25/10/2008

NOUVELLES OCCUPATIONS - UDEP

APPEL A L'AIDE _ FAMILLE QUI DORT DEHORS.50795   Bonjour, 
 Ce matin j'ai rencontré un jeune couple sympathique, Ali et Marie avec leur enfant de 3 ans, Adam. Ils 'dorment' déjà deux, trois jours dehors dans la gare. Ils cherchent un logement pour ce nuit.

J'ai telephone ce matin aux différentes structures d'accueil ce matin mais tous est blocqué pour l'instant à cause de la politique d'asile et migration et d'accueil des demandeurs d'asile actuelle. Tous les 'centres d'accueil' sont complets, ainsi les structures d'accueil pour les sans-abris à Bruxelles. Est-ce quelqu'un peut aider? Si vous avez un endroit telephone-moi svp. Ils cherchent du travail, ils ont des papiers comme citoyens européens, mais leur premier besoin est de trouver un abri pour ce nuit. 
  Merci
 
Ruben Vandevyvere    0498/11.35.34   jeudi 30 oct


 

REOUVERTURE DES

 OCCUPATIONS


Face à l'immobilisme politique en matière de régularisation et à la non application de l'accord gouvernemental par les partis au gouvernement (MR-Cdh-Ps-cd&v-Vld);

Face à l'énième promesse non respectée de date butoir (14 octobre) pour sortir de la crise;

Face au refus depuis 6 mois de la ministre Turtelboom de recevoir les représerntants des migrants,

Face à l'absence totale de perspectives de pouvoir changer un jour sa vie de clandestinité et de misère;

- L'UDEP s'est réunie ce lundi 27 octobre à 18h30 en Assemblée Générale avec une centaine de ses membres qui ont votés à la quasi unanimité
d'ouvrir de nouvelles occupations afin d'engager les nouvelles actions de sensibilisation et de mobilisations. 

La première occupation s'ouvrira ce mercredi 29 octobre à Anderlecht, en l'église où en juillet  2006, 48 sans-papiers de l'Udep occupant cette église furent raflés au lendemain du non vote de la loi de régularisation promise par les partis progressistes.

- Les occupations suivantes s'ouvriront dans le courant de la semaine prochaine dans des lieux qui par sécurité seront tenus discrets jusqu'à leur ouverture.

 

REPONSE POLITIQUE DES PERSONNES SANS PAPIERS

- Les migrants sans papiers entendent ainsi répondre par des moyens pacifiques et citoyens aux marchandages avec lesquels la ministre A.Turtelboom réduit nos vie et à l'inneficacité des partis au gouvernement incapables de mettre en oeuvre l'accord gouvernemental de mars 2008 et de mettre en place une solution à ce drame humain et social touchant en Belgique une centaine de milliers de personnes. 

- Les migrants sans papiers, travailleurs de Belgique, appellent aussi les travailleurs belges et les syndicats à défendre la régularisation pour ne pas laisser se développer un marché du travail précaire, où le syndicat ne peut exister et défendre les droits des travailleurs car les travailleurs sans papiers exploités sur ce marché sont insyndicables et exploitable à merci.

- Les migrants sans papiers n'auront de répit dans cette lutte pour la reconnaissance de leurs droits élémentaires. 

Du monde, comme tous les humains nous sommes nés, et comme tous les enfants du monde, nous en sommes sa richesse et non sa misère.

L'UDEP

Occupation Anderlecht/ Eglise Notre dame Immaculée - rue du Docteur De Meersman 12 à Anderlecht (à hauteur du numéro 70 chaussée de Mons/ porte d'Anderlecht). BIENVENUE à TOUS, avec ou sans papiers.

22/10/2008

Bloquer l’immigration est une utopie

Penser pouvoir bloquer l’immigration est une utopie.

 Paolo Ferrerro, ministre italien de la solidarité sociale  Le Monde, 09 août 2006 

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Le mythe de l’appel d’air

PaJean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme

Les discours refusant la régularisation des sans-papiers cherchent à s’appuyer sur la peur d’une « invasion » et sur le risque d’« appel d’air » que provoquerait une régularisation de grande ampleur. Ces propos sont démentis par les faits : en Espagne, en Italie, au Portugal et en Grèce, des centaines de milliers d’étrangers ont été régularisés par des gouvernements fort divers (Silvio Berlusconi serait-il trop laxiste aux yeux de nos gouvernants ?), sans que des hordes d’immigrants submergent ces pays pourtant « en première ligne » dans la gestion des flux migratoires Sud-Nord.

La vérité est que, régularisation ou pas, l’immense majorité des sans-papiers restera ici, parce que l’avenir de ces femmes, de ces hommes et de ces enfants est ici. La responsabilité des hommes politiques est d’expliquer que c’est une bonne nouvelle pour notre société, et d’accompagner ce fait social et culturel en ne sacrifiant ni le respect des droits fondamentaux de chaque individu, ni la diversité culturelle, ni le légitime débat démocratique sur l’avenir de ce pays.

La vérité est encore que le durcissement des législations relatives à l’entrée et au séjour des étrangers, partout en Europe, conduit non pas à faire baisser le nombre de sans-papiers mais à le faire croître, à fabriquer du sans-papiers à grande échelle, ce qui crée plus de misère et de racisme, tout en entretenant ce que ces législations prétendent combattre.

La régularisation des sans-papiers est aujourd’hui une évidente nécessité, pour faire cesser des situations massives de négation des droits fondamentaux incompatibles avec les normes d’une société démocratique. Elle ne créera en elle-même aucun « appel d’air », mais contribuera au contraire, comme ce fut le cas récemment en Espagne, à faire reculer le travail clandestin et à améliorer la situation financière de la Sécurité sociale.

 

Elle constituerait une rupture bienvenue avec l’exploitation, depuis des décennies, de la peur, des fantasmes et des préjugés qui dressent travailleurs, voire exploités, les uns contre les autres, pour le plus grand profit économique et électoral de gouvernants sans scrupule.


 

Immigration : pour une stratégie européenne

Accompagner plutôt que réprimer

Par Kofi Annan

Si les sociétés européennes relèvent le défi, l'immigration les rendra plus riches et plus fortes. Sinon, le prix à payer pourrait être un niveau de vie en baisse et des dissensions sociales.

Il ne fait aucun doute que les sociétés européennes ont besoin d'immigrants. Les Européens vivent plus longtemps qu'avant et ont moins d'enfants. Sans l'immigration, la population des pays de l'Union, bientôt au nombre de 25, déclinera : d'environ 450 millions de personnes aujourd'hui, elle pourrait tomber à moins de 400 millions en 2050.

L'immigration n'est pas une panacée, mais toute solution à ces problèmes passera nécessairement par elle. (...)

ll n'est donc pas surprenant que - comme les dizaines de millions d'Européens pauvres mais entreprenants qui furent attirés par les promesses du Nouveau Monde - beaucoup voient l'Europe comme un continent aux possibilités illimitées, où une nouvelle vie pourrait commencer.

Tous les pays ont le droit de décider s'ils souhaitent ou non accueillir les gens partis de chez eux, mais les Européens auraient tort de fermer leurs portes. Non seulement cela nuirait, à long terme, à leur situation économique et sociale, mais cela amènerait de plus en plus de gens à essayer de pénétrer sur leur territoire par des moyens détournés (...) et dangereux.

La lutte contre l'immigration clandestine doit s'inscrire dans une stratégie beaucoup plus vaste. Ce qu'il faut, c'est créer de véritables filières d'immigration régulière et chercher à en exploiter tous les avantages, tout en sauvegardant les droits fondamentaux des migrants.

Les migrations peuvent aussi profiter aux pays pauvres. En 2002, au moins 88 milliards de dollars ont été expédiés dans les pays en développement par des migrants. C'est 54 % de plus que le montant de l'aide au développement, qui n'a atteint que 57 milliards de dollars.

(...) Gérer l'immigration, ce n'est pas que ouvrir ses portes et coopérer avec les autres pays. C'est aussi faire en sorte que les nouveaux arrivants puissent s'intégrer. Les immigrants doivent s'adapter à la société qui les accueille, et celle-ci doit s'adapter à eux. Des stratégies d'intégration créatives sont indispensables pour que l'immigration soit un atout, non un fardeau.

Certes, chaque pays voit les choses à travers le prisme de son identité et de sa culture, mais nul ne doit perdre de vue l'inestimable contribution que des millions d'immigrants ont déjà apportée aux sociétés européennes modernes. Sans être célèbres, bien d'autres immigrants apportent leur pierre à l'édifice social. Ils travaillent dans les hôpitaux, gardent les enfants dont les parents travaillent et occupent de nombreux emplois utiles pour lesquels les candidats ne se bousculent pas. L'immigration n'est pas un problème : c'est une solution.

Tous ceux qui ont à cœur l'avenir de l'Europe et la dignité des êtres humains se doivent donc de s'élever contre la tendance qui consiste à attribuer à la présence des immigrés tous les maux dont souffre la société. La grande majorité des immigrants sont travailleurs, courageux et déterminés. Ils ne cherchent pas à profiter du système, ils demandent seulement qu'on leur donne une chance, à eux et à leur famille. Ils ne sont pas des criminels ou des terroristes. Ils ne souhaitent pas vivre à part, mais s'intégrer sans perdre leur identité.

En ce XXIe siècle, les migrants ont besoin de l'Europe. Mais l'Europe a aussi besoin des migrants. Une Europe repliée sur elle-même, ce serait une Europe plus dure, plus pauvre, plus faible, plus vieille. Une Europe ouverte et capable de gérer l'immigration, ce sera une Europe plus juste, plus riche, plus forte, plus jeune.

Kofi Anan, secrétaire général de l'ONU


"En Italie, les clandestins ont afflué malgré des lois restrictives"

Entretien avec Paolo Ferrerro, ministre italien de la solidarité sociale - Le Monde, 09 août 2006

Nous avons eu 520 000 demandes d’embauche de travailleur immigré de la part d’entrepreneurs ou de familles italiennes qui s’engageaient à leur assurer emploi et logement.

Nous avons donné à tous la possibilité d’y accéder. D’autant que la plupart de ces personnes sont déjà en Italie, et  leur dire "non" reviendrait à les maintenir dans l’illégalité.

Le problème est d’établir un rapport avec les pays d’origine, en particulier d’Afrique du Nord, pas d’ériger un mur.

La droite, qui prône une politique de fermeté, a régularisé 700 000 clandestins en 2001 et, aujourd’hui, nous en avons à nouveau 700 000. Cette politique ne fonctionne donc pas. Nous sommes pour une politique plus flexible et peut-être plus risquée.

Les mesures préconisées ne constituent qu’une première étape. La seconde, c’est faire une politique d’inclusion sociale où se retrouvent provenances, cultures et religions différentes. C’est le défi pour l’Europe, aujourd’hui. 


 

L’immigration face aux défis économiques du vieillissement démographique

Xavier Chojnickia, Frédéric Docquier, Lionel Ragota; Janvier2005

IRES - Institut de Recherches Economiques et Sociales http://www.ires.ucl.ac.be/CSSSP/home_pa_pers/docquier/filePDF/CDR_RevEco.pdf  

Les retombées économiques potentielles des politiques de quotas choisis sont largement méconnues. Elles affectent les trois catégories d’acteurs concernées : les migrants, la population des pays d’origine et les natifs dans les pays d’accueil.

2 politiques possibles dans ce cas :

immigration de remplacement : Elle envisage l’immigration nécessaire pour stabiliser la taille de la population en âge de travail avec une structure par qualification de ces immigrés qui suit la tendance actuelle. Nous montrons que l’immigration de remplacement requiert des flux importants et n’engendre que des effets modérés, mais toutefois bénéfiques sur les finances publiques et l’économie.

immigration choisie: Elle envisage les mêmes volumes mais considère que les immigrés additionnels ont les mêmes qualifications que les natifs.

- Une sélection accrue des immigrés permet d’obtenir, à moyen terme (à l’horizon 2050), des effets plus marqués mais d'une ampleur toujours faible comparativement aux changements induits par le vieillissement de la population.

À plus long terme, les bénéfices pour les finances publiques de la politique sélective (immigration choisie) sont inférieurs à ceux de l’immigration de remplacement.

Dans les deux cas, toutes les nationaux voient leur bien-être s’accroître et ceci quel que soit leur niveau de qualification. (infos et document complet :cliquez ici)


                   En mémoire de Josiane Nardi 18 octobre 2008             

Expulsions -

     Josiane Nardi est décédée après s'être immolée par le feu, ce 18 octobre 2008 devant la maison d'arrêt du Mans,

pour protester contre l'expulsion vers l'Arménie de son compagnon sans papiers,incarcéré dans cet établissement.    

15/10/2008

TRAVAILLEURS SANS PAPIERS

UDEP

TRAVAILLEURS SANS PAPIERS : NOUS DEMANDONS UN STATUT CONFORME AU RÔLE QUE NOUS JOUONS DANS LA SOCIETE.

L’Udep constate : 3 idées reçues paralysent et stigmatisent la régularisation des travailleurs sans papiers en Belgique:

 La peur de "l'appel d'air" (Le Monde, 16.01.2008). C'est en fait l'existence d'une importante et permanente quantité d'emplois non déclarés qui attire les migrants qui sont sûrs dans ces conditions de trouver un salaire, même misérable (Il y a un marché du travail en noir, soutenus par les nationaux, qui disparait en grande partie ou se légalise lors d'une régularisation). L'exemple des pays européens ayant mis en place des opérations de régularisations est à ce titre, éloquent. ; Au delà des clivages gauche droite, cette idée est récurrente, Di Rupo lui-même en a usé ce jeudi 17/01 quand nous l'avons rencontré. Dans les faits;" Les vagues de régularisations n'ont pas provoqué de pression sur les frontières."

- La peur du migrant qui va "prendre le travail du Belge":

 Dans les faits, l'impact de l'immigration sur l'emploi et les salaires bénéficie aux travailleurs Belges et à l'économie, en permettant entre autre d'éviter une délocalisation ou une fermeture, ce qui permet aux autres travailleurs de garder leur emploi. Au niveau macro économique, les migrants, dont plus de 80% travaillent, qu’ils soient déclarés ou non, contribuent à la croissance en produisant et consommant sur place (La T.V.A. par ex.).

Par ailleurs, il y a dans le gouvernement actuel, une large majorité (Cd&V, PS, cdH), qui s’est fermement engagée pour une régularisation avec des critères clairs prenants en compte nos attaches durables en Belgique, nos emplois ou nos promesses d’embauche par exemples.

Enfin, les associations patronales ont réclamées à plusieurs reprises (juin et novembre 2007), un apport massif de main d’œuvre vu le manque criant dans de nombreux secteurs.

 Dernièrement l’Uniso, parlait même de centaines de milliers de travailleurs extra-communautaires nécessaires en Belgique vu le manque alarmant de main d'oeuvre. Demande restée sans réponse. L’ONU, déclare dans ses recommandations aux pays européens en matière d’immigration que : « le potentiel des migrations, est indispensable à la croissance des pays développés et que sans lui, des pans entiers de l’économie pourraient s’effondrer rapidement ! » (New York, 5.09.2005).

http://sanspapiers.skynetblogs.be/archive-month/2007-07

 Nous, personnes et citoyens sans papiers, ne comprenons donc pas pourquoi nous sommes condamnés à cette forme moderne d’esclavage. Nous travaillons tous et occupons des emplois si peu qualifiés ou si pénibles que les Belges ne s’y intéressent pas. Nous sommes traités de la misère du monde mais nous en sommes sa richesse et sa force aussi ! Des patrons peu scrupuleux engrangent un maximum de profits à moindre frais, en nous payant des salaires de misère et en spoliant l’état.

NOUS VOULONS TRAVAILLER DIGNEMENT, NOUS VOULONS UN STATUT CONFORME AU RÔLE QUE NOUS JOUONS DANS LA SOCIETE

L’UDEP, Union de défense des personnes sans papiers. Janvier 2008

(Le VDAB estime à 200 000 le nombre de travailleurs nécessaire d'ici 2010 pour combler le manque de main d'oeuvre criant dans certains secteurs rien qu'en région flamande).

13/10/2008

ACCEUILLIR TOUTE LA RICHESSE DU MONDE

IMMIGRATION CHOISIE , SUBIE, 

    OU ACCUEILLIE...  


L’entrée d’immigrants a de nombreux avantages économiques pour le pays d’accueil :


  • Les migrants permettent d'éviter des délocalisations ou fermetures d'entreprises et d'usines et permettent ainsi à de nombreux nationaux de garder leur emploi. 

  • Dans la plupart des cas, les migrants ne font pas concurrence aux travailleurs nationaux car ils occupent les emplois délaissés que les nationaux n'occuperont de toutes façon pas (emplois trop durs, sous qualifiés,...).

  • l’immigration permet de faire face à certaines pénuries de main-d’œuvre dans des secteurs clés à qualification élevée (tels que l’informatique, les professions de santé, etc.) ou à qualification faible (tels le secteur minier, la construction, etc.) ;
  • elle rajeunit la population et modifie le ratio entre actifs et inactifs ;

  • à travers leurs activités de production et de consommation, les migrants concourent à la diversification des biens et services disponibles dans l’économie ;

  • dans le même esprit, ils apportent une diversité culturelle et contribuent à réduire les coûts de transaction dans les échanges entre pays (effets de réseaux) ; par exemple, il a été montré que l’immigration favorise le développement des échanges commerciaux entre pays d’accueil et d’origine(1) ainsi que les investissements directs étrangers du pays d’accueil vers le pays d’origine.

  • D'autre part ils créent de nouveaux secteurs et échanges et font donc tourner la machine capitalisme et contribuent ainsi à la croissance des pays d'accueil.
Pour les pays d'origines :
  • Les fonds renvoyés vers les pays d'origine constituent des pilliers économiques pour ceux ci, ils s'élèvent souvent à deux, voire trois fois le montant total de l'aide au développement.

L'Immigration est un phénomène qui existe depuis la nuit des temps et qu'aucune politique sécuritaire ne pourra arrêter, celle ci ne pourra que rendre plus dangereuse la "consommation du produit illicite", comme dans toute prohibition et jetter encore plus de migrants dans la mort sociale ou physique.
 
Il serait donc temps d'avoir le courage politique, humain et l'honnêteté intellectuelle de le reconnaître et d'accompagner les migrations plutôt que se voiler la face et attiser la haine et le racisme.

(1) Gould, 1994
(2) Kugler et Rapoport, 2006

Suicide d'un demandeur d'asile de Vottem Belga12/10/2008

Un demandeur d'asile de nationalité serbe, dont la demande de séjour en Belgique a fait l'objet d'une réponse négative, s'est suicidé dimanche au centre fermé pour étrangers de Vottem.

Le jeune homme, qui avait également demandé au début du week-end à pouvoir changer de section au sein du centre, avait été interpellé le 26 septembre dernier à la suite d'un contrôle dans le Thalys reliant Paris à Bruxelles, indique le Collectif de résistance aux centres pour étrangers (CRACPE) dans un communiqué.

L'association, qui précise en outre ne pas connaître la situation personnelle de ce jeune homme, dénonce l'existence des centres fermés pour étrangers et appelle à leur fermeture.


Samedi 25 oct- CENT ACTIVISTES BLOQUENT LE CENTRE FERME DE VOTTEM (Liège)

Depuis ce samedi matin, une centaine d'activistes ont décidés de bloquer et fermer le centre fermé de Vottem où sont incarcérés des dizaines de migrants pour le seul fait de leur situation administrative.

Ils entendent ainsi protester contre la politique d'expulsion et de stigmatisation des personnes sans papiers et appellent les citoyens à venir se rassembler devant le centre fermé en soutien à leur action.

Ils réclament la fermeture définitive de tous les camps de la honte (centres fermés).

 - Jean (gardien à Vottem) : Récemment, on a eu un jeune Turc avec un problème mental... Il s’est retrouvé quinze jours complètement nu dans un cachot. La direction a mis trois longues semaines à se décider à le transférer dans un lieu psychiatrique. -  Quinze jours nu dans un cachot ? -  Joseph (gardien à Vottem) : Oui, et ce n’est pas un cas unique. Il y a eu aussi (...) Voir témoignages des gardiens du centre fermé de Vottem paru dans le Ciné-Télé-Revue N°46/16 novembre2006 CLIQUEZ ICI OU ALLER SUR http://www.assembleedesvoisins.be/Centre-ferme-de-Vottem-des

 

" Etats des lieux des centres fermés" de La Ligue des Droits de l'Homme cliquez ici