12/03/2009

grève de la faim 400 personnes ULB - VUB 2009 sans papiers

UDEP

ULB : 300 personnes en grève de la faim depuis 2 semaines !

 Conférence de presse ce jeudi 12 mars 2009 à 11h

Les sans-papiers de l’ULB sont en occupation depuis le 3 novembre 2008.
Ils ont ouverts 4 nouvelles occupations depuis, celles de l'UCL, de la VUB et dernièrement des facultés St-Louis.

Dans des conditions très difficiles nous avons persévérés afin de pouvoir défendre nos droits et appuyer nos revendications citoyennes (Nous avons revendiqués l’application de l’Accord de gouvernement). Après 5 mois de démarches diverses et l'émergence de nouveaux soutiens et solidarités, nous pensons avoir mené toutes les actions qui nous sont possibles pour médiatiser autour de la question des sans-papiers et de la mort sociale auquel ils sont condamnés.


Nous avons demandé au Premier Ministre via les recteurs de l’UCL et de la KUL et aux vices premiers de nous rencontrer pour nous écouter, ils ont refusé. Par ailleurs, devant l'immobilisme politique, l'inertie gouvernementale et la quasi indifférence globale,

nous sommes actuellement près de 300 personnes, dont femmes avec enfants, à entamer une grève de la faim depuis le vendredi 27 février 2009, ultime mesure pour demander la réouverture d'un dialogue avec le gouvernement.


Nous mesurons le sacrifice auquel nous sommes contraints et nous sommes déterminés à mener ce combat avec la dignité des citoyens de Belgique que nous sommes, même si nous sommes privés de tous droits. Nous insistons sur le fait que le politique est entièrement responsable du blocage actuel et dont souffrent uniquement les sans-papiers.

Notre geste n'est nullement à interpréter comme un chantage, c'est plutôt un appel à tous les mouvements humanistes et à toute les organisations de la société civile pour nous tendre la main afin de constituer le rapport de force qui nous ouvrira la porte de la liberté et de la dignité.

 

Nous vous invitons à  une conférence de presse

 ce jeudi 12 mars 2009 à 11h  à ULB pour faire le point sur la situation avec nos partenaires.

 
Pour les occupants ULB,
Amine: 0485/43.66.82
Baldé: 0486/15.10.57
Zoubida: 0484/81.27.00

 

« La crise est porteuse de racisme, de xénophobie. Beaucoup de pays ont durci leur politique migratoire, se montrant plus sévères avec les clandestins (…) Nous voulons inviter les gouvernements à une analyse équilibrée. Leur rappeler que la croissance s'est faite avec les immigrés, qui font partie de leur économie. »


 ( Jean-Pierre Garson, chef de la division des migrations internationales de l'OCDE, 24 février 2009.)


L’entrée d’immigrants a de nombreux avantages économiques pour le pays d’accueil, même en période de crise :

 

    * Les migrants permettent d'éviter des délocalisations ou fermetures d'entreprises et d'usines et permettent ainsi à de nombreux nationaux de garder leur emploi.

    * Dans la plupart des cas, les migrants ne font pas concurrence aux travailleurs nationaux car ils occupent les emplois délaissés que les nationaux n'occuperont de toutes façon pas (emplois trop durs, sous qualifiés,...).

    * L’immigration permet de faire face à certaines pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs clés à qualification élevée (tels que l’informatique, les professions de santé, etc.) ou à qualification faible (tels le secteur minier, la construction, etc.)

    * L'immigration rajeunit la population et modifie le ratio entre actifs et inactifs (voir étude de l'IRES, V. Docquier,...) ; et réduit donc la pression fiscale sur les salaires.

    * à travers leurs activités de production et de consommation, les migrants concourent à la diversification des biens et services disponibles dans l’économie.

    * dans le même esprit, ils apportent une diversité culturelle et contribuent à réduire les coûts de transaction dans les échanges entre pays (effets de réseaux) ; par exemple, il a été montré que l’immigration favorise le développement des échanges commerciaux entre pays d’accueil et d’origine(1) ainsi que les investissements directs étrangers du pays d’accueil vers le pays d’origine.

    * D'autre part ils créent de nouveaux secteurs et échanges et font donc tourner la machine économie et contribuent ainsi à la croissance des pays d'accueil.

 

(1) Un groupe de travail chargé de démontrer l'impact économique bénéfique d'une régularisation des personnes sans papiers en Belgique a été mis en place avec notamment R.Cobeau économiste et Pierre Reman directeur de la FOPES, e.a..
Celui-ci travaille actuellement sous la direction du professeur J-Y Carlier à la création d’un groupe de recherche interuniversitaire qui puisse mener cette étude.

 

 

 

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