23/11/2008

L'ULB donnera t'elle asile?

COMMENT ARENA FABRIQUE DES PLACES EN PLEIN HIVER- !

(TRADUCTION Sommaire  eveline-doc officiel en nl ci-après)

Fedasil a envoyé vendredi passé au nom de madame Arena des instructions à tous les centres ouverts;

Les centres ouverts doivent signaler avant une semaine quel demandeur d’asile attend depuis plus de 4 ans une décision des instances et quelles familles avec enfants attendent depuis plus de 5 ans.. Cela concernerait un milliers de personnes, qui seraient renvoyés des centres ouverts.
Ils bénéficieraient d’une aide du CPAS de la commune ou ils vont aller habiter.

Mais comment vont ils faire? Les CPAS sont débordés et les logements inaccessibles !!!!

Tous dans les universités ?? ou certains expulsés, ce serait l’occasion ??!!!


Een duizendtal asielzoekers worden uit de opvangcentra gezet. 

Vorige vrijdag verstuurde Fedasil in opdracht van minister Arena een instructie naar alle opvangstructuren. 
Zij moeten binnen de week melden welke alleenstaande asielzoekers al meer dan 5 jaar op een beslissing van de asielinstanties wachten ( asiel, CGVS, RVV, Raad van State maar wel i.v.m asiel ) en welke families met schoolgaande kinderen al meer dan 4 jaar wachten. Het gaat waarschijnlijk over enkele duizenden personen die hoofdzakelijk in de LOI ( lokaal opvan inintiatief asielzoekers) wonen. 

Voor hen zal Fedasil de toewijzing aan het LOI opheffen. 
Dat betekent dat deze asielzoekers binnen de 45 kalenderdagen het LOI moeten verlaten. 
Deze asielzoekers hebben dan wel recht op maatschappelijke dienstverlening door het OCMW van de gemeente waar zij gaan wonen maar het is bijzonder moeilijk, haast onmogelijk, om binnen 45 kalenderdagen aangepaste betaalbare huisvesting te vinden.

lees meer op www.rechtopmigratie .be

Pol Van Camp
ROM

 


« Les sans-papiers peuvent rester tant

 qu’ils ne perturbent pas le bon

 fonctionnement de l’ULB »

 

Nous, Membres de la Communauté Universitaire , sommes en effet perturbés.

 

 

Nous sommes perturbés car nous ne considérons pas les « sans-papiers » comme un facteur de perturbation si ce n’est celui de montrer la contradiction entre nos principes et notre pratique ;

 

Nous sommes perturbés car nous insultons la mémoire des luttes et des résistances qui sont nées au sein de notre Communauté ; Faut-il rappeler que l’ULB a perturbé l’occupation nazie en cessant de fonctionner? Faut-il rappeler que beaucoup des sans-papiers de cette époque furent des juifs venant de l’Est? Faut-il rappeler que le square G honore la mémoire de résistants et d’activistes morts pour la défense d’une certaine conception de la dignité ?

 

Nous sommes perturbés car nous foulons du pied les principes de solidarité les plus élémentaires en opposant notre routine, routine bien faite pour éviter toute remise en question, à la détresse de gens qui demandent asile ? Faut-il rappeler que la tolérance accordée jusqu’à présent consiste à parquer nos « hôtes » dans un bâtiment vétuste à la marge de la vie universitaire ? Faut-il rappeler que solidarité n’est pas charité ? Faut-il rappeler que la perturbation incriminée aux « sans papiers » est d’avoir l’outrecuidance de vouloir protéger leurs enfants en attendant de trouver une alternative ? Faut-il rappeler que même les chiens dorment sous un toit l’hiver ?

Nous sommes perturbés car notre Université si prompte à défendre ses valeurs humanistes et à les rappeler aux autres perpétue cependant les pratiques qu’elle dénonce hors nos murs ? Faut-il rappeler que drapés de la légitimité de la science dans le débat public nous ne pouvons nous voiler les yeux lorsque la question se pose en nos murs ?

Nous sommes perturbés par une université dont la position consiste à exprimer une solidarité forte et de principe mais qui la viole dans le monde réel des besoins concrets. Faut-il rappeler qu’une université qui ment et se dément est une université qui pratique la démagogie ? Faut-il rappeler que la morale et l’éthique participent de la définition même de notre Communauté ?

Nous sommes perturbés par le silence complice des consciences de notre Université pourtant si promptes à jouer les intellectuels indignés hors nos murs. Faut-il rappeler que la Communauté universitaire est dépositaire et surtout garante de leur légitimité ? Faut-il rappeler qu’on ne peut s’engager hors nos murs et se dégager en nos murs sur la même question sans perdre sa crédibilité ?

Nous sommes perturbés car nous, Communauté Universitaire , préférons ne plus être, qu’être sans conscience.

Souhail Chichah (Assistant ULB), Christian Vandermotten (Professeur ULB), Corinne Gobin (Maitre de Recherche FNRS ULB), Catherine Bourgeois (LAMC/ULB), Lucie Masy (Membre du CA de l’ULB), Thu Tuyen Pham Nhu (Chercheuse au DULBEA), Iason Foscolos (Chercheur au DULBEA), Zouhair Alaoui Amine (Chercheur ULB), Antoine Bertulot (Etudiant ULB), Elisabeth Printz (Membre du CA de l’ULB), Eléonore Wolff (Chargée de cours ULB), Moritz Lennert (Chercheur ULB), Xavier May (Chercheur ULB), Aurélie Decoene (Chercheure ULB), Luce Bellefontaine (Chercheur ULB), Pierre Kummert (Chercheur ULB), Patricia Aelbrecht (Doctorante ULB), Dan Van Raemdonck (Professeur ULB), Olivier Cailloux (Chercheur ULB), Yolaine Lhoist (Etudiante ULB), Marie Godin (Chercheuse GERME-METICES ULB), Nouria Ouali (METICES/Institut de sociologie ULB), Mateo Cordier (Doctorant ULB), Ariane Toussaint (Directeur de Recherche FNRS ULB), Sophie Stoffel (Docteure de l’ULB), Charles Cullard (Etudiant ULB), Aurélien Bach (Etudiant ULB), Johanna D’Hermoncourt (Chercheuse ULB), Pierre Marage (Professeur Faculté des Sciences ULB), Lara Thommès (Etudiante en Droit ULB), Laurent Licata (Professeur- Assistant ULB), ...

 

 

SIGNEZ CET APPEL ! envoyez vos coordonnées à philippe.santini@ulb.ac.be

Infos : Vendredi 21 novembre En fin de matinée, les sans-papiers du Hall des Sports ont été visiter la Jefke.

Ils se sont ensuite réunis et, ayant constaté l'impossibilité de pouvoir décemment passer plusieurs jours dans cet endroit, ont décliné l'"offre" de l'ULB. Les lieux ont été jugés largement insalubres voir "toxiques" pour les enfants.
Le comité d'accompagnement s'est ensuite re-réuni. Il n'a pas fait d'autre proposition et a renvoyé la patate chaude à un Conseil d'administration (extraordinaire/d'urgence, biffer la mention inutile s'il y en a une). S'il y a intervention policière, elle sera logiquement décidée en CA.


 

  

Centre fermé 127bis où  la majorité des occupants pourraient se retrouver à tout moment...

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