31/03/2009

Arena recoit les sans papiers/ office des étrangers/mardi31mars

LES SANS PAPIERS DE L’OFFICE DES ETRANGERS

AU CABINET ARENA

 


Ce mardi 31 mars, la Ministre Arena recevra une délégation composée de représentants de l'UDEP (Mouvement des sans papiers qui a organisé les occupations d'Universités), de représentants des syndicats FGTB et CSC, de professeurs et du CAL (centre d'action Laïque).


Les occupants sans papiers, accompagnées de leurs soutiens de la FGTB et des étudiants des Universités de l'UCL, de Namur et de l'ULB, protesteront ce mardi à 11h devant l'Office des étrangers (attention nouvelle adresse, l'OE se trouve un peu plus loin) et se rendront ce même après midi chez la Ministre Marie Arena afin d'entendre les perspectives offertes aux personnes sans papiers par la ministre socialiste.

 

 

Notre gouvernement qui n'a pas été capable de tenir ses engagements est dès lors appelé à donner une solution aux travailleurs sans papiers qui se sont sacrifiés depuis 5 mois dans les actions d'occupation, combat citoyen qui a su mobiliser une large frange de la société civile.


De son côté, la grève de la faim fait rage dans les occupations depuis plus d'un mois et ce, dans l'oubli le plus complet. Les occupants de la VUB sont devenus presqu'incapables de se lever pour aller aux toilettes et les médecins lancent des s.o.s. en tous sens pour demander de l'aide.

 

D'origines africaines, asiatiques et américaines, grand nombre de ces travailleurs disposent;

- soit d'un séjour durable dans notre pays depuis le 31 mars 2007 et d'une offre de travail ferme, 
- soit d'un engagement dans une longue procédure d'asile de 4 ou 5 ans pour les procédures incluant l'intervention du Conseil d'Etat et/ou l'article 9,3 de l'ancienne loi,
- soit du motif humanitaire urgent sur la base de l'ancrage local durable et de possibilités d'avis positifs des autorités locales ou d'un service agréé et de la maîtrise d'une des langues nationales et d'une volonté inébranlable de poursuivre et de parfaire leur intégration dans notre pays.

 Aujourd’hui, ils constatent que malgré leur sens civique et leurs démarches citoyennes acharnées, notre gouvernement n'a pu avancer aucune réponse concrète.

La miette qu'à jetté la ministre Turtelboom à la face des sans papiers est purement discriminatoire et ne résoud en rien la problématique des familles et des personnes qui résident en Belgique depuis des années et qui demeurent sans papiers.

 

Pour les Occupations

ULB- VUB- UCL- St-LOUIS-NAMUR- …


l’UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

 


 

Communiqué de presse

Bruxelles, 27 mars 2009

La FGTB  réclame le respect des droits de tous les travailleurs.

 

 

 

La FGTB prend note de la décision du Gouvernement d'enfin régulariser les familles avec enfants scolarisés qui sont en Belgique depuis cinq ans et qui sont en procédure d'asile depuis au moins un an. C'est loin d'être suffisant.

 

Le no man’s land politique que nous connaissons, et que l’on doit en grande partie à l’entêtement politique du VLD et de sa ministre de l’immigration, est une atteinte à notre démocratie et est d’autant plus grave étant donné le contexte socio-économique d’insécurité et de dérégulation dans lequel les travailleurs et les allocataires sociaux se trouvent.

 

En effet, en refusant une régularisation permanente selon des critères clairs, nous nous rendons responsables du développement d’une économie clandestine qui précarise les travailleurs et le marché du travail. Les travailleurs belges, au même titre que ceux issus de l’immigration ont un intérêt vital à ce que soit mise en œuvre la régularisation promise par le Gouvernement il y a un an. Le déni du droit de séjour est créateur d’une main d’œuvre au rabais, synonyme de pression à la baisse sur les conditions de travail.

 

Pour la FGTB, il faut en finir avec l’arbitraire ou pire encore avec l’hypocrisie qui consiste à refuser de régulariser mais à fermer les yeux sur la clandestinité, permettant ainsi que l’on exploite les sans-papiers dans des filières mafieuses.

 

La FGTB continue à réclamer une procédure de régularisation qui devra être confiée à une commission qui se prononcera sur base de critères clairs, objectifs et permanents.

27/03/2009

Anti circulaire/ Turtelboom/beaucoup d'encre pour rien

Anti circulaire ! Turtelboom ne lâche rien du tout et se moque de toutes les  Angelica...

 

Suite aux instructions données par la Ministre Turtelboom à son administration ce vendredi, l'Udep constate que celles ci n'amènent aucune avancée significative et que les conditions imposées par la Ministre aux familles sont tellement restrictives qu'elles ne toucheront qu'un nombre infime de familles.


Dans les faits, seules sont concernées les familles ayant introduit une demande d'asile avant juin 2007, ayant des enfants scolarisés, avec un séjour de 5 ans en Belgique, ceci après une demande d'asile, ect... bref une kyrielle de conditions qui excluent la grande majorité des familles de ce droit de séjour et qui dans les faits, fait couler beaucoup d'encre pour des cas qui pour la plupart étaient déja régularisés sur base de la longue procédure.


La ministre se moque totalement des Angelica, des Rothman Salazar,..., comme si ces familles là, ne méritaient pas un titre de séjour, alors qu'elles ont dévelloppés de profondes attaches avec la Belgique qui est devenu leur pays à part entière. Cette mesure est discriminatoire car elle traite des enfants qui vivent des détresses identiques de façon totalement différente.


Pour les uns, les papiers, pour les autres, le centre fermé!


Qu'on ne s'y trompe pas, la ministre se moque de nous, c'est une anti circulaire, et elle n'entame en rien la détermination de notre mouvement à revendiquer l'application de l'accord de gouvernement. D'ailleurs, aucune des familles qui occupent actuellement les Universités ne devraient quitter les occupations, preuve que rien n'a vraiment changé.



L'UDEP


UNION DE DEFENSE DES PERSONNES SANS PAPIERS

 


En quoi consiste la proposition de régularisation de la Ministre ?

Ne concerne que les familles demandeurs d'asile avec 5 ans en Belgique APRES la demande d'asile (lire toutes les autres conditions).

Ce jeudi 26 mars 2009 Annemie Turtelboum, Sinistre en charge de l'anti politique d'asile et de la migration, a fait parvenir une lettre à l'Office des Étrangers afin d'ajouter un type de situation qui peut donner lieu à une régularisation.

 

Cette nouvelle situation concerne seulement les familles avec enfants scolarisés qui ont fait une demande d'asile et qui remplissent les CONDITIONS suivantes :

  • la procédure d'asile (pendante ou clôturée) a duré plus d'un an (sans compter le Conseil d'État)
  • Avoir eu, APRES AVOIR DEMANDER L'ASILE !!!, 5 ANS de séjour ininterrompu en Belgique(avec justificatifs)
  • introduction de la demande d'asile avant le 1er juin 2007 (date de la mise en vigueur de la nouvelle procédure d'asile)
  • Les enfants doivent être scolarisés depuis au moins le 1er septembre 2007 (maternelle, primaire, secondaire ou supérieur)
  • obligation de produire un passeport ou un document d'identité

Les familles qui remplissent toutes ces conditions recevront dès lors un permis de séjour d'un an qui sera prolongé si elles ne vont pas demander l'aide au CPAS et si elles peuvent subvenir seules à leurs besoins.

Vous pensez remplir ces conditions, que devez-vous faire ?

  • Les familles qui ont déjà introduit une demande d'autorisation de séjour (9§3 ou 9bis) et dont l'Office des Étrangers dispose de tous les éléments justifiant les conditions mentionnées ci-dessus ne doivent pas faire des démarches particulières.
  • Ceux qui n'ont pas introduit un 9 bis ou 9.3 doivent trouver un avocat et le faire.

    • Le Texte de Turtelboom :

Instruction relative à l’application de l’ancien article 9, alinéa 3 et de l’article 9bis de la

loi du 15 décembre 1980

 

Monsieur le Directeur général,

 

Je vous prie de bien vouloir ajouter la situation spécifique décrite ci-dessous aux situations humanitaires urgentes qui constituent des circonstances exceptionnelles pouvant donner lieu à la délivrance d’une autorisation de séjour en application de l’ancien article 9, alinéa 3 ou de l’article 9bis de la loi.

Pour rappel, les étrangers qui se trouvent dans les situations humanitaires urgentes suivantes peuvent obtenir un titre de séjour :

- les étrangers dont la procédure d’asile est déraisonnablement longue, puisqu’elle est engagée depuis au moins 3 ans (familles avec enfants scolarisés) ou 4 ans (isolés, autres familles) devant les instances d’asile ;

- les étrangers qui se trouvent dans une situation humanitaire urgente, telle que leur éloignement serait contraire aux conventions internationales en matière de droits de l’homme, notamment :

 

1. L’étranger, auteur d’un enfant mineur belge qui mène une vie familiale réelle et effective avec son enfant ;

 

2. L’étranger, auteur d’un enfant mineur, citoyen de l’UE, pour autant que cet enfant dispose de moyens d’existence suffisants, éventuellement procurés par ce parent, et que ce parent prenne effectivement soin de l’enfant ;

 

3. Les membres de famille d’un citoyen de l’UE qui ne tombent pas sous le

champ d’application du regroupement familial (article 40 de la loi) mais dont

le séjour doit être facilité en application de le directive européenne 2004/38, à

savoir, les membres de famille, quelle que soit leur nationalité, qui sont à

charge du citoyen de l’UE dans le pays d’origine ou qui habitaient avec lui, ou

qui pour des raisons de santé graves, nécessitent des soins personnels de la

part du citoyen de l’UE ;

 

4. L’étranger qui a été autorisé ou admis à un séjour illimité en Belgique lorsqu’ilétait mineur et qui est retourné dans son pays d’origine (que ce soit ou nonpar la contrainte) et qui ne peut invoquer un droit de retour tel que prévu parla loi et les arrêtés royaux, - comme par exemple, l’ étranger dont le passeportou le titre de séjour a été confisqué lors de son retour dans le pays d’origineou la jeune fille qui ont été mariée de force, - pour autant qu’il puisse apporter les preuves de cette situation ;

 

5. Les époux qui ont une nationalité différente et qui sont originaires de pays qui n’acceptent pas ce type de regroupement familial et dont l’éloignement vers leurs pays d’origine respectifs, entraînerait l’éclatement de la cellule familiale, surtout, lorsqu’ils ont un enfant commun ;

 

6. Les étrangers qui ont une pension ou une pension d’invalidité accordée par l’Etat belge mais qui ont perdu leur droit au séjour en Belgique suite à leur

retour dans le pays d’origine ;

Le titre de séjour pour raisons médicales a entretemps été réglé par l’article 9ter de la loi sur les étrangers.

A cette liste de situations humanitaires urgentes, la situation suivante peut être ajoutée :

 

7. Les familles avec des enfants scolarisés dont la procédure d’asile est clôturée ou pendante, à condition que :

 

1) elles puissent justifier d’un séjour ininterrompu d’au moins cinq ans en Belgique et qu’elles aient introduit une demande d’asile avant le 1er juin 2007, - date de l’entrée en vigueur de la nouvelle procédure d’asile, - et que l’examen de cette demande par les instances d’asile, à savoir, l’Office des Etrangers, le Commissariat général aux Réfugiés et au Apatrides, le cas échéant, l’ex-Commission permanente de recours des Réfugiés, ait au moins duré un an.

La période requise de 5 ans de séjour ininterrompu prend cours à la date de la première demande d’asile;

 

2) l(es) enfant(s) scolarisé(s) fréquente(nt) depuis au moins le 1er septembre 2007 un établissement d’enseignement reconnu, organisé et subventionné par une des Communautés dont ils ont suivi régulièrement les cours de l’enseignement maternelle, primaire, secondaire et/ou supérieur durant la procédure d’asile et/ou durant la période qui a suivi la procédure d’asile ;

Les familles qui répondent aux conditions mentionnées ci-dessus et qui ont déjà

introduit une demande en application de l’ancien article 9, alinéa 3 ou l’actuel article 9bis de la loi sur les étrangers, ne doivent pas réintroduire une nouvelle demande.


Comme c’est le cas pour d’autres situations humanitaires urgentes, cette instruction ne s’applique pas aux personnes qui se sont rendues coupables de faits d’ordre public ou qui présentent ou peuvent présenter une menace pour la sécurité nationale, ni aux personnes qui ont tenté de tromper les autorités belges ou ont commis une fraude.

 

Conformément à l’article 13, § 1 de la loi, les membres de familles concernés sont en cas de décision favorable, mis en possession d’un titre de séjour temporaire sur production du passeport national ou d’un document d’identité qui établit de façon incontestable leur identité et leur nationalité, à moins qu’ils ne soient encore engagés dans une procédure d’asile auprès des instances d’asile et que l’application de l’article 55, § 1 s’impose.

 

Il convient d’attirer l’attention des parents que leur séjour ne sera prolongé que si

elles ne sont pas une charge pour le système social belge, ce qui veut dire, qu’elles doivent prouver qu’elles sont en mesure de pourvoir à leur entretien et à celui de leurs enfants, par exemple, par l’exercice d’une activité lucrative.


Cette énumération limitative de situations humanitaires urgentes n’empêche pas

qu’en vertu du pouvoir discrétionnaire du ministre ou de son délégué, d’autres

situations que celles énumérées plus haut, peuvent être considérées comme étant

des situations humanitaires urgentes, et qu’en tant que telles, vous pouvez être

amené à conclure que les circonstances exceptionnelles dont il est question dans

l’article 9bis de la loi sont remplies.

 

 

La Sinistre de la Politique de Migration et d’Asile,


Annemie Turtelboum


Bonjour,
C’est une « très mini » régularisation.
Enormément de clandestins resteront sur le « bas côté »,et sans doute pour longtemps si nous ne continuons pas le combat.

Pour les familles visées par cette lettre à l’office ( Ce n’est même pas une circulaire !), rien n’indique - en outre -  que les demandes pourront être examinées dans des délais raisonnables , notamment vu l’absence de renfort à l’administration. En outre, ne sont concernées que les familles qui ont introduit une demande d’asile avant le 1er juin 2007…
Attention ,aussi, aux faux espoirs…pour ceux qui n’ont pas la preuve d’un séjour pour  la famille de 5 ans ininterrompus  (quid d’un regroupement ultérieur?)  ou pour ceux qui à un moment donné, ont usé de données pas très exactes (même avec de pertinentes raisons ) ou encore dont l’(les) enfant(s) n’est ( ne sont) pas  au moins à l’école gardienne depuis le 1er septembre 2007
L’ancrage durable, la régularisation par le travail…envolés !
Un peu de lest a été lâché. Le poids de la discrimination reste  lourd .
 La solidarité s’impose plus que jamais !


Votre dévoué, 
Georges Henri Beauthier


COMMENTAIRES DE L'AVOCATE MARIE PIERRE (écolo)

 

Ce qui est nouveau :

 

  1. Les situations humanitaires urgentes – qui constituent des circonstances exceptionnelles -  sont définies comme suit :

-          Les auteurs d’enfants belges pourront être régularisés si vie familiale : la formule générale permet aussi d’inclure les parents équatoriens, colombiens, etc qui sont sans papiers  et dont les enfants ont acquis la nationalité belge (car situation d’apatridie) à condition qu’il y ait une vie familiale

-          Idem pour les parents d’enfants citoyens de l’UE (mais ici exigence de moyens de subsistances suffisant éventuellement dans le chef du parent)

-          Membres de famille d’un belge ou d’un citoyen UE qui est/était à sa charge dans le pays d’origine et qui nécessite des soins personnels de ce ressortissant de l’UE pour des raisons de santé

-          Les personnes qui ont eu un droit de séjour lorsqu’ils étaient mineurs et l’ont perdus parce que contraints par leur famille de rentrer au pays (ou jeunes filles contraintes de se marier) qui peuvent prouver cette situation.

-          Les époux de nationalité différents dont leur pays d’origine n’accepte pas le regroupement familial surtout s’ils ont un enfant commun.

-          Les étrangers qui ont une pension d’invalidité de la Belgique mais ont perdu leur droit de séjour.

 

A ces situation s’ajoutent :

  1. Les familles avec enfants qui :

-          Sont ou ont été en procédure d’asile pendant 1 an (procédure introduite avant le 1er juin 2007)

-          Totalisent 5 ans de présence ininterrompue en Belgique à partir de l’intro de la (première) demande d’asile

-          Sont (enfants) scolarisés dans un établissement reconnu et subventionné.

 

 

Si une demande de régularisation est toujours en cours il n’est pas nécessaire d’en réintroduire une.

Sont exclues les personnes considérées comme dangereuses pour l’ordre public ou la sécurité nationale de même que les personnes qui ont commis une fraude.

 

La production d’un document d’identité ou d’un passeport est nécessaire

Séjour d’un an sera accordé et renouvelé si la famille n’est pas une charge pour les pouvoirs publics.

 

La liste des situation humanitaires urgentes n’est pas limitative.

 

Commentaires

 

ð      Critères qui permettront de régulariser une catégorie de personnes mais qui est bien en dessous de ce que prévoyait l’accord gouvernemental :

 

Les personnes qui pourront être régularisées en raison de leur longue présence en Belgique devront être passées par la procédure d’asile. Il s’agit d’une condition sine qua non pour entrer dans ce critères. Tous ceux  qui ne demandent pas l’asile (Les Marocains, les Equatoriens, etc) sont exclus de cette mesure de même que les personnes isolées ou les couples sans enfants ou avec petits enfants non encore scolarisés => Cette mesure est injuste car profondément discriminatoire et est très éloignée de l’accord gouvernemental qui ne prévoyait pas de telles exclusions et visait les personnes ayant un ancrage local en Belgique.

 

L’accord gouvernemental visait également les personnes ayant une procédure d’asile longue de 5 ou 4 ans introduits (si famille avec enfants) en ce compris le recours au Conseil d’Etat et la demande art. 9 al. 3 ultérieurement : Non seulement les personnes visées étaient plus larges (également personnes isolées et les couples sans enfants) mais en outre, le délai était raccourci à 4 ans pour les familles avec enfants ce qui n’est pas le cas des nouvelles instructions de la Ministre Turtelboom.

Ixelles/ famille expulsée/école 2/Brésilienne sans papiers

Quand on dirait que c'est les monstres qui dictent la loi aux hommes...


Ce matin à Ixelles, la police est descendue au 35 chaussée de Vleurgat pour arrêter une femme et ses deux enfants. La petite est en 6ème primaire et le plus grand en 1ère humanité.


L'école numéro 2 d'Ixelles (école de la rue sans souci) est sur les lieux en ce moment (9h55) afin d'empêcher la rafle et d'éviter l'expulsion.
La famille Brésilienne risque fort d'être expulsée si la police parvient à la conduire jusqu'au centre fermé.



L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers) dénonce cette nouvelle aberration d'un système injuste et arbitraire, qui ne fait même plus la différence entre un enfant et un criminel et qui envoie la police rafler des enfants profitant qu'ils ne sont pas encore partis à l'école.

 

L'UDEP dénonce le gouvernement INCAPABLE d'empêcher que tant d'abberations se commettent alors qu'il a promis à ces mêmes personnes une régularisation depuis plus d'un an!
L'UDEP interpelle le Parti Socialiste qui a promis avant les dernières élections de ne pas participer à un gouvernement sans qu'il y ait de régularisation et qui maintenant permet que sur ses communes, la police procède à de tels actes.



 Cette famille brésilienne se trouve depuis 8 ans en Belgique, les deux enfants sont scolarisés et la maman travaille; ils vivent à Ixelles où ils ont dévelloppé un large réseau d'amis et de connaissances.


Dans les occupations des universités, l'on dénombre de plus en plus d'occupants détenus dans les centres fermés, monsieur Jia par exemple, qui était le patriarche de l'occupation de l'ULB, est détenu depuis 2 mois à Merksplas puis au 127 bis alors qu'il nécessite des soins et qu'il est âgé de 70 ans! L'Office des étrangers a déja tenté de l'expulser vers la Chine, où prétend l'Office, il sera bien traité...



Une politique d'immigration arrivée à un tel point d'aveuglement humain, fait de notre pays un endroit où ce sont les monstres qui semblent dicter certaines lois aux hommes.


L'UDEP Union de défense des personnes sans papiers


contact - pour la famille - Professeurs de la petite 0472 941 850

12/03/2009

grève de la faim 400 personnes ULB - VUB 2009 sans papiers

UDEP

ULB : 300 personnes en grève de la faim depuis 2 semaines !

 Conférence de presse ce jeudi 12 mars 2009 à 11h

Les sans-papiers de l’ULB sont en occupation depuis le 3 novembre 2008.
Ils ont ouverts 4 nouvelles occupations depuis, celles de l'UCL, de la VUB et dernièrement des facultés St-Louis.

Dans des conditions très difficiles nous avons persévérés afin de pouvoir défendre nos droits et appuyer nos revendications citoyennes (Nous avons revendiqués l’application de l’Accord de gouvernement). Après 5 mois de démarches diverses et l'émergence de nouveaux soutiens et solidarités, nous pensons avoir mené toutes les actions qui nous sont possibles pour médiatiser autour de la question des sans-papiers et de la mort sociale auquel ils sont condamnés.


Nous avons demandé au Premier Ministre via les recteurs de l’UCL et de la KUL et aux vices premiers de nous rencontrer pour nous écouter, ils ont refusé. Par ailleurs, devant l'immobilisme politique, l'inertie gouvernementale et la quasi indifférence globale,

nous sommes actuellement près de 300 personnes, dont femmes avec enfants, à entamer une grève de la faim depuis le vendredi 27 février 2009, ultime mesure pour demander la réouverture d'un dialogue avec le gouvernement.


Nous mesurons le sacrifice auquel nous sommes contraints et nous sommes déterminés à mener ce combat avec la dignité des citoyens de Belgique que nous sommes, même si nous sommes privés de tous droits. Nous insistons sur le fait que le politique est entièrement responsable du blocage actuel et dont souffrent uniquement les sans-papiers.

Notre geste n'est nullement à interpréter comme un chantage, c'est plutôt un appel à tous les mouvements humanistes et à toute les organisations de la société civile pour nous tendre la main afin de constituer le rapport de force qui nous ouvrira la porte de la liberté et de la dignité.

 

Nous vous invitons à  une conférence de presse

 ce jeudi 12 mars 2009 à 11h  à ULB pour faire le point sur la situation avec nos partenaires.

 
Pour les occupants ULB,
Amine: 0485/43.66.82
Baldé: 0486/15.10.57
Zoubida: 0484/81.27.00

 

« La crise est porteuse de racisme, de xénophobie. Beaucoup de pays ont durci leur politique migratoire, se montrant plus sévères avec les clandestins (…) Nous voulons inviter les gouvernements à une analyse équilibrée. Leur rappeler que la croissance s'est faite avec les immigrés, qui font partie de leur économie. »


 ( Jean-Pierre Garson, chef de la division des migrations internationales de l'OCDE, 24 février 2009.)


L’entrée d’immigrants a de nombreux avantages économiques pour le pays d’accueil, même en période de crise :

 

    * Les migrants permettent d'éviter des délocalisations ou fermetures d'entreprises et d'usines et permettent ainsi à de nombreux nationaux de garder leur emploi.

    * Dans la plupart des cas, les migrants ne font pas concurrence aux travailleurs nationaux car ils occupent les emplois délaissés que les nationaux n'occuperont de toutes façon pas (emplois trop durs, sous qualifiés,...).

    * L’immigration permet de faire face à certaines pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs clés à qualification élevée (tels que l’informatique, les professions de santé, etc.) ou à qualification faible (tels le secteur minier, la construction, etc.)

    * L'immigration rajeunit la population et modifie le ratio entre actifs et inactifs (voir étude de l'IRES, V. Docquier,...) ; et réduit donc la pression fiscale sur les salaires.

    * à travers leurs activités de production et de consommation, les migrants concourent à la diversification des biens et services disponibles dans l’économie.

    * dans le même esprit, ils apportent une diversité culturelle et contribuent à réduire les coûts de transaction dans les échanges entre pays (effets de réseaux) ; par exemple, il a été montré que l’immigration favorise le développement des échanges commerciaux entre pays d’accueil et d’origine(1) ainsi que les investissements directs étrangers du pays d’accueil vers le pays d’origine.

    * D'autre part ils créent de nouveaux secteurs et échanges et font donc tourner la machine économie et contribuent ainsi à la croissance des pays d'accueil.

 

(1) Un groupe de travail chargé de démontrer l'impact économique bénéfique d'une régularisation des personnes sans papiers en Belgique a été mis en place avec notamment R.Cobeau économiste et Pierre Reman directeur de la FOPES, e.a..
Celui-ci travaille actuellement sous la direction du professeur J-Y Carlier à la création d’un groupe de recherche interuniversitaire qui puisse mener cette étude.

 

 

 

11/03/2009

mercredi 18 mars 2009 - Pour la régularisation /FAM-UDEP ULB, UCL, VUB, Saint Louis,...

Régularisation maintenant !

Venez la soutenir mercredi 18 mars 2009

12h : Rassemblement devant la Bourse de Bruxelles.
14h-15h
 : Théâtre royal de la Monnaie
Soirée
; Représentations des prestations artistiques continues « Ode aux sans papiers » radio live théâtre, concerts, débats et interviews

  http://www.f-a-m.be : syndicats et centaines d’associations francophones et néerlandophones