09/11/2012

Belgique : Les femmes migrantes victimes de violences craignent l’expulsion

Pas de droits pour les femmes battues immigrées en Belgique...
Human Rights Watch - 8 novembre 2012
LIEN : http://www.hrw.org/fr/news/2012/11/08/belgique-les-femmes-migrantes-victimes-de-violences-craignent-l-expulsion

Les femmes que nous avons interrogées sont confrontées à un choix terrible : soit subir de mauvais traitements infligés par leur partenaire, soit signaler la violence et risquer l’expulsion. La Belgique doit faire en sorte que chaque femme qui est victime de violence intrafamiliale puisse obtenir l'aide dont elle a besoin, quel que soit son statut de migrante.
Le risque d'expulsion empêche de nombreuses femmes migrantes victimes de violence intrafamiliale en Belgique d'obtenir la protection dont elles ont besoin, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui.

Le rapport de 62 pages, intitulé « “La loi était contre moi”: L’accès des femmes migrantes à la protection contre la violence intrafamiliale en Belgique », a décelé trois grandes lacunes dans la protection des femmes migrantes victimes de violence intrafamiliale dans ce pays. Les femmes qui migrent vers la Belgique pour rejoindre un mari ou un partenaire peuvent être menacées d'expulsion si elles dénoncent la violence pendant la période où leur statut est en cours de validation. Les femmes migrantes sans-papiers font face à la même menace. Enfin, les victimes de violence intrafamiliale, en particulier les femmes sans-papiers, n'ont pas suffisamment accès à des refuges.

Femmes sans papiers  femmes migrantes victimes de violences.png

« Les femmes que nous avons interrogées sont confrontées à un choix terrible : soit subir de mauvais traitements infligés par leur partenaire, soit signaler la violence et risquer l’expulsion », a déclaré Liesl Gerntholtz, directrice de la division Droits des femmes à Human Rights Watch. « La Belgique doit faire en sorte que chaque femme qui est victime de violence intrafamiliale puisse obtenir l'aide dont elle a besoin, quel que soit son statut de migrante. »

La Belgique a adopté des lois et des politiques visant à prévenir la violence intrafamiliale, mener des enquêtes, poursuivre les responsables et protéger les victimes, notamment par le biais d’un Plan d'action national. Mais le pays n'a pas encore pleinement comblé les lacunes dans la protection des femmes migrantes, a constaté Human Rights Watch. La Belgique a récemment signé, mais n'a pas encore ratifié, la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique, qui oblige les pays à assurer une protection quel que soit le statut de migrante.

Une loi visant à permettre aux femmes qui migrent vers la Belgique pour rejoindre un mari ou un partenaire de rester dans le pays ne protège pas les femmes si elles quittent leur agresseur alors que leur demande d'immigration familiale est en cours de traitement, si elles le quittent sans auparavant en faire part aux autorités, ou si le partenaire quitte la Belgique. Présenter des preuves de la violence et répondre aux exigences de revenus sont également des obstacles, a remarqué Human Rights Watch.

Gökce, une femme turque avec un fils de 12 ans, qui est aussi un ressortissant turc, a fui son mari violent, mais s’est par la suite sentie obligée de revenir vers lui jusqu'à ce que son statut juridique soit sûr, a expliqué sa belle-sœur à Human Rights Watch.

Les femmes sans-papiers sont particulièrement vulnérables. Un séjour illégal en Belgique constitue une infraction pénale et la police est tenue de dénoncer aux autorités d'immigration toute personne qu’elle soupçonne se trouver dans le pays illégalement. Les femmes qui se manifestent ont peu de chances d’obtenir un statut juridique, surtout si elles n'ont pas d'enfants. Ngalla, une femme de 35 ans sans-papiers en provenance du Cameroun, a enduré sept années de violence de la part de son mari, ne se risquant à signaler les faits que lorsqu’elle a obtenu la résidence permanente grâce à ses enfants belges. « Je me suis sentie plus sûre à ce moment-là », a-t-elle-dit, « grâce à mes papiers ».

Les femmes migrantes nouvellement arrivées sont moins susceptibles de disposer de réseaux de soutien de membres de famille et d’amis, ce qui les rend plus dépendantes de refuges que les autres femmes pour échapper à un foyer violent. Mais la Belgique ne dispose pas de suffisamment de places dans les refuges, ce qui contraint les femmes à revenir dans des foyers violents.

Les femmes sans-papiers sont confrontées à des obstacles particuliers entravant l'accès aux refuges, qui exigent généralement que les femmes contribuent aux coûts. Les femmes sans-papiers qui ne peuvent pas le faire ne sont pas admissibles pour le soutien financier des autorités locales disponible pour les autres victimes de violence intrafamiliale.

Jarmay, une femme sans-papiers en provenance du Ghana, a expliqué à Human Rights Watch qu'elle ne pouvait trouver nulle part où aller et a fini par vivre dans la rue après avoir échappé à son partenaire « très violent », qui a menacé de la tuer.

La première fois qu’Hayet, une femme marocaine de 29 ans, a fui son mari violent avec ses deux enfants, qui sont tous deux de nationalité marocaine, le personnel du refuge lui a dit qu'ils n'avaient pas de place et lui a suggéré de résider chez des membres de sa famille. Mais sans famille ni amis pour l'aider, Hayet et ses enfants sont retournés vivre avec son mari. Ils ont finalement trouvé une place dans un refuge après avoir fui une seconde fois, après que la violence ait éclaté à nouveau.

« Aucune femme ne devrait avoir à revenir dans un foyer violent parce qu'elle n'a nulle part ailleurs où aller », a conclu Liesl Gerntholtz. « Les refuges pour femmes devraient disposer de ressources suffisantes afin de ne pas avoir à refuser l’accès aux femmes et aux enfants qui ont besoin d'aide. »

Le rapport contient des recommandations au gouvernement fédéral, aux régions et aux autorités communautaires, notamment :

  • Ratifier et appliquer la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique.
  • Réformer la loi de 1980 relative à l’Accès au territoire, au séjour, à l'établissement et à l'éloignement des étrangers afin que les femmes migrantes en situation irrégulière victimes de violence intrafamiliale puissent demander un permis de séjour pour raisons humanitaires et que l'expulsion soit suspendue jusqu'à ce qu'une décision soit prise sur la demande.
  • Réformer la loi de 1980 afin que les migrantes, dont les droits de résidence dépendent de leur relation avec un partenaire violent, puissent faire une demande indépendante de permis de séjour.
  • Fournir des fonds publics pour garantir l'accès aux refuges pour les femmes victimes de violence qui en ont besoin, quel que soit leur statut de migrante.

Commentaires

bonjour,
je suis une fille marocaine de 28ans handicapé, depuis 2008 que je suis en Belgique (Bruxelles) et en juin 2011 j’étais agressé de la part des serveuses algerians dans un mariage. j’étais fortement agresse sans avoir pitié de mon cas!! ça m'a vraiment fait un choc!! à ce moment-là j'avais une carte (A.I) et j ai porté plainte et j'ai eu un certificat médical. Mais en décembre 2011 Mon dossier de la régularisation a été refusé il m'ont retirer la carte (A.I) et ça c'est mon plus grand choc !! Donc j’étais obligée de tout arrêter... surtout mon espoirs qu'ils soient punis et c'est le plus important pour moi.
Maintenant grâce a ce nouvelle article qui m'encourage de vous écrire avec tous mes espoirs de m'aider ou juste de me conseiller qu'est ce que je peux faire.
Merci mille fois

Écrit par : macine | 11/11/2012

BONJOUR
Tu as des droits et il y a des personnes qui peuvent t'aider.
Anne Theisen qui travaille au Ciré à Bruxelles. Elle reçoit les gens tous les jours. Tu peux aussi l'appeller, elle travaille avec des femmes dans ta situation et qui ont décidés de pas se laisser faire. Courage petite soeur.

Ciré ASBL
80-82, rue du Vivier
B-1050 Bruxelles
BELGIQUE
Téléphone (0)2 629 77 10


UDEP

Écrit par : UDEP | 25/11/2012

bonjour d écrit c message dans c site qui m attiré mon attention,,,oui dans cette époque en donne l droit a des femmes battues qui trouve des problem avec leur mari en Belgique ,,mais même pour les homme on a des cas qui sont battues avec leur femmes en Belgique et qui perdu leur droit et mal barré et qui sont trouver aucun protège et protection..
voila j raconte mon histoire et j tu jures s vrai tous c que j écrit ici et j ai même tous les épreuves et l jugement et papier et photo comme des épreuve mais j ai pas trouver l justice et aucun persan m fait aider.
bon avant j raconte mon histoire j aime que m comprendre car il est trop compliqué ..et j donne mon msn pour voire aucun explication
qu il faut m aider ou connu comment j trouve m droit m réponde et j explique toys sur mon msn merci d avance .

Écrit par : BM120 | 26/11/2012

Bonjour je suis une jeune femme de 22 ans d'origine marocain je suis en belgique depuis 2009 j'était marie , en 2010 je me suis séparé de mon ex mari , j'avait la carte F , quand je me suis séparé j'était enceinte de 3 mois , j'ai partie vivre chez ma tante après de mois la commun ma convoqué pour déposéà carte , parce que mon mari à était dire que c'était un mariage blanc , depuis j rester carte d'identité , j rester chez ma tante jusqu à ce que j accouche de mon fils , j ai apeler mon ex pour lui dire de venir voir son fils mais il à pas venu alors après mon ex mari à dit au tribunal que c'est pas son fils , après en à fait un test ADN qui à montree que c mon fils , à l'âge de 8 mois c'était le premier rencontre pour mon fils et son papa ,mtn son papa apprit sa garde parce que moi j n pas de domicile fixer et j pas de papier par contre j mon appartement et j une aide du c p à s , mtn je vois mon fils 1 week sur 2 , je ne peut pas accepter de vivre sn lui je suis une mère et le bien de mon fils c de rester près de moi car il à besoin de moi pjusque lui , aidé moi je souffre à fond

Écrit par : sara | 10/12/2012

je lu ton message sara ,,et j sus desolé pour toi car t es vraiment souffert avec ton mari de merde a mon avis si pas un homme s con,,,il a marier avec toi et apret il balance a l commun ou l police de merde comme quoi s t un mariage blanc ,,,vraiment s t un con ,,,,hachak wald lkahbba had bnadame ,,,,,bini wa binak nchad kahbat mou nfarga3 lih karro ,,,,,ciao et fait demander l aide d avocat s l seul qui peux aider ,,demande avocat ,,specialité de affair et problem comme ca ,,, allah y3awnak .

Écrit par : fachkal 12 | 13/12/2012

salam je suis belge d origine marocain je travaille en belgique je vais vous dire ce que moi je pense les femme du maroc sont des comedienne soit disant des femme battu ou je ne sait pas quoi elle connaisse tres bien la loi belge tous quelle interese ses les PAPIER EST AUSSI PENSION ALIMENTAIRE EST ENVOYER l argent a ses parent tfou tfou ses femme somt des raness il y a pas que les femme est aussi les homme clochard du maroc il ont pas de coeur il joue trop les sentument des femme europeeen aaahhh tfouuuuuuuuuuuuuuuu il me degoute tout ses du maroc ....

Écrit par : laarossi | 03/09/2013

je suis marokkaaine e je ne sais pas quoi dire sur les marrokkain nee en belgique on aime pas leur pays ni les marrokkain comme eus e je pense allors sont des malades .

Écrit par : nadia ramzi | 14/12/2013

je suis marokkaaine e je ne sais pas quoi dire sur les marrokkain nee en belgique on aime pas leur pays ni les marrokkain comme eus e je pense allors sont des malades .

Écrit par : nadia ramzi | 14/12/2013

e pour les femme qui sont battu en belgique e surtout si sont illegaalle cest mieus retopurner a leurs pays avec dinitee mieus que tout le monde les attaquer ou rejeter parce que il n ya pas de l aide voor nixt ni en belgique ni nul part

Écrit par : nadia ramzi | 14/12/2013

Slt UDEP, j espere que vous allez bien, je voudrais savoir juste ou sont les representants des UDEP? et Pourquoi on a plus des nouvelles sur la section qui aidaient les sans papiers, qui organisaient les manifs ? Merci de votre reponses.
Bien a vous

Écrit par : Habyb | 14/12/2013

Je suis. Une femme

Écrit par : elias | 30/04/2014

Banjour je sus marier depuis 5ans je vie lenfaire je suis fraper pre ce que chaqu jour violamement insultet vulgairement mes enfents sont fraper par ce quil me defande je sort jamais jai aucune amie jai aucun revenu et pour tent jai trois diplomes mais interdi de travailler interdi de sortir interdi de parler au voisines je suis violer il dit que je doit peyer ce que je mange cest pas gratuit je suis sa chiene et prostituer il cest que jai nul part ou aller je mét les afaire que laisse mes soeurs et mes enfent met. Ceux des enfent de mes soeur mon seul.espoir cest evanui dans latente ma mere soeurs frer on tous la nationalité francaise jai fait la demande en ma repandu une foie depuis rien jaret pas decrir mai son vain je profite de vous ecrir en cachéte ma soeur est ché moi elle a internete svp dit moi ou me tourner aider moi pour lamour de dieu jen peut plus je vai finir par metre fin a mes jour jen peut plus je vous en supli aider moi pour lamour de dieu ou ecrir pour activer les choses svp rpandez moi ne me laisser pas tember

Écrit par : elias | 30/04/2014

pour elias
BJR bref j au lu par hassard ton message et m attire tous mon attention et vraiment c touche aussi mes énerve car je comprendre pas bien t problème tous ce qui j ai compris dans t message que t es marier et que ton mari il traite toi comme une chienne et tu frappe et voiler et il tu prendre comme une prostituer ?tous qui j ai compris dans ton histoire ,,,,
voila dit pourquoi pas tu part a l plus proche brigade de la police et tu fait plainte contre ton con mari ???? ou fait plainte directement au tribunal chez le procureure de tribunal ou tu habiter ou le juge de paix t es le droit et en cas tu voiler ou tu frapper ou agressé fait des certificat et attestation médical comme des épreuves ,et va chez l police ou tribunal .salamo 3alaykom ,,,

Écrit par : mustapha | 02/05/2014

Cette définition associe l'intentionnalité de l'accomplissement de l'acte lui-même, indépendamment de l'issue qu'il produit. En général, cependant, tout ce qui est turbulent ou excité d'une manière préjudiciable, nuisible ou destructeur, ou présentant un risque en conséquence, peut être décrite comme violente ou survenant violemment.

Écrit par : resume writing service coupon | 09/08/2014

Bonjour à toutes,

Je souhaite réaliser mon mémoire sur la problématique des femmes qui subissent une violence intra-famillial et qui ne sont pas protégé par la loi belge car migrantes ou en cours de régularisation.
J'aurais aimé savoir si l'une de vous (ou plusieurs ce serait super) voudrait bien prendre le temps pour qu'on discute ensemble (Anonymement et ou vous voulez).

Je n'ai pas connu votre douleur mais je pense que c'est important d'en parler et je suis très touchée par ce sujet. Vous méritez une voix dans la société belge.

Merci et bien à vous,

Elisabeth

Écrit par : Elisabeth | 13/11/2014

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Écrit par : Elisabeth | 13/11/2014

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Écrit par : Sellin | 27/01/2015

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