12/02/2009

SANS PAPIERS/ TURTELBOOM ET VAN ROMPUY DOIVENT RENDRE DES COMPTES

TURTELBOOM ET VAN ROMPUY DOIVENT RENDRE DES COMPTES

Ce vendredi 13 février, les étudiants de l'UCL, de la VUB, de l'ULB, les personnes sans papiers occupant les universités et leurs soutiens, se rendront chez la Ministre en charge de l'Asile et de l'Immigration pour lui demander des comptes.

Départ à 10h15 du Palais de justice et arrivée à 11h30 chez la Ministre Turtelboom où une délégation sera reçue (Rue de la Loi, à côté du métro Arts Lois)

RÉPONSE DE LA MINISTRE PANTOUFLE:
Les occupations sur les campus universitaires ont pour objectif de faire pression sur le gouvernement et sur la ministre compétente (Annemie Turtelboom) pour, au minimum, faire appliquer l'accord de gouvernement.

La réponse de la ministre sur le blocage du dossier des sans-papiers sera donnée ce vendredi 13 février lors d’une rencontre entre celle-ci et les porte-paroles des personnes sans papiers.
hermanvanr300.jpgUn 1er Ministre capable de faire respecter les engagements du gouvernement ?

NOUVELLES OCCUPATIONS :
Le mouvement d'occupation des universités grandissant s'inscrit dans un vaste mouvement de solidarité universitaire, déjà vivace à  l'ULB, la VUB et l'UCL. Il risque fort de s'étendre au nord du pays si la Ministre refuse de respecter l'Accord du gouvernement ou si le premier Ministre qui s'est engagé à le faire respecter n'assume pas sa mission.

L'accord de gouvernement de mars 2008 prévoyait une clarification des critères sur base de trois principes: l'attache durable, le travail et la longueur des procédures. Cet accord est bloqué et remis en cause par le gouvernement depuis bientôt un an.
 
Les personnes sans papiers se trouvent dans une situation intenable, en l'absence de critères clairs de régularisation, la Ministre connaît cette situation et mesure sa responsabilité sans jamais démordre de ses positions pour tenter de faire avancer la situation. Cela fera bientôt un an que rien n'a été mis en œuvre dans ce dossier et que l'état du dialogue est au point mort.

"L’université se doit de réagir à cette mise à mal de notre démocratie, par la réflexion et le débat mais également par un soutien visible des membres de la communauté universitaire."(Communiqué de L'Assemblée des Étudiants de Louvain, AGL).

A 12h, après avoir entendu la réponse de la Ministre, les personnes sans papiers de l'UDEP iront rejoindre leurs partenaires syndicaux (CSC, FGTB) et Associatifs (Ciré, MOC, comités d'étudiants,...) afin d'évaluer avec eux la situation et de préparer la suite des actions (Occupations projettées à Gand et Leuven e.a.).
Nous y préparerons également l'interpellation prochaine du premier Ministre, Herman Van Rompuy.
 
Départ groupé à 8h45 ce vendredi 13 février à la gare SNCB de Louvain-La-Neuve
 
 
Les occupants des Universités VUB = ULB = UCL, l'UDEP

Commentaires

c'est le temps de circulaire bougez vous si les représentant des sans papier n'essayent pas à unifier leur force motrice et continuerons comme ça à travailler sur quelque listes ça va mener bientôt au mur.
la manifestation de 13 février à montrer combien la cause de sans papier peut rassembler des militant humaniste et des associations humanitaire ça commençait par les étudiants et c'est eux qui vraiment représente la conscience de toute population historiquement parlant.
mais une remarque j'ai pu relever le jour de manifestation que ces même étudiants ils étais pas d'accord sur la façon que les négociateurs ont discuté avec le porte parole de la ministre de l'immigration..
les étudiants disaient qu'ils ont descendis dans la rue pour la demande de circulaire ou plus ( régularisation massif ) , oubliant pas qu'ils étais plus nombreux que les sans papier eux même et ils ont même étais bien organiser ... alors respectez leur opinion sinon vous allez les perdez un jour.
la première manifestation 2009 ils étais plus que 600 manifestants et si on continue comme ça je vous assure que ça va changer l'équilibre.
c'est le moment d'appeler à une manifestation nationale bien préparer avant et unie tous les représentant sans papier et les associations humanitaire syndicat et parti progressiste pour la demande de respecter de l'accort gouvernemental et soyer sur que ça peut marcher si il aura des mondes dans la rue et si vous le faites pas vous il y aura toujours des militants qui vont prendre la relève
bonne courage .
cordialement

Écrit par : elhandouz | 18/02/2009

Je suis arrivé en Belgique à l’âge de 19 ans Liège, le 24.02.2009
Madame, Monsieur,
Cher(e)s ministres,

Je suis arrivé en Belgique à l’âge de 19 ans.
J’ai quitté mon pays « Kosovo » à cause de la discrimination et la guerre. J’ai laissé derrière moi mon enfance. J’ai fuis la violence en laissant mes parents, amis.
Je vis dans l’incertitude. Chaque jour en me levant, je ne sais pas ce qu’il m’attend derrière la porte et ça à cause d’un papier.
Malgré que je me suis intégré à la culture, à la langue et a la vie, on m’a toujours refusé le séjour et pourtant je suis en Belgique depuis 11 ans.

J’ai fourni toute les preuves nécessaires pour montrer ma bonne volonté à trouver un travail et à me prendre en charge seul.
Je suis là pour contribuer au développement de ce pays que j’aime et non pour en profiter.
J’ai des projets de vie, un travail qui m’attend dans un restaurant. Le métier de chef cuisinier que j’ai tant rêvé.

Je n’ai jamais compris pourquoi, on me refusait le séjour. J’ai l’impression que l’état encourage à commettre des délits. Quand on est sans-papiers, on n'a pas le droit de travailler. Les personnes travaillent alors « au noir » chez des employeurs souvent peu scrupuleux. Je ne dispose donc d'aucune sécurité en termes d'emploi. Je ne bénéficie pas non plus de droits sociaux. Je n’ai aucune couverture médicale et le moindre souci de santé devient un gros problème. J'ai pas non plus le droit de se déplacer librement et encoure le risque permanent d'être arrêté. Je peux être expulsé à tout moment. En somme quand on est sans-papiers, on vit constamment dans la peur. Ma vie est véritablement en suspens, dans l'attente d'obtenir un jour une régularisation de ma situation.

Je n’ai jamais eu des problèmes ni avec la police et ni avec la justice. Je suis un citoyen modèle.
Je n’ai jamais voulu me marier ou autre pour obtenir mes papiers. Je suis une personne honnête qui aime avoir les choses légalement.
Je veux simplement avoir mes papiers pour pouvoir travailler, me soigner, vivre dans le bonheur.
Je me sens abandonné. La Belgique me prive de mes droits, de mes devoirs et de ma liberté.
Je tiens à vous signaler que 85% de ma famille est Belge (sœurs, frères, cousins, neveux, …).
Je n’ai jamais compris pourquoi j’étais la victime d’un système qui fonctionne comme une loterie. J’ai des connaissances qui étaient dans la même situation que moi et ceux-là, ils obtiennent les papiers.

Depuis que je suis arrivé en Belgique, on a confondus mon nom de famille et mon prénom sur les documents officiels. Malgré que mon avocat se soit chargé de ce malentendu, et que tous les moyens nécessaires ont été mise en œuvre, rien n’a aboutit.
Je vous prie de tout cœur de revoir ma situation et me donner l’opportunité de vivre comme vous, de jouir de bonheur, d’amour car je suis un être humain et la seule différence entre vous et moi c’est qu'un morceau de papier.

Je vous emprie de ne pas rester dans l'indifférence de ma situation.
Dans l’attente d’une réponse favorable, veuillez agréer, Madame, Monsieur, cher(e)s ministres, mes meilleures salutations.
Pira Burim

Écrit par : pira | 24/02/2009

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