26/11/2008

C.A. de l'ULB, les sans papiers peuvent rester. communiqué BEA, C.A. et UDEP. 25 novembre 2008

Communiqués du C.A. de l'ULB, de l'UDEP et du BEA. le 25 novembre 2008 /56272

UDEP : GOUVERNEMENT IMPUISSANT, L'ULB ACCUEILLE LES MIGRANTS . 


L'UDEP se réjouit de la décision de solidarité avec la lutte des sans papiers prise par les dirigeants de l'ULB.


Il y a des centaines d'autres migrants qui mèneront ce combat pour la reconnaissance de leurs droits dans d'autres lieux à Bruxelles et sans doute en Belgique; nous l'avions annoncé fin octobre avant l'ouverture de la Turtel'Home, plus l'hiver et plus l'entêtement de la ministre Turtelboom se durcissent, et plus il y aura d'occupations.


Il y a un mouvement de plus en plus large de personnes qui refusent de se soumettre à la clandestinité perpétuelle, ce mouvement commence à s'exprimer, il se politise et est en train de trouver une expression collective.


Ceci n'est pas une menace mais un avertissement et un appel au gouvernement et à tous les partis qui le composent (Ps, MR, Cdh, VLD,cd&v), à mettre en oeuvre le plus rapidement possible l'accord sur la régularisation qu'il s'est engagé à appliquer depuis plus de 8 mois!


L'UDEP est rassurée pour les personnes qui se trouvent désormais en sécurité et à l'abri grâce à l'ULB. D'autre part, la prise de position de l'Université, assure et confirme que le combat des sans papiers de l'UDEP est légitime et juste.


L'UDEP tient a féliciter les étudiants, assistants, professeurs et les autres personnes qui ont démontrés leur solidarité avec les occupants dès les premiers jours.

L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

contact : Oumarou (porte parole) 0494 384 442

Nb; La composition du Comité de liaison avec les personnes sans papiers est modifiée : Régis Dandoy pour le Corps scientifique se retire et ne sera pas remplacé. Mateo Alaluf, Renaud Maes et Géraud Hougardy. Luc Massaer reste président.

arrestationssanspapiersbxl
manifestation des étudiants de l'ULB et des sans papiers raflée le 29 avril.

 


Bruxelles, le 25 novembre 2008

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L'ULB

L’ULB tolère (à titre provisoire) l’occupation

de son hall des sports par les sans-papiers


Pour des raisons humanitaires évidentes, le conseil d’administration de l’ULB a décidé de tolérer à titre provisoire l’occupation de son hall des sports par les sanspapiers qui l’occupent depuis mardi dernier.


L’Université réitère son soutien à la cause des sans-papiers et en appelle au gouvernement pour concrétiser rapidement les engagements pris en la matière.


L’ULB s’attachera également à sensibiliser ses partenaires de l’enseignement supérieur. Rappelant cependant l’urgence à rétablir des conditions normales d’enseignement, le conseil d’administration charge le comité d’accompagnement des sans papiers de trouver, en partenariat avec les représentants des sans-papiers, toutes mesures adéquates visant à limiter les atteintes à l’enseignement et à la recherche et à envisager les alternatives possibles pour héberger décemment les personnes présentes.



MonumentFerrer
Monument à l'ULB à la mémoire de F.Ferrer, il avait toujours condamné l'aveuglement qui conduit à la violence politique. Il sera exécuté sans preuve pour ses opinions.

______________________________

 

Communiqué de presse du BEA

Occupation des sans papiers à l’ULB:

L’Université contrainte de gérer l’incompétence de Turtelboom

L’Université Libre de Bruxelles (ULB) réunie ce mardi en Conseil d’Administration (CA) a décidé de ne pas expulser les personnes sans papiers qui occupent depuis une semaine le hall des sports du campus du Solbosch. Jusqu'à ce qu’une alternative pour un autre bâtiment puisse être trouvée, l’ULB « tolère » donc la présence des occupants. 

A cette fin, une médiation sera mise en place pour maintenir un dialogue avec eux.

Le Bureau des Etudiants Administrateurs (BEA), qui représente les étudiants de l’ULB, se réjouit de cette décision du CA qui se rallie ainsi en partie à la position défendue depuis les premiers jours de l’occupation par le BEA : la recherche à tout prix d’une solution négociée entre les autorités universitaires et les occupants sans papiers.

Le BEA tient toutefois à rappeler que cette situation a pour origine l’inertie du gouvernement fédéral et de la ministre Turtelboom quant à la concrétisation de l’accord de gouvernement sur la régularisation des sans papiers. De ce fait, l’ULB se retrouve obligée d’assumer dans l’urgence l’incompétence des dirigeants politiques.

L’ULB a également décidé de sensibiliser les autres universités à la situation dramatique que subissent les sans papiers et d’étendre ainsi leur mouvement. Ce faisant, l’université a pris une fois de plus ses responsabilité s et a adopté une attitude proactive digne des valeurs qu’elle défend. Le BEA rejoint cet appel, et invite l’ensemble des universités à se saisir de la question des personnes sans papiers pour qu’enfin une solution juste soit trouvée à leur situation.

 Contact : Géraud Hougardy, Etudiant Administrateur, 0486 45 85 61


23/11/2008

L'ULB donnera t'elle asile?

COMMENT ARENA FABRIQUE DES PLACES EN PLEIN HIVER- !

(TRADUCTION Sommaire  eveline-doc officiel en nl ci-après)

Fedasil a envoyé vendredi passé au nom de madame Arena des instructions à tous les centres ouverts;

Les centres ouverts doivent signaler avant une semaine quel demandeur d’asile attend depuis plus de 4 ans une décision des instances et quelles familles avec enfants attendent depuis plus de 5 ans.. Cela concernerait un milliers de personnes, qui seraient renvoyés des centres ouverts.
Ils bénéficieraient d’une aide du CPAS de la commune ou ils vont aller habiter.

Mais comment vont ils faire? Les CPAS sont débordés et les logements inaccessibles !!!!

Tous dans les universités ?? ou certains expulsés, ce serait l’occasion ??!!!


Een duizendtal asielzoekers worden uit de opvangcentra gezet. 

Vorige vrijdag verstuurde Fedasil in opdracht van minister Arena een instructie naar alle opvangstructuren. 
Zij moeten binnen de week melden welke alleenstaande asielzoekers al meer dan 5 jaar op een beslissing van de asielinstanties wachten ( asiel, CGVS, RVV, Raad van State maar wel i.v.m asiel ) en welke families met schoolgaande kinderen al meer dan 4 jaar wachten. Het gaat waarschijnlijk over enkele duizenden personen die hoofdzakelijk in de LOI ( lokaal opvan inintiatief asielzoekers) wonen. 

Voor hen zal Fedasil de toewijzing aan het LOI opheffen. 
Dat betekent dat deze asielzoekers binnen de 45 kalenderdagen het LOI moeten verlaten. 
Deze asielzoekers hebben dan wel recht op maatschappelijke dienstverlening door het OCMW van de gemeente waar zij gaan wonen maar het is bijzonder moeilijk, haast onmogelijk, om binnen 45 kalenderdagen aangepaste betaalbare huisvesting te vinden.

lees meer op www.rechtopmigratie .be

Pol Van Camp
ROM

 


« Les sans-papiers peuvent rester tant

 qu’ils ne perturbent pas le bon

 fonctionnement de l’ULB »

 

Nous, Membres de la Communauté Universitaire , sommes en effet perturbés.

 

 

Nous sommes perturbés car nous ne considérons pas les « sans-papiers » comme un facteur de perturbation si ce n’est celui de montrer la contradiction entre nos principes et notre pratique ;

 

Nous sommes perturbés car nous insultons la mémoire des luttes et des résistances qui sont nées au sein de notre Communauté ; Faut-il rappeler que l’ULB a perturbé l’occupation nazie en cessant de fonctionner? Faut-il rappeler que beaucoup des sans-papiers de cette époque furent des juifs venant de l’Est? Faut-il rappeler que le square G honore la mémoire de résistants et d’activistes morts pour la défense d’une certaine conception de la dignité ?

 

Nous sommes perturbés car nous foulons du pied les principes de solidarité les plus élémentaires en opposant notre routine, routine bien faite pour éviter toute remise en question, à la détresse de gens qui demandent asile ? Faut-il rappeler que la tolérance accordée jusqu’à présent consiste à parquer nos « hôtes » dans un bâtiment vétuste à la marge de la vie universitaire ? Faut-il rappeler que solidarité n’est pas charité ? Faut-il rappeler que la perturbation incriminée aux « sans papiers » est d’avoir l’outrecuidance de vouloir protéger leurs enfants en attendant de trouver une alternative ? Faut-il rappeler que même les chiens dorment sous un toit l’hiver ?

Nous sommes perturbés car notre Université si prompte à défendre ses valeurs humanistes et à les rappeler aux autres perpétue cependant les pratiques qu’elle dénonce hors nos murs ? Faut-il rappeler que drapés de la légitimité de la science dans le débat public nous ne pouvons nous voiler les yeux lorsque la question se pose en nos murs ?

Nous sommes perturbés par une université dont la position consiste à exprimer une solidarité forte et de principe mais qui la viole dans le monde réel des besoins concrets. Faut-il rappeler qu’une université qui ment et se dément est une université qui pratique la démagogie ? Faut-il rappeler que la morale et l’éthique participent de la définition même de notre Communauté ?

Nous sommes perturbés par le silence complice des consciences de notre Université pourtant si promptes à jouer les intellectuels indignés hors nos murs. Faut-il rappeler que la Communauté universitaire est dépositaire et surtout garante de leur légitimité ? Faut-il rappeler qu’on ne peut s’engager hors nos murs et se dégager en nos murs sur la même question sans perdre sa crédibilité ?

Nous sommes perturbés car nous, Communauté Universitaire , préférons ne plus être, qu’être sans conscience.

Souhail Chichah (Assistant ULB), Christian Vandermotten (Professeur ULB), Corinne Gobin (Maitre de Recherche FNRS ULB), Catherine Bourgeois (LAMC/ULB), Lucie Masy (Membre du CA de l’ULB), Thu Tuyen Pham Nhu (Chercheuse au DULBEA), Iason Foscolos (Chercheur au DULBEA), Zouhair Alaoui Amine (Chercheur ULB), Antoine Bertulot (Etudiant ULB), Elisabeth Printz (Membre du CA de l’ULB), Eléonore Wolff (Chargée de cours ULB), Moritz Lennert (Chercheur ULB), Xavier May (Chercheur ULB), Aurélie Decoene (Chercheure ULB), Luce Bellefontaine (Chercheur ULB), Pierre Kummert (Chercheur ULB), Patricia Aelbrecht (Doctorante ULB), Dan Van Raemdonck (Professeur ULB), Olivier Cailloux (Chercheur ULB), Yolaine Lhoist (Etudiante ULB), Marie Godin (Chercheuse GERME-METICES ULB), Nouria Ouali (METICES/Institut de sociologie ULB), Mateo Cordier (Doctorant ULB), Ariane Toussaint (Directeur de Recherche FNRS ULB), Sophie Stoffel (Docteure de l’ULB), Charles Cullard (Etudiant ULB), Aurélien Bach (Etudiant ULB), Johanna D’Hermoncourt (Chercheuse ULB), Pierre Marage (Professeur Faculté des Sciences ULB), Lara Thommès (Etudiante en Droit ULB), Laurent Licata (Professeur- Assistant ULB), ...

 

 

SIGNEZ CET APPEL ! envoyez vos coordonnées à philippe.santini@ulb.ac.be

Infos : Vendredi 21 novembre En fin de matinée, les sans-papiers du Hall des Sports ont été visiter la Jefke.

Ils se sont ensuite réunis et, ayant constaté l'impossibilité de pouvoir décemment passer plusieurs jours dans cet endroit, ont décliné l'"offre" de l'ULB. Les lieux ont été jugés largement insalubres voir "toxiques" pour les enfants.
Le comité d'accompagnement s'est ensuite re-réuni. Il n'a pas fait d'autre proposition et a renvoyé la patate chaude à un Conseil d'administration (extraordinaire/d'urgence, biffer la mention inutile s'il y en a une). S'il y a intervention policière, elle sera logiquement décidée en CA.


 

  

Centre fermé 127bis où  la majorité des occupants pourraient se retrouver à tout moment...

20/11/2008

ASILE A L'ULB

L'Université Libre de Bruxelles donnera t'elle asile aux migrants réfugiés chez elle? 54653

Délogés brutalement de la Turtel'Home chaussée d'Ixelles, les occupants épuisés se sont finalement réfugiés dans le Hall des sports de l'ULB mercredi soir. 

Image

 

 

Poursuivis à travers les rues d'Ixelles par 6 camionnettes de police gorgées de pandores et une équipe de policiers à pieds, ils ont cherché asile dans l'Université où de nombreux étudiants et soutiens font preuve d'une solidarité exemplaire avec eux.

Suite au délogement violent de la chaussée d'Ixelles une vingtaine d'entre eux se sont immédiatement présentés dans un centre médical d'Ixelles afin de faire constater par des médecins les coups et brutalités policières dont ils ont été victimes et que Mr Decourty nie encore. 

expilsionsp.jpg

Ces rapports lui seront présentés dès demain au conseil communal d'Ixelles où il devra répondre de ses décisions et déclarations douteuses, notamment sur les intentions réelles qui ont motivées l'expulsion policière de la Turtel'Home. L'UDEP déposera une plainte auprès du comité P sur base des rapports médicaux, sans doute conjointement avec la Ligue des droits de l'Homme.

Ils demandent à l'université un délai "humain" pour quitter les lieux et se reloger dans un lieu d'où ils pourront poursuivre leur action entamée à la Turtel'Home pour la reconnaissance de leurs droits. Ils proposent de se déplacer éventuellement vers un lieu de l'Université où ils ne dérangent pas le bon fonctionnement des cours. 

Des négociations sont en cours avec les autorités de l'ULB et une réponse devrait être donnée d'ici peu.

Pour rappel, les occupants de la Turtel'Home demandent que la circulaire de régularisation telle que définie dans l'Accord du gouvernement survenu le 23 mars dernier et reportée sans cesse par le gouvernement soit mise en application. Leur combat légitime a donc une signification hautement politique avant tout.

L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

voir vidéo/ interview de Zoubida et autorités ULB 

http://www.telebruxelles.net/portail/content/view/4829/166/

 


Communiqué de presse du BEA de l'ULB et du CAS : 

Le Bureau des Etudiants Administrateurs (BEA), représentant les étudiants de l’ULB, a pris connaissance de l’occupation du Hall des Sports de l’ULB par quelques centaines de sans-papiers ce 18 novembre au soir.

Le BEA tient à rappeler son soutien aux revendications des sans-papiers à savoir une régularisation massive des personnes en situation irrégulière. Régularisation qui ne tarde que parce que la Ministre Turtelboom se refuse à sortir une circulaire qui rendrait un visage à ces centaines de personnes.

Le BEA s’oppose à toute intervention des forces de l’ordre sur les campus de l’Université.


Nous considérons, par ailleurs, qu’une telle intervention ne ferait qu’envenimer la situation. En effet, les sans-papiers occupant le Hall des Sports s’y sont réfugiés après leur expulsion d’un bâtiment d’Electrabel, par ailleurs désaffecté, situé au 133 de la Chaussée d’Ixelles.

Lors de cette expulsion, la police a une fois de plus montré son incompétence à user de la diplomatie et de la discussion. La violence exercée lors de cette expulsion contre des sans-papiers (hommes, femmes et enfants) ainsi que contre des étudiants et du personnel de l’ULB est intolérable.

Les sans-papiers ne sont pas des fugitifs, ne sont pas des criminels. Ce sont des êtres humains qui demandent un travail, une existence, un asile politique également.

IMGP0582.JPG(photo udep)

Nous ne pouvons donc tolérer qu’ils errent d’expulsion en expulsion, d’occupation en occupation. Ces personnes sont par ailleurs, des personnes sans-abri, que nous ne pouvons laisser dans la froideur des rues de Bruxelles.

En 2003 déjà, l’Université avait usé de la force pour expulser des demandeurs d’asile iraniens, ce fut un dangereux précèdent et nous espérons que ce genre d’intervention ne se reproduira pas aujourd’hui. Par ailleurs, si une intervention policière devait se produire, nous craignons que cette dernière n’amène des troubles sur le campus, troubles qui seraient la conséquence directe d’une intervention que nous jugeons disproportionnée et indigne de notre institution à la veille de l’anniversaire de sa création.

L’Université se doit de continuer à soutenir les populations fragilisées et en danger de part une situation politique comme elle l’a su si bien fait pour les citoyens espagnols lors de la Guerre d’Espagne ou les civils chiliens sous le régime du général Pinochet.

L’Université Libre de Bruxelles, lieu de production du savoir, ainsi qu’entité pouvant prendre du recul et des positions sur les faits et événements dans la société, doit laisser le temps aux occupants d’un répit bien mérité après les événements traumatisants.

LE BEA de l'ULB.


Communiqué de presse du CAS ULB du 19/11/2008 

Comité d’Actions et de Soutien aux sans-papiers 

 

Expulsion et exode des sans-papiers de la Turtel’Home vers l'ULB

 

Arrivés à l’ULB, les réfugiés du 133 craignent une intervention de la police. Hier a eu lieu ce qui fut peut-être la plus grosse expulsion de l’histoire de la lutte des personnes sans-papiers en Belgique. Plus de 500 personnes ont été expulsées vers 10h du matin, à la suite d’une vaste action de délogement des anciens bâtiments d’Electrabel, au 133 chaussée d’Ixelles, occupés depuis deux semaines par des personnes en situation irrégulière pour la plupart et rebaptisée la « Turtel’Home ». Plusieurs dizaines de personnes s’étaient fait arrêtées, mais grâce à 

la mobilisation des étudiants, des occupants et des soutiens, elles ont finalement été relâchées. 

11.jpg

(photos indymedia flandre)

Les forces de l’ordre ont fait preuve d’une rare brutalité pour faire sortir pères, mères et enfants de ces lieux où ils s’étaient regroupés. Les occupants sans-papiers avaient néanmoins pris la décision de ne pas céder aux intimidations policières et revendiquaient de façon citoyenne leur droit à rester dans ce bâtiment afin d’en faire un centre d’activités, ouvert et dynamique, d’où mener leur lutte. Les forces de 

l’ordre n’ont pas hésité à recourir à l’usage de la violence (plusieurs personnes blessées, d’autres emmenées à l’hôpital), des menaces, ainsi que des insultes racistes et de l’humiliation. Un occupant résumait ces égards policiers en une formule amère : « Les chiens on les traite mieux que nous ! ».  

 

Ces 500 personnes s’étaient installées dans les anciens locaux d’Electrabel afin d’en faire une plateforme d’initiatives politiques visant à dénoncer l’inactivité délibérée de la ministre de l’Immigration, Annemie Turtelboom (VLD) et dans l’ensemble du gouvernement fédéral. La ministre est effectivement devenue célèbre pour l’énergie qu’elle déploie à ne rien faire. Bien qu’elle ait été appelée à sa fonction avec la mission explicite de traduire en termes juridiques l’accord 

gouvernemental – un texte pourtant déjà très clair et complet – elle n’a pas avancé d’une ligne dans ce dossier en 8 mois.

 

Cette volonté affichée de blocage et la cruelle incertitude où elle et le reste du gouvernement maintiennent les personnes sans- papiers ont été dénoncées à plusieurs reprises par de nombreuses associations : le Forum Asile et Migration, la Ligue des Droits de l’Homme, le Comité Laïque, le Syndicat des Avocats, l’Université libre de Bruxelles, l’UDEP, la CREpe, RESF, les syndicats, le CAS, … Mais rien n’y fait ! L’irresponsabilité du gouvernement n’a d’égale que sa mauvaise foi.  


Les personnes raflées hier ont risqué l’enfermement, voire même l’expulsion hors du pays.

En effet, contrairement aux promesses du bourgmestre d’Ixelles, Monsieur Decourty, deux combis de police remplis de sans-papiers arrêtés étaient sur le point de partir du 133. Ces arrestations n’ont pu aboutir grâce à l’intervention de blocage de dizaines d’habitants d’Ixelles, d’étudiants, et de soutiens de tous horizons. Voyez avec quelle violence la Belgique traite les individus qui ont le courage de redresser la tête pour faire valoir leurs droits !

 

Car il ne s’agit pas – comme on ne manquera pas de le dire – d’une rafle opérée sur base de motifs juridiques mais bien de la mise en œuvre d’une volonté politique de faire taire.

La classe politique belge déteste qu’on lui rappelle qu’il existe une enclave de non- droit au cœur du système qu’elle dirige, et que des êtres humains y sont pris au piège et s’y débattent pour accéder au statut de citoyen de plein droit. Non, décidément, la classe politique belge déteste qu’on la surprenne en train de bafouer ses vœux d’humanisme ! Hier, c’est le courage de cette dénonciation que les 500 occupants de la « Turtelb’Home » paient. Et c’est au nom de ce courage que l’on peut affirmer que si arrestation il y a dans les prochains jours, ce ne sont pas des 

prisonniers « sans-papiers » mais bien des détenus politiques qui se trouveront en cellule.  


Comment sont-ils arrivés à l’ULB ? Vont-ils y rester ? 


Hier, les rues d’Ixelles ont été le théâtre d’un véritable exode de ces 500 « expulsés », portant à bouts de bras leurs enfants, leur baluchon, et leur peur car la police était déployée pour effectuer une chasse aux réfugiés (un « tank à eau » à l’entrée du campus, plusieurs camions et agents en civil…). En fin de compte, épuisés, les « expulsés » ont trouvé asile dans une salle de sport de l’Université libre de Bruxelles vers 20h. Les autorités sont descendues dans la salle de sport pour signifier que ces réfugiés n’avaient pas le droit de rester au sein de notre université sans doute par crainte qu’une nouvelle occupation puisse perturber le « fonctionnement » de l’ULB (sans donner de délai néanmoins). Aucun engagement n’a été pris entre les « réfugiés » et l’ULB. Il est intéressant de rappeler l’agenda de l’ULB, la Saint-V aura lieu jeudi (cours suspendus, donc aucune perturbation de cours), « le pont » de vendredi, suivi du week-end. 


La volonté des réfugiés prise en Assemblée Générale est pourtant sans équivoque. Il n’est pas question ici de lancer une nouvelle occupation, début d’une lutte politique prolongée pour réclamer la régularisation de tous les sans-papiers. En effet, nous nous sommes immédiatement mis au travail et recherchons activement un autre lieu permettant l’hébergement prolongé (et politique) de ces centaines de sans-papiers.

 

Dans l’attente de récupérer leurs affaires éparpillées au 133, chaussée d’Ixelles lors de l’intervention brutale de la Police, et dans l’attente de trouver ce nouveau lieu (quelques jours)… les sans-papiers n’ont pas d’autre choix que de rester temporairement dans leur « refuge », à l’Université. Pour aller dans ce sens, les représentants des réfugiés et des étudiants ont déjà tenté d’entrer en discussion avec les autorités de l’ULB pour trouver un accord dans les plus brefs délais. Tous les membres du CAS (Comité d’Actions et de Soutien de l’ULB) continuent à porter les mêmes revendications : l’arrêt des expulsions, la suppression des centres fermés et la régularisation de tous les sans-papiers. De plus, le CAS réclame la mise à disposition immédiate d’un nouveau bâtiment d’où mener la lutte des sans-papiers. 


Contacts : Philippe SANTINI, 0474/57 67 80 et Pablo VIDAL, 0485/54 99 91 2 

 

voir vidéo/ interview de Zoubida et autorités ULB 

http://www.telebruxelles.net/portail/content/view/4829/166/

BRUSSEL -- Op 18 november werd het kraakpand "Turtelb'Home" in Elsene omstreeks 11 uur ontruimd. Waardoor honderden (sommige bronnen spreken over 500) mensen op straat in de barre kou kwamen te staan. Uiteindelijk konden ze via een bezetting van de nabijgelegen school "INSAS" terecht in de sportzaal van de ULB om daar de nacht door te brengen. een fotoverslag...

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Turtel'Home délogée/ uitwijzing van 500 personen - Turtel'Home.

Les occupants délogés occupent les locaux de l'INSAS.


 
Les 500 occupants de la Turtel'Home délogés ce matin sur ordre de Mr Decourty refusent de rester à la rue.
 

 
Hommes, femmes, enfants se sont donc dirigés vers les bâtiments de l'INSAS (rue Jules Bouillon) qu'ils occupent depuis 15h30. Leur intention n'est pas de demeurer dans cet endroit éternellement et de gêner l'école dans sa mission. Ils souhaitent passer la nuit à l'abri en attendant d'obtenir une négociation avec Mr Decourty.
 
Les occupants avaient cherché depuis longtemps cette négociation avec le Bourgmestre qui l'a toujours refusée malgré la présence à Bruxelles d'une énorme quantité de bâtiments publics vides et habitables, au moins pour passer l'hiver sous un toît.
 
Mr Decourty qui lors d'un point presse affirmait ce matin que le délogement de la Turtel'Home s'était passé sans violence policière a vite été démenti par les derniers occupants restés aux mains de la police dont les témoignages et les visages rués de coups sont explicites.
 
Lors de ce point presse, l'on a également appris que Mr Decourty a demandé à l'Office des étrangers de venir contrôler les papiers des délogés et que le PS aurait fait pression sur le C.A. d'electrabel, qui jusqu'àlors était restée muet, pour qu'Electrabel reprenne la main comme propriétaire (auparavant nous traitions avec Immo XL avec qui une convention était sur le point d'être signée) et fasse la demande d'expulsion en justice.
 

La députée Céline Delforge qui se trouvait prisonnière de la police avec les derniers occupants (dont un d'à peine 15 ans) a témoigné de ces exactions ainsi que de nombreux occupants qui ont montré les traces de coups aux visages devant les caméras de la télévision flamande et de RTL.
 
En outre une femme enceinte de 8 mois a été malmenée à l'intérieur de l'occupation alors qu'elle demandait à un policier de pouvoir emmener ses affaires. Elle a pu être évacuée en ambulance avec une autre personne inconsciente grâce à l'intervention de P. van Muylder, président de la FGTB qui a convaincu la police de leur accorder des soins.
 
A l'heure actuelle, les étudiants de l'ULB et de nombreux soutiens d'Ixelles affluent vers la Turtel'Home et l'Insas pour apporter leur solidarité aux délogés.
 
Le bourgmestre lui, se cabre sur ses positions et refuse la recherche d'une solution.
 
Le Ciré se rendra vers 17h sur les lieux afin de rencontrer l'UDEP et d'aider à convaincre le politique de l'urgente nécessité d'un relogement.
Un demi-millier de personnes à la rue
 

En espérant une issue humaine à ce drame, L'UDEP.

 
(Union de défense des personnes sans papiers)

14/11/2008

TURTEL'HOME: uitwijzing van 600 personen/ Decourty a menti


600 personnes vont être délogées et jetées à la rue au coeur de l'hiver


Elles s'opposent à cette mesure et demandent un relogement d'urgence


Dans le contexte actuel de pénurie de logements dans les centres pour demandeurs d'asile et dans les refuges pour personnes sans abris, un bâtiment d'Electrabel, salubre mais vide, a été occupé depuis bientôt 2 semaines (4.11), au 133 chaussée d'Ixelles; par 300 personnes, hommes, femmes, enfants, familles.
Aujourd'hui le nombre de personnes ayant trouvé refuge dans cet énorme immeuble vide se porte à près de 630.

Les occupants obtinrent immédiatement le soutien du bourgmestre d'Ixelles W. Decourty (PS) et du propriétaire du bâtiment qui s'engagea à ne pas les déloger jusqu'à la fin de l'hiver (début avril), et à leur donner un préavis d'un mois à partir de cette date. La rédaction d'une convention entre les avocats des deux parties avait en outre été entamée.

Changeant complètement  de discours en l'espace de quelques jours, le bourgmestre tente aujourd'hui de rejeter la responsabilité d'une opération policière sur les occupants, pourtant soutenus publiquement jusque alors.

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Une décision de justice -manifestement mal informée par un rapport de pompiers, et truffée de contre-vérités factuelles- est l'alibi de ce soudain revers d'attitude des autorités, sans moyen terme jusqu'ici.

Face à celui-ci, les occupants, dont beaucoup ont renoncé à leur logement et à leur emploi pour s'installer à la "Turtel'HOME", n'ont d'autre d'issue que de demander une solution de relogement.

Si, malgré le pragmatisme et la volonté de dialogue des occupants, les difficiles négociations avec le bourmestre Decourty n'aboutissaient pas, une intervention pour déloger de force un demi millier de personnes serait dramatique, et risque fort d'être violente.


Contacts:
nederlands : Ruben 0498 11 35 34
français: Mohamed 0477 444 840
            Thomas 0472 599 726

TURTEL'HOME: uitwijzing van 600 personen/ Decourty a encore menti


600 personnes vont être délogées et jetées à la rue au coeur de l'hiver

Elles s'opposent à cette menace et demandent un relogement d'urgence


Dans le contexte actuel de pénurie de logements dans les centres pour demandeurs d'asile et dans les refuges pour personnes sans abris, un bâtiment d'Electrabel, salubre mais vide, a été occupé depuis bientôt 2 semaines (4.11), au 133 chaussée d'Ixelles; par 300 personnes, hommes, femmes, enfants, familles.
Aujourd'hui le nombre de personnes ayant trouvé refuge dans cet énorme immeuble vide se porte à près de 630.

Les occupants obtinrent immédiatement le soutien du bourgmestre d'Ixelles W. Decourty (PS) et du propriétaire du bâtiment qui s'engagea à ne pas les déloger jusqu'à la fin de l'hiver (début avril), et à leur donner un préavis d'un mois à partir de cette date. La rédaction d'une convention entre les avocats des deux parties avait en outre été entamée.


Changeant complètement  de discours en l'espace de quelques jours, le bourgmestre tente aujourd'hui de rejeter la responsabilité d'une opération policière sur les occupants, pourtant soutenus publiquement jusque alors.


Une décision de justice -manifestement mal informée, et truffée de contre-vérités factuelles- est l'alibi de ce soudain revers d'attitude des autorités, sans moyen terme jusqu'ici.

Face à celui-ci, les occupants, dont beaucoup ont renoncé à leur logement et à leur emploi pour s'installer à la "Turtel'HOME", n'ont d'autre d'issue que de demander une solution de relogement.

Si, malgré le pragmatisme et la volonté de dialogue des occupants, les difficiles négociations avec le bourmestre Decourty n'aboutissaient pas, une intervention pour déloger de force un demi millier de personnes serait dramatique, et risque fort d'être violente.


Contacts:
nederlands : Ruben 0498 11 35 34
français: Mohamed 0477 444 840
            Thomas 0472 599 726

 

13/11/2008

CHER(E)S VOISIN(E)S ET SOUTIENS - Ixelles / sans papiers

TRES CHER(E)S VOISIN(E)S ET SOUTIENS,

CE VENDREDI 14 Novembre A 19H30,

les 500 personnes sans papiers de l'Udep

qui occupent la Turtel'Home chaussée d'Ixelles

VOUS INVITENT à les rencontrer.

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Il y aura un concert de musique sans papiers équatorienne!

Ce sera l'occasion de nous connaître et de voir comment travailler ensemble udep, voisins, soutiens,.. dans l'union et le respect des différences de chacun.

Venez nous rencontrer, vous êtes les bienvenus chaque jour dans notre occupation.
Nous la voulons vivante et dynamique, les initiatives sont bienvenues.
Nous répeterons la rencontre chaque vendredi sans doute.



Nous avons aussi besoin de :
-Votre présence
-jouets
-fauteuils,coussins,matelas,chaises,...
-peintures,pinceaux,...
-draps, vetements, couvertures,...
-nourriture,eau
-seaux,produits
-langes/hygiène femmes
-livres,bd,revues,...

-votre soutien.

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L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

LES SANS PAPIERS MARCHENT VERS LE PARLEMENT

SANS PAPIERS, MARRE DE CREVER!

GOUVERNEMENT REACTION,

TURTELBOOM DEMISSION!

 

CE JEUDI 13 NOVEMBRE à 14h 
LES SANS PAPIERS MARCHENT VERS LE PARLEMENT (Ixelles/ Trône/Arts-Lois/Ministère)

Depuis une semaine, les personnes sans papiers ont affluées par centaines à la Turtel'Home en quête d'un toît et d'une solution pour régulariser leur situation administrative. Indiens, Magrhébins, Equatoriens, Africains, désespérés par la paralysie du gouvernement attachent beaucoup d'importance à ce mouvement dans lequel ils voient l'occasion d'exercer un rapport de force citoyen pour réveiller le gouvernement.

Pour l'UDEP, ce phénomène est révélateur et nous oblige à ouvrir les yeux sur une situation intolérable. Ces centaines d'hommes, de femmes et d'enfants, plongés dans une situation de misère et de détresse extrême, se montrent aujourd'hui, et en nombre, pour dire qu'ils existent et qu'ils veulent intégrer le circuit de la légalité en Belgique pour ne plus souffrir ces conditions d'existence déplorables (sans abris, sans accès aux soins, sans droits du travail, sans droits quotidiens, sans défense judiciaire, ...), saurons nous les entendre et remporter avec eux ce combat pour la dignité humaine?

les 500 personnes sans papiers qui occupent la Turtel'Home chaussée d'Ixelles depuis une semaine, iront manifester au parlement (et/ou au cabinet de la ministre situé juste à côté) pour demander la démission de l'incompétente ministre chargée de l'immigration, incapable de mettre en oeuvre l'accord gouvernemental et la circulaire de régularisation promise depuis des mois.

Cet appel est donc lancé à la ministre mais également aux parlementaires de la majorité qui siègeront au parlement ce jeudi.
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Rendez vous à 11h30 à l'Occupation "Turtel'Home", 136 chaussée d'Ixelles, à côté de la place Fernand Coq à Ixelles pour se diriger vers le parlement et le cabinet de la ministre.

L'occupation ouverte depuis mardi 4 novembre a reçu le soutien du Bourgmestre d'Ixelles, Mr. Decourty et des 2 syndicats (avec qui une réunion aura lieu ce lundi afin de chercher des moyens de convergences pour faire avancer le dossier de la régularisation).

Ce Vendredi à 19h se tiendra une assemblée des voisins et soutiens 
suivi d'un concert d'un groupe de musiciens sans papiers équatoriens
à l'Occupation, bienvenue à tous.

L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)
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Boven: De jongsten van de hoop.

03/11/2008

Opening van het Turtelb’HOME in Elsene. UDEP- de incompetente Minister Annemie Turtelboom (Open Vld)

RAFLE DE 60 PERSONNES SANS PAPIERS A IXELLES 

L'UDEP s'indigne et dénonce cette rafle organisée dans le quartier de l'occupation une semaine a peine après son ouverture. Cela ressemble à de l'intimidation et de la répression d'une action politique et pacifique. 

Rédaction en ligne dimanche 09 novembre 2008, 11:22 

Plus de cent personnes ont été interpellées, la plupart parce qu'elles résidaient illégalement en Belgique, samedi soir et dimanche tôt matin dans une action de police à grande échelle dans la zone de Bruxelles-Ixelles.

 Christian De Coninck, porte-parole de la zone.

La police a contrôlé samedi, entre 19h00 et minuit, toute une série de cafés et de « lieux bizarres », selon les mots de Christian De Coninck. Les agents ont procédé à 225 contrôles d'identité. 59 personnes ont été interpellées parce qu'elles étaient en séjour illégal en Belgique. 36 d'entre elles ont reçu un ordre immédiat de quitter le territoire, 13 ont été emmenées dans un centre fermé ou à l'aéroport en vue de leur rapatriement. (...)

(d'après Belga)

 


UDEP ( zien nederlends versie -)

-

 Ouverture de la

 

 

Turtel’HOME (Ixelles)

 

 

Comme annoncé la semaine dernière, les actions des personnes sans papiers se multiplieront tant que la Ministre Annemie Turtelboom (Open vld) n’aura pas démissionné, ou que la circulaire fixant les critères de régularisation pour les personnes ayant des attaches durables en Belgique ne sera pas publiée et appliquée comme s'y est engagé le gouvernementSans l'une ou l'autre mesure, nous, personnes sans papiers, n'avons aucune perspective.

 

 

L’inactivité absolue, l’anémie scandaleuse de Mme Turtelboom depuis l’accord gouvernemental de mars ont assez duré. Et lui ont fait perdre toute crédibilité.

Depuis qu'il a pris ses fonctions, le gouvernement tout entier (Ps,Cd&v, Cdh,Vld)

participe à cette inertie et à cette incompétence en ne prenant pas ses responsabilités face à l'un de ses ministres. Incapacité criminelle pour des personnes livrées à la mort sociale.

   

Les migrants sont une richesse, surtout en cette période de crise : "Ils font partie de la solution et non du problème" comme l'ont déclaré les Nations Unies*. C'est une chance qu'il faut saisir et "accompagner", plutôt que de dépenser des sommes folles à la réprimer, en dépit du bon sens et des analyses socio-économiques unanimes sur le bénéfice apporté par une régularisation.

 

Renonçant à leur travail pour faire reconnaître leur existence et leurs droits, 300 personnes sans papiers de l’UDEP ouvrent donc ce mardi, dans un bâtiment vide ixellois, un espace citoyen de rencontres, de débat politique et d'accueil de la richesse du monde: la Turtel’HOME.


La Turtel’HOME est une nouvelle illustration de la force et de la disponibilité des sans papiers eux-mêmes à prendre leurs responsabilités, face à l'échec d'une politique de répression et de gestion inappropriée de l'immigration. Elle apportera une solidarité concrète envers les plus démunis de ce pays, avec ou sans papiers.

 

En cette période hivernale où la précarité est si large qu'elle affecte le fonctionnement tant des associations de sans-abri belges que des centres ouvertscette (première !) maison permettra donc l’accueil, l’action et la visibilité de ceux que la gestion défaillante met hors jeu: personnes sans papiers, mais aussi Belges en mal de logement.

 

Ni dans la Turtel’HOME, ni en Belgique, nous ne rentrons par la porte de derrière. Nous nous proposons plutôt d'ouvrir ENSEMBLE, Belges et migrants, les portes du bon sens politique, de l'intelligence, et de la dignité humaine.

 

 

*Kofi Annan, Immigration : pour une stratégie européenne, 29.01.2004 : http://www.un.org/french/sg/articles/immigration040130.htm

 
UDEP Bruxelles
Contacts: 0494 /38 44 42 et 0486/ 03 95 57

 

 

 


 Opening van het Turtel’HOME in Elsene.


 UDEP (Unie voor mensen zonder papieren)


Zoals de UDEP het vorige week had aangekondigd, zullen de acties van de sans papiers voor de erkenning van hun elementaire rechten toenemen. De acties zullen doorgaan zolang de incompetente Minister Annemie Turtelboom (Open Vld) niet is ontslaan, of de omzendbrief die de criteria voor de regularisatie van personen met duurzame banden in België vastlegt niet is geplubiceerd zoals een akkoord van de regering zich ertoe heeft geëngageerd. 


Annemie Gezwelboom in het Turtel’HOME


De incompetentie van de minister is voldoende ernstig geworden. Haar onmacht en/of haar gebrek aan bereidwilligheid  om een akkoord van de regering  in voegen te brengen is schandalig en het goede beleid van een minister onwaardig. Het Annemie Gezwelboom heeft lang genoeg geduurd. Ze heeft al haar geloofwaardigheid verloren.  


DE OPENING VAN TURTEL’HOME !

 

Na al hun moeite om hun bestaan en rechten te laten erkennen, openen 300 mensen zonder papieren van de UDEP deze dinsdag een plaats voor ontmoetingen, integratie en onthaal van de rijkdom van de wereld: Het Turtel’HOME. 


Immigranten zijn een rijkdom, zeker in deze periode van crisis. Zijn maken deel uit van de oplossing, en niet van het probleem, zoals de Verenigde Naties het verklaard hebben (Immigration en Europe, Kofi Annan, 29.01.04). Het is een kans die je moet grijpen en begeleiden in plaats van zotte geldsommen uit te geven om haar te onderdrukken. 


Een onthaal in deze winterse periode, van mensen zonder woning, met en zonder papieren.


Dit (eerste !) huis zal het onthaal, de actie en de zichtbaarheid van degene die een slecht beleid buiten spel zet toelaten: zowel mensen zonder papieren als Belgen met huisvestingsproblemen. 


En met alle deuren open : deze met oog en intelligentie voor de menselijke waardigheid. 


"Allen wie de toekomst van Europa en de menselijke waardigheid nauw aan het hart liggen moeten zich oprichten tegen de tendens om al het slecht van onze maatschappij toe te kennen aan de aanwezigheid van immigranten. De meerderheid van de immigranten zijn werklieden, moedig en vastbesloten. Ze willen niet van het systeem profiteren, ze vragen enkel dat we hen een kans geven. Hen en hun families. Het zijn geen criminelen of terroristen. Ze willen niet apart wonen, maar zich integreren zonder hun identiteit te verliezen. "   


verklaring van de VN 

 

02/11/2008

Frères de sans papiers, sans abris, sans droits,...

POUR UN AUTRE REGARD SUR LES MIGRATIONS 

affiche sanspapierssans abris

La difficulté à accepter les migrations conduit les pays à un traitement inefficace et surtout inhumain des migrants. En cherchant à utiliser les migrations comme une variable d’ajustement et à court terme, ils n’en tirent pas les bénéfices qu’elles peuvent procurer aux sociétés comme aux migrants.

Cette question est cruciale, surtout en période de crise économique, car une régularisation pourrait contribuer à lutter contre la récession et relancer l'économie comme ce fût le cas en Italie et en Espagne. En Italie, 10% des revenus du travail sont produits par les migrants, qui sont par ailleurs de 3 points plus productifs que les nationaux.


S’appuyant sur de nombreuses analyses, les auteurs de "Pour un autre regard sur les migrations"  (Éd. La Découverte, 2008) proposent des pistes concrètes pour poser un autre regard sur les migrations. Ils montrent qu’à rebours des politiques contre-productives de fermeture des frontières et de répression, une « bonne mobilité » au delà des idées reçues, abaisserait les coûts des migrations, en régulerait les flux et les incertitudes et produirait un bénéfice économique et social pour les pays d'acceuil et d'origine.