31/03/2009

Arena recoit les sans papiers/ office des étrangers/mardi31mars

LES SANS PAPIERS DE L’OFFICE DES ETRANGERS

AU CABINET ARENA

 


Ce mardi 31 mars, la Ministre Arena recevra une délégation composée de représentants de l'UDEP (Mouvement des sans papiers qui a organisé les occupations d'Universités), de représentants des syndicats FGTB et CSC, de professeurs et du CAL (centre d'action Laïque).


Les occupants sans papiers, accompagnées de leurs soutiens de la FGTB et des étudiants des Universités de l'UCL, de Namur et de l'ULB, protesteront ce mardi à 11h devant l'Office des étrangers (attention nouvelle adresse, l'OE se trouve un peu plus loin) et se rendront ce même après midi chez la Ministre Marie Arena afin d'entendre les perspectives offertes aux personnes sans papiers par la ministre socialiste.

 

 

Notre gouvernement qui n'a pas été capable de tenir ses engagements est dès lors appelé à donner une solution aux travailleurs sans papiers qui se sont sacrifiés depuis 5 mois dans les actions d'occupation, combat citoyen qui a su mobiliser une large frange de la société civile.


De son côté, la grève de la faim fait rage dans les occupations depuis plus d'un mois et ce, dans l'oubli le plus complet. Les occupants de la VUB sont devenus presqu'incapables de se lever pour aller aux toilettes et les médecins lancent des s.o.s. en tous sens pour demander de l'aide.

 

D'origines africaines, asiatiques et américaines, grand nombre de ces travailleurs disposent;

- soit d'un séjour durable dans notre pays depuis le 31 mars 2007 et d'une offre de travail ferme, 
- soit d'un engagement dans une longue procédure d'asile de 4 ou 5 ans pour les procédures incluant l'intervention du Conseil d'Etat et/ou l'article 9,3 de l'ancienne loi,
- soit du motif humanitaire urgent sur la base de l'ancrage local durable et de possibilités d'avis positifs des autorités locales ou d'un service agréé et de la maîtrise d'une des langues nationales et d'une volonté inébranlable de poursuivre et de parfaire leur intégration dans notre pays.

 Aujourd’hui, ils constatent que malgré leur sens civique et leurs démarches citoyennes acharnées, notre gouvernement n'a pu avancer aucune réponse concrète.

La miette qu'à jetté la ministre Turtelboom à la face des sans papiers est purement discriminatoire et ne résoud en rien la problématique des familles et des personnes qui résident en Belgique depuis des années et qui demeurent sans papiers.

 

Pour les Occupations

ULB- VUB- UCL- St-LOUIS-NAMUR- …


l’UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

 


 

Communiqué de presse

Bruxelles, 27 mars 2009

La FGTB  réclame le respect des droits de tous les travailleurs.

 

 

 

La FGTB prend note de la décision du Gouvernement d'enfin régulariser les familles avec enfants scolarisés qui sont en Belgique depuis cinq ans et qui sont en procédure d'asile depuis au moins un an. C'est loin d'être suffisant.

 

Le no man’s land politique que nous connaissons, et que l’on doit en grande partie à l’entêtement politique du VLD et de sa ministre de l’immigration, est une atteinte à notre démocratie et est d’autant plus grave étant donné le contexte socio-économique d’insécurité et de dérégulation dans lequel les travailleurs et les allocataires sociaux se trouvent.

 

En effet, en refusant une régularisation permanente selon des critères clairs, nous nous rendons responsables du développement d’une économie clandestine qui précarise les travailleurs et le marché du travail. Les travailleurs belges, au même titre que ceux issus de l’immigration ont un intérêt vital à ce que soit mise en œuvre la régularisation promise par le Gouvernement il y a un an. Le déni du droit de séjour est créateur d’une main d’œuvre au rabais, synonyme de pression à la baisse sur les conditions de travail.

 

Pour la FGTB, il faut en finir avec l’arbitraire ou pire encore avec l’hypocrisie qui consiste à refuser de régulariser mais à fermer les yeux sur la clandestinité, permettant ainsi que l’on exploite les sans-papiers dans des filières mafieuses.

 

La FGTB continue à réclamer une procédure de régularisation qui devra être confiée à une commission qui se prononcera sur base de critères clairs, objectifs et permanents.

Les commentaires sont fermés.