-papiers
•    Demande de soutien actif et politique des autorités de l’ULB à ces revendications
L’occupation des sans-papiers a produit, au sein de l’université, une rencontre entre sans papiers, étudiants, professeurs, chercheurs et voisins, qui a aboutit à la création d’un Comité d’Actions et de Soutiens. Les sans-papiers, avec la collaboration du CAS, ont déjà mené diverses actions sur le campus. Lors de ces rencontres et initiatives, des liens d’amitiés et des liens politiques solides se sont créés et concrétisés par des actions communes :Thé-moignage – Débat – Concert – Projection - Soutien aux étudiants dans leur lutte contre le plan stratégique du recteur - Match de foot sans-papiers/étudiants - Midi couscous - Cercle de silence


Conférence de presse, jeudi 24 avril 10H15 – 129 Avenue Buyl, 1050 Ixelles

Organisateurs :
-    Les sans-papiers
-    L’UDEP
-    Le Comité d’Actions et de Soutiens
Intervenants :
-    Les sans-papiers de l’UDEP
-    Le Comité de Soutien et d’Action
-    Souhail Abdella Chichah (Chercheur et chargé de cours à l’ULB)
-    Mateo Alaluf ( Professeur ULB)
-    Pierre-Arnaud Perrouty (Ligue des Droits de l’Homme)
Horaire :
-    Jeudi 24 avril 2008 10h30 : Conférence de presse
-    Jeudi 24 avril 2008 12h30 : Action sans-papiers/étudiants
-    Mardi 29 avril 2008 : Manifestation devant l’Office des étrangers



Contact : 
-    Sans-papiers/ UDEP : Oumaru 0494/384.442
-    Comité d’Actions et de Soutiens : Antoine 0494/258.482
-    Professeurs/ Souhail Abdella Chichah : 02/650.41.28

plus d'infos : http://sanspapiers.skynetblogs.be/

 

7 juin, assemblé du Ministère de la Crise du Logement à Anvers.

Nederlands hieronder. Mag ruim verspreid worden ! A diffuser largement !

Un vieux cloître laissé à l'abandon depuis des années. Des volontaires qui y installent un foyer et un lieu d'hébergement pour sans abri. Cet endroit, c'est le tKlooster à Anvers.

Ce projet est une initiative du DAK (Daklozen Aktie Komité), une association de soutien aux gens quoi vivent dans la marge de la société.

Pour ces raisons, le MCL a choisi le tKlooster comme lieu de sa prochaine assemblée.

A l'ordre du jour :

-         préparation de la quinzaine nationale d'actions en faveur du logement qui aura lieu en octobre.

-         Brèves de terrain. Avec notamment la présence d'une délégation de sans-abri de Charleroi qui a installé un camp de tentes, le Comité Alarm de Molenbeek qui se présentera, les habitants de la rue Royale 123 à Bruxelles qui aborderont leur combat pour la reconnaissance administrative de leur projet, …).

-         Visite du tKlooster suivi d'un repas musical, préparé par le DAK

Quand ?

Samedi 7 juin de 14 à 18h.

Où?

Ploegstraat 27, Anvers. La Ploegstraat est située derrière le zoo d'Anvers. Elle est facilement accessible en transport en commun (gare centrale d'Anvers). En sortant de la gare centrale simplement tourner autour du blok dans lequel se trouve la gare. Vous arriverez automatiquement dans le Ploegstraat. Pour ceux qui ne peuvent se rendre à Anvers en train, merci de contacter Nathalie pour des solutions de covoiturage : (tél : 02/502 84 63 de 9h à 17h. GSM: 0477/77 43 98). Si vous disposez de places dans votre véhicule, merci de nous le signaler.

Dans quelle langue?

Nous essayons d'organiser nos réunions en français et en néerlandais. Tout le monde est invité à s'exprimer dans sa langue. Une traduction sera organisée en cas de besoin.

Plus d'informations :

Sur le ministere de la crise du logement:

www.crisedulogement.be

ministeredelacrise@gmail.com

sur le DAK:

http://www.daklozenaktiekomitee.be/

sur l'occupation du cloître :

http://antwerpen.indymedia.org/news/2008/03/14928.php

http://www.indymedia.be/node/26731

7 juni 2008 bijeenkomst van het ministerie van de wooncrisis in tklooster te Antwerpen

Een oud klooster dat jarenlang leegstond, en waar nu door vrijwilligers een inloophuis en een nachtopvang voor daklozen wordt uitgebouwd: dat is tKlooster in Antwerpen.

Het DAK (daklozen aktie komité) is de motor achter dit initiatief. Het DAK werkt ook mee aan het Ministerie van Wooncrisis, en is een belangenvereniging voor mensen die leven in de marge van de gemeenschap.

Daarom wordt tKlooster de inspirerende lokatie voor de volgende bijeenkomst van het Ministerie van Wooncrisis. 

Op de agenda van deze bijeenkomst:

-         voorbereiding van een nationale actie-veertiendaagse in oktober

-         nieuws van het terrein. (Er zal onder andere een delegatie aanwezig zijn van de daklozen die in Charleroi een tentenkamp hebben georganiseerd, het comité Alarm uit Molenbeek zal zich voorstellen, de bewoners van de Koningstraat 123 in Brussel vertellen hoever het staat met hun strijd voor een administratieve erkenning van hun project,...)

-         bezoek aan tKlooster, afgesloten met een muziekmaaltijd verzorgd door het DAK

wanneer?

zaterdag 7 juni van 14 tot 18u.

Waar, en hoe er te geraken?

Ploegstraat 27, Antwerpen. De Ploegstraat ligt achter de Zoo, en is heel makkelijk bereikbaar met de trein(Centraal Station Antwerpen). Bij buitenkomst van het Centraal Station gewoon om de blok draaien waarin het station zich bevindt. Dan kom je vanzelf in de Ploegstraat.

Wie er niet geraakt met de trein kan car-sharing proberen. Bel naar Nathalie (tel: 02/502 84 63 tussen 9u en 17u. GSM: 0477/77 43 98) om te vragen of je met iemand kan meerijden, en als je zinnens bent om met de wagen naar daar te gaan en nog plaats vrij hebt, laat het haar dan ook weten.

Zullen ze mij daar wel verstaan?

We proberen er een goeie gewoonte van te maken om onze bijeenkomsten tweetalig Frans-Nederlands te laten verlopen, iedereen kan zijn eigen taal spreken en er wordt vertaald voor wie het wil.

Meer info:

Over het Ministerie van Wooncrisis

www.wooncrisis.be

ministeredelacrise@gmail.com

over het DAK:

http://www.daklozenaktiekomitee.be/

over tKlooster:

http://antwerpen.indymedia.org/news/2008/03/14928.php

http://www.indymedia.be/node/26731


 

OCCUPATION DE L'ULB - URGENCE DE REGULARISATION - AGENDA...

Agenda des activités à l’ULB : 
Lundi 21  avril12H 00 assemblée générale des étudiants- Présence des sans papiers en solidarité aux luttes étudiantes.
Mercredi 23 avril12H30 Couscous organisé par les occupants sur le campus 
Jeudi 17 avril

10h30 Conférence de presse à l'occupation. 12h30MANIFESTATION de soutien aux sans papiers sur le campus.



 CONTACTS POUR L’OCUPATION   :     0471/37.57.76                                             0494/38.44.42 ANIMATION MUSIC     :     0486/ 03.95.57
L’ULB n’expulsera pas les sans-papiers
  •  
    • Publié le Vendredi 11 avril 2008 dans Soir.

L’ULB n’envisage pas d’expulser la quarantaine de sans-papiers qui ont investi depuis lundi un bâtiment de l’université.

L’université a mis en place un comité d’accompagnement composé de membres du Conseil d’Administration, et qui sera chargé de rencontrer régulièrement les occupants afin de trouver une issue pacifique à cette action non autorisée.

Aucune échéance n’a été fixée à ce stade aux occupants par les autorités de l’université qui considèrent toutefois l’occupation comme provisoire.

Les autorités de l’université rappellent qu’elles n’ont pas été informées au préalable de cette action d’occupation et qu’elles ont ainsi été mises devant le fait accompli.

« Vu l’état préoccupant du bâtiment, nous avons immédiatement pris des mesures d’urgence afin de préserver la santé de ses occupants, par exemple en mettant à disposition des extincteurs et une arrivée d’eau », expliquent les autorités. Les factures seront à charge de l’université.

Selon l’ULB, le bâtiment occupé était déclassé pour cause d’insalubrité et ne servait plus que de lieu de dépôt de matériel technique. Les canalisations d’eau sont vétustes mais la stabilité du bâtiment n’est pas menacée.

« En s’installant aux portes de l’ULB, les personnes sans papiers de l’UDEP- Bruxelles tiennent à ouvrir avec l’université un dialogue, la considérant comme une alliée potentielle face à l’absence de débat de fond sur les questions de l’immigration », avait indiqué l’Union de défense des sans-papiers (UDEP-Bruxelles).

Les autorités de l’ULB n’ont pas encore répondu à cette « invitation », estimant que la prise de contact est une première étape.

(belga)

 

Photo Tonneau Michel (st)

Les occupants ont besoin de :

Couvertures, lampes, cuisinière electrique, un plombier, nourriture, produits d'entretien, bassines, gobelets, café, thé sucre, bouilloire electrique, vaisselle, frigo, langes, nourriture, et de votre présence surtout. Merci de tout coeur.

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Nous sommes 40 personnes sans papiers, hommes, femmes, enfants, de plus de 20 nationalités et avons besoin de votre soutien.

Nous tiendrons un CerCle du silence tous les jours à 16h sur le campus et un meeting ce vendredi à 12h sur le campus. 

C’est aussi vous, membres de la communauté de l’ULB, qui ferez vivre ce lieu. Soyez-y toutes et tous les bienvenus pour boire un thé et se rencontrer! Nous, personnes sans papiers, serons enchantées de vous y accueillir et d’y entendre vos idées, propositions,…

Vendredi dès 18h - FIESTA à l'occupation avec concerts du monde et animations.

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Mercredi 16 avril - Thé Moignage dès 16h où les occupants livrerons leurs témoignages, leurs rêves, leurs parcours, autour d'un thé à la menthe... Bienvenue.

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"L' unique raison qui me fait tenir debout dans ce dur combat c'est Brian Achiq, mon fils bien-aimé que je ne vois pas depuis longtemps..."

 

Après nos rencontres avec les partis Ps, cdH et ecolo et analyse de l'accord gouvernemental dans nos assemblées générales, nous avons décidé d'occuper l'Université Libre de Bruxelles afin de créer un mouvement citoyen capable d'ouvrir un débat de société sur cet accord et de prendre part à sa mise en oeuvre.

Nous revendiquons l'URGENCE de sa mise en application et la nécessité que cet accord fasse l'objet d'un débat au parlement (comme il est d'usage en Belgique) et non entre quelques ministres innateignables.

Pourriez vous contacter Faouzi 0471 37 57 76, occupant Udep de l'ULB, afin de nous donner un RDV et qu'une délégation puisse vous rencontrer afin de discuter ensemble des perspectives à ouvrir dans notre combat. (ou mieux, venir ouvrir un mini débat dans l'occupation avec nous). 

 

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Bien à vous et merci beaucoup   

Faouzi 0471 37 57 76

Occupation Udep Ulb (129 avenue Buyl) à l'arrêt du tram Ulb.

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communiqué de presse: 
OCCUPATION D'UN BATIMENT AU SOLBOSCH :
LES SANS PAPIERS VIENNENT A LA RENCONTRE DE L’ULB !
Ce lundi matin, une centaine de personnes sans papiers (hommes, femmes, enfants, représentant plus de 40 nationalités) ont investi un bâtiment de notre Université, au Solbosch à l’ULB, lieu inoccupé depuis plusieurs années. (129 avenue Buyl)
En s’installant aux portes de l’Université, les personnes sans papiers de l’UDEP- Bruxelles tiennent à ouvrir avec elle un dialogue, la considérant comme une alliée potentielle face à l’absence de débat de fond sur les questions de l’immigration, qui correspondent pourtant à un choix de société majeur pour la Belgique.
Cette initiative temporaire de l’UDEP (Union de défense des personnes sans papiers) prend un sens particulier dans le contexte des accords fraîchement publiés par le nouveau gouvernement. Ceux-ci comprenaient en effet un volet « migrations », prometteur mais particulièrement flou quant à l’application effective du règlement de la question des personnes sans papiers en Belgique (1 à 2% de la population selon les estimations !).
L'accord du Gouvernement prévoit que notre Parlement n’intervienne aucunement à cet effet, évitant ainsi toute discussion publique. Par ailleurs, le débat dans lequel nous souhaitons inviter le monde intellectuel belge au travers de l’ULB débordera bientôt nos frontières: un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen au mois de mai 2008.
Ces initiatives politiques belges et européennes, positives ou non, ne nous semblent pas devoir être menées à terme sans que les intellectuels de notre pays les discutent, les contestent, les avalisent. Notre présence dans les murs de l’ULB est ainsi un appel à ce qu’elle s’approprie, encore, les enjeux sociaux qui donnent sens à l’activité universitaire, à la critique intellectuelle.
Naturellement engagée contre l’arbitraire et l’argument d’autorité, l’ULB nous est évidemment apparue comme un interlocuteur riche, permettant cette mise en débat nécessaire et lacunaire. Car nous savons que l’Université ne peut, jamais, se tenir à l’écart de la société qu’elle meut et qui la meut.
UDEP-Bruxelles
http://www.directivedelahonte.org (projet de directive européenne)
L’UDEP est une association animée pour et par les sans-papiers dans un constant souci de démocratie interne. Elle est soutenue par le Front commun syndical et appartient au FAM (Forum Asile et Migrations).
Elle tient une assemblée générale tous les lundis à Anderlecht (salle Cosmos, à 18h30) et dorénavant, tous les jours au sein de notre Université.
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Des sans-papiers occupent l’ULB

Le Soir lundi 07 avril 2008

Des dizaines de sans-papiers ont investi un bâtiment de l’Université Libre de Bruxelles. La durée de l’occupation est indéterminée et une grève de la faim n’est pas exclue, selon l’Union de défense des sans-papiers de Bruxelles (UDEP).

 

Plusieurs dizaines de personnes sans papiers de plus de 40 nationalités, dont des femmes et des enfants, ont investi lundi matin, dès 8 heures, un bâtiment de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), au Solbosch, au 129 de l’avenue Buyl à Ixelles, a annoncé l’Union de défense des sans-papiers de Bruxelles (UDEP).

L’UDEP entend rappeler par cette nouvelle occupation que l’accord gouvernemental des différents partenaires sur le volet « migration » est, selon elle, prometteur mais particulièrement flou. Le bâtiment de trois étages occupé par les sans-papiers serait vide depuis plusieurs années. Il n’est actuellement alimenté ni en eau, ni en électricité. Une soixantaine de personnes au maximum pourraient dormir sur place. La durée de l’occupation est indéterminée et une grève de la faim n’est pas exclue, selon l’UDEP.

Lundi matin, les nouveaux occupants ont reçu la visite de membres du service de sécurité de l’université qui n’ont pas procédé à ce stade à une expulsion. Les autorités académiques devaient tenir un bureau lundi après-midi. Selon le service communication de l’ULB, un point relatif à l’occupation allait certainement être débattu à l’occasion de ce bureau.

« L’effet d’annonce de l’accord gouvernemental risque de mettre toute réforme en stand-by. La société, y compris l’université, doit se mobiliser pour rappeler au gouvernement ses promesses. Il y a urgence. Nous réclamons un calendrier précis relatif à l’application de mesures concrètes », a expliqué Thomas Durant, un étudiant en Histoire de l’ULB.

« Nous les sans-papiers, nous vivons dans le risque et l’on assume aujourd’hui ce risque. Nous pourrions être expulsés mais il vaut mieux prendre une initiative risquée que de rester les bras croisés », a déclaré l’un des occupants. « Nous aurions pu choisir d’autres alternatives comme le mariage blanc mais nous avons opté pour une occupation digne. Nous sommes rentrés ici par la grande porte, pas par la fenêtre », a ajouté un autre sans-papier.

Selon l’UDEP-Bruxelles, le nombre de personnes qui assistent à ses assemblées générales est en augmentation depuis qu’un accord a été trouvé par les partenaires gouvernementaux sur le volet « migration ».

Cet accord suscite des craintes au sein de l’UDEP. « Il s’agit d’un accord de principe qui n’offre pas de garantie. Même si un grand pas a déjà été effectué, cet accord doit être encore négocié par les partenaires du gouvernement. Ce sera une partie de bras de fer pour laquelle nous devons mettre tout notre poids », a expliqué Gerardo Cornejo, porte-parole de l’UDEP-Bruxelles.

 

Les occupants du bâtiment de l’ULB réclament au nom de tous les sans-papiers vivant en Belgique une régularisation de leur situation et un moratoire sur les arrestations et les expulsions des sans-papiers.(belga)

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Welke gemeenten vangen de meeste asielaanvragers op ?

Antwerpen vangt in aandeel van de bevolking het meeste asielvragers op die verblijfsrecht gekregen hebben in België. 194
erkende asielverblijvers per 10.000 inwoners.
Oostende volgt als tweede in Vlaanderen met 150. Brugge bv. met 50

Hoe rijker de Brusselse gemeente, hoe minder opvang geboden wordt aan asielvragers uit het wachtregister met verblijfsrecht. Sint-Joost-Ten-Node, staat, als armste gemeente van het land, met 491 erkende asielverblijvers per 10.000 ver aan kop, gevolgd dor Sint-Jans Molenbeek met 348, Etterbeek met 309, Brussel-stad met 298 en Schaarbeek met 253 per 10.000 inwoners. Samen zijn deze vijf gemeenten goed voor 60% van de erkende asielverblijvers in het Brusselse gewest.

Spectaculaire daling asielzoekers in wachtregister
(*) vanaf 2005

In Brussel is er sprake van een 'spectaculaire' daling met 40%, nl. van 39.285 in 2000 naar 17.180 eind 2007, d.w.z. meer dan een halvering op zeven jaar tijd.

Centraal staat de vaststelling dat 12.494 asielzoekers en ex-asielzoekers verblijfsrecht verkregen hebben in 2006 en van het wachtregister overgaan zijn naar het vreemdelingenregister. Zo zijn er 4x meer erkende asielzoekers in Brusselse gewest dan in andere gewesten. Asielverwerving in 2006: maar in 1 op 5 gevallen door C.V.G.S. of Beroep

Onderverdeling van die 12.494 personen die een verblijfsrecht kregen in 2006:

* 1.831 erkende vluchtelingen
*  8 subsidiaire bescherming
*  2 contingent vluchtelingen (Kosovaren...)
*  10.270 regularisaties (zie jaar verslag Vreemdelingenzaken 2006)
* 81 Gezinshereniging in de tabel erkenning vluchtelingen door CGVS



Volgens de statistieken van socioloog Jan Hertogen http://www.npdata.be/BuG/90/


Lees meer interessante gegevens op www.rechtopmigratie.be


(*)
Het wachtregister bestaat uitsluitend uit asielzoekers of ex-asielzoekers en omvat o.m. vluchtelingen die kunnen overgaan naar het vreemdelingenregister zoals bij het verlenen van asiel, subsidiaire bescherming, regularisatie, gezinshereniging en nog een paar andere categorieën



Non à la systématisation des camps

Rassemblement européen contre la directive de la honte

Mercredi 7 mai 2008 à Bruxelles

12h30, place Schuman

Le 20 mai 2008, le projet de directive sur la rétention et l?expulsion des personnes étrangères va être soumis au Parlement Européen.

Ce projet, dans la continuité des politiques européennes sur l?immigration axées uniquement sur les volets sécuritaire et répressif, officialise la disparition des principes fondamentaux des personnes.

S?il était adopté, ce texte permettrait :

- l?enfermement des étrangers pouvant atteindre 18 mois pour le seul fait d?avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ;

- la détention des mineurs, au mépris du respect de l?intérêt supérieur de l?enfant ;

- l?interdiction pour les étrangers expulsés de revenir en Europe pendant 5 ans, ce qui revient à criminaliser et à exclure ces personnes.

Au regard de ces violations des Droits de l?Homme, nous demandons donc aux parlementaires européens de rejeter ce projet de directive.

Il est de notre responsabilité de réagir pour empêcher la systématisation des camps et l?éloignement des personnes jugées indésirables.


Signataires de l'appel à rassemblement : UDEP, AEDH, Anafé, APDHA, Arci, ASTI Luxembourg, ATMF, Cimade, Cire, Gisti, Ipam, Kerk in Actie, LDH Belgique, Migreurop, ProAsyl.

Des bus sont organisés pour aller à Bruxelles depuis Paris

- Rendez-vous à 7h 45 à porte de la Chapelle, angle de la rue de la chapelle et du boulevard Ney

- Retour sur Paris vers 19h

Tarif Aller-retour: 25 euros par personne

Réservations sur le site internet de la Cimade

Informations/Renseignements : solene.guerinot@cimade.org

27/03/2008

l’enfant Manneken Pis

L'Udep n'est pas responsable de cette action mais en est solidaire et la soutient totalement.

Ce mercredi 26 Mars à 12h30, l’enfant Manneken Pis a fait l'expérience de l'enfermement en centre fermé pendant près d’une demi-heure.
 
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Un collectif de terriens indignés par l’existence de ces centres  où l’on enferme les étrangers pour le seul motif de leur situation administrative, se sont enfermés avec le Manneken pis derrière les barbelés d'un centre fermé.
 
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Devant les touristes hébétés ils lui ont chanté des berceuses et lu une déclaration (voir le texte), avant de se faire emmener par la police de Bruxelles. L’action s’est déroulée pacifiquement et sans aucun incident.
 
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Déclaration du Collectif de Terriens
EN BELGIQUE ON ENFERME
LES ENFANTS ET LES INNOCENTS
                    Nous, citoyens de Belgique et de la Terre , dénonçons par notre action, l'existence de centres fermés de la honte, où chaque jour des adultes de toutes origines et des enfants, n'ayant commis d'autre crime que celui d’avoir posé le pied dans notre pays, sont enfermés et détenus et ce , du seul fait de leur situation administrative et traités de façon inhumaine et dégradante.
                    Outre le besoin vital que nous partageons mondialement de boire, manger et se loger quotidiennement, il en existe un autre qui est celui de vivre en sécurité et dignement.
Serait-ce  la tentative de réalisation de ces besoins qui, devenu crime, autoriserait le gouvernement à
emprisonner des victimes plutôt que des coupables?
                   
                     Quelles sont les mesures réelles qui vont être prises par le nouveau
                  Gouvernement?
                  Les centres fermés sont-ils voués à proliférer ou à disparaître?
                 Quand cesseront le règne des traitements dégradants et des expulsions
                  sauvages de personnes innocentes ?
                   Nous exigeons que la question de l'immigration soit traitée humainement avant de l'être économiquement, considérant qu'il est intolérable de voir de si nombreuses et persistantes situations innommables de mort sociale et de maltraitance.
                  Plutôt que de continuer à mener une politique d'exclusion raciale tout en laissant reposer son économie sur l’exploitation des plus démunis, la Belgique devrait servir d’exemple pour l’Europe, à l'image d’une Bruxelles cosmopolite à visage humain.
                  Il n'y aura jamais « trop d’étrangers » si l'on arrête le pillage des richesses des pays dont  on accuse les ressortissants d'être pauvres; votre politique d'immigration doit aller de pair avec une réelle solidarité internationale, ici et là bas.
 Des actions citoyennes se multiplieront tant que ces situations ne disparaîtront pas au profit d'une politique juste, rendant au moins la dignité à ceux dont certains sont de plus en plus souvent prêts à perdre la vie face à l'impossibilité de pouvoir tenter de la « gagner » ou simplement de la vivre.
                                                                          Signé : Terrien ou t’es rien ?

ACCORD DU GOUVERNEMENT SUR L'IMMIGRATION: des victoires deviennent possibles... le bras de fer continue!

ILLU

Chers compagnons, voici l'accord du gouvernement sur les personnes sans papiers, même s'il peut sembler positif, cet accord reste très flou, ce n'est pas une GARANTIE, ce sont des déclarations d'intentions pour la plupart et souvent très vagues, qui n'engagent concrètement à aucune mesure effective propre (d'après le PS lui même!). Attention. Il n'y a ni critères fixés, ni agenda et la plupart des modes d'applications restent "à déterminer"... Cependant, au vu de l'orientation de l'accord, l'on voit que le large mouvement de protestation et de solidarité mené ces dernières années, portent aujourd'hui leurs fruits.

Nous, UDEP, maintenons donc la mobilisation et toutes nos actions jusqu'à l'application effective des mesures et l'évaluation que nous en ferons ensemble. En outre, nombre de nos revendications, notamment en matière d'incarcération des étrangers pour le seul motif de leur situation administrative, de traitements inhumains et dégradants, d'expulsions, ne sont pas rencontrées et cette étape n'entame en rien notre détermination.

1) CLANDESTINS ET ILLEGAUX :  ATTACHES DURABLES.

Pour ceux qui ne rentrent pas dans la régularisation par l'asile, tous les déboutés, dont la demande a été refusée, tous ceux qui n'ont jamais introduit de dossier,....

a) Les ATTACHES DURABLES DEVIENNENT L'ANCRAGE LOCAL DURABLE et deviendraient un motif de régularisation pour MOTIF HUMANITAIRE URGENT, donc, une circonstance exceptionnelle.

CONDITIONS : (Il ne faudrait pas obligatoirement remplir toutes les conditions).- La durée de présence en Belgique. (sans doute 4, 5 ou 6 ans) = le plus important !- Avoir des enfants scolarisés.- Avoir un diplôme, formation, travail…= la possibilité de travailler (dans un métier en pénurie).- Parler une langue nationale (français, néerlandais).- Etre intégré dans son quartier, connaître les autorités communales, les associations, …

1) Les critères seront fixés dans une circulaire et le ministre est censé les appliquer.

2) 6 mois après on contrôlera le travail du ministre pour voir s’il a bien appliqué les critères.

3) 1 an après (rien n’est sûr !), on mettra peut être en place une commission indépendante chargée d’examiner les demandes de régularisation à la place du ministre et de l’Office de la honte.

UDEP- QUAND ces mesures seront mises en place ? Pour qui? Quels seront les critères? Combien d’années Belgique? Qui décidera? Quelles preuves seront acceptées? ... ON N’EN SAIT RIEN !Ps et cdh l’ont dit, ça dépendra de la mobilisation ! Si on s’endort, on perdra tout, il n’y aura rien ! 

 2) DEMANDEURS D’ASILE :  LONGUES PROCEDURES.

Régularisation pour les LONGUES PROCEDURES D'ASILE

a) Si la PROCEDURE d’asile a duré 3 ans pour les familles avec enfants et 4 ans pour les célibataires.

b) Si la PROCEDURE d’ASILE + 9.3. ou + CONSEIL D’ETAT a duré 4 ans pour les familles avec enfants et 5 ans pour les célibataires. (NB : Pour ceux qui font une demande d’asile, Permis de travail 6 mois après la demande d'asile.)

 UDEP- Quand ? Est-ce qu’on parle des procédures en cours ou aussi des déboutés de l’asile ? Est-ce que le 9.3 est valable s’il est introduit après le conseil d’état ? On n’en sait rien !

3) REGULARISATION PAR LE TRAVAIL (économique):

UDEP- Quand? on parle d’offre ou de contrat de travail? Quel type de travail? Quels horaires? Quel  type de contrat ? Est-ce que après le permis de séjour sera renouvelé ? On n’en sait rien ! C’est une mesure unique, elle n’aura lieu qu’une seule fois pendant 6 mois.

IL Y A 2 CONDITIONS;

a- Etre en Belgique depuis le 31 mars 2007.

b- Avoir une offre de travail ferme. (NB : Pour les indépendants, ils ont 6 mois pour le devenir).

c- Comment cela devrait se passer : 1) Sur base d’une offre de contrat, on vous donne un permis de 3 mois. 2) Vous avez 3 mois pour vous faire engager réellement dans ce travail, commencer à travailler et venir demander alors le permis de séjour prolongé mais pas définitif !

4) CENTRES FERMES et RENFORCEMENT DES EXPULSIONS : 

- Ici, le combat est loin d'être gagné, pas de suppression des centres en vue, l'enfermement sera limité à 2 mois. Une prison spéciale serait prévue pour les enfants étrangers. Donc, pas de transparence et la criminalisation des étrangers continue. - La limitation de l'enfermement à 2 mois semble bonne mais fait cruellement penser à la France où l'on expulse à tour de bras et où les tentatives de recours sont extrêmement compliquées.

Le gouvernement s'engage à mettre tous les moyens qu’il faut pour que les ordres de quitter le territoire soient effectivement appliqués et rapidement, cela veut dire, Des traitements plus durs…

 Nous, UDEP, maintenons donc la mobilisation TOTALE et toutes nos actions jusqu'à l'application concrète et juste des promesses de cet accord. Aussi, beaucoup de nos revendications, en matière d'incarcération des étrangers en centre fermé, de traitements inhumains et dégradants, d'expulsions, de prise en compte des clandestins, ne sont pas rencontrées et notre détermination reste entière. Le combat continue, on ne vas pas se laisser endormir par des promesses ! Le gouvernement l’a dit, les expulsions seront renforcées et seront plus dures !Nous continuons à nous battre pour l'égalité entre tous les hommes que nous considérons comme une valeur fondamentale à défendre et sans laquelle nos sociétés ne peuvent être pleinement humaines. 

PLUS D’INFORMATION  Rendez vous tous les lundis 18h30 assemblée générale des sans papiers de l’Udep Bruxelles – Salle cosmos à Anderlecht. 0471 37 57 76

attaches durables

L'UDEP BRUXELLES  

voir l'accord sur http://www.lesoir.be/mediastore/_2008/mars/du_11_au_20/_18_accord.pdf

13/03/2008

CerCle du silence au Gouvernement...


TINTAMARRE 

 POUR LA LIBERATION ET LA REGULARISATION DE YOUNES GALLAS

RASSEMBLEMENT LE 26 MARS 2008 A 15 HEURES DEVANT L’OFFICE DES ETRANGERS

Boulevard du Roi Albert II, 8 - 1000 Bruxelles ( gare du Nord) Signez la pétition en ligne POUR LA REGULARISATION DE YOUNES!

Younes Gallas est enfermé au centre fermé 127bis à Steenokkerzeel depuis le 21 février dernier. En grève de la faim depuis le début de son enfermement, il est en proie aux brimades, aux insultes et au harcèlement du personnel du centre, qui le considère comme le leader des grévistes de la faim du centre fermé. Younes a droit régulièrement au cachot. Les pressions psychologiques sont telles de la part de certains gardiens que Younes a peur, lors des changements hebdomadaires de personnel, de retrouver ses bourreaux et d’être une nouvelle fois la victime de leur vindicte.

Younes va mal, très mal. Sa grève de la faim l’affaiblit et son psychisme se détériore. Qu’aurait donc fait un garçon de 22 ans pour mériter pareil sort ? Il est arrivé en Belgique en 2002 à l’âge de 16 ans pour rejoindre son frère et sa mère, résidents légaux. A la suite des démarches maladroites d’un juriste, il se retrouve à 18 ans sans papiers. Une demande de régularisation a été refusée et un recours est en suspens. Une nouvelle demande de régularisation a été introduite avec de nouveaux éléments.

Jusqu’à ce que sa vie bascule, Younes vivait à Verviers avec ses parents et ses amis. Il n’a plus aucune attache avec son pays d’origine, le Maroc. Il a terminé ses études secondaires en Belgique. Il désire vivre ici avec toute sa famille. Et c’est bien justement ce que reproche l’Office des Etrangers à Younes.

Le ministre de l’intérieur et l’Office des Etrangers demeurent sourds aux centaines de voix qui se sont élevées dans le pays pour réclamer la fin des mauvais traitements subis par Younes, sa libération et sa régularisation. Cette surdité ne peut plus, ne doit plus durer !

Le 26 mars 2008, à 15h, nous serons devant l’Office des Etrangers pour remettre les centaines de pétitions recueillies en sa faveur et réclamer encore et toujours sa libération et sa régularisation. Nous porterons la parole de Younes et ferons en sorte que l’Office des Etrangers ne puisse plus se boucher les oreilles ni ignorer Younes Gallas.

Nous appelons associations, politiques, citoyens À nous rejoindre ET À DIRE NON A CET ARBITRAIRE QUI BRISE LA VIE D’UN JEUNE HOMME DE 22 ANS. APPORTEZ SIFFLETS, CASSEROLES, MUSIQUE ! FAISONS-NOUS ENTENDRE, FAISONS ENTENDRE YOUNES, FAISOONS ENTENDRE TOUS CEUX QUI SONT ENFERMES !

SUPPRESSION DES CENTRES FERMES

 ARRET DES EXPULSIONS

Le comité de soutien/ Réseau éducation sans frontières http://resf.be   0473628733

L'UDEP BRUXELLES


 Le silence est le dernier refuge de la liberté. (Michel Campiche)

Rassemblement des CerCles du

Silence à Bruxelles pour la prise

en compte des attaches durables

Mercredi 19 mars 2008 à 12h00 – Place Surlet de Chokier (metro Madou)

LETTRE DES CERCLES DU SILENCE AU PREMIER SINISTRE  

Monsieur le Premier Sinistre,

Vous vous apprêtez à devenir le nouveau chef de notre gouvernement national. Un gouvernement qui va devoir très rapidement faire face à de nombreux défis, qu'ils soient institutionnels ou budgétaires.

Mais ces défis ne sont pas les seuls qui vont nécessiter de l'attention.

En effet, des dizaines de milliers de personnes sans papiers attendent toujours de recevoir un statut légal dans notre société. Demain, des personnes qui sont depuis des années en Belgique, qui y travaillent, dont les enfants vont à l'école, qui ont reconstruit leur vie ici, pourront peut-être sortir du flou juridique insupportable et devenir des citoyens comme les autres, qui travailleront légalement, sans être exploités, qui payeront des impôts et qui permettront aussi à notre société de s'inscrire dans une dynamique moderne et riche des apports culturels de ces nouveaux citoyens.

 Nous saluons cette ouverture vers la prise en compte de l'existence légale de nos concitoyens ainsi que les différents partenaires du Gouvernement qui y ont contribué. Nous veillerons à ce que les espoirs que suscitent cet accord soient bel et bien respectés. 

Au regard de l'accord finalisé cette nuit, nous vous demandons de veiller à la mise en place concrète – il ne peut s'agir d'une éventualité ! - d'une Commission permanente. L'objectivation des critères étant difficile, cette commission permettrait justement d'appréhender et de prendre en compte plus objectivement les « ancrages locaux » dont parle l'accord. L'avis éventuel des autorités locales est un plus mais rencontre aussi des limites lorsque les personnes sont, par exemple, isolées ou habitent de grandes entités, où elles se retrouvent perdues « dans la masse ». Nous regrettons également que les critères soient inscrits dans une circulaire et non dans une loi.

 Nous demandons enfin et prioritairement la mise en place rapide d'un moratoire visant à empêcher l'enfermement et l'expulsion de personnes qui pourraient introduire une demande de régularisation dans le cadre de l'accord du Gouvernement. Persuadés que vous mettrez tout en oeuvre pour concrétiser cet accord, nous vous prions de croire, Monsieur le futur Premier Ministre, à l'expression de notre haute considération. 

 Pour tous ceux qui souhaitent marquer leur soutien aux personnes sans papiers à la veille de la mise en place du nouveau gouvernement :

Rendez-vous à la Place Surlet de Chokier (metro Madou) pour une manifestation qui passe par la Place de la Liberté pour rejoindre le 180, Rue Royale où se trouve le Cabinet de Yves Leterme. Cette manifestation réunit les délégations des 16 Cercles du Silence en Belgique.

Venez nombreux manifester avec nous !
 

Les Cercles du Silence de 17 Villes :
Anvers, Arlon, Bruxelles, Charleroi,
Forest, Gand, Hasselt, Izegem, Jodoigne, La Louvière, Liège, Louvain-la-Neuve, Mons, Roeselare, Sint-Niklaas, Verviers et Veurne.

Avec le soutien de :
Citoyennes et citoyens avec et sans papiers, les syndicats : FGTB et CSC, l'Assemblée des voisins, le Forum Asile et Migrations, l'UDEP National, l'OSP.
 


Lettre des 1200 sans papiers de l'Udep Bruxelles engagés dans l'action  de l'occupation de l'église d'Anderlecht

 Brussel-Bruxelles, dimanche 16 mars 2008

Chers monsieur le Premier Ministre, chers membres de notre Gouvernement,
 cher Ministre de l'intérieur, 

Nous nous adressons à vous car nous menons actuellement une action qui engage déja plus d'un millier de personnes sans papiers à Bruxelles.

Nous participons, depuis 2 ans et demi, au mouvement des personnes sans papiers pour attirer votre attention sur notre situation, difficilement tenable et qui ne fait que durer. Nos dossiers de demande de régularisation restent, pour la plupart d’entre nous, sans réponses positives.

Vu les attaches durables que nous avons développées en Belgique, nous estimons qu’il serait plus juste de considérer nos dossiers de manière humaine et de nous permettre de continuer à vivre dignement en Belgique, que nous aimons tant, avec nos amis, qui sont nombreux à nous soutenir, en régularisant notre situation et donc en nous octroyant un titre de séjour.


Nous sommes réunis et organisés au sein du mouvement Udep (Union de défense des personnes sans papiers).
Comme vous le savez, les accords du futur gouvernement en matière d'immigration ne présagent aucune avancée significative en matière de régularisation de nos situations administratives et confirment la crainte que nous resterons, pour la plupart, condamnés à une vie de clandestinité, de misère, d'illégalité et surtout d'inégalités...

Les actions que nous menons sont pacifiques et citoyennes. Nous souhaitons vivement pouvoir vous rencontrer afin de vous présenter notre action, d'entendre vos conseils et votre analyse de la situation et de savoir quelles perspectives nous avons pour espérer pouvoir sortir de la clandestinité en Belgique et d'obtenir la révision de nos demandes de régularisation.

Pourriez vous donc nous fixer un rendez afin qu'une délégation puisse avoir un entretien avec vous, nous vous en serions reconnaissants, cela nous est vital.

Dans l'attente de votre réponse, merci.

Veuillez accepter nos salutations et notre respect.

UDEP Région de Bruxelles

0494 384 442

udep-bruxelles@hotmail.com


 CE MERCREDI 12 mars, 60 CITOYENS BELGES ET SANS PAPIERS DE L'UDEP BXL ONT ENVAHIS LE PARTI SOCIALISTE POUR Y TENIR UN CERCLE DU SILENCE !

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Ils ont rappelé au Parti pour l’égalité (Parti socialiste) qu’il s’était fermement engagé à ne pas rentrer dans un gouvernement sans procédure de régularisation sur base des attaches durables ; « Le PS exigera que la régularisation fasse partie de l’accord du prochain gouvernement si nous sommes amenés à y participer. » Elio Di Rupo (voir courrier de Di Rupo en pièce jointe).

 

Les sans papiers de l’Udep ont déroulé une banderole où ils ont inscrit les articles de la déclaration universelle des droits de l’Homme, devant le bâtiment boulevard de l’Empereur.

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Ils ont donc occupé le siège du parti où ils ont tenu un CerCle silencieux. Au centre du CerCle étaient symboliquement déposés les engagements du Ps en matière de régularisation des sans papiers. Le CerCle s’est tenu pendant 1 heure, après négociations, Mr De Walcque a été dépêché sur place et s’est entretenu avec une délégation d’une quinzaine de personnes.
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La délégation lui a remis l’Appel (voir plus bas) pour qu’il soit transmis à Mr Di Rupo. Ils ont rappelé au représentant qu’ils attendaient du parti pour l’égalité (Ps), qui est amené à participer au prochain gouvernement, qu’il tienne ses engagements. De plus, il peut compter aujourd’hui sur une large majorité s’étant engagé pour la régularisation (CD&V, CdH, PS). Mr De Walcque a répété que les engagements du Ps sont toujours valables et seront tenus, à savoir que le Ps exige que soit inscrit dans l’accord du futur gouvernement, la régularisation des personnes sans papiers ayant des attaches durables en la Belgique et que soit instaurée une commission indépendante et permanente de régularisation e.a.
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 Après 3 heures d’occupation les personnes ont acceptés de quitter le siège du parti.Les personnes sans papiers qui ont occupé le PS ouvriront une occupation demain à Anderlecht et y entameront une grève de la faim symbolique de 48h avec près de 200 autres personnes de l’Udep.  Ces CerCles du silence se tiennent chaque mercredi au 4 coins de la Belgique et se tiendront dans les prochains jours aux sièges des partis concernés.
Appel déposé au Parti pour l’égalité (Parti socialiste)
  Ce mercredi 12 mars, nous, citoyens avec et sans papiers, tiendrons un Cercle du silence au siège du parti pour l’égalité, situé Blvd de l’Empereur à Bruxelles.Nous entendons ainsi rappeler au Parti pour l’égalité (Ps), qu’en Belgique, 1 citoyen sur 100, vis dans l’inégalité la plus totale. En effet, en Belgique, pas moins de 100 000 personnes, hommes, femmes, enfants sans papiers vivent dans la précarité et le déni de tout droit. Nous formerons un cercle silencieux au siège du Parti pour l’égalité en lui demandant s’il prend réellement l’égalité au sérieux et s’il est prêt à la défendre dans le futur gouvernement auquel il est amené à participer. En tant que citoyens, nous considérons l’égalité comme une valeur fondamentale à défendre sans laquelle notre société ne peut être pleinement humaine.  Depuis près de 2 mois, citoyennes et citoyens avec ou sans papiers, nous nous réunissons en silence une fois par semaine dans tous les coins de la Belgique. Pourquoi le silence ? Parce que face à votre silence, au silence du gouvernement, face aux silences de certains partis qui le constituent (Ps, Cd&V, cdH) et qui se sont engagés à donner une réponse à cette question en tenant compte des Attaches durables comme critère de régularisation, nos cris n'ont pas encore eu d'effet. Nos mots sont à ce jour restés sans réponse.

Et puis, parce que tout a déjà été dit sur la question et qu’il est temps pour les politiques d’agir, de faire en sorte que leurs promesses électorales ne restent pas lettre morte. Mr Di Rupo qui s’était engagé (avant les élections) à ne pas entrer dans un gouvernement sans opération de régularisation et sans instauration d’une commission indépendante et permanente de régularisation, tiendra t-il sa parole ?


19/02/2008

GREVE DE LA FAIM A VOTTEM

 Grève de la faim au centre fermé de Vottem9735

sur cette page - Les gardiens de Vottem parlent -Rapport sur les centres fermés -Retour des camps par Olivier Le Cour Grandmaison.

Une centaine de personnes incarcérées au centre fermé pour étrangers de Vottem (Liège) ont entamé dimanche une grève de la faim. Le mouvement a débuté vendredi au sein d'une des quatre ailes du centre, avant de s'étendre.

Selon France Arets, porte-parole du CRACPE, les personnes enfermées se plaignent des mauvaises conditions de détention et d'un manque de soins médicaux. "Un psychiatre vient tous les quinze jours mais la question des soins médicaux reste entière; les gens n'ont pas l'impression d'être suivis médicalement et de voir leurs cas être suffisamment pris en considération", détaille la porte-parole. Selon elle, le centre compte un nombre de détenus proche de sa capacité maximale, soit 160 places. Les personnes détenues se plaignent de surpopulation et de la mise régulière au cachot. "Ils protestent contre la détention elle-même : détention de personnes qui n'ont commis d'autre délit que de ne pas avoir les bons papiers", rappelle-t-elle. (GFR-Belga)

contact CRACPE Liège ligne d'urgence : 0476/47.93.88   http://cracpe3.skynetblogs.be/

Centre fermé de Vottem, des gardiens parlent... (novembre 2006.)

« Il y a des violations des droits de l'homme ! Ça ne peut plus continuer »

Enquête : Michel Bouffioux - Photos : Reporters - Article paru dans Ciné-Télé-Revue N°46/16 novembre 2006 http://www.assembleedesvoisins.be/Centre-ferme-de-Vottem-des

« Nous sommes témoins d’atteintes aux droits de l’homme et à la dignité humaine. Certains d’entre nous rentrent chez eux en pleurant », confient plusieurs agents du centre fermé pour sans papiers de Vottem. Ils dénoncent la présence de « résidents » souffrant de lourdes pathologies mentales... « Ce n’est pas leur place. Ils ne reçoivent aucune aide thérapeutique. Quotidiennement, nous sommes confrontés à des drames qui nous révulsent. »
(JPG)

Avant d’entamer la discussion, l’un de nos quatre témoins, tous agents du centre fermé de Vottem, près de Liège, cette prison qui ne porte pas son nom, ce lieu secret où séjournent des « illégaux » en attente d’expulsion, précise clairement les règles : « Vous devrez garder le silence sur notre identité. Notre statut nous interdit tout contact avec la presse. On risque notre emploi. » Il expose ensuite le malaise ressenti par lui même et plusieurs collègues : « Ce boulot, on l’a accepté. Nous sommes des agents de l’État et nous obéissons aux ordres. Mais on est quelques uns à avoir des problèmes de conscience. Pour retrouver notre sérénité, on voudrait faire notre travail en respectant la dignité de tous. Or, d’année en année, la situation se détériore. On nous demande de garder des gens qui n’ont pas leur place à Vottem ! »
-  De quelles personnes parlez vous ?
-   Julien (tous les prénoms ont été modifiés pour préserver l’anonymat des témoins) : Depuis plus d’un an, on nous transfère très régulièrement des gens souffrant de graves problèmes psychiatriques. Des schizophrènes, des psychotiques, des paranoïaques avec délire mystique et j’en passe, qui auraient bien plus besoin d’une aide thérapeutique que d’une détention en centre fermé. C’est inhumain !
-  Jean : Récemment, on a eu un jeune Turc avec un problème mental... Il s’est retrouvé quinze jours complètement nu dans un cachot. Il passait son temps à se masturber en insultant Allah. Et une fois qu’il avait fini, il culpabilisait d’avoir insulté son Dieu. La direction a mis trois longues semaines à se décider à le transférer dans un lieu psychiatrique.
-  Quinze jours nu dans un cachot ?
-  Joseph : Oui, et ce n’est pas un cas unique. Il y a eu aussi cet Africain, qui s’est d’abord retrouvé dans une aile avec d’autres. On s’est rapidement aperçu que cela ne tournait pas très rond dans sa tête. Cet homme était tétanisé. Il mourait littéralement de trouille et restait immobile, serré dans une couverture. Peut être avait-il vu des choses horribles dans son pays... Décision de la direction : mise en isolement.
-  Jacques : C’est la décision systématique lorsque ces malades s’avèrent dérangeants pour la vie en groupe.
-  Joseph : Celui là, il a été mis au cachot parce qu’il ne se lavait pas et que ses codétenus en avaient assez de devoir le conduire à la douche. De toute évidence, cet homme n’était plus en état de contrôler ses actes. Au point qu’il déféquait et urinait sur lui. Il a été laissé nu dans sa cellule d’isolement pendant des semaines. De temps en temps, l’un ou l’autre agent qui en avait le courage désinfectait sa cellule...
-  De temps en temps ?
-  Jean : Oui, il est parfois resté plusieurs jours comme ça dans sa m... Finalement, cela jouait sur la corde sensible de certains agents, qui ont dit : « Nous, on va le faire, on va l’amener à la douche. » Ce n’est pas notre rôle pourtant...
-  Julien : Des gens ne veulent pas le faire. Des agents ne supportent pas l’odeur parce que cela refoule... C’est mon cas. En plus, je vous le dis honnêtement, j’estime que ce n’est pas mon boulot d’aller désinfecter une cellule d’isolement.
-  Ces résidents restent donc parfois sans soins...
-  Julien : ils reçoivent leur nourriture, leurs médicaments, mais sur le plan de l’hygiène, cela ne va pas. Une personne qui défèque sur elle pourra rester de 24 heures à une semaine sans nettoyage. Se développe alors une odeur pestilentielle... Et ce sont toujours les mêmes qui s’y collent, avec des masques.
-  Jacques : Ce n’est pas facile à vivre, Il m’arrive souvent de rentrer chez moi et de chialer parce que j’ai vu des trucs qui ne devraient pas exister. Ce type, ils l’ont rapatrié sans suivi, sans rien...
-  Jean : Quand on demande pourquoi des cas psychiatriques arrivent chez nous, on nous dit que pour savoir si ces gens doivent être rapatriés ou pas, il faut qu’ils passent d’abord par Vottem. Ils doivent être dans le système pour que l’Office des étrangers puisse les « valider ». Si cela se faisait en quelques jours, je comprendrais. Mais là, cela dure beaucoup trop longtemps. Pour eux comme pour nous.
-  Joseph : Il existe des établissements spécialisés pour aider et soigner ces personnes !
-  N’y sont elles pas transférées lorsqu’on constate leur état à Vottem ?
-  Joseph : Après quelques trop longues semaines d’isolement, cela peut arriver, mais c’est loin d’être systématique. Le plus souvent, leur état psychiatrique n’empêche pas leur rapatriement.
-  Julien : Et d’autres sont tout simplement relâchées dans la nature.
-  Comment cela ?
-  Julien : Pour faire de la place au centre ou pour une autre raison, ils reçoivent un ordre de quitter le territoire (OQT) dans les cinq jours. Concrètement, cela veut dire qu’ils sortent, livrés à eux mêmes. À charge pour eux de quitter le pays. Je me souviens notamment du cas d’un obsédé sexuel qui se masturbait dès qu’il voyait passer une femme de ménage dans le couloir. Après quelques semaines chez nous, il a été remis en liberté avec un OQT de 5 jours...
-  C’est mettre la société en danger !
-  Julien : Tout à fait, mais nous nous sentons aussi en danger. Par exemple, le mois dernier, on nous a amené un type potentiellement très violent. Un schizophrène, nous a dit la direction. Il parle avec vous très calmement, et puis, il pète un câble. Avant que vous compreniez ce qui se passe, il est en train de vous étrangler. On n’est pas formés pour s’occuper de gens comme ça ! Ce type est bien resté deux ou trois semaines en cellule d’isolement. De temps en temps, un volontaire lui faisait prendre sa douche. Et puis, il a été transféré on ne sait où... Aux dernières nouvelles, il serait à Lantin.
-  Jacques : Des gens à problèmes psychiatriques lourds, il y en a de plus en plus. L’un chasse l’autre. En ce moment, un Guinéen parle et chante seul toute la journée. Il défèque dans son assiette et balance le tout par l’œilleton de sa cellule... C’est triste à voir. Il faudrait qu’il reçoive une aide psychiatrique, mais, comme souvent, la direction préfère décréter qu’il s’agit d’une simulation. Jouer la comédie pendant deux ou trois jours, je veux bien, mais pas pendant des semaines !
-  Jean : Le dilemme pour cette direction qui dépend du ministère de l’Intérieur, c’est que si le type est reconnu malade par un psychiatre, il n’est plus rapatriable... Donc, elle fera éventuellement venir des kinés de l’extérieur, mais jamais un psychiatre. Sauf cas tout à fait exceptionnel. Je me souviens d’un type déjà suivi par un psychiatre avant sa détention. Dans un moment de lucidité, il a réussi à demander à revoir son thérapeute, et finalement, il a pu quitter Vottem.
-  Jacques : Vottem est devenu un centre poubelle. Si une personne se balade en rue avec un comportement bizarre, qu’elle est interpellée par la police et qu’elle n’a pas de papiers, le plus simple pour les flics, c’est de l’envoyer chez nous, où elle sera enfermée sous le label « personne étrangère et sans papiers ». Officiellement, il n’y a donc pas de cas psychiatriques dans les centres. Dans la pratique, on improvise...
-  Et les gens qui souffrent de problèmes psychiatriques se retrouvent en cellule d’isolement ?
-  Julien : Pas tous, mais la plupart, notamment les cas difficiles, qui posent problème pour la vie en groupe. Dans notre jargon, on appelle cela le « régime différencié ».
-  Jean : Et ils ne sont pas en isolement pour un ou deux jours, mais pour trois semaines, voire deux mois. Même pour une personne normale, rester dans ce type de cachot si longtemps, c’est insupportable. On en ressort à l’état de zombie.
-  Julien : Un Polonais y était resté deux mois. Il en était ressorti complètement cassé, avant d’être renvoyé dans son pays.
-  Jean : Il est rare que quelqu’un de normal se retrouve pour une longue période en isolement. Après deux ou trois jours, l’intéressé comprend le message et reprend la vie en groupe... Seules les personnes fragilisées par des problèmes psy y restent donc longtemps.
-  Avec quels droits ?
-  Jacques : Trois repas par jour comme les autres. En théorie, le « différencié » peut aussi avoir une promenade au préau, deux heures par jour. En pratique, certains refusent, d’autres ne comprennent même pas qu’ils ont ce droit, et pour d’autres encore, les troubles comportementaux empêchent toute sortie. On ne peut pas demander à trois agents de promener une seule personne...
-  À quoi ressemble une cellule d’isolement ?
-  Jacques : À un cachot de prison. Il n’y a pas de table, juste un matelas posé sur un bloc de béton. C’est une pièce vide.
-  Vous dites qu’un cas psychiatrique chasse l’autre. Que faut-il comprendre par là ?
-  Julien : Il y en a deux ou trois par mois !
-  Jacques : On a en permanence un cas très grave qui doit être isolé.
-  Julien : Sans oublier les toxicomanes, les gens qui ont des troubles du comportement liés à ce qu’ils ont vécu dans leur pays, les personnes sujettes aux crises d’angoisse, de colère. Les délires... On craint tous qu’un jour il y ait un accident.
-  Jean : Mais Julien, des accidents, il y en a déjà eu ! Des nez cassés, un genou explosé... Des réfugiés qui se font du mal à eux-mêmes.
-  Julien : C’est vrai. Il y a aussi des tentatives de suicide et beaucoup d’automutilations. Nous ne sommes pas aptes à juger s’il s’agit de simulations pour obtenir un transfert en hôpital ou une sortie. Il faudrait un véritable suivi des détenus sur le plan psychologique, mais il est totalement inexistant. Cela nous met en permanence dans une situation de malaise.
-  Jean : Vous savez comment l’Office réagit en cas grave de tentative de suicide ou d’automutilation ? Il transfère dans un autre centre ou à l’hôpital. Généralement, dans cette seconde hypothèse, la personne s’échappe parce qu’il n’y a pas de surveillance. Et ce n’est pas un mieux pour elle : elle se retrouve alors dans la nature, sans ressources, dans la clandestinité, avec ses troubles psychologiques ou psychiatriques toujours entiers.
-  Soit on écarte le « problème », soit on le cache ?
-  Jacques : Et c’est la même chose avec les tuberculeux... On touche à un problème de santé publique. Des « résidents » souffrant de cette affection contagieuse ont parfois été relâchés dans la nature, plutôt que d’être soignés.
-  Joseph : Il y a quelque temps, un type crachait ses poumons. La direction n’avait pas envie qu’il perde la vie au centre, mais elle ne l’a pas envoyé à l’hôpital. L’homme a reçu un ordre de quitter le territoire dans les cinq jours. Sur le plan humanitaire, c’est tout à fait désastreux.
-  Julien : C’est sans doute aussi illégal. La tuberculose est une maladie à déclaration obligatoire. Or je vois régulièrement sortir des gens qui ont viré leur cuti. Les centres les déclarent-ils ? J’ai des doutes.
-  Joseph : Plusieurs agents de Vottem ont aussi contracté cette maladie...
-  Revenons aux cas de troubles mentaux. N’y a-t-il pas de psychiatre au centre ?
-  Joseph : Non. On le demande régulièrement. On voudrait aussi des infirmières spécialisées.
-  Jacques : Dans l’organigramme du centre, il y a un psychlogue, mais il ne voit jamais les résidents. Cela ne l’intéresse pas d’aller parler avec le gars qui vit dans ses excréments dans une cellule puante.
-  Julien : De toute façon, n’étant pas psychiatre, il n’est pas qualifié pour soigner ces gens.
-  Jacques : La question se situe simplement sur le plan de la dignité humaine, des droits de l’homme. En tant que membre de la direction, il devrait juger intolérables ces mises en isolement d’êtres aussi fragilisés.
-  Il fait partie de la direction ?
-  Julien : Le psy est aussi directeur adjoint du centre. Et il l’est avant tout : ce qui compte, c’est que la machine continue à tourner sans faire de vagues...
-  Joseph : Il reste dans son bureau. Et ce sont les agents qui font de la psychologie comme ils le peuvent, en discutant avec les personnes à problèmes.
-  Jacques : Il lui arrive tout de même de parler à des résidents excités pour tenter de les calmer.
-  Joseph : Sans doute, mais de toute façon, il y a toujours confusion des rôles. Il discute avec un type un jour, et le lendemain, s’il est de garde, c’est lui qui décidera de mettre le même homme en cellule d’isolement. À qui parlent ces gens lorsqu’ils ont des problèmes de détention : au directeur ou au psy ?
-  Les médecins visitant le centre ne voient pas les cas graves en isolement prolongé avec ces soucis d’hygiène ?
-  Jacques : Si, bien sûr... C’est peut-être pour cela qu’ils changent souvent. Quand ils se retrouvent face à un mur, ils s’en vont.

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Le 29 janvier dernier déjà, Vottem faisait la une des journaux avec la manifestation, initiée par Amnesty International, contre l’enfermement des enfants.

-  Julien : Un psychiatre devrait prochainement débarquer chez nous, un type qui fait des expertises pour le ministère. On verra bien...
-  Jean : En attendant, cela va crescendo. Un groupe de travail vient de se former sur cette problématique des cas psychiatriques, que la direction présente simplement comme des « cas difficiles ». Ils pensent créer une aile spécialisée de 24 lits.
-  Vous sentez vous mal dans ce travail ?
-  Jacques : Parfois, je me demande ce que je fais là. Mais je me dis que j’occupe la place d’un type qui pourrait être pire que moi. Ces centres existent de toute façon. Et il faut gagner sa vie.
-  Joseph : La plupart d’entre nous font de leur mieux dans un contexte difficile. Certains pourraient croire que les agents des centres fermés sont des brutes sans scrupules ou des racistes. Il n’y a rien de plus faux. Par exemple, quand il a été question de recevoir des familles à Vottem et que rien n’était prévu à cet effet, on s’est démenés pour rendre l’accueil acceptable, parce qu’on savait qu’il y aurait des enfants. Ce qui a été fait en un an ailleurs, on l’a réalisé en deux mois. Les familles qui sont venues pendant un temps chez nous étaient mieux accueillies que dans d’autres centres.
-  Julien : Ce travail est pesant. Des gens font des crises parce qu’ils ne parviennent pas à concevoir de retourner dans leur pays. Je pense par exemple à ce Chinois resté trois jours à l’infirmerie ou à cet ado de 18 ans qui avait fait toutes ses études en Belgique et devait repartir... Si vous êtes gardien de prison, vous savez que le gars en face de vous n’est pas là par hasard : il a tué, il a volé. Ici, beaucoup n’ont jamais rien fait de mal !
-  Jacques : À la création du centre, les gens présents étaient uniquement des illégaux, mais depuis quelques années, il y a de plus en plus de smex : ils représentent pas loin de 50 % de la population.
-  De qui s’agit-il ?
-  Jacques : Smex, cela veut dire sans moyens d’existence . Ce sont des Sans-papiers condamnés à une peine de prison, qui viennent purger leurs dernières semaines chez nous avant d’être rapatriés ou de recevoir un OQT de cinq jours. En quelque sorte, on sert aussi à désengorger les prisons.
-  Jean : Parmi eux, il y a beaucoup de petites frappes qui se prennent pour des caïds, de gens violents... On n’est pas formés pour s’en occuper. On craint qu’un jour il y ait un accident...
-  Julien : D’ailleurs, c’est un smex qui a récemment donné un coup de ciseaux à une gardienne du 127 bis. Auparavant, il avait aussi fait un séjour chez nous !
-  Joseph : Cette population très particulière pose également problème aux autres résidents, qui n’ont jamais eu de contact avec le milieu criminel. Ils sont victimes de pressions, de rackets, de violence.
-  Julien : Des Africains qui fuient un régime politique dictatorial sont mélangés à des Albanais venus ici faire du proxénétisme. Les résidents sont logés dans des chambres non fermées et regroupés dans des ailes contenant jusqu’à 40 personnes. Très souvent, pour ne pas dire tout le temps, il n’y a qu’un seul agent pour surveiller tout le monde. Quand c’est calme, ça va, mais lorsque cela commence à s’énerver, mieux vaut se tirer. Des groupes se créent dans le groupe. Des hiérarchies. Comme en prison.
-  Jacques : Ceux qui n’ont jamais eu de soucis avec la justice n’ont vraiment pas besoin de ce stress supplémentaire, alors qu’ils sont déjà déstabilisés par le fait de se trouver dans un milieu carcéral. On ne sait plus trop comment les protéger et les rassurer...
-  Julien : Et puis, il y a une autre injustice. Les smex reçoivent le plus souvent un OQT de cinq jours. Les résidents les plus difficiles, les types dangereux mais qui savent se payer de bons avocats, échappent généralement à l’expulsion. Ils reçoivent cet OQT, qui, bien entendu, restera lettre morte jusqu’à leur prochaine interpellation. Le gars perdu, sans relations, fragilisé par son exil, ce sera toujours plus facile de le taper dans un avion...
-  Comment se passent les rapatriements ?
-  Joseph : Un Pakistanais avait refusé de monter à bord à Zaventem. Ce gars est revenu tellement cassé qu’il ne savait plus marcher. Il a passé plus d’un mois à l’infirmerie. Rien n’a changé depuis Sémira Adamu. Il n’y a plus de coussin, mais c’est toujours aussi violent.
-  Julien : Personne n’est tabassé à Vottem. Par contre, quand les gens reviennent de l’aéroport, on constate que certains - pas tous - ont été l’objet de violences sérieuses. Beaucoup de choses se passent à Zaventem. Des gens partent aussi avec un GSM ou de l’argent dans une enveloppe qui devait leur être remise à leur montée dans l’avion et reviennent au centre sans rien.
-  Jacques : D’après les témoignages de plusieurs résidents, les policiers utilisent des techniques assez incroyables, qui ne laissent pas de traces. Ils appuient fortement sur un endroit du front, ce qui provoque une douleur tellement intense que la personne perd tous ses moyens. Il y a aussi beaucoup d’insultes verbales.
-  Julien : Il est arrivé qu’un médecin vienne pour constater les dégâts, mais la plupart du temps, les résidents ont peur de déposer plainte. Ils croient que cela influencera leur dossier.
-  Jacques : Il y a un autre aspect du travail dont on voudrait vous parler car il nous inquiète très fort : la distribution des médicaments aux résidents. Ce n’est pas notre job ! Que se passera-t-il le jour où il y aura une erreur ?
-  Une erreur ?
-  Jacques : Les médecins et les infirmières ne sont pas là en permanence. Il arrive donc, la nuit ou à d’autres moments, que des gardiens se retrouvent face à des « résidents » qui ont besoin de certains médicaments. Par exemple, un calmant pour dormir. Le système en place veut que l’on téléphone alors à l’infirmière de garde.
-  Joseph : On reçoit donc une consigne verbale de donner tel ou tel médoc. Imaginons qu’il y ait une contre-indication ou que le résident ne supporte pas ce qu’on lui a donné pour tel ou telle raison. Qui va porter le chapeau ?
-  Et quand les infirmières sont là, comment cela se passe ?
-  Joseph : Ce n’est pas du tout satisfaisant non plus. Ce sont elles qui préparent des plaquettes à donner aux détenus...
-  Jacques : Et il y a constamment des erreurs dans les plaquettes... Un jour, il y aura un problème. C’est couru d’avance.
-  Joseph : Cette question des médicaments est aussi à l’origine de beaucoup de situations de violence. Certains gardiens hésitent à donner des calmants ou des antidouleurs pour les raisons que nous venons de vous expliquer. En retour, il y a des résidents qui vivent cela très mal et qui s’énervent...
-  Vous vous êtes plaints de cette situation à la direction ?
-  Joseph : Bien entendu. On nous répond qu’il n’y a pas de budget pour assurer une présence permanente d’une infirmière dans le centre.
-  Jacques : Les infirmières sont intérimaires ou contractuelles à mi-temps. Elles n’ont pas intérêt à ruer dans les brancards. La direction leur fait comprendre qu’il ne faut pas qu’elles soient trop proches des résidents.
-  Joseph : En fait, on se contente de bourrer les gens de médicaments pour les garder calme. Les médocs à Vottem, c’est un budget de plusieurs milliers d’euros pas mois.
-  Jean : Et dans le même temps, il y a des gens qui attendent 5 jours pour voir le médecin, parfois plus. Cela fait monter la colère et c’est nous qui avons les problèmes. Par exemple, si un « résident » a une rage de dent, il s’inscrit chez le médecin et cela peut durer un mois pour qu’il voie un dentiste.

Michel Bouffioux

http://www.assembleedesvoisins.be/Centre-ferme-de-Vottem-des


Le centre pour "illégaux" de Vottem, une honte nationale...

Le centre de Vottem, près de Liège, est le plus récent des centres fermés. Son ouverture date de 1999. Ce centre est composé de quatre ailes pouvant « accueillir » 40 personnes chacune. Sa capacité totale est donc de 160 places.

Le centre est doté d’une infrastructure moderne. Il n’en présente pas moins des caractéristiques carcérales. Chaque aile est fermée par deux rangées de barreaux. Les possibilités de sortie dans les espaces « promenades » sont limitées, et les seules possibilités de déplacement libre peuvent se faire entre les chambres et la salle commune.

Chaque chambre comporte deux lits superposés (2 x2 places), les possibilités d'intimité y sont par conséquent réduites. Les agents de sécurité sont présents en nombre.

Pendant plusieurs années, seules 3 ailes étaient occupées par des hommes qui, pour la plupart, étaient en séjour illégal. Il arrive que des demandeurs d'asile en procédure soient détenus au centre de Vottem et notamment, une proportion de plus en plus grande de demandeurs d'asile en attente de transfert vers un autre État membre de l'Union Européenne (« Cas Dublin »).

Depuis mars 2006, la quatrième aile est affectée à la détention des familles avec enfants. L'arrivée d'enfants au centre de Vottem a suscité une forte mobilisation citoyenne des habitants de Liège5.

Conséquences médicales et psychologiques de la

détention

L’article 5 de la Convention européenne des droits de l’homme stipule que « toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales... »

La Convention énonce un droit fondamental : la liberté est la règle, l’enfermement l’exception. La privation de liberté est une épreuve très lourde. Or, des personnes sont enfermées, dans le cadre du contentieux des étrangers, au motif qu’on leur interdit l’entrée sur le territoire, ou parce qu’elles n’ont plus les papiers nécessaires et doivent être expulsées.

La législation belge autorise l’enfermement dans le but d’organiser l’expulsion.

Il est important de souligner ici que ces étrangers sont enfermés pour le seul motif qu’ils séjournent « illégalement » dans le pays. Rien ne leur est reproché pénalement. Ils n’ont pas commis d’infraction. Ils sont donc incarcérés pour le seul motif de leur situation administrative.

Nos visites hebdomadaires dans les centres fermés en Belgique et nos contacts avec des personnes détenues nous permettent d’affirmer que la privation de liberté sur décision administrative et les conditions de l’enfermement ont un impact sur la santé physique et psychologique des étrangers.

Cette section a pour objet de mettre cette problématique en lumière. La situation que nous évoquons est celle qui nous est décrite, à nous visiteurs, par les détenus.

extrait du rapport de la Ligue des droits de l'Homme.

( http://www.liguedh.be/medias/579_etat_des_lieux_centres_fermes.pdf  ) TEL 02 2096280

contact CRACPE Liège : 0476/47.93.88 / http://cracpe3.skynetblogs.be/

Retour des camps...

«Nous assistons à l’avènement d’une xénophobie d’Etat»

Vous parlez d’un «retour des camps» qu’est-ce qui vous permet aujourd’hui d’utiliser ce terme ? N’est-il pas trop chargé, excessif ou délicat par rapport à la mémoire des disparus des camps, ceux de la Shoah notamment ?

Olivier Le Cour Grandmaison. « Ce type de camp n’a bien sûr rien à voir avec les camps de concentration, où le propre de l’interné n’est pas seulement d’être privé de sa liberté, mais également d’être massivement exposé à des tortures et à une mort de masse permanente. Il est pourtant tout à fait adéquat de parler de camp pour désigner les structures dans lesquelles sont aujourd’hui internés en masse des étrangers en situation irrégulière et destinés à être – selon la formule consacrée - renvoyés dans leur pays d’origine. Ça ne me paraît pas excessif.

 Le camp ne se reconnaît pas à l’image qu’on en a coutumièrement, c’est-à-dire les barbelés, miradors et une lumière blafarde et sinistre. Des lieux très hétérogènes peuvent être effectivement transformés en camp, s’il est possible rapidement d’y parquer un nombre relativement important d’individus en exerçant sur eux un contrôle très strict. Dernièrement à Roissy, des hôtels, des salles d’attentes pour voyageurs normalement, des gares… sont devenus des camps.

 Le point commun de tous ces lieux, c’est la technique répressive utilisée : l’internement administratif. Il s’agit de priver quelqu’un de sa liberté non sur la base d’un jugement prononcé par un tribunal, mais en vertu d’une décision prise par une autorité administrative. Désormais, nous, et c’est un «nous» collectif, considérons comme normal le fait d’interner des étrangers en situation irrégulière, en oubliant complètement que lorsque cette technique a été utilisée dans l’Algérie coloniale par exemple, les contemporains la considéraient comme un procédé extraordinaire au regard du droit commun. Nous assistons aujourd’hui à une extraordinaire banalisation.

 À droite comme à gauche (pour ce qui est de la gauche parlementaire), l’enfermement des étrangers apparaît comme la solution adéquate. Il existe évidemment plusieurs désaccords concernant les modalités d’application et le traitement infligé, mais il existe un consensus sur la technique. Mais pourquoi estimer normal que, pour le simple fait d’entrer irrégulièrement sur le territoire national, des hommes et des femmes puissent être privés de leur liberté ?

Olivier Le Cour Grandmaison a écrit et codirigé Le Retour des camps? aux Editions Autrement, en 2007. Il est également l’auteur de Haine(s). Philosophie et Politique, (PUF, 2002) et Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’Etat colonial, (Fayard, 2005).

S’agit-il d’une violation des droits fondamentaux ?

Ces camps nient assurément un principe de base : il ne devrait pas être possible de priver quelqu’un de sa liberté en dehors d’un crime et d’un délit dûment jugé par un tribunal compétent ! Cela ne signifie pas que les internés sont privés de tout droit, mais les garanties sont notoirement insuffisantes. Un état d’exception permanent est mis en place, à l’intérieur même de l’Etat de droit, conçu par l’Etat de droit ! Et qui fonctionne fondamentalement contre les étrangers en situation irrégulière, ce qu’une juriste appelle un «état de siège» contre les étrangers.

D’un côté il existe un droit qui institue une sécurité juridique, pour les nationaux, et de l’autre un droit qui institutionnalise l’insécurité pour les étrangers en situation irrégulière. Même les étrangers en situation régulière, en concubinage voire mariés avec des Français(es), et avec des enfants en France, sont menacés. Ils ne sont plus sûrs de pouvoir demeurer sur le territoire français avec la politique initiée par Nicolas Sarkozy. C’est une insécurité qui porte atteinte à un droit fondamental reconnu par le Conseil d’Etat : le droit à mener une vie familiale normale.

Les récents incidents dans le centre de Vincennes vous ont-ils surpris par leur gravité ?

Vincennes n’est que le dernier exemple sinistre en date. Ces violences ne sont pas des faits divers, ces violences ne sont pas des bavures, ces violences sont structurelles ! Elles sont induites par la nature même du camp, et par la stigmatisation des étrangers perçus comme dangereux, et qui même s’ils ne sont pas totalement dépourvus de droits, ne disposent que de prérogatives minimales. Ajoutez à cela des forces de police qui savent qu’elles opèrent dans des lieux globalement soustraits aux contrôles, la violence devient un phénomène banal et courant dans ces centres de rétention. Les événements de Vincennes n’ont donc rien d’exceptionnel concernant la violence, la nouveauté, on la trouve dans les mouvements de protestation qui ont suivis, ainsi qu’une petite opération politicienne tendant à faire croire que la police et le gouvernement menaient une politique de transparence en la matière. Il faut rappeler qu’une seule association peut pénétrer dans les centres : la CIMADE (Comité intermouvements auprès des évacués). Si le gouvernement veut aller jusqu’au bout, il faudrait commencer par autoriser toutes les associations qui défendent les droits de l’homme à entrer dans ces camps.

Quel est l’impact de la politique de Nicolas Sarkozy sur les conditions de rétention ?

Aujourd’hui, les centres de rétention concernent des hommes et des femmes qui antérieurement, pour diverses raisons et notamment parce qu’ils avaient des attaches fortes en France, n’étaient pas arrêtés auparavant. Sont ainsi enfermées et expulsées des personnes qui peuvent résider en France depuis 10, 15 ans ou plus longtemps encore, qui peuvent vivre en concubinage avec des Français(es), et qui dans certains cas mêmes ont des enfants en France. Les mêmes qui font grand cas de la préservation de l’unité familiale quand il s’agit de nationaux, ou d’étrangers vivant régulièrement en France, n’ont aucun scrupule à séparer les parents de leurs enfants, voire à expulser des enfants en violant pour cela une convention internationale ratifiée par la France et certaines dispositions express du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le nombre de personnes placées en rétention et expulsées a ainsi considérablement augmenté dès l’entrée de Sarkozy au ministère de l’Intérieur mais nous assistons à un phénomène encore plus grave : l’avènement d’une xénophobie d’Etat ! Désormais il est assumé au plus haut niveau de l’Etat que l’étranger en situation irrégulière est une source de troubles et de maux. La traque, l’arrestation et l’expulsion deviennent donc une priorité nationale. Des moyens matériels et humains considérables sont engagés à cette fin. Le ministère abracadabrantesque de Brice Hortefeux en est l’incarnation : ministère de l’immigration, de l’identité nationale de co-développement et de l’intégration. Sur son site officiel, une seule activité est d’ailleurs mise en avant : la traque, l’arrestation et l’expulsion. Les objectifs sont très élevés: pour 2008, le quota est fixé à 28 000 expulsions ! Et cela doit augmenter chaque année !

S’agit-il d’un retour du nationalisme ?

Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, la lutte contre les clandestins est pensée comme un élément essentiel de la préservation de la sécurité des nationaux et de l’unité nationale. Nous assistons à un retour d’une forme très convenue, xénophobe et parfois agressive du nationalisme, avec l’objectif de redonner aux Français une fierté qu’ils seraient supposés ne plus éprouver pour leur patrie. Il s’agit d’articuler une politique ouvertement xénophobe et la réactivation de grands discours sur la France, son passé prestigieux, ses origines chrétiennes, les beautés de sa colonisation réputée avoir été synonyme de civilisation…

Vous décrivez un phénomène d’externalisation parallèle à cette multiplication des camps sur le sol européen. Quel est son rôle ?

Les camps se multiplient en effet en Europe, principalement sur la «ligne de front» (Grèce, Malte, et les derniers entrants). L’externalisation se développe en parallèle pour redoubler et sanctuariser les frontières de l’Union Européenne. Il s’agit d’exporter les camps d’internement d’étrangers hors de l’UE, notamment dans les pays du Maghreb, considérés comme essentiel pour contrôler les «flux migratoires» en provenance d’Afrique. À charge pour ces Etats, que l’on sait peu scrupuleux quant au respect des droits de l’homme et des principes démocratiques, d’interner les étrangers sur leur sol. La présence en Europe d’un nombre relativement important de camps d’internement au regard de son passé génocidaire, est très difficile à assumer. Selon le bon principe qui veut que l’on cache ce que l’on ne peut véritablement tolérer, on procède donc à l’externalisation de ces camps dans des Etats dont les diplomates disent pudiquement qu’ils sont soumis à des «standards» juridiques différents. Très cyniquement, cela signifie qu’il sera possible d’expulser plus facilement les étrangers arrêtés. Un ministre italien reconnaissait ainsi que ce qu’il advient dans les camps libyens n’est pas de son ressort. Sous-entendu, on s’en lave les mains ! L’Europe ne cesse de sous-entendre ou même d’affirmer explicitement qu’elle est en guerre contre les «clandestins». Tous les moyens (ou presque) sont bons pour mener cette bataille ! La directive (en projet) va dans ce sens : la rétention administrative pourrait atteindre 18 mois ! Ce projet permettrait aussi de prononcer contre les étrangers en situation irrégulière et expulsés dans leur pays d’origine une peine d’interdiction de séjour de 5 ans sur le territoire des Etats membres de l’UE. L’avènement d’une xénophobie d’Etat n’est donc pas propre à la France, il s’agit d’une véritable «xénophobie d’institution» au niveau européen. Frontex, l’agence européenne qui se charge des frontières, dispose même de moyens militaires : les drones sont désormais utilisés pour le contrôle des frontières. Là encore on assiste à une extraordinaire banalisation de techniques originellement militaires désormais tournées vers le contrôle de populations civiles. Soit dit en passant après que le gouvernement français ait envisagé d’utiliser les mêmes drones pour les banlieues…

N’y a-t-il pas une certaine indifférence ou une trop faible mobilisation de l’opinion publique sur ces conditions de rétention ?

Effectivement. Et cela s’explique tout d’abord par l’extraordinaire démission des partis de l’opposition parlementaire, pour des raisons électorales. Les députés ont en effet un droit d’accès permanent aux camps de rétention, dont ils n’usent visiblement pas ! Ensuite, Ces centres sont des «hors lieux» : ils sont quasiment invisibles ! Qui sait lorsqu’il se rend à Roissy CDG qu’à quelques mètres seulement de lui se trouvent des étrangers placés en zones d’attente et dans certains cas en cours d’expulsion ? Il s’agit d’une invisibilité organisée. Cependant, entre le moment où ce livre a été écrit (2007) et aujourd’hui, les réactions se multiplient car la situation s’est aggravée, les quotas d’expulsions se sont durcis, et aussi grâce aux mobilisations de masse organisées par le Réseau éducation sans frontières (RESF). Ces derniers ont fortement contribué à sortir ce sujet de la marginalité »

Recueillis par CAMILLE STROMBONI

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/03/nous-assistons.html


LES ATTACHES DURABLES ONT GAGNEES


Les longues procédures d'asile aussi...

 

Fin de grève rue Royale... 

Ce mardi au 50ième jour de grève de la faim, les 150 grévistes de la faim ont accepté l'accord qui leur a été proposé.

Une partie de ceux ci sont des demandeurs d'asile déboutés qui ont passés de très nombreuses années à attendre une improbable réponse de l'Office des étrangers et qui ont finalement reçu un refus kafkaïen. Pour ceux là le dossier sera revu et s'ils ont eu 3 ans d'attente (de procédure) avec enfants et 4 ans pour les célibataires, leur situation sera régularisée.

Bon nombre des grévistes n'avaient pour leur part, que le fait des attaches durables qu'ils ont dévelloppés avec notre pays pour demander une régularisation de leur situation administrative, certains n'avaient même jusqu'à la grève, jamais introduit de dossier tant cette procédure est systématiquement bloquée par Mr Dewael qui ne veut entendre parler d'attaches durables. Son dernier dada, c'est l'immigration économique, point c'est tout. Jamais il n'a voulu tenir compte de l'humanité des réfugiés économiques.

 

Victoire?... 

Le critère attaches durables étant  à présent tacitement reconnu et pris en compte par le ministre, c'est une avancée et une victoire pour tous les sans papiers et la société civile qui lutte à leurs côtés depuis des années.

 grevistes udep

 

...ou défaite?

Pour les grévistes non demandeurs d'asile, 3 mois c'est trop peu ou très court pour espérer trouver un boulot, un contrat, demander un permis de travail et espérer prolonger leur séjour. En ce sens, l'UDEP met en place une cellule d'accompagnement pour les démarches administratives et d'orientation dans l'aide à l'embauche et/ou à la formation (cours de néerlandais pour nombre de personnes qui souhaitent travailler en flandre par exemple).

 

Santé... 

 L'état de santé pour bon nombre est préoccupant et il importe que les grévistes se réalimentent peu à peu et selon un régime très strict. Les occupânts ont donc été invité à ne pas quitter l'occupation pendant 10 à 15 jours afin de continuer le suivi médical et un groupe de solidarité culinaire Gantois se charge de préparer diverses soupes diététiques sur les conseils des médecins.

 

L'UDEP 

Pour l'UDEP, cette grève n'est qu'une étape et d'ici le 23 mars la mobilisation continue pour faire pression sur le Ps et le Cd&V pour qu'ils tiennent leurs engagements et inscrivent les attaches durables dans l'accord du futur gouvernement.

Le travail consiste à présent à  continuer l'expansion des CerCles du silence qui culmineront avant l'entrée en fonction du futur gouvernement(aux environs du 20 mars) en un CerCle du silence national réuni à Bruxelles, entourant probablement les partis concernés. 

 

 

L’UDEP BRUXELLES

 

  L’UDEP: 0494/384 442  -

 

MERCI DE TRANSMETTRE D'URGENCE :
DISPARITION
  Notre sœur a disparu depuis ce lundi 25 février 2008. Elle est partie de son domicile à Genval (Belgique) pour se rendre à son école, elle n'y est jamais allée. Elle portait au moment de sa disparition un jeans, des baskets bleues marine (all star), et avait une besace de toile kaki. Pouvez-vous nous aider à la retrouver ?
Merci de transmettre ce message à tous vos contacts.

 

Prénom : Margot

Age : 16 ans
Taille : 168cm
Corpulence : mince
Yeux : bruns
Cheveux légèrement bouclés (parfois lissés) châtain clair.

Si vous avez la moindre information qui pourrait nous être utile, n'hésitez pas à nous contacter.

-          Son frère, Erwin Barbé : +32 (0)495 55 75 92

-          Son frère, Julien Barbé : +32 (0)497 426 427

-          Ou le commissariat de police le plus proche

-          Ou CHILD FOCUS au 110.

18/02/2008

Aux membres du gouvernement


Aux membres du gouvernement, à la presse Belge, pour les grévistes de la rue Royale, l'UDEP Bruxelles.38875
 
 ruroyaale

Suite aux informations passées sur certaines ondes nationales ce week-end, aux diverses rumeurs politiques sur une issue conclue pour sortir de la grève de la faim ce lundi ou d'un accord accepté par les grévistes, l'UDEP Bruxelles tient à mettre les choses au clair: ces informations sont fort MALHEUREUSEMENT fausses!

Les personnes sans papiers occupant le n° 91 de la rue Royale à Bruxelles atteindront ce lundi leur 49e jour de la grève de la faim qu’ils ont entamée le 1e janvier.

  

Depuis ce jour, leur détermination et leurs revendications n’ont guère varié : dès le début de leur action, les grévistes ont en effet invariablement exigé, de façon collective, une solution à la fois digne et vivable.

Les grévistes parlent d'une situation administrative temporairement suffisante (au moins pour 12 mois) à trouver un emploi ou suivre une petite formation et gagner un contrat de travail, qui leur permette de vivre dignement et de façon durablement légale.  

La perspective de l'octroi d'un permis de séjour d'à peine 3 mois n'est évidemment pas une solution de vie durable et donc rejetée en bloc par les grévistes: "Tu crois que je vais mourir ici pour que en mai mes enfants se retrouvent de nouveau sans papiers?!" ; nous a déclaré une gréviste...

 

Les grévistes interrogés un par un, par les membres du bureau de l'Udep Bruxelles ce dimanche sont à ce jour, identiquement résolus à obtenir ce qu’ils réclament depuis 11 semaines. Bon nombre d'entre eux n'étaient d'ailleurs même pas au courant des fausses informations qui courent sur leur dos, ils l'ont appris par l'Udep ou par l'article (juste et cohérent) paru dans LLB ce samedi.

A ce stade de la grève, les personnes sont dans un état de non-retour avancé qu'il convient de désammorcer en évitant ce genre de déclarations qui peuvent être prises comme des provocations pour des personnes déjà si peu entendues et considérées. L'Udep ne peut que répèter son appel lancé samedi à la manifestation vers les partis francophones du gouvernement (Ps, MR, cdH) et Mr Dewael afin qu'ils mettent tout en oeuvre pour trouver une issue à cette crise.

L'Udep rappelle que la grève de la faim n'est pas inévitable contrairement à ce qu'à déclaré Patrick Dewael à Mme Nyssens (cdH) et qu'elle est le fruit d'une politique de plus en plus absurde, arbitraire et cruellement aveugle de l'humanité des immigrés sans papiers qui vivent parmis nous. Le cas effarant de la petite Angelica nous l'a rappellé encore cet été.

En outre, ce sont les engagements politiques non tenus (du Ps notamment qui avait déclaré aux sans papiers qu'il ne rentrerait jamais dans un gouvernement sans mettre fin à l'arbitraire de l'Office des étrangers) qui ont amené les personnes sans papiers à user de cet ultime recours,  après des années de combat citoyen, pour se faire enfin entendre.

A part au cdH ou chez des personnalités telles que Marie Arena ou Carine Lallieux, nul ne semble vouloir prendre ses responsabilités politiques.

Pour les personnes sans papiers en grève de la faim depuis 49 jours, l'Udep Bruxelles.

Udep 0485 103 858 (grévistes) / AVOCATS des grévistes : 02.210.02.00 /GSM: 0475.57.57.00


APPEL A REJOINDRE LES PERSONNES SANS PAPIERS

POUR EXIGER DE NOTRE GOUVERNEMENT

QU’IL TRAITE LA QUESTION URGENTE DE LA RÉGULARISATION.

bourse de BXL - Samedi 16/02 14h
 
    Appel lancé à Mr Di Rupo (Ps), Mme Milquet (cdh) et Mr Reynders (MR) afin qu’ils entendent ce cri de détresse
et évitent la fin tragique qui se joue sous nos yeux aujourd’hui.
L’état de santé de la majorité des grévistes continue de se dégrader, nous annoncions un état catastrophique la semaine passée, aujourd’hui, la situation est plus que critique et rien n’a avancé.

Les grévistes restent déterminés à n’accepter aucune sortie qui ne leur offre pas de solution durable au calvaire et à la souffrance quotidienne de la clandestinité, moins supportables, à leurs yeux que la mort de laquelle ils s'approchent.

Cette solution durable, ce droit de séjourner, cette régularisation de leur situation administrative, ce bout de papier qui permet tout simplement de vivre, à ce jour, le ministre le leur refuse toujours. C'est donc le gouvernement que l'Udep interpelle aujourd'hui.

  Outre leur détresse immense, ce que 150 personnes qui ont cessé de s’alimenter depuis 47 jours nous rappellent, c’est l’impérieuse urgence qu’il y a, à ce que notre gouvernement s’engage dans la voie de la régularisation.

 

Seule une politique cohérente, non arbitraire et qui tienne compte des attaches que les personnes ont établies avec notre pays, peut mettre un terme à la détresse de dizaines de milliers de personnes et par là même, mettre un terme aussi à la grève de la faim en cours et à celles qui suivront certainement, si aucune responsabilité humanitaire n’est prise.

  Samedi passé déjà, 400 personnes s’étaient rendue à l’Office des étrangers rappeler au ministre Dewael le péril de mort des 150 grévistes. Dans la foulée, le ministre a été interpellé plusieurs fois par le parlement, par les syndicats du nord et du sud du pays, par les organisations de défense des droits de l’homme,…

Resté sourd à tous ces appels, Patrick Dewael demeure inflexible, c’est donc au gouvernement d’agir et de trouver une issue à cette crise, acte que le ministre ne semble pas vouloir poser.  

  

Ce samedi, nous rappellerons donc aux partis du gouvernement, le lent suicide collectif qui se déroule sous leurs fenêtres et le suicide, ce mardi 5 février, de Omar, un  demandeur d'asile originaire de Guinée et âgé de 27 ans, qui, comme les 150 grévistes, a été désespéré après avoir reçu un ordre de quitter le territoire, et a décidé de se jeter sous un train en gare de Namur. Il séjournait et étudiait en Belgique depuis 2004, il y avait construit des attaches solides et durables…

  

Nous le rappellerons au gouvernement une fois de plus, au nom des grévistes et de toutes les personnes sans papiers qui attendent des solutions durables à leur situation, cette fin tragique est celle qui se joue sous nos yeux aujourd’hui !

   

L’UDEP BRUXELLES

  L’UDEP: 0494/384 442  - LES GREVISTES: 0485/103 858   http://sanspapiers.skynetblogs.be/ 

[Chambre des Représentants – Commission de l’Intérieur - Réunion du 13 février 2008 – Extrait du compte rendu intégral (CRIV 52 – COM 102)]

  

22 Question de M. Georges Gilkinet au ministre(sinistre) de l'Intérieur sur "le suicide d'un demandeur d'asile débouté en gare de Namur" (n° 2036)

  22.01 Georges Gilkinet (Ecolo-Groen!):

Monsieur le président, monsieur le ministre, mardi passé, le 5 février, Hassan Bayero, dit Omar, un  demandeur d'asile originaire de Guinée et âgé de 27 ans, a décidé de se jeter sous un train en gare de Namur et est décédé. Avec pas mal de ses amis et de représentants d'associations, j'ai assisté hier à son enterrement au cimetière communal de Namur. Je vous avoue donc que c'est avec une certaine émotion que je pose cette question.

 Alors qu'il séjournait et étudiait dans notre pays depuis 2004, qu'il y avait construit des attaches solides et durables, il avait reçu, quelques jours avant de poser cet acte, un ordre de quitter le territoire, mettant fin à tous ses espoirs et à tous les projets qu'il avait conçus; il se trouvait sans perspective d'avenir.

Cette fin tragique est d'autant plus difficile à accepter qu'en cours de formation de l'orange bleue, les négociateurs dont vous étiez avaient laissé entrevoir, à défaut d'une régularisation généralisée sur base de critères objectifs, un certain assouplissement des règles d'accueil, lié notamment aux perspectives professionnelles des demandeurs d'asile. Peut-être quelques mois de moratoire auraient-ils été suffisants pour éviter la fin tragique d'Omar.

 

Si je me permets de faire référence à ce cas précis, c'est parce qu'il me semble symptomatique, monsieur le ministre, de la situation vécue par de nombreux demandeurs d'asile aujourd'hui et qu'il doit nous pousser à trouver des réponses plus humaines aux cris de détresse poussés par celles et ceux qui estiment que la vie dans notre pays, quelles qu'en soient les conditions, est préférable à l'enfer de leur enfance ou de leur jeunesse.

 Monsieur le ministre, pouvez-vous dès lors nous dire si vous avez été informé de ce drame et quels sont les conclusions que vous en tirez sur les adaptations nécessaires et urgentes de la politique d'asile dans notre pays?

Disposez-vous de statistiques relatives au nombre de suicides de demandeurs d'asile en Belgique?


Le phénomène me paraît en forte augmentation, ce qui doit nous interpeller.

Surtout, même si la question vous a déjà été posée (peut-être allez-vous un jour évoluer avec ce gouvernement), ce drame entraînera-t-il une évolution ­ au moins temporaire sous la forme d'un moratoire que nous vous demandons de longue date ­ de la politique d'asile mise en oeuvre par le gouvernement fédéral?

  

22.02 Patrick Dewael, ministre:

 

Monsieur le président, chers collègues, j'étais et je suis toujours d'avis que le Parlement n'est pas l'endroit pour discuter en détails de cas individuels, aussi dramatiques soient-ils.

 

1. Je peux cependant communiquer à l'honorable membre que mes services ont été avertis d'une tentative de suicide.

 

2. En ce qui concerne les statistiques relatives au nombre de suicides des demandeurs d'asile ou d'ex-demandeurs d'asile, je vous renvoie à mon collègue compétent pour Fedasil.

 Jusqu'à aujourd'hui, un seul suicide a été répertorié dans les centres fermés de notre pays. Celui-ci s'est produit le 8 septembre 2004 au centre pour illégaux de Merksplas. Il s'agit d'un ressortissant de la République démocratique du Congo.

3. Dans un État de droit où la sécurité juridique doit toujours primer, il est difficile de concevoir l'instauration d'un moratoire qui pourrait mettre à mal cette sécurité et serait en outre injuste et discriminatoire à l'égard des étrangers déboutés qui ont donné suite à la mesure d'éloignement.

 

Une politique d'asile n'implique pas l'octroi systématique d'un droit de séjour au demandeur d'asile débouté alors qu'il n'a pas été reconnu comme réfugié ou reçu la protection subsidiaire par les instances d'asile. Une politique d'asile sous-entend que des décisions négatives pourraient être prises. Ces décisions sont toujours susceptibles de recours et l'étranger peut à tout moment faire valoir des circonstances humanitaires urgentes par le biais d'une demande d'autorisation de séjour en application de l'article 9bis de la loi. Mais là aussi, certaines décisions devant être prises sont négatives. C'est ainsi qu'est organisé un État de droit.

  

22.03 Georges Gilkinet (Ecolo-Groen!):

 Monsieur le ministre, je connais malheureusement votre position et je vois qu'elle n'évolue pas beaucoup.Pourtant, j'estime qu'on ne peut pas fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer. Je vous citais un cas qui me touche personnellement mais vous savez qu'à quelques centaines de mètres d'ici, 150 personnes, êtres humains, hommes et femmes, sont en grève de la faim et leur l'état empire chaque jour. Ce n'est pas digne d'un État comme le nôtre de fermer les yeux et de nier l'évidence.

Je vais chercher des informations complémentaires en ce qui concerne le suicide des personnes concernées.

 

À tout le moins mais ce n'est pas nouveau, notre groupe fera en sorte que ce cri de désespoir ­ ce n'est pas seulement une tentative de suicide mais un suicide réussi malheureusement; Omar restera donc en Belgique définitivement même si ce n'est pas de la manière dont il aurait rêvé ­ ne reste pas sans effet malgré votre inflexibilité. 


 Cirkel van stilte voor regularisatie/
CerCles du silence :8504
http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/02-06/DSC_0358.JPG
Cirkel van stilte voor regularisatie-CerCle du silence ce mercredi à côté de l'occupation rue royale, cette action à lieu tous les mercredi à BXL, Anvers, Sint-Niklaas, Roeselaere, Tubize, Liège, jodoigne, Louvain la Neuve,...(photo François Corbiaux)
Op initiatief van Udep (Unie van mensen zonder papieren) vinden in diverse steden in België elke week cirkels van stilte plaats, cirkels van mensen zonder papieren en sympathisanten. Deze week vonden onder andere cirkels plaats in Brussel, Antwerpen, Luik, Verviers, Louvain-la-Neuve,… Deze cirkels van stilte zijn voor de actievoerders een symbolisch protest omdat alles in verband met het regularisatiedossier al gezegd is, 161 mensen in alle anonimiteit aan het hongerstaken zijn, omdat mensen zonder papieren hier wonen, werken, leven,… zonder rechten.
Omdat door politici van alle democratische gezindte oplossingen beloofd zijn die er nog nooit zijn gekomen. Iedereen kan aansluiten bij de Cirkels van Stilte, op woensdag 13 februari om 18.00 u op het Conscienceplein in Antwerpen, in Brussel aan de Koningsstraat, ook in Sint-Niklaas en Roeselare. De sans-papiers en sympathisanten van sans-papiers worden ook verzocht om ook in andere steden op een symbolische plaats een Cirkel van Stilte te organiseren op woensdag om 18.00. Men wordt verzocht dit kenbaar te maken aan contact@papieren-papiers.be   zodat het op www.papieren-papiers.be kan geplaatst worden.
 VLOScentrum Kasteelstraat 4  9100 Sint-Niklaas -tel 03 766 29 13- 0477 40 62 19 jozef.hertsens@vlos.be  www.vlos.be

APRÈS 40 JOURS DE GRÈVE DE LA FAIM!

MARCHE POUR LA RÉGULARISATION DES GRÉVISTES
ET DE TOUTES LES PERSONNES SANS PAPIERS 8253


CE SAMEDI 9 février 2008 à 16h - Rue Royale


Samedi, cela fera 40 jours que 150 personnes ont cessé de s'alimenter pour mettre lentement fin à leur vie. Ils espèrent et nous espérons avec eux, ne pas en arriver là.


40 jours sans apports nutritionnels c'est médicalement le seuil limite qui déjà, commence à entrainer des séquelles irréversibles et la mort pour les plus faibles.

 

Nous porterons 150 chaises vides dans les rues de la capitale que nous déposerons devant l'Office des étrangers en symbole des 150 grévistes de la faim absents de la marche et des 150 000 personnes sans papiers qui attendent depuis des années une solution à leur état de détresse humaine.

Chacune des 150 chaises portera le nom d'un gréviste et sa profession. Nous y ajouterons la (ou les) région(s) de Belgique (Flandre, BXL, Wallonie) dans laquelle ce métier est en pénurie. (Le VDAB estime à 200 000 le nombre de travailleurs nécessaire d'ici 2010 pour combler le manque de main d'oeuvre criant dans certains secteurs rien qu'en région flamande).


 

Patrick Dewael (VLD) tient à peu près le même discours, préconise la régularisation par le travail et s'enferme pourtant dans son mutisme face aux interpellations de la population sans papiers, se repliant derrière la loi même si celle-ci est injuste.
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100 000 travailleurs sans papiers en Belgique travaillent au noir et ne demandent qu'à sortir de la clandestinité, travailler légalement, se former, payer des impôts et participer à la solidarité nationale.

COMMENT SORTIR DE CETTE SITUATION?

Tant que la loi pour les personnes qui ont leurs attaches en Belgique est injuste, il y aura des grèves de la faim partout dans le pays. Le gouvernement actuel a fait un fameux pas en arrière sur la question de la régularisation des sans papiers. Cette question vitale et urgente est totalement ignorée par notre gouvernement, alors que la majorité des partis (Ps-cdH-cd&v) qui le compose s’est engagée fermement pour la régularisation. Il est temps que les engagements politiques soient tenus afin de donner d'autres perspectives que la grève de la faim aux personnes sans papiers.
 
Les grévistes, soutenus par le Front Commun syndical, le Forum Asile et Migrations, la Ligue des droits de l'Homme, la KWB, le MOC, de nombreux partis politiques et associations ou comités de citoyens, exigent impérativement une réponse de ce Gouvernement à leur demande.

Les grévistes de la rue Royale, hommes, femmes de tous les pays du monde - Birmanie, Kurdistan, Inde, Mauritanie, Guinée, Equateur, Maroc, Algérie, Pakistan, Angola, Niger, Iran,…- portent en eux toute la richesse du monde mais aussi le cri de détresse de toutes les personnes sans papiers de Belgique.
 
En espérant que la détresse dont nous témoignons ici, et qui est le reflet d’une politique de l’arbitraire et du déni, puisse trouver réponse dans l'humanité de ce Gouvernement, jusqu’ici inconséquent. La nécessité que celui-ci s’engage dans la voie de la régularisation est, une fois de plus, avérée.

Marchons ensemble pour la dignité de tous.

UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)
   
Cette action est soutenue par la Ligue des droits de l’Homme, le MRAX, ECOLO-GROEN!, Vie féminine, le Clea, GRAAAV, la Voix des faibles, VIVE Belgique, Frères de sans, le CADTM,…


UDEP 0486 039 557 (Alex) - 0484 735 192 (Myriam)
http//:sanspapiers.skynetblogs.be/

(91 rue Royale/ Métro Botanique/ Tram 92, 94 arrêt Congrès)

 

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/01-30/DSC_0346.JPG

CerCle du silence ce mercredi à côté de l'occupation, cette action à lieu tous les mercredi à BXL, Anvers, Tubize, Liège, jodoigne, Louvain la Neuve,...(photo François Corbiaux)

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NA 40 DAGEN VAN HONGERSTAKING...

VREEMDELINGENZAKEN  VOOR DE REGULARISATIE  VAN DE HONGERSTAKERS EN ALLE  MENSEN ZONDER PAPIEREN
EN KNELPUNTBEROEPEN

 
NU ZATERDAG 9 FEBRUARI 2008

VERTREK OM 16.00 AAN DE Koningsstraat
 
 De Regering, uiteindelijk samengesteld voor beperkt duur, schijn nu een stap achteruit te zetten inzake de regularisatie van de mensen zonder papieren. Dit hoogst belangrijke en dringende probleem komt helemaal niet voor in de regeringsverklaring van de nieuwe regering, hoewel de partijen die deel uitmaken van de coalitie de akkoorden van oranje-blauw onderhandeld hebben of ondertussen hun wil kenbaar gemaakt hebben om verder te gaan dan de voorgestelde maatregelen inzake regularisatie in dit akkoord dat inmiddels kaduuk geworden is.
 
Nu zaterdag 9 februari 2008 zijn de 150 hongerstakers in de Koningsstraat te Brussel aan hun 40ste dag van hongerstaking. Hun toestand wordt van dag tot dag meer wanhopig en leidt naar een drama. De nood aan een oplossing is er een, meer bepaald voor de 150 000 sans-papiers in België waarvan de Brussels hongerstakers de tragische vertegenwoordigers zijn. Daarom roepen we alle burgers, verenigingen en verantwoordelijke politici op hun solidariteit aan de hongerstakers te betuigen op die dag, dag die ook overeenkomt met een uiterste nood.
 
De hongerstakers eisen een antwoord op hun vraag aan de Regering, zij worden daarbij gesteund door het Gemeenschappelijk Vakbondsfront, het Forum Asiel en Migratie, de Liga van de Rechten van de Mens, de KWB, verschillende politiek partijen, verenigingen en burgercomités, 
 
We zullen dus samen met de hongerstakers op hun 40ste dag van hongerstaking hun dossiers met de vraag om regularisatie van hun administratieve toestand door de straten van de hoofdstad van dit land dragen.
 
De noodkreet die we hier slaken is een antwoord op de politiek van de willekeur en van de afwijzing en wil een menselijk en menswaardig antwoord krijgen van deze Regering die tot nu toe inconsequent geweest is. Het is eens te mee overduidelijk dat het nodig is dat ze zich engageert voor een regularisatie.

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/01-23/DSC_0334.JPG

KURDISCHE EN INDIAANS MOEDERS HONGERSTAKERS- Photo F.Corbiaux

KNELPUNTBEROEPEN 

Nous porterons 150 chaises vides dans les rues de la capitale que nous déposerons devant l'Office des étrangers en symbole des 150 grévistes de la faim absents de la marche et des 150 000 personnes sans papiers qui attendent depuis des années une solution à leur état de détresse humaine.

  ZIEN/VOIR  http://vdab.be/trends/vacatureanalyse.shtml


Chacune des 150 chaises portera le nom d'un gréviste et sa profession. Nous y ajouterons la (ou les) région(s) de Belgique (Flandre, BXL, Wallonie) dans laquelle ce métier est en pénurie: les "KNELPUNTBEROEPEN". (Le VDAB estime à 200 000 le nombre de travailleurs nécessaire d'ici 2010 pour combler le manque de main d'oeuvre criant dans certains secteurs rien qu'en région flamande).


CONTACT : in het nederlands
Ruben Vandevyvere 0498 11 35 34



met de steun van : UDEP-Antwerpen, Udep Brussel, Ligue des droits de l’Homme, de MRAX, ECOLO-GROEN!, Vie féminine, Clea, GRAAAV, Kinderen zonder papieren, le CADTM,


UDEP 0486 039 557 (Alex) - 0484 735 192 (Myriam)
http//:sanspapiers.skynetblogs.be/
(91 rue Royale/ Métro Botanique/ Tram 92, 94 arrêt Congrès)

 

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/02-06/DSC_0366B%20.JPG

 CerCle du silence ce mercredi à côté de l'occupation, cette action à lieu tous les mercredi à BXL, Anvers, Tubize, Liège, jodoigne, Louvain la Neuve,...(photo François Corbiaux)

 

 

Une quarantaine d’enfants de sans-papiers grévistes de la faim qui occupent depuis le 1er janvier un bâtiment de la Communauté française, à la rue Royale à Bruxelles, ont manifesté vendredi après-midi devant le Palais Royal de Laeken.

Ils ont brandi des dessins qu’ils avaient coloriés pour exprimer leur incompréhension face à la situation qu’eux et leur famille vivent en Belgique. “Mes parents sont en Belgique depuis 13 ans et on ne leur donne pas de papiers. Je souhaite que le ministre leur donne des papiers. Je rends souvent visite à mes parents qui font une grève de la faim. Je n’en parle pas à mes amis car c’est difficile d’en parler. Cela me rend triste“, a expliqué Christofer, une fillette équatorienne de 9 ans.

 


Udep Brussel - voor Koerdische moeders en vaders (texte en français plus bas)

 


Kinderen van de Zonder-Papieren-hongerstakers in de Koningstraat 91 wensen een boodschap te richten tot de Koning.



Ze zullen zich dus naar het Koninklijk Paleis van Laken begeven (op het voetpad tegenover het Paleis) op vrijdag 8 februari om 14h.

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/01-23/DSC_0331.JPG

Koerdische vrouwen zonder papieren in hongerstaking (photo f.corbiaux)

"We zijn een groep Koerdische kinderen. Onze moeders en vaders zijn momenteel in hongerstaking in de Koningstraat 91. We willen uw aandacht vestigen op het feit dat deze 8ste februari de 39 ste dag van hun hongerstaking is. Onze ouders zeggen dat ze tot het uiterste willen gaan. De jongsten onder ons weten of begrijpen dat niet. Ze gaan op zoek naar hen doorheen het huis. Maar wij, de ouderen, zijn zeer ongerust en bang wanneer we ze zo mager en vermoeid op hun bed zien liggen.

Wij hebben onze geboorteplaats niet gekozen, maar als onze ouders hun land en hun oorsprong hebben achtergelaten, dan was het om ons een betere toekomst te bieden. In ons land is er oorlog en de meest elementaire rechten worden er niet nageleefd.


Voor sommigen onder ons is België het geboorteland. Wij gaan in België naar franstalige of nederlandstalige scholen sinds meerdere jaren al, ondanks de vele obstakels die we moeten overbruggen. Naar het schijnt hebben we geen wettelijke papieren, en wanneer men geen papieren heeft, heeft men geen recht op een deftige woning, een job, kwaliteitsonderwijs, een goede gezondheid, gelijke kansen en het respect voor onze persoon.



Als onze ouders besloten hebben om niet meer te eten en zodoende hun eigen leven in gevaar te brengen, dan is het omdat ze geen andere keuze hadden. Wij verzoeken U om ons uw steun te bieden, zodat onze ouders hun documenten kunnen bekomen en hun hongerstaking kunnen stoppenzetten."



ARSLAN Ozlem, dochter van Fethullah ARSLAN, GSM: 0478 439930 (nederlandstalig)/

DAG Sevgi, de nicht  van  Nuriye BARAN, GSM : 0477 509742 (Franstalig)/

FINCAN Tural, bezorgde burger die deze actie steunt - GSM : 0479 231001

 


 

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/01-30/DSC_0348.JPG

 

Des enfants des sans-papiers grévistes de la faim du 91 rue Royale souhaitent déposer un message au Roi.



Ils iront donc au Palais Royal de Laeken (en face de Palais, sur le trottoir) le vendredi 8 février 2008 à 14 h.



" Nous sommes un groupe d’enfants kurdes. Nos mères et nos pères sont actuellement en grève de la faim à  la Rue Royale 91. Nous voulons attirer votre attention que ce 8 février 2008 est le 39e jour de la grève de la faim. Nos parents nous disent vouloir aller jusqu’au bout. Mais les plus petits d’entre nous ne le savent pas. Mais ils cherchent leurs présences dans la maison. Nous, les plus grands, nous sommes très inquiets et nous avons peur en les voyant maigris, fatigués, allongés dans les lits.



Nous n’avons pas choisi notre lieu de naissance, mais si nos parents ont quitté leurs pays et leurs racines, c’est pour nous assurer un avenir meilleur. Il y a la guerre dans notre pays et nos droits les plus élémentaires n'y sont pas respectés.

Le pays natal pour certaines d’entre nous, c'est la Belgique. Nous fréquentons des écoles francophones ou néerlandophones en Belgique depuis de nombreuses années malgré tous les obstacles que nous devons surmonter. Il paraît que nous n’avons pas de papiers et quand on n’a pas de papiers, on n’a pas droit d’avoir un logement décent, un emploi, un enseignement de qualité, une bonne santé, l’égalité des chances et le respect de la personne.


Si nos parents ont décidé de ne pas manger en mettant leurs vies en danger, c’est parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix. Nous vous prions de nous apporter votre soutien afin que nos parents obtiennent leurs papiers et puissent arrêter la grève de la faim. "



ARSLAN Ozlem, fille de Fethullah ARSLAN, GSM 0478 439930 (en néerlandais)/

DAG Sevgi, la nièce de Nuriye BARAN, GSM : 0477 509742 (en français)/

FINCAN Tural, citoyen inquiet soutenant l'action GSM : 0479 231001

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/02-06/DSC_0353B.JPG


Conférence de presse sur l’état catastrophique

de la gréve de la faim rue Royale   8059



La conférence de presse a lieu ce mercredi à 11h, à l'occupation Udep de la rue Royale où les médecins, les avocats et l’UDEP présenteront le triste bilan de cette action au 33e jour de la  grève de la faim.

 



Elif, femme kurde de 63 ans, en grève de la faim depuis le 1e janvier, a été hospitalisée deux fois en urgence cette dernière semaine, mais refuse toujours de s’alimenter. En désespoir de cause, les autres 30 femmes sont également rentrées en grève de la faim depuis le 1er février. Les gens tombent, sont emmenés, refusent de s'alimenter et reviennent.


A ce jour, cinq à dix ambulances arrivent chaque jour au 91 rue Royale...

 



La Ligue des droits de l'Homme participera à la conférence et exposera sa position sur l'état de la situation et les perspectives politiques pour les grévistes et les personnes sans papiers.



L'Udep interpelle maintenant le gouvernement, il est plus que temps de réagir, si l'Udep a soutenu les grévistes c'est pour que cette course vers la mort s'interrompe le plus tôt possible. Les Associations et l'Udep appellent depuis des années à l’inscription des attaches durables comme critère de régularisation, et à l’impérieuse nécessité d’inscrire des critères dans une loi.


Nombre de partis actuellement au gouvernement avaient promis aux personnes sans papiers de ne pas les laisser tomber (cd&v, Ps, cdH), le Ps faisait même de ces revendication une condition pour rentrer dans un gouvernement.



Aujourd'hui, au 38ème jour de grève de la faim, il reste médicalement 48h avant que les organes ne subissent des lésions irréversibles et à peine 6 jours avant que les personnes les plus faibles ne décèdent.



Contact UDEP : 0472 895 961 Gerardo Cornejo/Contact Médecins - Mima 0475 910 941/

Contact gréviste - Nevzet 0486 959 486 Mokthar Thigam 0485 103 858
/Contact LDH - 02 209 62 83

 

Office des étrangers :

Michelle Alexandre (o2/2061510), Frederique Elsen
(02/2061939) of Geert De Vulder (o2/2061514)

 



Ce samedi 9 février à 16h
, l'Udep, le Mrax, Vie féminine, La Ligue des droits de l'Homme, Ecolo,... appellent à une manifestation nationale en soutien aux grévistes qui en seront à leur 40ème jour de grève de la faim.


Les manifestants porteront 150 chaises vides de l'occupation jusqu'à l'Office des étrangers en symbole des 150 grévistes absents de la marche ou peut-être déjà disparus.

 




UDEP : Après Bruxelles, Jodoigne, Anvers, Tubize, Liège et Verviers,...

le CerCle du silence démarre à Louvain-La-Neuve
ce mercredi 6 février!




Le mercredi 23 janvier, un premier CerCle du silence eu lieu à Bruxelles à l'initiative de l'UDEP-Bruxelles, des grévistes de la faim Udep de la rue Royale, et des nombreux mouvements, associations, syndicats, qui soutiennent les personnes sans papiers dans leur combat pour la dignité. Cette action se répète depuis, tous les mercredis au même moment dans les différentes villes du pays.



Les CerCles du silence sont nés en France où les frères franciscains se tiennent les mains en silence pour entourer les Centres fermés en signe de protestation des traitements indignes et inhumains qui y sont réservés aux migrants.



En Belgique, ce rassemblement de solidarité se déroule sans slogans, sans cris, parce que ce silence signifie qu’on a déjà tout dit sur la question, et qu’il est temps pour les partis (Ps, cdH, cd&v) s’étant fermement engagés pour la regularisation, de prendre enfin leurs responsablités politiques. Sans quoi, les personnes sans papiers n’auront, dans les faits, d’issue que la grève de la faim pour sortir de l’état de détresse permanente qu’ils endurent depuis des années.


Aujourd’hui, plus que jamais, la politique du gouvernement belge en matière d’immigration est condamnée par les associations de défense des droits de l’homme, les mouvements citoyens et les syndicats.



Nous, UDEP, après de longues années de dur combat pour la reconnaissance de nos droits humains, combat pacifiste et citoyen que nous avons toujours mené dans le respect des lois et des institutions belges et qui a rencontré un large et profond soutien partout en Belgique; nous nous trouvons confrontés à une politique qui ne propose aucune solution qui puisse résoudre effectivement la situation de l’immense majorité des personnes sans papiers en Belgique.

Nous UDEP, appellons à l’inscription des attaches durables comme critère de régularisation, et à l’impérieuse nécessité d’inscrire des critères dans une loi.



L’absence actuelle de considération et de réflexion éthique, morale et politique à cet égard présage que le futur gouvernement s’attachera plus à la dimension concurrentielle et marchande de notre pays, qu’à sa dimension sociale, humaine.
Les priorités du gouvernement ignorent effrontément que la majorité des personnes sans papiers n’ont d’autres perspectives que la clandestinité, l’enfermement et les expulsions, y compris ceux de familles et d’enfants alors même qu’elles partagent la vie sociale et citoyenne belge, au quotidien.


L'UDEP revendique:


- la régularisation de toutes les personnes sans papiers en Belgique.



- l'arrêt des expulsions et la suppression des centres fermés pour étrangers.




UDEP Bruxelles (Union pour la défense des personnes sans papiers)


Contact Udep : 0472 895 961 (Gerardo) 0486 039 557 (Alex)


000-3419170-17- avec la mention " soutien "




INFOS:
A Liège: face à l’Hôtel de Ville (Cracpe, Osp)/ A Anvers: Sur la groenplats (Violetta-Udep Anvers 0499 101 651)
A LLN: CerCle sur la place de l’université. (Michel Ledent 0477 233927)
A Bruxelles: Sur la place de la liberté, entre Botanique et Parc, tram 92-94 arrêt congrès, à côté de l'occupation udep rue royale.




Nous vous invitons à participer avec nous à ce CerCle du silence, de 18 heures à 18 heures 30, chaque mercredi, quand vous le pouvez,...
Avec une lampe de poche ou une lanterne pour être visibles, puisqu'il fait encore noir...



Les CerCles tiendront si nous sommes nombreux à nous relayer. Diffusez l'info! Si vous n'êtes pas libres ce mercredi-ci, notez le suivant, au même endroit, et ainsi de suite. Le mouvement aura un impact par sa continuité et son expansion géographique!
 


Action des "Cercles du silence" pour les sans-papiers à Anvers
 


Le nom de l'opération a été choisi car "tout a déjà été dit sur la question de la régularisation", rappellent les organisateurs. A partir du mercredi 6 février, une action sera organisée chaque semaine, à 18 heures, sur la Groenplaats à Anvers.

 

Des associations de défense des sans-papiers organiseront mercredi, à Anvers, une action sur la Groenplaats dans le cadre de l'opération "Cercles du silence". Cette action vise à poursuivre le combat pour la régularisation des sans-papiers, ont annoncé samedi les organisateurs de l'évènement.

 

L'opération des "Cercles du silence" a été lancée il y a deux semaines à Bruxelles. Elle a ensuite été suivie dans plusieurs villes wallonnes. L'Udep organisera désormais une action mercredi prochain à Anvers.

 

Le nom de l'opération a été choisi car "tout a déjà été dit sur la question de la régularisation", rappellent les organisateurs. A partir du mercredi 6 février, une action sera organisée chaque semaine, à 18 heures, sur la Groenplaats à Anvers.


APRÈS 40 JOURS DE GRÈVE DE LA FAIM7933
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MARCHE JUSQU'À L’OFFICE DES ÉTRANGERS
POUR LA RÉGULARISATION DES GRÉVISTES ET DE TOUTES LES PERSONNES SANS PAPIERS
 CE SAMEDI 9 FEVRIER 2008

DÉPART À 15H DE LA COLONNE DU CONGRÈS

 

http://gabaye.unblog.fr/files/2007/10/greve.bmp
Le Gouvernement, enfin installé à durée déterminée, semble à ce jour avoir fait un pas en arrière sur la question de la régularisation des personnes sans papiers. Cette question cruciale et urgente est totalement absente de la déclaration du nouveau gouvernement, alors même que les partis qui composent cette coalition ont soit négocié les accords de l' « orange bleue », soit rappelé entre-temps leur volonté d'aller plus loin dans les mesures proposées en matière de régularisation dans ce défunt accord.  Ce samedi 9 février 2008, les 150 grévistes sans papiers de la rue Royale à Bruxelles en seront à leur 40ème jour de grève de la faim. Leur situation semble à ce jour désespérée et vouée au drame. Cette urgence est, plus largement, celle des 150 000 personnes vivant sans papiers en Belgique, dont les grévistes bruxellois sont tragiquement représentatifs. C'est pourquoi nous faisons appel à tous les citoyens, associations et responsables politiques afin qu’ils apportent, à cette date qui correspond à une extrême urgence, leur solidarité aux grévistes.

 

Les grévistes, soutenus par le Front Commun syndical, le Forum Asile et Migrations, la Ligue des droits de l'Homme, la KWB, de nombreux partis politiques et associations ou comités de citoyens, exigent impérativement une réponse de ce Gouvernement à leur demande.  Nous accompagnerons donc les grévistes à leur 40ème jour de grève de la faim pour porter les dossiers de demande de régularisation de leur situation administrative à travers les rues de la capitale de notre pays.  En espérant que la détresse dont nous témoignons ici, et qui est le reflet d’une politique de l’arbitraire et du déni, puisse trouver réponse dans l'humanité de ce Gouvernement, jusqu’ici inconséquent. La nécessité que celui-ci s’engage dans la voie de la régularisation est, une fois de plus, avérée. L’UDEP: 0484/735 192                0494/384 442LES GREVISTES: 0485/103 858

                                0486/959 486

 

  
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  VREEMDELINGENZAKEN  VOOR DE REGULARISATIE  VAN DE HONGERSTAKERS EN ALLE  MENSEN ZONDER PAPIEREN NU ZATERDAG 9 FEBRUARI 2008VERTREK OM 15.00 AAN DE CONGRESKOLOM  De Regering, uiteindelijk samengesteld voor beperkt duur, schijn nu een stap achteruit te zetten inzake de regularisatie van de mensen zonder papieren. Dit hoogst belangrijke en dringende probleem komt helemaal niet voor in de regeringsverklaring van de nieuwe regering, hoewel de partijen die deel uitmaken van de coalitie de akkoorden van oranje-blauw onderhandeld hebben of ondertussen hun wil kenbaar gemaakt hebben om verder te gaan dan de voorgestelde maatregelen inzake regularisatie in dit akkoord dat inmiddels kaduuk geworden is. Nu zaterdag 9 februari 2008 zijn de 15 hongerstakers in de Koningsstraat te Brussel aan hun 40ste dag van hongerstaking. Hun toestand wordt van dag tot dag meer wanhopig en leidt naar een drama. De nood aan een oplossing is er een, meer bepaald voor de 150 000 sans-papiers in België waarvan de Brussels hongerstakers de tragische vertegenwoordigers zijn. Daarom roepen we alle burgers, verenigingen en verantwoordelijke politici op hun solidariteit aan de hongerstakers te betuigen op die dag, dag die ook overeenkomt met een uiterste nood. De hongerstakers eisen een antwoord op hun vraag aan de Regering, zij worden daarbij gesteund door het Gemeenschappelijk Vakbondsfront, het Forum Asiel en Migratie, de Liga van de Rechten van de Mens, de KWB, verschillende politiek partijen, verenigingen en burgercomités,   We zullen dus samen met de hongerstakers op hun 40ste dag van hongerstaking hun dossiers met de vraag om regularisatie van hun administratieve toestand door de straten van de hoofdstad van dit land dragen.  De noodkreet die we hier slaken is een antwoord op de politiek van de willekeur en van de afwijzing en wil een menselijk en menswaardig antwoord krijgen van deze Regering die tot nu toe inconsequent geweest is. Het is eens te mee overduidelijk dat het nodig is dat ze zich engageert voor een regularisatie.   UDEP: 0484/735 192             0494/384 442HONGERSTAKERS: 0485/103 858

                                     0486/959 486

 

ELIF

ZOILA
MAYRA
LUZMILA
AURORA
JUANA
JOSE LUIS
MERCEDES
REBECA
PEDRO
OLGA
FERNANDO
MARGARITA
ROSA MATILDE
TANIA
SEGUNDO
TANIA
MARINA
ROSA
SENDTUN
ALTYN
YERSTESEN
GAGLI
AKTAYA
BESEREN
UGAR
SAMI
TAOUFIK
ABDERRAHIM
ABDOULAY
OSMANE
MOHAMMED
AMADOU
MANSOR
ALI
HAMID
RACHID
EL HASNI
BA’RACINE
TAHOUFIC
KHALID
LAKEHAL
MOKHTAR
ABOU BAH
MILOUD
AMADOU
MAMADOU
SOULEYMANE
BAH MOUCTAR
TAREK
BENSAMHOUDA
NEVZÀT
ENGIN
ERBOGAN
ARSLAN
AKIN
FARUK
VEYSEL
IKIZLER
TERCAN
ESEN
SAGIR
SEN
MAHSUM
AHMET CAN
ARSLAN
YAGIZ
IJNAL
ASLANTEPE
HIKEYINOGLU
APAYDIN
UDES
INCE
CELIK
ARSLAN
ERAY
YSMAEL
BESIME
ADILE
NURIYE
AYSE
GULEY
PAUDEL
PATHAN
NKENGUE ANA
PAOLA
DJIBY
ALIOU
DEY YAYA
ABDOUL
KOMLAN
DIA DEMBA
HAFID
FOLY AKPOTOME
TALHIL
TERRAS
MANAD
MOUCINE
RAYMOND
FERNANDO
LAETITIA

. . . 

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OPROEP AAN DE CD&V!

ACV en ABVV en KWB reageren...7514

Brussel,  24 januari '08

 Werknemers zonder papieren in hongerstaking


 

        ACV en ABVV reageren

 

Vandaag, donderdag 24 januari 2008, zijn 150 mensen zonder papieren al 25 dagen tevergeefs in hongerstaking. Ze willen dat de Minister van
Binnenlandse Zaken naar hen luistert en hen uit deze situatie haalt.
Nationaal verantwoordelijken van ACV en ABVV gingen hen vanochtend hun steun betuigen.

ACV en ABVV stellen vast dat vele mensen zonder papieren er vandaag van overtuigd zijn - en hoe zouden we het hen kwalijk kunnen nemen? - dat de kortste weg naar normalisatie van hun situatie een hongerstaking is, met al de risico's die zo'n actie meebrengt voor hun gezondheid en voor hun leven. Dat is menselijk gezien onaanvaardbaar.

Zodra ze van de actie op de hoogte waren, hebben ABVV Brussel en ACV
Brussel-Halle-Vilvoorde de handen in elkaar geslagen om onmisbare,
elementaire hulp te bieden in het gebouw in de Koningsstraat nr. 91, waar de mensen zonder papieren in bijzonder ongezonde en onhygiënische
omstandigheden verblijven. Ze maakten zich ook zorgen om de medische
begeleiding van de hongerstakers: dankzij de actie van een tiental dokters kon stap voor stap een medische opvolging worden uitgebouwd met de hulp van stagiaires, goed omkaderd door jongbejaarde dokters, en met de hulp van het Rode Kruis.       

ACV en ABVV herinneren eraan dat illegale werknemers niet verantwoordelijk zijn voor de oorlogen, niet voor de dictaturen en ook niet voor de wereldwijde ontregeling van de arbeidsmarkt. Integendeel, ze zijn er het slachtoffer van: slachtoffer van de onderontwikkeling, slachtoffer van fysiek of economisch geweld, slachtoffer van mensenhandelaars en alle andere soorten tussenpersonen zonder scrupules.

Vandaag willen de twee vakbonden krachtig hun eis herhalen van een snelle oprichting van een onpartijdige en onafhankelijke Regularisatiecommissie. Die moet werken met duidelijke en vaste criteria, waarmee eindelijk een legaal bestaan kan worden gegeven aan personen die feitelijk volwaardig lid zijn van onze samenleving.

 

Een van die criteria moet met name de abnormaal lange duur zijn van de
procedure voor gezinshereniging of regularisatie, de financiële
onmogelijkheid om terug te keren en, last but not least, de duurzame banden, de doodgewone erkenning van het feit dat de persoon het 'centrum' van zijn leven (zowel gevoelsmatig als op sociaal en economisch vlak) in België heeft uitgebouwd. Soms ook simpelweg de erkenning van het feit dat de administratieve procedures voor de wettelijke vestiging in ons land zo lang duren.

 

Meer informatie:

 

Guy Tordeur, verbondssecretaris ACV Brussel-Halle-Vilvoorde, 02 508 88 25, 0475 60 27 86

 

Philippe Van Muylder, algemeen secretaris ABVV intergewestelijke Brussel, 02 552 03 34, 0475 25 43 54

 

___________________________________________________________

Standpunt van de KWB inzake asiel

KWB pleit voor een humaan asielbeleid

 

 

De KWB roept minister van binnenlandse zaken Dewael op om de dossiers van asielzoekers snel en ten gronde te onderzoeken en ze niet op een formalistische basis van  tafel te vegen.

 

Sinds begin dit jaar zijn een 150 tal asielzoekers in hongerstaking in de gebouwen van de Franse Gemeenschap in de Koningsstraat in Brussel. Ze vragen dat hun administratieve situatie collectief geregulariseerd wordt.

  De KWB vraagt aan minister Dewael om van deze gelegenheid gebruik te maken om te bewijzen dat hij een asielbeleid wilt dat rechtvaardig én humaan is.  

De KWB pleit niet voor open grenzen waarbij iedereen die zegt een vluchteling te zijn het statuut van vluchteling krijgt. De KWB pleit er wel voor om mensen die zich als vluchteling aandienen via een korte procedure snel duidelijkheid en zekerheid te verschaffen en daarbij de redenen van hun vlucht grondig te onderzoeken. Op basis van duidelijke criteria die in de wet verankerd zijn moet in het kader van die procedure het al dan niet toekennen van asiel op een rechtvaardige en humane manier mogelijk zijn.

  De KWB pleit voor het regulariseren van asielaanvragen op basis van de criteria, die voorzien zijn in het ontwerp van wetsvoorstel van UDEP, de vereniging voor de verdediging van mensen zonder papieren: . de aanvrager heeft binnen de 3 jaar geen uitvoerbare beslissing ontvangen van de overheid of binnen de 3 jaar geen uitspraak van de Raad van State.

. de aanvrager kan buiten zijn wil niet terug naar zijn land van herkomst omdat het land in oorlog is of omdat het risico op foltering of onmenselijke, vernederende behandeling groot is bij uitwijzing naar dat land.

 

. de aanvrager is ernstig ziek of gehandicapt

 

. de aanvrager heeft duurzame sociale banden met België

 

. de aanvrager levert of zal een socio-economische bijdrage aan België leveren.


Persbericht FAM 17 januari 2007

Interimregering kan niet zwijgen over ‘Wie mag blijven?’

Eerste hongerstaking van het jaar loopt, hoeveel nog te gaan?

Het jaar is amper begonnen en er zijn alweer 150 mensen zonder papieren in hongerstaking. Dit keer in de Koningsstraat in Brussel, vlakbij het kabinet van minister van Binnenlandse Zaken Patrick Dewael. In hongerstaking gaan is al lang niet meer origineel maar misschien wel effectief? In het verleden leidden hongerstakingen alvast in een aantal gevallen tot regularisatie van illegaal verblijf. Het gebrek aan duidelijke regularisatiecriteria maakte zulke ‘natte vinger beslissingen’ mee mogelijk. Hongerstaken lijkt een nieuw criterium voor regularisatie geworden.

De roep om een humaan maar vooral duidelijk regularisatiebeleid blijft ook dit jaar aanhouden. Dat komt omdat de minimale politieke beloftes die de regeringsonderhandelaars vastlegden in het oranjeblauwe akkoord over asiel & migratie (voorlopig?) niet worden uitgevoerd. In de tekst van de interimregering is van het regularisatiethema eenvoudigweg geen sprake. Maar er zijn wel 50 nieuwe ambtenaren op DVZ beslissingen aan het nemen op basis van het oude beleid. Dat oude beleid is echter te beperkt en te onduidelijk. Uit het oranjeblauwe akkoord bleek dat men dit wil uitbreiden en verduidelijken. Ook de PS is hiervoor.

Hoeveel mensen zullen dit jaar weigeren te eten? Hoeveel acties en betogingen moeten sans-papiers houden alvorens de regering opnieuw een eerste aanzet geeft tot verbetering van de bestaande regelgeving?

Nochtans is dit onderwerp incontournable, ook voor deze noodregering. De mensen zonder papieren zijn hier en zullen niet in rook opgaan. Ze allemaal het land uitzetten is niet menselijk, maatschappelijk niet wenselijk en bovendien praktisch onhaalbaar.

Het Forum voor Asiel en Migraties vraagt dat de interimregering dringend een nieuw regularisatiebeleid opstart, zoals aangekondigd in de oranjeblauwe akkoorden. Een beleid voor mensen die al jaren wachten in verblijfsprocedures, een beleid voor mensen zonder papieren die duurzame bindingen hebben met ons land én een beleid voor mensen zonder papieren die aan de slag kunnen op onze arbeidsmarkt. Het FAM heeft hiervoor concrete voorstellen.

Contact: Pieter De Gryse, Vluchtelingenwerk Vlaanderen, 0478 444 121

Travailleurs sans papiers en grève de la faim:

 la CSC et la FGTB réagissent!!!

 

Ce jeudi 24 janvier, les responsables nationaux de la CSC et de la FGTB se sont rendus au 91 rue Royale à Bruxelles pour témoigner du soutien qu’ils entendent apporter à ces personnes en lutte pour leur dignité. Cela fait maintenant 25 jours que 150 personnes ne disposant pas de papiers y mènent désespérément une grève de la faim pour se faire entendre du ministre de l’Intérieur et tenter de débloquer leur situation.

La FGTB et la CSC constatent que de nombreux sans-papiers ont aujourd’hui acquis la conviction (et comment leur en faire grief?) que le chemin le plus court vers la normalisation de leur situation passe… par une grève de la faim, avec tout ce que ce type d’action entraîne comme risques majeurs pour leur santé et leur vie. Ce n’est pas humainement acceptable.

Aussitôt informées du mouvement, la CSC-Bruxelles-Hal-Vilvorde et la FGTB-Bruxelles s’étaient mises en front commun pour apporter le premier soutien matériel indispensable à l’occupation du bâtiment, particulièrement insalubre, du 91 rue Royale.

Elles se sont également préoccupées de l’encadrement médical des grévistes: grâce à l’action d’une dizaine de médecins, travaillant dans des conditions évidemment très difficiles, un suivi médical a pu se mettre progressivement en place, avec l’aide de stagiaires, bien encadrés par des médecins seniors, et de la Croix-Rouge.De manière générale, la FGTB et la CSC rappellent que les travailleurs clandestins ne sont responsables ni des guerres, ni des dictatures, ni de la dérégulation mondiale du marché du travail.

Tout au contraire, ils en sont les victimes: victimes du sous-développement, victimes de la violence, physique ou économique, victimes de négriers, et de toutes sortes d’intermédiaires sans scrupules.Aujourd’hui, les deux organisations syndicales rappellent avec force leur revendication pour la mise en place rapide d’une Commission de régularisation impartiale et indépendante. Celle-ci devra travailler sur base de critères clairs et permanents, qui permettent de donner enfin une existence légale à des personnes qui, de fait, sont membres à part entière de notre société. Devront notamment faire partie de tels critères: la longueur anormale de la procédure de regroupement familial ou de régularisation, l’impossibilité matérielle de retour, et les attaches durables, simple reconnaissance du fait que la personne a établi le "centre" de sa vie (affective, sociale et économique) en Belgique, parfois, tout simplement, du simple fait de la longueur des procédures administratives d’installation légale dans notre pays.Pour plus d’informations:

 

 Guy Tordeur, secrétaire fédéral de la CSC-Bruxelles-Hal-Vilvorde,

gtordeur@acv-csc.be, 02.508.88.25.


« Cercle du silence » pour les sans-papiers autour de la Flamme du Clandestin Inconnu à Bruxelles :

« ci-gît toute la richesse du monde ».

  

Les grévistes de la faim sans papiers de l’Udep qui occupent depuis plus d’un mois le 89 de la rue Royale et ne se sont pas alimentés depuis 23 jours, se rassembleront ce mercredi 23 janvier à 18h sur la place de la Liberté, à deux pas de la flamme du Soldat Inconnu, dans le cadre de l’initiative nationale des « Cercles du silence » initiées par les personnes sans papiers et leurs nombreux soutiens (voisins, avocats, prêtres, Ciré, Ldh, Mrax, syndicats, FSM, ...).

  

Il s’agira d’un rassemblement sous forme de « cercle silencieux » où des citoyens avec ou sans papiers se serreront les coudes autour de la flamme du Clandestin Inconnu. Une flamme symbolique sera allumée avec la mention « ci-gît toute la richesse du monde ».

  

Sans slogans, sans cris, le rassemblement se déroulera dans le silence. Notre silence signifiera qu’on a déjà tout dit sur la question et qu’il est temps pour les politiques d’agir. Nous espérons ainsi interpeller les représentants politiques au sujet des discriminations dont les personnes sans papiers sont victimes,  peser sur le gouvernement intérimaire pour qu’il englobe la question de la régularisation dans son programme et qu’il lui trouve une réponse digne. En somme, puisqu'ils font effectivement partie de la population de ce pays, nous voulons obtenir que les clandestins soient enfin… reconnus. 

  Samedi 26 janvier, le Forum Social se clôturera par une marche qui partira de la Bourse vers l’office des étrangers à 17h, pour arriver à l’occupation des 150 grévistes de la faim rue Royale où un débat et un concert attendrons les marcheurs.

L'action se répétera chaque semaine au même endroit.

  

Pour l'UDEP-Bruxelles,

 

Alex (0486/ 03 95 57) porte-parole

 

 

FORUM SOCIAL 26 JANVIER
PROGRAMME DES ACTIONS:



13h à 17h - Rassemblement
A la Bourse de Bruxelles ça va bouger avec du Théâtre-action, du Slam, Concerts et Fanfare, une Messe dédiée à la sainte consommation, quelques mots bien envoyés, à boire et à manger,...



17h - Manifestation de solidarité avec les sans-papiers
Départ à la Bourse de Bruxelles, direction l’Office des étrangers avant de rejoindre l’occupation du 91 rue Royale et les grévistes de la faim.


Pour
- la régularisation de tous les sans-papiers


- l’arrêt des expulsions


- la suppression des centres fermés.

   

Appel de la mobilisation :

 

UDEP Bruxelles (Union de défense des personnes sanspapiers), ABP (Association Belgique-Palestine), ACC (A Contre Courant), ATTAC Wallonie-Bruxelles, Barricade, Brussels Tribunal, CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde), Centre Carlo Levi, CLEA (Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association), Début des haricots, Dons d'organes, Ferme arc en ciel, Food not bombs Liège, Front anti-fasciste liègeois, GRAAAV (Groupe de Réflexion et d'Action pour un Autre Art de Vivre), GRAPPE (Groupe de Réflexion et d'Action pour une Politique Ecologique), GTS (Groupe Thomas Sankara de Liège), Kiosque Nomade, MCP (Mouvement citoyen Palestine), RAP (Résistance à l’Agression Publicitaire), Respire asbl, Solidarité nouvelle, Vélorution (Objecteurs de croissance), VIVE Belgique, WIDE (Women in development Europe), Woningen 123 Logements, 48 fm, ...

   ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ 

Vous trouverez l'entièreté du débat à la chambre sur la question des grévistes et de la situation des sans papiers en cliquant sur :

  

http://www.lachambre.be/doc/PCRI/pdf/52/ip017.pdf : p. 19 et suivantes - compte rendu intégral 

 http://www.lachambre.be/doc/PCRA/pdf/52/ap017.pdf : p.19 et suivantes - compte rendu analytique, càd résumé dans les deux langues.

La Belgique condamnée pour maltraitance sur des réfugiés

jeudi 24 janvier 2008

La Cour européenne des droits de l’homme (Strasbourg) a condamné la Belgique pour avoir infligé des traitements inhumains ou dégradants et pour avoir bafoué le droit à la liberté de deux Palestiniens qui, en février 2003, avaient été placés dans la zone de transit de l’aéroport de Bruxelles-national après que leur demande d’asile eut été refusée.

*

Milutin – Le Soir

L’Etat devra leur verser à chacun 15.000 euros pour le dommage moral. Les deux hommes, alors âgés de 21 et 22 ans, sont arrivés en Belgique séparément en décembre 2002. Ils avaient quitté le Liban – où ils étaient nés – pour gagner la Sierra Leone, d’où ils avaient pris un vol pour Bruxelles. Une fois à Bruxelles, ils ont demandé l’asile politique qui leur a été refusé le 21 janvier 2003.

Ils ont été transférés au centre 127 puis au centre fermé de Bruges.

Saisie par leurs avocats, la chambre du conseil les a libérés. L’Office des étrangers les a transférés en zone de transit de l’aéroport. Ils y sont restés respectivement 11 et 15 jours. Ils se plaignaient notamment de ne pas y avoir reçu de nourriture ni de chambre.

Le tribunal de première instance de Bruxelles a enjoint l’Etat de les laisser quitter la zone de transit. Une fois sortis, ils ont été immédiatement contrôlés et conduits au centre fermé de Merksplas où ils resteront jusqu’à leur rapatriement à Beyrouth en mars 2003.

Les deux Palestiniens estimaient qu’en considérant le transfert vers la zone de transit comme une remise en liberté, l’Office des étrangers jouait sur les mots.

La Cour les a suivis, considérant que cette décision de placement était manifestement contraire aux décisions de justice et que « l’Office des étrangers avait sciemment outrepassé ses pouvoirs ».

Pour la Cour, la détention des deux Palestiniens à Merksplas « a été ordonnée en totale méconnaissance » des décisions de justice. Strasbourg conclut que les détentions n’étaient pas régulières et constituent une violation du droit à la liberté.

Les deux hommes se plaignaient d’avoir été laissés en zone de transit sans accompagnement juridique et social, sans aucun moyen de subsistance, sans hébergement ou commodités pour dormir ou se laver, sans accès à des moyens de communication. Ils estimaient que c’était une pression psychologique destinée à les pousser au départ.

Pour la Belgique, ce séjour en zone de transit leur était imputable car ils refusaient d’embarquer à bord d’avions sur lesquels une place leur avait été réservée.

La Cour a relevé qu’ils avaient été transférés en zone de transit sans aucune explication sur l’existence du centre « INADS » où un accueil plus adapté aurait pu leur être assuré pour un temps et qu’un des deux Palestiniens n’y a été conduit qu’après avoir fait part de sa situation aux policiers. Or, poursuit la Cour, ce centre INADS est géré par l’Office des étrangers.

Pour la Cour, le but de l’Office des étrangers était bien de les contraindre à un départ volontaire. Elle a conclu que « la zone de transit n’est en rien adaptée aux besoins d’un séjour de plus de dix jours ». La Cour va même plus loin : elle dit que le Centre INADS n’est pas adapté pour des séjours de plus de quelques jours.

Elle fait ainsi référence aux possibilités de visites limitées et « l’absence d’aménagements permettant aux personnes maintenues au centre de se rendre à l’air frais ».

La Cour estime que ces conditions de détention « n’ont pas manqué de leur causer de grandes souffrances mentales, de porter atteinte à leur dignité et de leur inspirer des sentiments d’humiliation et d’avilissement ». Elle a conclu qu’il s’agit d’un traitement inhumain et dégradant.

(D’après Belga)

 

27/12/2007

Fiesta

Samedi 29 décembre
Fiesta les sans papiers passent à l’action
A partir de 19h


SALUT à tous les sympathisants des sans papiers (à Frères et Soeurs de sans, aux soutiens, aux Gens, à l’assemblées des voisins d'Ixelles, de St Gilles, etc), à tous ceux qui luttent contre l’injustice légitimée de politiques migratoires infâmes, qui refusent les pratiques exécrables d’une administration et ont toujours refusé d’être complices des actes institués par le gouvernement (rafles, convocations pièges à l’Office des Etrangers, enfermement des adultes, familles, enfants, etc.)...
Nous vous invitons à venir passer un moment dans notre nouvelle occupation en lutte ce samedi 29 décembre au 89-91 RUE ROYALE à partir de 19h

UDEP-Bruxelles

 

Au programme :

# projection de films :

L’avenue de sans papier (St-boniface, réalisateur Abdelhak)
Un an de luttes et d’occupation (udep St-gilles, réalisateur ALEX "Jaime Achig")

# Concerts
groupes de musique folk, latine, africaine, du Magrehb et dj invité... !

# Cuisine du monde
avec boissons chaudes (pas d’alcool)


BELGA ; Occupation rue Royale: convention sera signée avec la Com. française


18.12.2007
Les occupants d'un bâtiment situé au 91 de la rue royale à Bruxelles et qui appartient à la Communauté française vont signer prochainement une convention, ont-ils fait savoir mardi au cours d'un point presse. Une trentaine de sans-papiers occupent depuis samedi le rez-de-chaussée de l'immeuble, qui s'étend sur une superficie de 170 m2.

L'accès à l'eau devrait être rétabli les jours prochains. Le problème du chauffage est actuellement examiné par les syndicats de la FGTB et de la CSC, selon les occupants. Ces problèmes réglés, de familles de sans-papiers devraient rejoindre le premier groupe.

L'objectif des occupants, qui réclament la régularisation de leur situation, est de faire entendre leur voix auprès des autorités politiques.

"Les occupants s'engagent à gérer le bâtiment en bon père de famille, au sens du droit. On a fait comprendre aux sans-papiers que les églises n'étaient pas adaptées aux occupations. L'occupation ici d'un bâtiment public revêt un symbole particulier puisqu'il revient aux autorités publiques de traiter en urgence la question des sans-papiers", a déclaré Me Alexis Deswaef. Le bâtiment serait inoccupé depuis 5 ans selon l'avocat.

La députée fédérale Karine Lalieux (PS) et échevine de Bruxelles-Ville a indiqué aux occupants que la Ville de Bruxelles n'avait pas l'habitude d'expulser de force des personnes sauf quand elle était contrainte d'appliquer une décision de justice en ce sens.

"Les revendications des sans-papiers, qui ont reçu des promesses de régularisation avant les élections sont légitimes. On estime en Belgique qu'entre 100.000 et 150.000 sans-papiers vivent dans l'ombre. Ceux-ci sont victimes de marchands de sommeil ou sont exploités, certains étant payé de 3 à 4 euros l'heure. Ils demandent à exister légalement et vivre dignement. L'accord de l'Orange bleue sur l'immigration du 9 octobre est très restrictif et est interprété dans tous les sens. Suivant les partenaires de l'Orange bleue, cet accord permet de régulariser de 80 à 90 pc des sans-papiers ou de 10 à 20 pc" a expliqué Me Alexis Deswaef.

La députée Karine Lalieux a rappelé que son parti, mais aussi Ecolo, Groen! et le cdH avaient déposé des propositions de lois visant une régularisation sur base de critères inscrits dans la loi et la création d'une commission de régularisation indépendante.

"Avec la régularisation de 1999, des milliers de familles se sont intégrées à leur quartier et aujourd'hui une majorité d'entre elles ont obtenu la nationalité belge", a-t-elle dit.

La députée socialiste estime que l'accord de l'Orange bleue peut servir de base à de nouvelles négociations. Prudente, Karine Lalieux se demande si la question de la régularisation pourrait figurer à l'ordre du jour d'un gouvernement provisoire.

La sénatrice Ecolo Carine Russo a pour sa part indiqué que la question de la régularisation figurait parmi les priorités du parti vert. Elle estime qu'un gouvernement provisoire, qui devrait être amené à traiter en urgence les dossiers socio-économiques, doit s'occuper également du cas des sans-papiers.

"Les sans-papiers ne peuvent plus attendre la prochaine législature", a averti Gerardo Cornejo, un porte-parole de l'UDEP (Union de défense des sans-papiers).

"Les sans-papiers décideront en assemblée générale des actions qu'ils mettront en place. Personnellement, je ne suis pas favorable à la grève de la faim. Mais après celle d'Evere, de nombreux sans-papiers étaient déterminés pour entamer une grève illimitée. On peut les comprendre puisque la grève de la faim semble le seul moyen de régularisation", a ajouté Abdel Ziani, également membre de l'UDEP.

"Nous sommes obligés, comme avocats, de reconnaître quand on nous interroge que c'est le seul critère. Il faut arrêter de mener une politique au coup par coup que personne ne veut", a déploré Me Deswaef.


belga 



Pétition
NON à la directive de la honte!


Au mois de janvier 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.

Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

 Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.

Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.

Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.


Pour signer la pétition:
http://www.directivedelahonte.org/

Groenplaats (Place verte)

Antwerpen - Anvers Près de la cathédrale

Mercredi 23 janvier 16h.

Nous, hommes et femmes sans papiers, sommes presents ici. Dans cette ville. Dans ce pays. Nous vivons ici. Nous consommons ici.

Nos enfants vont à l’école. Nous y allions nous-mêmes, à l’école, et y suivions des formations avant d’être déclarés illégaux. Nous travaillons ici, par la force des choses en noir.

Certains d’entre nous sont déjà ici depuis longtemps : 6, 7, 8 années…; et parfois plus.

Entretemps on nous enferme avec nos enfants dans des prisons.

Arbitrairement nous sommes expulsés et perdons notre logement, ou arrêtés en rue, dans le tram,  à notre travail (clandestin)….

Et cela de plus en plus souvent. De nombreuses raisons nous empêchent de rentrer dans notre pays.

Il faudrait absolument une autre politique d’asile et d’accueil des migrants, plus humaine.

Concrètement:

Un arrêt immédiat des arrestations, des enfermements et des rapatriements arbitraries.

Des régularisations sur base de critères clairs et précis.

Udep Antwerpen (Udep Anvers)

www.udep-antwerpen.be                                        udep.antwerpen@hotmail.com

v.u. edwin delanoeye, essenstraat 11, 2060 antwerpen

14/12/2007

HISTORIQUE

Les sans-papiers maintiennent la pression

Grégoire Comhaire

avecvousquentin dor

La Libre Belgique 19/12/2007

L'UDEP occupe depuis ce week-end un bâtiment de la Communauté française.

Nous l'annoncions lundi, une soixantaine de sans-papiers occupent depuis ce week-end un bâtiment appartenant à la Communauté française, situé rue Royale à Bruxelles ("La Libre" du 17/12). Un lieu, que ces sans-papiers avaient dans un premier temps tenu secret avant de le rendre public mardi à l'occasion de la journée internationale du migrant. L'occupation de ce bâtiment, vide depuis cinq ans, devrait, dans les prochains jours, faire l'objet d'une convention entre la Communauté française et l'Union pour la Défense des personnes sans-papiers (UDEP) stipulant que ces derniers s'engagent à occuper les lieux "en bons pères de famille". Dès que l'eau courante et le chauffage y auront été réinstallés, l'UDEP espère réunir près de 300 occupants. "On a longtemps répété aux sans-papiers que les Eglises n'étaient pas des lieux à occuper, voyons l'impact qu'un bâtiment public peut avoir", a déclaré à la presse leur avocat Alexis Deswaef.

Le but de cette occupation est bien sûr, une fois encore, de maintenir la pression sur le gouvernement par rapport à la situation des 100 000 personnes en situation irrégulière sur le territoire belge. "Ils représentent 1 habitant sur 100 dans notre pays, leurs enfants sont assis en classe à côté des nôtres. Ils sont victimes de marchands de sommeil et sont exploités dans leur travail parfois à 3 ou 4 euros l'heure", a ajouté Alexis Deswaef. L'UDEP réclame toujours une solution pour tous ces sans-papiers et déplore qu'il faille, selon son porte-parole, se mettre en grève de la faim pour être entendu par le ministre de l'Intérieur. La situation de vide gouvernemental que traverse notre pays pour l'instant n'a, par ailleurs, nullement dissuadé les sans-papiers de se lancer dans cette nouvelle occupation. "Le gouvernement est toujours habilité à traiter les affaires urgentes, a ainsi répondu le porte-parole de l'UDEP Gerardo Cornejo, nous voulons que le gouvernement traite ce dossier comme une affaire urgente."

Ce nouveau mouvement d'occupation a reçu le soutien de plusieurs parlementaires, parmi lesquels Karine Lalieux (PS) et Carine Russo (Ecolo), qui ont rappelé la volonté de leurs partis, et celle du CDH, de fixer dans la Loi des critères clairs de régularisation et réitéré leur appel à un moratoire sur les expulsions. "Après la régularisation de 1999, des milliers de familles se sont parfaitement intégrés dans notre pays", a rappelé la députée Karine Lalieux. 


Conférence de presse ce mardi 18 décembre 11h,

Journée internationale des migrants.6123



Les sans papiers occupent la communauté française

 A l'occasion de la Journée Internationale des Migrants, les migrants sans papiers de Belgique inaugurent l'occupation d'un bâtiment public qui marque une nouvelle direction dans la lutte politique des sans papiers et le début d'une reprise générale des actions.

Ils entendent rappeler leurs responsabilités au pouvoir politique dans cette crise sociale grave et profondément injuste, vécue au quotidien par des dizaines de milliers de migrants en situation administrative irrégulière en Belgique. Les partis progressistes se sont engagés dans la voie de la régularisation et la fin de l'arbitraire (Ps, cdH, CD&V, écolo,...). Ceux qui rejoindront le gouvernement prendront leurs responsabilité en traitant aussi les questions urgentes de société. Le sort, indigne d'une démocratie, réservé à cette partie de la population est une question incontournable...

Seront présents : Des représentants du Ps, Cdh, Ecolo, nos avocats,... ( cd&v et groen sous réserve).

Après la conférence une délégation se rendra au petit château ou est décédé hier un compagnon sans papiers. Les occupants du petit château seront invités à la soirée donnée en sa mémoire et à rejoindre la nouvelle occupation.


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Rappel des faits :

Octobre: après être rentrés en grève de la faim, 12 illégaux jusqu'alors "irrégularisables", ont obtenu des titres de séjour. Début novembre: 300 personnes sans papiers soutenues par l'UDEP et la FGTB, ont décidés d'entamer une grève de la faim symbolique de 48h. Ils demandaient à rencontrer le ministre de l'intérieur pour lui soumettre leurs dossiers et lui poser la question suivante ; "Est ce que pour les personnes ayant des attaches durables en Belgique, la grève de la faim est devenu le nouveau critère de régularisation appliqué par son administration, l'office des étrangers?". Relayée au parlement, la question des personnes sans papiers fut posée à Mr Dewael par les députés soutenant l'action.

Samedi: après la manifestation syndicale, un groupe de 60 personnes déterminé à faire entendre la voix de 100 000 sans papiers en Belgique occupent un bâtiment public situé au coeur de Bruxelles. Cette semaine, ils seront rejoints par les 300 grévistes. 

L'Udep constate :
- D'une part ; les intentions du futur gouvernement, annoncées par les accords de l'Orange Bleue, ne prévoyaient aucune prise en compte de la situation des milliers de personnes dont la vie et l'existence sont attachés durablement à la Belgique.
- D'autre part ; les partis progressistes qui se sont engagés par des propositions de lois en 2006 pour la régularisation, participent actuellement à la formation du futur gouvernement et ont le pouvoir d'inscrire dans leur prochain accord, une solution durable et juste pour ces personnes qui permettrait de mettre fin à l'arbitraire pratiqué par le ministre sortant.

L'Udep soutient cette mobilisation initiée par les sans papiers et appelle à la solidarité des syndicats et du monde associatif.



L'Udep région Bruxelles.


Conférence de presse à l'Occupation située 89 et 91 rue Royale ce mardi à 11h.

Contact: 0486 783 195 (porte-parole)

Nieuwe bezetting van mensen zonder papieren in de Communauté française in Brussel-

UDEP

Deze zaterdag 15 december zijn een veertigtal mensen zonder papieren en hun vereniging UDEP een nieuwe bezetting begonnen in een leegstaand gebouw van de Communauté française in het hart van Brussel. De bezetting vond plaats na de manifestatie voor meer koopkracht en solidariteit. Het bezette gebouw heeft een grote oppervlakte en vele ruimte. Dat is een goede zaak omdat er zich dan veel mensen kunnen verzamelen.

Afspraak: Persconferentie, Koningsstraat 91, dinsdag 18 december 11h
(aan halte Congres, tram 92 en 94/metro Botanique)

WELKOM, we hervatten de acties en onze strijd gaat voort!!

UDEP Brussel
Contact: 0486 78 31 95
Contact: 0486 783 195 porte-parole / udep-bruxelles@hotmail.com

infos : http://sanspapiers.skynetblogs.be


Les sans papiers reprennent les occupations

et les actions

UDEP (Union de défense des personnes sans papiers) 13/12/2007 -

Travailleurs, avec ou sans papiers, solidarité !
 L’UDEP, toujours bien déterminée à faire entendre la voix de 100 000 personnes sans papiers marque une reprise générale des actions. Les sans papiers réclament par ex. le droit de travailler légalement. Ce qui réduirait la pression sur les salaires et la dévalorisation de secteurs. Les travailleurs sans papiers sont les premières victimes de ce système, comme les autres travailleurs.

 

Les personnes sans papiers savent que pour la majorité d’entre eux, il n’y aura RIEN dans les accords du gouvernement, ni régularisation, ni critères, ni attaches durables. Ainsi, les sans papiers sont condamnés à le rester ! Vie de précarité et de détresse quotidienne. C’EN EST TROP! Un gouvernement ne peut laisser crever comme ça toute une partie de sa population, faire comme si elle n’existe pas et qu’elle vaut moins que rien ! Nul ne prend ses responsabilités envers les milliers d'hommes, femmes et enfants qui vivent l'enfer quotidien de la clandestinité en Belgique.

Pourtant mr Dewael et son administration font leur office, traquant les immigrés sans papiers de plus belle et s'enfonçant dans leur politique arbitraire. Les sans papiers soutenus par les syndicats et les associations, entendent bien mettre la question urgente de la régularisation à l'ordre du jour! Le gouvernement, même en affaires courantes ne peut plus fermer les yeux sur cette situation honteuse.
Bienvenue à tous, avec et sans papiers, dans nos occupations, venez discuter, nous rencontrer et/ou soutenir. 1er rdv samedi 15 décembre 14h00 métro Botanique pour une rencontre.

UDEPrégion Bruxelles (Union de défense des personnes sans papiers)


INTERPELLATION DU MINISTRE DEWAEL AU PARLEMENT SUR LA QUESTION POSEE PAR LES PERSONNES SANS PAPIERS 5781

     
Par la députée fédérale Zoé Genot (tel 02.549.90.59)
5/12/07 Sans grève de la faim, pas de négociation.  Le ministre nie.
Les sans-papiers de l'UDEP-Bxl ont fait une grève de la faim symbolique de 48h et ont demandé un rendez-vous avec le ministre ou l'office des étrangers. Aucune réponse. D'autres ont  dû  gravement mettre leur santé en danger pour obtenir un examen de leurs dossiers...Mais le ministre persiste dans son discours sur le chantage.

21 Question de Mme Zoé Genot au vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur sur "les critères de régularisation et la grève de la faim" (n° 585)

21.03  Zoé Genot (Ecolo-Groen!): Les occupants des locaux de la FGTB de Schaerbeek ont demandé à rencontrer M. Roosemont sans commencer une longue grève de la faim. Aucune réponse ne leur a été donnée. C'est un mauvais signal et je le regrette.

 21.01  Zoé Genot (Ecolo-Groen!): Voilà un autre sujet qui a déjà été souvent abordé en commission: la difficulté à établir une communication, une discussion avec les différents groupes qui réclament une régularisation en raison de longues périodes sur le territoire, de problèmes médicaux ou pour d’autres raisons. L’’issue de la dernière grève de la faim, qui a été particulièrement dure ayant duré très longtemps et ayant provoqué force dommages sur la santé des personnes l’ayant engagée, a encouragé une nouvelle fois toute une série d’acteurs à se demander si c’était la seule manière d’obtenir un dialogue avec l’Office des étrangers.

D’autres demandeurs ont décidé de ne pas entrer en grève de la faim mais en demandant le même type de dialogue avec l’Office des étrangers et cela leur a été refusé. Ils en ont conclu que seuls les grévistes de la faim avaient droit à une discussion approfondie avec M. Roosemont. Il y a là un problème.

Outre nos propositions de règles claires en matière de régularisation, j’aurais voulu connaître la manière dont les régularisations ont été accordées après cette grève de la faim. Quelle était la politique  pendant cette législature en matière de régularisation à titre exceptionnel? Quels cas ont-ils été concertés et quels critères ont prévalu pour les grévistes de la faim?

21.02  Patrick Dewael,Mécontent ministre: Comme je l’ai déjà dit et répété à plusieurs reprises, en tant que ministre, je n’accepte pas le chantage que constitue une grève de la faim dans un État de droit.

L'étranger a, en effet, la possibilité de recourir aux procédures prévues dans la loi du 15 décembre 1980. Il est toutefois évident que durant cette législature, j'ai accordé, en concertation avec l'Office des étrangers, des autorisations de séjour à certaines personnes pour des motifs tout à fait exceptionnels, qui étaient soit d'ordre médical soit d'ordre purement humanitaire. Il s'agissait à chaque fois de situations particulièrement pénibles d'un point de vue humain. Chaque demande fait l'objet d'un examen individuel et c'est en fonction des différents éléments apportés par les personnes concernées que des décisions sont prises.

En ce qui concerne les grévistes de la faim, la plupart ont obtenu une autorisation de séjour temporaire sur base de leur situation médicale. D'autres ont vu aboutir des procédures en cours. Ainsi, le commissaire général a donné une certaine priorité à l'examen des demandes d'asile des grévistes de la faim afghans qui avaient toujours une demande en cours. Il a pu leur accorder le statut de protection subsidiaire sur base de l'évolution de la situation dans leur pays d'origine.


LES SANS PAPIERS REPRENNENT

 LES OCCUPATIONS ET LES ACTIONS

5662

Ce lundi 4 décembre à 19h, les sans papiers (entre 200 et 300) réunis à l'église Ste-Alène, réouvrirons l'occupation et relancerons les actions de lutte pour la régularisation de tous les sans-papiers. D'autres lieux devraient s'ouvrir prochainement.

 

Suite à l'obtention de papiers (6 mois+2x3mois) par 12 clandestins en grève de la faim durant 40 jours à Evère (31 octobre 2007), 300 sans papiers soutenus par la FGTB se lançaient dans une grève de la faim de 48h (12 novembre).

Ils posaient au ministre Dewael, la question : 'Est-ce que pour les personnes ayant des attaches durables en Belgique, la grève de la faim est le nouveau critère de régularisation appliqué par son administration, l'office des étrangers?'...

Il y a aujourd'hui entre 300 et 500 personnes sans papiers prêtent à entamer une grève de la faim. La réoccupation de Ste-Alène marque une étape de plus dans une reprise générale des actions.

 

Ni l'Office des étrangers, ni le ministre, n'ont donné de réponse à la question qui leur a été posée. Nul ne semble prendre ses responsabilités envers les milliers d'hommes, femmes et enfants qui vivent l'enfer quotidient de la clandestinité en Belgique. Pourtant mr Dewael et son administration font leur office, traquant les immigrés sans papiers de plus belle et s'enfonçant dans leur politique arbitraire. 'Mr Dewael, selon vos critères actuels, 40 jours de grève de la faim, est-ce suffisant pour avoir ses papiers? '(Rsvp)

 

Ainsi, les sans papiers soutenus par les syndicats et les associations, entendent bien mettre la question urgente de la régularisation à l'ordre du jour!

 

Bienvenue à tous, avec et sans papiers, à l'église Ste-Alène réoccupée. Avenue des Villas, 47 à 1060 SAINT-GILLES à côté du parc de Forest (Arrêt Albert ou Barrière de St-Gilles). 

 

L'UDEP région Bruxelles

Contact - 0486 03 95 57

http://sanspapiers.skynetblogs.be 

soutien 000-3419170-17- avec la mention ' soutien '

udep-bruxelles@hotmail.com

merci à l'èglise Ste-Alène pour son acceuil!

 
 

Manifestation de sans-papiers devant l’Office des Etrangers

Rédaction en ligne

lundi 12 novembre 2007, 10:46

Une cinquantaine de personnes se sont réunies lundi à 10h30 devant les bâtiments de l’Office des Etrangers à Bruxelles, où elles ont entamé une grève de la faim, a indiqué une porte-parole de l’UDEP (Union pour la défense des sans-papiers).

Les grévistes sont principalement des demandeurs d’asile marocains déboutés. Ils étaient aussi accompagnés de Mauritaniens et d’Equatoriens présents en Belgique depuis plusieurs années, mais qui attendent toujours leur régularisation.

« Cette grève de la faim est la seule solution que les sans-papiers ont trouvée pour se faire entendre des représentants politiques aveugles et sourds qui les ignorent », dénonce l’UDEP.

Le lieu où les grévistes se retrouveront après la réunion à l’Office des Etrangers n’est pas encore connu. « Il y a plusieurs endroits où nous pouvons aller, notamment à Bruxelles », a précisé la porte-parole.

L’UDEP a souligné que cette nouvelle action était indépendante de celle entamée par les grévistes afghans à Woluwe-Saint-Lambert. Lundi, ces derniers doivent recevoir la visite du chef de cabinet du ministre sortant de l’Intérieur, Patrick Dewael, et du directeur général de l’Office des Etrangers, alors qu’ils se privent de nourriture depuis 55 jours.

LE SOIR


 
Lettre ouverte des personnes sans papiers et de leurs soutiens aux partis « humanistes et chrétiens » de Belgique.
Cher Cdh, Beste CD&V,
Nous, les personnes sans papiers et leurs soutiens, nous souvenons bien vous avoir rencontré plusieurs fois avant et après les élections du 10 juin 2007. Nous nous rappelons surtout de vos engagements quant au sort, que vous mettiez un point d’honneur à résoudre, des plus de 100 000 femmes, hommes et enfants qui se trouvent en situation de non droit intolérable en Belgique.
·                                 Vous vous êtes engagés à mettre en œuvre une procédure de régularisation qui mette fin aux pratiques inhumaines, discriminatoires et arbitraires menées par le gouvernement sortant et que vous critiquiez tant.
·                                 Vous vous êtes engagés à œuvrer pour la mise en place d’une politique d’immigration basée sur des critères clairs, justes, humains et surtout équitables ! Critères coulés dans une loi et appliqués vite et avec fermeté par une commission indépendante de régularisation.
              - Or, c’est le contraire qui s’est produit. C’est ce qui ressort de l’accord en matière d’immigration que vous avez conclu. Cet accord ne règle en rien l'état d'inhumanité et de désespoir dans lequel se trouvent plongés des dizaines de milliers d'êtres humains en Belgique.
Le fait que des dizaines de milliers de personnes se trouvent en état de sous catégories humaines (car privés de tous droits) nous rappelle le sort réservé aux hommes de couleurs dans l’Afrique du sud de jadis, où, la discrimination entre 2 êtres humains était légalisée et inscrite dans la loi. Cela ne semble pas vous empêcher de vous réjouir (publiquement) de l’accord que vous avez conclu.
Nous constatons : que les décisions de régularisation seront toujours soumises au pouvoir discrétionnaire du Ministre de l’Intérieur, l’absence de critères clairs et permanents fixés par une loi et l’absence d’une commission indépendante de régularisation.
Vos fameuses « Avancées » :
- Pour la régularisation économique nous déplorons de nous voir accueilli uniquement par le bénéfice économique que l’on peut tirer de nous. Dans tous les cas, la grande majorité des personnes sans papiers ne pourront pas bénéficier de ce critère et vont se trouver à la merci des employeurs et des patrons ; les portes seront grandes ouvertes au chantage, au marchandage et à la spéculation.
- Quant aux personnes se trouvant dans le cadre d’une procédure d’asile ou de régularisation, nous constatons une reconduction de la même politique menée par le Gouvernement sortant, à part pour un dixième des personnes concernées (chiffre donné par le Cdh).
- Pour le volet « centres fermés », notre déception et notre indignation est grande. Le changement du nom de l’infrastructure d’accueil des familles avec enfants ne va pas leur apporter moins de souffrance, un enfant enfermé reste un enfant enfermé ! Même s’il peut sortir pour se rendre à l’école, ou peut-être comptez vous organiser des dîner d’anniversaire pour qu’il puisse inviter ses petits copains chez lui ? Dans ce cas engagez le duo de clowns Roosemont et Dewael pour l’animation, ce sont les rois de la bêtise et de la gaffe, on ne fait pas mieux en Belgique ! Pour les autres personnes sans papiers, l’augmentation de la capacité d’accueil des centres fermés est annonciatrice d’un durcissement de la politique de répression et d’expulsions.
Nous voici replongés dans le cauchemar de la clandestinité. Avec vous, chrétiens et humanistes, nous pensions voir le bout du tunnel, vous en avez fait un labyrinthe.
En vous remerciant toutefois d’avoir toujours été ouvert au dialogue et en vous priant d’assumer vos responsabilités politiques face à cet accord déplorable qui est aussi le vôtre.
L'UDEP.
( L’UDEP est un mouvement social où les personnes sans papiers oeuvrent à la défense et à la reconnaissance de leur droits humains élémentaires ).

Les grévistes qui occupaient des locaux de la Fgtb mis à disposition par le syndicat, ont reçu la visite et le soutien diverses personnalités durant leur grève, notament de Mme Clotilde Nyssens députée Cdh, de maître France Blanmailland du Mrax, de Zoé Genot et Marie Nagy députées Ecolo, de Ahmed el Ktibi député régional PS, du père de l'église du Béguinage, de la section PS de Schaerbeek et de maître Alexis Deswaf dans la journée de samedi... tous ont condamnés la politique arbitraire désastreuse de Mr Dewael et la plupart le catastrophique accord de l'Orange Bleue sur l'immigration qui laisse la grande majorité de la population sans papiers de Belgique sur le carreau.

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Cette semaine, après examen de la réponse donnée par Mr Dewael au parlement, les grévistes devraient rencontrer le Cdh, Ecolo, le Ciré, l'UDEP de Flandre, les syndicats et diverses associations de défense des droits des migrants.

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Les grévistes dont le nombre se portait à 300 samedi soir sont des sans papiers purs pour la plupart, à l'exception de quelques rares demandeurs d'asile politique déboutés. Il y a des Equatoriens, des Colombiens, des Marocains, des Algériens, des Tunisiens, des Mauritaniens, des Egyptiens, des Iraniens, des Guinéens... et des enfants...

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Lundi 11h - Rassemblement des 300 grévistes devant l'Office des étrangers.

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UDEP ( Union de défense des personnes sans papiers)

Quentin Dor

5210 


Monsieur Patrick Dewael

Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur

L’Office des Etrangers

Monsieur F. Roosemont

Directeur général

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Le 15 novembre 2007

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Demande de rencontre

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Nous participons, depuis 2 ans et demi, au mouvement des sans papiers pour attirer votre attention sur notre situation, difficilement tenable et qui ne fait que durer.

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Nos dossiers de demande de régularisation restent, pour la plupart d’entre nous, sans réponses positives. Vu les attaches durables que nous avons développées en Belgique, nous estimons qu’il serait plus juste de considérer nos dossiers de manière humaine et de nous permettre de continuer à vivre dignement en Belgique, que nous aimons tant, avec nos amis, qui sont nombreux à nous soutenir, en régularisant notre situation et donc en nous octroyant un titre de séjour.

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Aujourd’hui, nous sommes surpris de voir que quelques personnes ont reçu un permis de séjours provisoire suite à une grève de la faim. Déçus, nos actions pacifiques n’ayant abouties à aucune réponse bienveillante, nous nous sentons dans l’obligation de mener une grève de la faim de 48h à partir de ce jeudi 15 novembre à 10h.

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Par ailleurs, nous souhaitons vous rencontrer, avant lundi 26 novembre, à votre meilleure convenance. En effet, nous voudrions vous transmettre nos dossiers, vous faire part de nos inquiétudes et vous poser nos questions de vive voix.

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Nous vous remercions de votre attention, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, Monsieur le Directeur Général, l’expression de nos sentiments respectueux.


vendredi 16 novembre 2007 Déjà plus de 200personnes en grève de la faim ! ooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooo

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Hier, l'assemblée générale des grévistes de la faim a recensé plus de 200 personnes sans papiers engagées dans l’action. Ainsi depuis lundi, le mouvement ne cesse de grandir et les locaux de la FGTB mis à disposition par le syndicat ne peuvent déjà plus contenir tous le monde. Une partie des grévistes a du retourner vers les églises occupées pour passer la nuit et l’on parle déjà de démultiplier les lieux tant chez les personnes sans papiers monte le désespoir et l’envie de se joindre à ce mouvement de solidarité.

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En outre, le mouvement a reçu le soutien du Parti Socialiste de Schaerbeek et une délégation s'est rendue ce matin à la commune et devrait rencontrer le Bourgmestre, Mr. Bernard Clerfayt.

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Lundi, des délégations de grévistes se rendront au siège des divers partis politiques afin de leur présenter l'action et ses revendications et de les inviter à rencontrer et soutenir le mouvement.
 Parmi les grévistes, l’on a aussi recensé une multitude de nationalités, équatoriens, algériens, égyptiens, colombiens, mauritaniens, marocains, tunisiens, guinéens,... 

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Ce vendredi à 17h un rendez vous est fixé avec les soutiens (La presse est bienvenue à tout moment) et une assemblée générale se tiendra samedi à 16h. 26 rue van Oost à Schaarbeek. 

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Le CDH et les Associations ont été conviés à venir rencontrer le mouvement et à le soutenir. Les grévistes dénoncent l’accord sur l’immigration de l’Orange Bleue jugé particulièrement aveugle et irresponsable tant il fait table rase de la réalité d’une partie de la population et des propositions amenées par un large mouvement citoyen. Les associations sont invitées aussi à dénoncer le règne de l’arbitraire institué par Mr Dewael. 

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Déroulement de la grève 

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Jeudi les sans papiers ont entamé pour 48h une grève de la faim symbolique dans ce lieu. Ils demandent une rencontre avec le ministre de l’intérieur pour qu’il explique, si mettre sa vie en danger, est le nouveau critère de régularisation pour les sans papiers ayant des attaches durables en Belgique. Si au terme de la semaine, le ministre ne prend pas la peine de donner de réponse, la grève serait reconduite. 

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 GRÈVE DE LA FAIM , NOUVEAU CRITÈRE DE RÉGULARISATION ?  

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Le 31 octobre, une douzaine d’illégaux ont obtenu leurs papiers après avoir mené une courageuse grève de la faim. Les sans papiers ne voyant plus aucune perspective pour régulariser leur situation administrative, ont conclu en assemblée générale que le moyen actuel de se faire entendre, est d’entamer des grèves de la faim. Lundi matin, une soixantaine de sans papiers décidés à faire la grève de la faim, ont manifesté devant l’office des étrangers et se sont rendu ensuite à la FGTB pour demander son soutien. Mardi soir, après deux journées de négociations entre la FGTB et 60 personnes sans papiers soutenues par l’UDEP, les sans papiers ont reçu un bâtiment de la FGTB à occuper  26 rue van Oost à Schaarbeek.

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UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

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Contact – 0486 03 95 57 / 0485 10 38 58

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       Udep-bruxelles@hotmail.com

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http://sanspapiers.skynetblogs.be 5130soutien 000-3419170-17- avec la mention " soutien "

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(1) Philippe Van Muylder (Secrétaire Général de la FGTB-Bruxelles)


DECLARATION DU CDH au mois de juin 2006 !!!
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"Pour les sans-papiers qui occupent des églises depuis des années, voyant que le gouvernement refuse toujours d'aborder la question des illégaux, la grève de la faim semble être la dernière solution",
"Si le cdH n'adhère pas au recours ultime de la grève de la faim généralisée déclenchée aujourd'hui, il demande instamment au gouvernement d'entendre l'appel de détresse du millier de personnes qui occupent, depuis plusieurs mois, des lieux publics et de formuler une proposition concrète pour sortir de la crise", indique le cdH dans un communiqué.

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TRAVAILLEURS ET EGALITE SYNDICALE :
UN GAGE OU UN LEURRE?
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Lorsque les personnes sans papiers se sont rendus aux différents sièges de la Fgtb (Place Rouppe et Boulevard de l'Empereur) c'est avec la même question qu'ils s'y sont présentés:"La fédération des Travailleurs de Belgique est-elle prête à défendre tous les travailleurs de Belgique?".
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Affirmative de la Fgtb qui se targue d'avoir défendu les sans papiers à maintes reprises et leur avoir apporté son soutien politique et matériel dans nombre de leurs luttes. Cela, les sans papiers le savent, la Fgtb est un allié qui a su prendre des positions courageuses.
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Néanmoins l'exclusion des travailleurs sans papiers du syndicat socialiste, à quelques rares exceptions près, est la règle. En outre, choisir la Fgtb et s'y présenter d'abord en tant que travailleurs était déliberé et tendait à forcer cette dernière à adopter une position claire par rapport aux travailleurs sans papiers. La pousser à prendre position (par rapport à la grève, à l'accord Orange Bleue et aux travailleurs sans papiers) tendait à susciter au sein de la Fgtb, un débat de fond quant à la situation ignorée d'une partie des travailleurs de Belgique.
Il faut rappeler aussi que le droit de se manifester n'est pas acquis aux travailleurs sans papiers. La FGTB, en permettant à ces derniers d'entamer une action de protestation, laquelle même si elle est légale et pacifique, est rendue impossible sans le soutien protecteur démontré d'un syndicat (sous peine de rafles et d'incarcérations) a montré sa solidarité effective et concrète envers ces travailleurs.
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Cela pourrait amener certaines avancées sur le Front Commun syndical qui semble bien à la traîne côté FGTB. En effet, à la CSC où l'affiliation est depuis longtemps permises pour tous les sans papiers (contre cotisations), Guy Tordeur et L'UDEP Bruxelles travaillent depuis plusieurs mois à la mise en place d'une structure d'accueil et de défense spécifique destinées aux affiliés sans papiers.
Il y aurait près de 2000 affiliés Sans papiers à la CSC BHV.
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A l'instar de la France, la CSC réalise que traiter la question des travailleurs sans papiers comme un problème satéllitaire serait une grave erreur! 
L'on estime entre 100 et 150 milles le nombre de personnes sans papiers en Belgique et l'on sait que plus de 80% d'entre eux travaillent et ce pratiquement dans tous les secteurs de l'économie (de la femme d'ouvrage au comptable en passant par le maçon). Se voiler la face sur cette réalité serait donc une faute grave, non seulement envers ces travailleurs à qui nos politiques ne donnent aucune issue leur permettant de régulariser leur situation administrative et de sortir enfin de la clandestinité, mais aussi envers l'ensemble des travailleurs qui subissent les conséquences de cette exploitation de main d'œuvre à travers la pression salariale et la dévalorisation de nombreux secteurs.
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 A qui profite le crime?
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Cette situation qui dégrade le cadre social ne profite à personne hormis aux patrons qui profitent de la faiblesse de migrants impuissants à défendre leurs droits.
L'UDEP Bruxelles avait été rejointe par certains mandataires (notamment MR) dans sa proposition d'octroyer un permis de travail à toutes les personnes sans papiers se trouvant en Belgique pour leur permettre de régulariser leur situation professionnelle et/ou de chercher un emploi déclaré avec un droit d'accès à la formation professionnelle.
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Quant à elle, la proposition de l'Orange Bleue de "régularisation par le travail" semble être un fantôme tant elle est restrictive et ne s'adressera dans les faits qu'à une infime partie des personnes sans papiers. La "Blue Card" surnommée "blues card" par les sans papiers ne trouve pas de justification cohérente non plus quand l'on sait que le niveau de qualification des personnes sans papiers est égal à celui des Belges. Il semblerait que certains ne veulent décidemment pas apporter une solution à cette situation déplorable si toutefois cette situation n'est pas en fait déliberément maintenue...
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 Cette grève est la seule solution qu'il reste aux personnes sans papiers pour se faire entendre d'un gouvernement qui les ignore et qui les condamne pour une législature encore à la clandestinité. Le ras le bol, l'épuisement et l'instinct de survie ont trouvés là une façon pacifique, unitaire et ferme de se revendiquer pour le respect des droits humains élémentaires. Nous en appelons à votre soutien à tous! Venez nous rencontrer, discuter, réfléchir avec nous. Entamez des grèves symboliques là où vous êtes, dans vos églises, vos lieux de travail,... Construisons dès aujourd'hui le futur de cette lutte. Merci

Une nouvelle action lundi - LA LIBRE BELGIQUE  13/11/2007
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Une quarantaine de sans-papiers ont tenté, lundi vers midi, d'occuper un local de la FGTB place Rouppe à Bruxelles après avoir manifesté dans la matinée devant l'Office des Etrangers, au boulevard Albert II à Bruxelles. "L'objectif était de réclamer un endroit à occuper auprès de la FGTB. Les sans-papiers désirent entamer une grève de la faim de 48 heures afin de lancer un signal au ministre de l'Intérieur et de poursuivre leur jeûne s'ils n'obtiennent pas de réponses après ce délai", a déclaré une porte-parole de l'Union de défense des sans-papiers (UDEP-Bruxelles).
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Une délégation des sans-papiers a été reçue lundi après-midi par le secrétaire général de la FGTB-Bruxelles, Philippe Van Muylder. "Il n'y a eu aucune agressivité de leur part. Il n'a pas été question d'appeler la police. Les locaux qu'ils envisageaient d'occuper servent tous les jours à des actions syndicales. Nous gardons contact avec la délégation et nous chercherons un local qui pourrait être mis à leur disposition. Nous condamnons la grève de la faim mais pas les personnes qui les entament. Nous sommes prêts, comme nous l'avons déjà fait pour d'autres occupations, à offrir un soutien sur le plan matériel", a indiqué Philippe Van Muylder, à l'issue de la réunion.
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La majorité des sans-papiers présents lundi à la place Rouppe étaient des ressortissants marocains, équatoriens et mauritaniens. "L'objectif des sans-papiers est de dénoncer un système selon lequel les régularisations sont obtenues au moyen de grèves de la faim. Les sans-papiers marocains d'ici mais aussi des milliers d'autres sont dans la même situation que les grévistes de la faim d'origine maghrébine qui ont obtenu une carte orange pour raison de santé au stade communal de Saint-Josse", a expliqué la porte-parole de l'UDEP.
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Pour sa part, le Secrétaire général de la FGTB-Bruxelles rappelle que si l'accord de l'"Orange bleue" sur l'immigration contient des avancées, un grand nombre de sans-papiers ne seront pas sauvés par les critères retenus par les négociateurs et réclame dès lors une commission de régularisation permanente et indépendante.

BELGA

Les sans-papiers ont gagnés

(31/10/2007)

Fin de la grève de la faim des sans-papiers à Evere


EVERE Les 12 sans-papiers d'origine maghrébine en grève de la faim à Evere depuis 43 jours, ont décidé mercredi après-midi de mettre un terme à leur action dès jeudi après avoir obtenu de l'Office des Etrangers une garantie de se voir octroyer pour raison médicale une carte orange valable pour une durée de six mois.

Les 18 ressortissants afghans du groupe des 30 grévistes de la faim entendent poursuivre leur action au stade communal de Saint-Josse malgré qu'ils aient également obtenu des garanties de se voir octroyer une carte orange.

Les grévistes afghans, qui sont davantage affaiblis par la grève que les sans-papiers d'origine maghrébine - essentiellement des Marocains et des Algériens - souhaitent bénéficier d'une protection subsidiaire estimant leur pays en guerre.


Immigrés sans papiers
en grève de la faim
Le futur gouvernement « orange bleue » dans son accord intervenu le 9 octobre, est resté indifférent au sort d’une partie de sa population composée pourtant de milliers d’enfants, d’hommes et de femmes. Indifférent aussi, aux conséquences humanitaires désastreuses de la politique qu’il envisage de mener quand il sera au pouvoir.
sss
Cet accord est condamné par les associations de défense des droits de l’homme et les syndicats car il ne propose aucune solution qui puisse résoudre effectivement la situation de la grande majorité des personnes sans papiers présentes en Belgique.
sss
Après de longues années de dur combat pour la reconnaissance de nos droits comme personnes, combat pacifiste et citoyen, que nous avons toujours mené dans le respect des lois et des institutions Belges et qui a rencontré un large et profond soutien partout en Belgique, nous nous retrouvons avec cet accord qui laisse la quasi-totalité d’entre nous sur le carreau.
sss
Nous appelions à la prise en considération des attaches durables comme critère de régularisation et à l’impérieuse nécessité d’inscrire ces critères dans une loi, malheureusement, à la lumière de cet accord et malgré les engagements des partis chrétiens et humanistes, la majorité des personnes sans papiers n’ont d’autres perspectives que la clandestinité, l’enfermement et les expulsions y compris de familles et d’enfants.
sss
L’absence de considération et de réflexion éthique, morale et politique de cet accord, révèle que le futur gouvernement orange bleue semble s’être plus attaché à la dimension concurrentielle et marchande de son pays, qu’à sa dimension sociale et humaine.
sss
Les immigrés sans papiers payent très cher les conséquences de cette poursuite aveugle du profit dont la mesure de « la régularisation par le travail » est un leurre sauf pour les personnes sans papiers qui savent les complications insurmontables qui rendent cette mesure totalement inefficace pour eux et l’esprit de « la loi du plus fort » et les dérives qu’elle entraînera.
ssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss
Ainsi cette politique entend perpétuer voire renforcer la politique d’arbitraire, d’exclusion et de répression d’une partie de sa population dépourvue d’existence légale alors qu’elle partage la vie sociale et citoyenne belge au quotidien.
ssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss
Aussi, face à l’échec du futur gouvernement « orange bleue » à garantir le respect des droits humains élémentaires de milliers de personnes vivant en Belgique et face à des représentants politiques totalement sourds et aveugles aux propositions et interpellations d’un large mouvement citoyen composés de Belges et d’immigrés, nous nous voyons contraint d’envisager cette mesure radicale qu’est la grève de la faim, comme seule solution pacifiste et citoyenne pour nous faire entendre du futur gouvernement orange bleue.
ssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss
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RASSEMBLEMENT DEVANT L’OFFICE DES ETRANGERS(près de la gare du Nord)
LUNDI 12 NOVEMBRE – 10h
UDEP BRUXELLES
Union de défense des personnes sans-papiers
0486 03 95 57 /0484 735 192 (néerlandais)  Soutien : compte bancaire 000-3419170-17 mention "solidarité immigré(e)s"                     4988

HONGERSTAKING VOOR DIENST VREEMDELINGENZAKEN
Wij roepen U allen op tot solidariteit en steun aan deze actie. Begin symbolische (honger)stakingen waar U ook bent, in uw kerken, uw werkplaatsen enz. Laten we vandaag bouwen aan de toekomst van deze strijd.
 Deze hongerstaking is de enige oplossing die de mensen zonder papieren gevonden hebben om gehoord te worden door een regering die hen negeert en die hen nog maar eens voor een volledige legislatuur tot de illegaliteit veroordeelt.

Het feit dat zij er genoeg van hebben, de uitputting die zich doet gevoelen en het overlevingsinstinct hebben op die manier een vreedzame, eendrachtige en stevige manier gevonden om respect voor de elementaire mensenrechten te eisen.

Ten aanzien van het mislukken van de toekomstige ‘oranjeblauwe’ regering en ten aanzien van de stekeblinde en potdove politieke vertegenwoordigers die geen oren hebben naar de voorstellen en vragen van een brede beweging van burgers die zowel uit Belgen als uit immigranten bestaat, zien wij ons verplicht om het respect voor de elementairste mensenrechten van duizenden personen die in België leven af te dwingen door het nemen van radicale maatregelen als hongerstakingen, als enige vreedzame en burgerlijke oplossing om gehoord te worden door de toekomstige oranjeblauwe regering.

BIJEENKOMST VOOR DE DIENST VREEMDELINGENZAKEN (Noordstation)MAANDAG 12 NOVEMBER – 10u30

UDEP BRUSSEL Vereniging ter verdediging van de mensen zonder papieren

contact nederlands - 0484 735 192


Eldorado   sur http://docbarcelone.canalblog.com/o

Nick Hannesooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

On entend fréquemment dire en France que l’Europe est un eldorado illusoire et que la vie est encore plus dure pour les immigrés, une fois arrivés en Occident. Mais ne faut-il pas rappeler qu’un éboueur en France donne à sa famille, par ses sacrifices, souvent plus d’argent qu’un professeur ou un ingénieur resté au pays. Chaque année, les sénégalais de l’extérieur envoient des millions d’euros à leur famille. En Afrique, les fonds envoyés par les travailleurs émigrés, clandestins ou non, sont d’un apport inestimable. Selon les Nations Unies, entre 2000 et 2003, près de 17 milliards de dollars ont été rapatriés en Afrique par des travailleurs vivant à l’étranger. Cette somme est supérieure au montant que perçoit le continent au titre des investissements étrangers directs. Cet argent qui revient vers le sud continue d’alimenter le rêve occidental en créant des nouvelles vocations d’« aventuriers », comme on appelle les clandestins en Afrique francophone. Les familles de pêcheurs les plus pauvres n’encouragent même plus leur enfant à faire des études tant les débouchés sont économiquement faibles au Sénégal. Est-il plus rentable de « miser » sur un enfant qui arrive à rejoindre l’Europe pour être ouvrier agricole en Espagne ou vendeur à la sauvette au Trocadéro, ou de l’encourager à faire des études dans un pays où la pêche ne rapporte plus et où chôment de nombreux diplômés ?
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Lors de plusieurs voyages effectués en Afrique noire au cours des dix dernières années, j’ai rencontré de nombreux clandestins aux destins improbables et aux histoires les plus folles. A Adis Abeba, Agadez,  Lagos ou Dakar…, des jeunes ont tout laissé pour    « monter » en Europe. Le phénomène sénégalais n’est pas isolé. C’est toute la jeunesse africaine qui souhaite partir en Occident alors que les Etats tardent à s’organiser pour trouver des solutions à long terme. Sans perspective locale et sans moyen d’obtenir un visa par la voie légale, cette émigration ne peut qu’exploser dans les prochaines années. Cela apparaît inévitable car les jeunes sont désormais prêts à tout pour quitter un quotidien où chacun de leurs projets avorte en raison du chômage et de la précarité. Et lorsqu’on est prêt à mourir, ni l’océan ni les hélicoptères ne peuvent vous arrêter. Ce départ permet de se projeter dans l’avenir. Au-delà de l’aspect purement économique, il est parfois entrepris comme un véritable rite initiatique où l’on prend son envol pour devenir un homme. Dès lors que l’on est en Europe, même si l’on gagne très peu au regard des standards européens, on est souvent le principal soutien financier de la famille, on peut se marier, on devient quelqu’un.

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Les mouvements de populations et les rapports Nord/Sud vont être au cœur d’enjeux planétaires cruciaux au 21ème siècle. Sans véritable connaissance des réalités locales, cette gestion des flux migratoires sera à long terme un échec pour le nord comme pour le sud.


 

HONTE A MESSIEURS ROOSEMONT ET DEWAEL

Solidaire de toutes les personnes sans papiers, l'Udep région de Bruxelles entend dénoncer une fois de plus les conséquences désastreuses de la politique menée par messieurs Dewael et Roosemont pour toutes les personnes sans papiers et les inviter à entendre l'impérieuse nécessité qu'il y a à trouver une solution à la situation des grévistes d'Evere.

 Solution qui ne saurait que comprendre des garanties fermes et définitives quant à la régularisation administrative de leur séjour en Belgique comme ils le revendiquent légitimement.

 Cette politique qui pousse des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dans la détresse ne peut plus ici être justifiée par le "la loi c'est la loi" cher à Mme Ernould et Mademoiselle Roosemonte.

La détresse que cette rhétorique d'autruche politique amène est telle, qu'on le voit une fois de plus ici, elle peut pousser des personnes jusqu'à la mort.

Nous vous prions donc messieurs Roosemont et Dewael, non pas au nom de la loi ou de vos circulaires administratives mais au nom de la dignité humaine, de répondre incessamment à nos frères humains grévistes de la faim d'Evere en passe de trouver la mort.

Sans quoi messieurs, même la pluie de Belgique ne saurait nettoyer tous le sang déjà versé sous votre mandat.

L'UDEP région de Bruxelles

camp de réfugiés afghans


bravo pour la mobilisation! entre 250 et 300 personnes d'après polbru, le combat continue!  

Sans-papierAs mais pas sans voix

(04/11/2007)

Créée il y a deux ans et demi, l'Udep a réitéré son combat pour la régularisation des illégaux, hier à Anderlecht

ANDERLECHT Depuis l'an dernier, le 3 novembre retentit comme symboliquement pour les sans-papiers : ceux qui avaient été expulsés de l'église Notre Dame Immaculée d'Anderlecht, se voyaient libérés du centre fermé 127 bis.

Réitérant les axes de son combat, l'Udep-Bruxelles (Union de défense de ces démunis) a monté, hier, sa Marche des immigré(e)s sans-papiers.

Sur la parvis du même édifice religieux. Frères des sans, Ligue des droits de l'homme, CSC, FGTB et Mrax étaient, parmi d'autres, de la symbolique réunion. Où une centaine de personnes ont goûté à une soupe chaude avant de s'en aller vers le Béguinage, un autre lieu chargé d'émotion. "Ce site avait été occupé en 98/99", se souvient Mohamed, un actif de l'Udep. "Puis avait donné lieu, en 2000, à une régularisation massive."

Il s'agissait donc bien de marquer le coup, samedi, à deux pas du métro Clémenceau. Au reste, les calicots se faisaient fort de rafraîchir la mémoire des politiques.

Un exemple, donnant froid dans le dos ? "Orange bleue indifférente au sort des milliers de personnes que le désespoir pousse parfois jusqu'à la mort". L'un des objectifs avoués de la manifestation ne portait-il pas aussi sur une volonté d'interpeller le non-gouvernement en place ? "Le prégouvernement a pris des mesures sans prendre en compte les attachés durables", explique Frédérique Mawet - directrice du Cire, Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers. Un exemple, encore. Edifiant : "Au 127 bis, une famille ukrainienne risque le renvoi dimanche. Alors que le fils de 11 ans est né ici, que toute la famille de la mère vit ici, etc. On demande un moratoire pour ne pas continuer dans cette voie..."

Pas plus tard que lundi, à 18 h 30, en la salle Cosmos, à un jet de cierge du 74-78 de la chaussée de Mons, une assemblée de l'Udep-Bruxelles risque, elle, d'entamer une grève de la faim. "À Evere, il fallut en passer par-là pour obtenir des régularisations..."

http://www.dhnet.be/infos/belgique/article/189244/sans-pa...


AVEC OU SANS PAPIERS NOUS SOMMES TOUS DES TRAVAILLEURS


Des sections syndicales ont appuy� les revendications des sans papiers et �
Li�ge ont syndiqu� ces travailleurs sans papiers.
La CSC de Bruxelles / Halle / Vilvorde est venue parler aux sans papiers �
plusieurs reprises et a fermement d�clar� son soutien dans leur lutte pour
le droit au travail.

Nous exigeons que tout travailleur soit reconnu en tant que tel et obtienne
un permis de travail aussi longtemps qu�il r�side sur notre territoire.

Nous appelons les associations et les citoyens � r�agir � cette situation
contraire � tous les droits fondamentaux

Nous  invitons les syndicats � lancer une campagne d�affiliation de tous les
travailleurs clandestins et � le soutenir publiquement pour leur droit au
travail ce premier mai.

DROIT AUX TRAVAIL POUR TOUS

SYNDICALISATION DES SANS PAPIERS

REGULARISATION POUR TOUS AVEC DES CRITERES CLAIRES ET PERMANENTS


de Revocate (asbl lire et écrire - Bagic- Ciep) « la politique d’asile et migratoire » La politique d’asile migratoire traitée à la base qu’en amont serait plus cohérente et équitable. Il est vrai que les réalités migratoires dans les pays du nord est une question préoccupante qui occasionne des risques de confrontation dans l’organisation intérieure des pays hôtes.

Egalement, les conditions de vie et de travail de ces personnes en attente de régularisation sont difficiles à vivre compte tenu des exigences très restrictives de ces catégories.

A mon avis, se contenter de prendre des dispositions restrictives en amont en activant des conditions d’insécurité et de déstabilisation à la base, c’est comme vouloir arrêter une maladie en se contentant de le soigner auprès des malades sans agir sur ses causes à la racine !Il est réel que les politiques de favoriser la stabilisation politique des pays du sud dans les programmes de coopération internationale, ainsi que la promotion économique à cet effet aiderait à baisser l’afflux massif des migrations. Réellement quand on considère les secteurs de restriction comme « la migration et le travail », il est clair que les décideurs veulent favoriser la migration des personnes qualifiées au détriment du reste ! Pourtant c’est cette main d’œuvre qualifiée qui devrait favoriser le développement socio-économique des pays du sud !!!

07/11/2007

grève de la faim à Evere -

Eldorado   sur http://docbarcelone.canalblog.com/o

Nick Hannesooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

On entend fréquemment dire en France que l’Europe est un eldorado illusoire et que la vie est encore plus dure pour les immigrés, une fois arrivés en Occident. Mais ne faut-il pas rappeler qu’un éboueur en France donne à sa famille, par ses sacrifices, souvent plus d’argent qu’un professeur ou un ingénieur resté au pays. Chaque année, les sénégalais de l’extérieur envoient des millions d’euros à leur famille. En Afrique, les fonds envoyés par les travailleurs émigrés, clandestins ou non, sont d’un apport inestimable. Selon les Nations Unies, entre 2000 et 2003, près de 17 milliards de dollars ont été rapatriés en Afrique par des travailleurs vivant à l’étranger. Cette somme est supérieure au montant que perçoit le continent au titre des investissements étrangers directs. Cet argent qui revient vers le sud continue d’alimenter le rêve occidental en créant des nouvelles vocations d’« aventuriers », comme on appelle les clandestins en Afrique francophone. Les familles de pêcheurs les plus pauvres n’encouragent même plus leur enfant à faire des études tant les débouchés sont économiquement faibles au Sénégal. Est-il plus rentable de « miser » sur un enfant qui arrive à rejoindre l’Europe pour être ouvrier agricole en Espagne ou vendeur à la sauvette au Trocadéro, ou de l’encourager à faire des études dans un pays où la pêche ne rapporte plus et où chôment de nombreux diplômés ?
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Lors de plusieurs voyages effectués en Afrique noire au cours des dix dernières années, j’ai rencontré de nombreux clandestins aux destins improbables et aux histoires les plus folles. A Adis Abeba, Agadez,  Lagos ou Dakar…, des jeunes ont tout laissé pour    « monter » en Europe. Le phénomène sénégalais n’est pas isolé. C’est toute la jeunesse africaine qui souhaite partir en Occident alors que les Etats tardent à s’organiser pour trouver des solutions à long terme. Sans perspective locale et sans moyen d’obtenir un visa par la voie légale, cette émigration ne peut qu’exploser dans les prochaines années. Cela apparaît inévitable car les jeunes sont désormais prêts à tout pour quitter un quotidien où chacun de leurs projets avorte en raison du chômage et de la précarité. Et lorsqu’on est prêt à mourir, ni l’océan ni les hélicoptères ne peuvent vous arrêter. Ce départ permet de se projeter dans l’avenir. Au-delà de l’aspect purement économique, il est parfois entrepris comme un véritable rite initiatique où l’on prend son envol pour devenir un homme. Dès lors que l’on est en Europe, même si l’on gagne très peu au regard des standards européens, on est souvent le principal soutien financier de la famille, on peut se marier, on devient quelqu’un.

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Les mouvements de populations et les rapports Nord/Sud vont être au cœur d’enjeux planétaires cruciaux au 21ème siècle. Sans véritable connaissance des réalités locales, cette gestion des flux migratoires sera à long terme un échec pour le nord comme pour le sud.


 

HONTE A MESSIEURS ROOSEMONT ET DEWAEL

Solidaire de toutes les personnes sans papiers, l'Udep région de Bruxelles entend dénoncer une fois de plus les conséquences désastreuses de la politique menée par messieurs Dewael et Roosemont pour toutes les personnes sans papiers et les inviter à entendre l'impérieuse nécessité qu'il y a à trouver une solution à la situation des grévistes d'Evere.

 Solution qui ne saurait que comprendre des garanties fermes et définitives quant à la régularisation administrative de leur séjour en Belgique comme ils le revendiquent légitimement.

 Cette politique qui pousse des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dans la détresse ne peut plus ici être justifiée par le "la loi c'est la loi" cher à Mme Ernould et Mademoiselle Roosemonte.

La détresse que cette rhétorique d'autruche politique amène est telle, qu'on le voit une fois de plus ici, elle peut pousser des personnes jusqu'à la mort.

Nous vous prions donc messieurs Roosemont et Dewael, non pas au nom de la loi ou de vos circulaires administratives mais au nom de la dignité humaine, de répondre incessamment à nos frères humains grévistes de la faim d'Evere en passe de trouver la mort.

Sans quoi messieurs, même la pluie de Belgique ne saurait nettoyer tous le sang déjà versé sous votre mandat.

L'UDEP région de Bruxelles

camp de réfugiés afghans

05/11/2007

marche du 3 novembre

bravo pour la mobilisation! entre 250 et 300 personnes d'après polbru, le combat continue!  

Sans-papiers mais pas sans voix

(04/11/2007)

Créée il y a deux ans et demi, l'Udep a réitéré son combat pour la régularisation des illégaux, hier à Anderlecht

ANDERLECHT Depuis l'an dernier, le 3 novembre retentit comme symboliquement pour les sans-papiers : ceux qui avaient été expulsés de l'église Notre Dame Immaculée d'Anderlecht, se voyaient libérés du centre fermé 127 bis.

Réitérant les axes de son combat, l'Udep-Bruxelles (Union de défense de ces démunis) a monté, hier, sa Marche des immigré(e)s sans-papiers.

Sur la parvis du même édifice religieux. Frères des sans, Ligue des droits de l'homme, CSC, FGTB et Mrax étaient, parmi d'autres, de la symbolique réunion. Où une centaine de personnes ont goûté à une soupe chaude avant de s'en aller vers le Béguinage, un autre lieu chargé d'émotion. "Ce site avait été occupé en 98/99", se souvient Mohamed, un actif de l'Udep. "Puis avait donné lieu, en 2000, à une régularisation massive."

Il s'agissait donc bien de marquer le coup, samedi, à deux pas du métro Clémenceau. Au reste, les calicots se faisaient fort de rafraîchir la mémoire des politiques.

Un exemple, donnant froid dans le dos ? "Orange bleue indifférente au sort des milliers de personnes que le désespoir pousse parfois jusqu'à la mort". L'un des objectifs avoués de la manifestation ne portait-il pas aussi sur une volonté d'interpeller le non-gouvernement en place ? "Le prégouvernement a pris des mesures sans prendre en compte les attachés durables", explique Frédérique Mawet - directrice du Cire, Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers. Un exemple, encore. Edifiant : "Au 127 bis, une famille ukrainienne risque le renvoi dimanche. Alors que le fils de 11 ans est né ici, que toute la famille de la mère vit ici, etc. On demande un moratoire pour ne pas continuer dans cette voie..."

Pas plus tard que lundi, à 18 h 30, en la salle Cosmos, à un jet de cierge du 74-78 de la chaussée de Mons, une assemblée de l'Udep-Bruxelles risque, elle, d'entamer une grève de la faim. "À Evere, il fallut en passer par-là pour obtenir des régularisations..."

http://www.dhnet.be/infos/belgique/article/189244/sans-pa...


AVEC OU SANS PAPIERS NOUS SOMMES TOUS DES TRAVAILLEURS


Des sections syndicales ont appuy� les revendications des sans papiers et �
Li�ge ont syndiqu� ces travailleurs sans papiers.
La CSC de Bruxelles / Halle / Vilvorde est venue parler aux sans papiers �
plusieurs reprises et a fermement d�clar� son soutien dans leur lutte pour
le droit au travail.

Nous exigeons que tout travailleur soit reconnu en tant que tel et obtienne
un permis de travail aussi longtemps qu�il r�side sur notre territoire.

Nous appelons les associations et les citoyens � r�agir � cette situation
contraire � tous les droits fondamentaux

Nous  invitons les syndicats � lancer une campagne d�affiliation de tous les
travailleurs clandestins et � le soutenir publiquement pour leur droit au
travail ce premier mai.

DROIT AUX TRAVAIL POUR TOUS

SYNDICALISATION DES SANS PAPIERS

REGULARISATION POUR TOUS AVEC DES CRITERES CLAIRES ET PERMANENTS


de Revocate (asbl lire et écrire - Bagic- Ciep) « la politique d’asile et migratoire » La politique d’asile migratoire traitée à la base qu’en amont serait plus cohérente et équitable. Il est vrai que les réalités migratoires dans les pays du nord est une question préoccupante qui occasionne des risques de confrontation dans l’organisation intérieure des pays hôtes.

Egalement, les conditions de vie et de travail de ces personnes en attente de régularisation sont difficiles à vivre compte tenu des exigences très restrictives de ces catégories.

A mon avis, se contenter de prendre des dispositions restrictives en amont en activant des conditions d’insécurité et de déstabilisation à la base, c’est comme vouloir arrêter une maladie en se contentant de le soigner auprès des malades sans agir sur ses causes à la racine !Il est réel que les politiques de favoriser la stabilisation politique des pays du sud dans les programmes de coopération internationale, ainsi que la promotion économique à cet effet aiderait à baisser l’afflux massif des migrations. Réellement quand on considère les secteurs de restriction comme « la migration et le travail », il est clair que les décideurs veulent favoriser la migration des personnes qualifiées au détriment du reste ! Pourtant c’est cette main d’œuvre qualifiée qui devrait favoriser le développement socio-économique des pays du sud !!!

24/09/2007

Javier y los detenidos en Huelga de hambre

Lundi 24 septembre 22h

La grève de la faim continue au centre fermé

Les Grévistes ont maintenant un porte parole.

Aujourd'hui un médecin et un avocat sont venu visiter les grévistes pour les rencontrer et les écouter. Il apparaît que les conditions de vie dans le centre de détention sont dégradantes et inhumaines. L'hygiène est nulle par exemple, il y a un wc pour 25 personnes, une pièce seulement où tous sont enfermés toute la journée.

Demain MSF et sans doute la ligue des droits de l'homme iront rencontrer les grévistes également. Ils réclament leur droit élémentaires, espérons qu'ils seront entendus et que cette grève du dernier espoir ne tourne pas au drame.

 Après la visite de la directrice au porte parole il semblerait que de son côté elle soit complètement insensible et bien loin de se préoccuper du sort de ces personnes, elle leur a déclaré :" De toute façon vous pouvez bien mourir, qu'est ce que vous croyez? Vous n'allez pas changer les lois ici!". Ce à quoi elle s'est entendu répondre qu'il ne s'agissait pas de changer la loi mais de demander un droit humain élémentaire.

Si vous pouvez prendre une après midi pour aller visiter un des grévistes ou que vous désirez entreprendre une action ou prendre n'importe quelle initiative pour soutenir ces personnes, vous pouvez joindre l'udep au 0496 03 20 88. N'hésitez pas nous avons besoin de votre soutien.

MERKSPLAS EN REVOLTE

Grève de la faim au centre fermé de Merksplas

Ce samedi 22 septembre, jour de la Mémoire de la Mort de Semira Adamu, les personnes sans papiers détenues au centre fermé de Merksplas,sont entrées en grève de la faim (une vingtaine au moins). Nous cherchons des gens pour les soutenir.
Les personnes entendent protester contre les raisons de leur enfermement (Il n'y en a aucune valable, ils sont détenus pour le seul fait de leur situation administrative) et contre les conditions de leur incarcération (dans les centres fermés les personnes sans papiers ne jouissent même pas de ce qu'on appelle les droits du prisonnier, appliqués dans les prisons).
Ils exigent notamment le droit à un avocat, à une alimentation qui soit un minimum saine, le droit à un espace de vie pendant les journées (les détenus passent toute leurs journées enfermés tous ensemble dans un local), le droit à une activité physique,… et enfin ils entendent faire savoir qu’ils sont incarcérés sans avoir commis le moindre crime…
Parmi elles se trouvent Javier Loja, le papa de la petite Angelica qui nous a fait parvenir ce message de ses compagnons de détention et que nous vous transmettons à notre tour afin de vous appeler à la solidarité.
Nous avons besoin de votre aide, aussi simple ou modeste qu'elle soit, seuls nous ne pouvons rien faire pour eux.
Vous pouvez nous contacter au 0496 03 20 88, toutes les initiatives sont les bienvenues, nous vous mettrons en contact et nous pourrions nous réunir pour voir ce qu’il est possible de faire ( Proposition d’une date - Jeudi 27 septembre à 19h à l’église St-Bernard occupée à Saint-Gilles, Bruxelles, 81 rue de la Source, métro hôtel des monnaies).
Si vous souhaitez soutenir ces personnes détenues ou si vous pouvez effectuer une visite au centre à l’un des grévistes, appelez nous et on vous mettra en contact. Chaque geste compte et est précieux. Vous pouvez aussi envoyer un mail pour nous dire ce que vous souhaiteriez faire ou proposer.
L'Udep Bruxelles, frères de Sans,...
(Aide financière 000-3419170-17 avec la mention - soutien combat Merksplas)
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nu donderdag 27 september, 16.00 u, verzamelt Udep Antwerpen op het De Coninckplein voor een manifestatie naar de lokalen van CD&V Antwerpen en Open VLD Antwerpen. Allen welkome natuurlijk. Pamflet in bijlage.
 
ce jeudi septembre 24, 16.00 h. manif. d' Udep-Antwerpen, De Coninckplein. Manif vers les bureaux de CD&V et Open VLD Anversois. Tous le monde bijn venue. Tracte, en Flamande, attachée
 
 
bureau van Udep Antwerpen
le bureau d' Udep Anvers
udep Antwerp 0499101651

17/09/2007

Brief van Sebastian, zoon van Javier / Lettre Au gouvernement de la Belgique

" ... ne nous faites pas ce mal là de nous enlever notre père."

Lettre de Juan Sebastian fils de Javier

" ... Zonder hem zouden we niet weten wat te doen..."

Javier Loja, le père d'Angelica manifeste devant le centre 127bis. - Belga

Je suis Juan Sebastian fils de Javier Loja Torres, j'ai 13 ans et je vous écris cette lettre pour vous dires , pour vous dires que mon père Javier doit être avec nous  avec sa famille avec ma soeur, mon frère moi et tous les autres .
Mon père ne peut pas être enfermer personnes ne doit être enfermer, ça ne peut pas exister ça se genre de choses ne sont pas normale.mon père me manque et je suis sure que s'est comme ça pour tout le monde dans ce cas là.
mon père s'set un père genial, un père super et il est  tout pour nous sans lui en feras quoi nous alors.Il est la tête de la famille le guide de la famille il est notre plus grande protection pour nous s'est notre père.
C'est lui qui nous prepare le déjeuner qui nous enmenent à l'école et qu'après viens nous cherchés.Pour nous s'est le meilleur père de tous , comme chaque enfant le pense de son père.Nous on a peur nous voulons pas qu'il parte, nous voulons vivre avec notre père parce que s'est lui qui nous dones tout l'amour, l'éducation... il est tout pour nous,il doit rester avec nous .
Mon père nous a toujours dit que sais mieux ici, parce qu'ici tu as tout l'éducation,les études.Ici c'est sure qu'on auras un bon metier, mais là-bas non ,là-bas les études ne valent rien ici .Voilà pourquoi mon père veut abselument que nous restions en Europe .
Nous avons tous peurs, ne nous faites pas ce mal là de nous enlever notre père.
Moi je suis allé le voir et mon coeur s'est briser mais content au même temps de voir mon père, il manque a tous.
PAPA je veus que si tu lit cette lettre je vous que tu saches que tu es là au plus profond de moi et que je pense a toi a toutes les belles choses qu'ont a vécu toi et moi je t'adore, je t'aime et je suis fière d'avoir un père comme toi voilà le meilleur le premier et mon héros je t'aime PAPA(ton fils).
Pour tous c'eux qui on lu cette lettre je vous empries de prier pour mon père pour qu'il revienne au près de nous tous MERCI..
Sebastian
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Brief van Sebastian, zoon van Javier

Ik ben Juan Sebastian, zoon van Javier Loja Torres, ik ben dertien jaar en ik schrijf deze brief om U te zeggen dat mijn vader Javier bij ons moet blijven, met zijn familie en met mijn zuster, mijn broer en alle anderen.

Mijn vader mag niet opgesloten worden, niemand zou opgesloten moeten worden, dat mag niet bestaan.  Dit soort dingen zijn niet normaal.  Ik mis mijn vader en ik ben zeker dat het voor iedereen die in dezelfde situatie zit hetzelfde zou zijn.

Mijn vader is een fantastische vader, een supervader, hij is alles voor ons.  Zonder hem zouden we niet weten wat te doen.  Hij is het gezinshoofd, de gids van onze familie. 

Hij is onze grootste beschermer, want voor ons is hij onze vader.

Hij maakt voor ons ontbijt en brengt ons naar school.  Hij komt ons daar ook afhalen. Voor ons is hij de beste vader van allemaal, zoals ieder kind over zijn vader denkt.  Wij hebben schrik en willen niet dat hij weggaat, wij willen met onze vader leven want hij is het die ons alle liefde en opvoeding geeft...hij is alles voor ons, hij moet bij ons blijven.

Mijn vader heeft ons altijd verteld dat het hier beter is, omdat hier opvoeding en studies bestaan.  Hier is het zeker dat we een goed beroep zullen hebben, maar daarachter niet, de studies van daar zijn hier niets waard.  Daarom wil mijn vader absoluut dat we hier in Europa zullen blijven.

Wij hebben allemaal schrik, doe ons dit kwaad niet aan van onze vader van ons weg te nemen.  Ik ben hem gaan bezoeken en mijn hart is gebroken, maar toch was ik blij mijn vader te zien tegelijkertijd. 

PAPA, ik wil dat als je deze brief leest, dat je weet dat je in mijn hart aanwezig bent en dat ik aan je denkt en an alle mooide dingen die we samen hebben meegemaakt, jij en ik.  Ik aanbid je, en ik ben trots om zo’n vader te hebben als jij.  Je bent de beste, de eerste en mijn held. Ik hou van je PAPA. (je zoon).

Vanwege ons allen, bedankt,

Sebastian.