16/05/2009

Les sans papiers expulsés de la rue des Minimes /occupants de l'UCL en grève de la faim

LOUVAIN-LA-NEUVE

Les occupants de l'UCL en grève de la faim

lln
graffiti à Louvain-La-Neuve

Les occupants sans papiers de l'UCL ont entamé une grève de la faim après 9 mois d'un combat long, courageux et exemplaire.

Cette action constitue un moyen de pression afin d'obtenir la régularisation collective des personnes sans papiers engagées dans cette action d'occupation.

L'UDEP interpelle les autorités qui menacent les militants d'expulsion. Nous comprenons que l'UCL ne puisse soutenir une grève de la faim mais comme l'ont fait les autres universités, rien ne l'empêche de constater et de déplorer ce choix, sans pour autant punir ceux qui l'ont fait.


D'autre part, ces occupants appartiennent à un mouvement, mouvement pacifique mais qui ne se laisse pas faire et mouvement capable d'apparaître à tout moment à tout endroit. Ceux qui ont tenté d'arrêter ce mouvement en expulsant des occupants en ont à chaque fois fait l'expérience. Dernièrement l'expulsion de 300 occupants de l'Udep des logements sociaux situés au pied du palais de justice de Bruxelles s'est soldée par l'occupation de 2 nouveaux bâtiments dans la même journée par plus de 600 personnes venues de Bruxelles et d'autres villes de Belgique.

L'UDEP appelle l'Office des étrangers, le gouvernement et la ministre en charge du dossier, à prendre la mesure de la gravité de la situation des grévistes et à mettre rapidement un terme à cette déterioration physique qui n'a d'absurde que l'incapacité d'un gouvernement à faire une gestion politique sérieuse du drame humanitaire vécu par plus d'une personne sur cent en Belgique.

UDEP

Pour les soutenir : Réunions du comité de soutien hebdomadaire à l'occupation à LLN


Les militants sans papiers expulsés de la rue des Minimes réfugiés dans les anciens bâtiments du Soir

ulb equa

Suite à l’expulsion du bâtiment de la rue des Minimes, quelque 200 personnes s’étaient rassemblées Porte de Hal ce matin. Des négociations étaient en cours pour reloger ces personnes (150 Pakistanais logeaient en effet précédemment sous des préaux dans les Marolles, et une petite centaine d’autres étaient également sans logement). 40 mineurs non-accompagnés faisaient également partie du groupe.

Les autres militants étaient pour la plupart rentrés chez eux face à la menace d’expulsion.

Présentes en Belgique depuis des années, ces militants souhaitent s’inviter dans la campagne électorale pour faire valoir leur droit à la dignité et à la reconnaissance sociale.

udep red

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