01/09/2008

ULB grève de la faim Situation mortelle 60 jours de grève

ulb etatut

Voir le reportage rtbf sur la situation catastrophique des grèvistes cliquez ici  http://www.youtube.com/watch?v=c2Ek_HFtUnM

Immigration

"Le gouvernement ne tient pas ses promesses"

Belga

Mis en ligne le 25/07/2008

L'Union de défense des sans-papiers (UDEP) a fait savoir qu'elle comptait poursuivre les actions d'occupation. Elle envisage de mener dès la rentrée de nouvelles actions auxquelles elle espère pouvoir associer des citoyens belges.

Sans-papiers : un minimum d’humanité, SVP

LE SOIR vendredi 05 septembre 2008

Kenneth Bertrams, Régis Dandoy, François Dubuisson, Azzedine Hajji, Michèle Loijens, Luc Massaer, Thomas Petit, Ibrahim Akrouh et Christel Van Ranst, membres du conseil d’administration de l’ULB et membres du comité d’accompagnement des sans-papiers.

Ce vendredi, 75 « sans-papiers de l’ULB » entameront leur 55e jour de grève de la faim. Les affiches et les calicots suspendus à la façade font grise mine. On croirait la maison délaissée, vidée de ses occupants. Mais ils sont bien là, toujours présents, calfeutrés derrière ces panneaux de fortune qu’on aperçoit du trottoir. Après avoir frappé à la porte, à plusieurs reprises, il faut patienter de longues secondes pour que quelqu’un vous ouvre. Notre hôte, les traits tirés, nous souhaite la bienvenue.

Bienvenue dans cet univers horizontal, constellation de matelas et de couvertures dans toutes les pièces, à tous les étages. Bienvenue dans ce que certains ont qualifié de « mouroir ». En attendant, ils sont toujours vivants. Et toujours dans l’attente d’une régularisation. Mais voilà : après 152 jours d’occupation et 55 jours de grève de la faim, il n’y a toujours pas l’once d’une solution à l’horizon.

Au lendemain du 7 avril, date de l’irruption des sans-papiers dans ce bâtiment appartenant à l’ULB, le conseil d’administration de l’Université a mis sur pied un comité chargé de leur accompagnement. Celui-ci a soumis aux sans-papiers un accord à l’amiable subordonnant la poursuite de l’occupation à trois conditions : le respect des activités d’enseignement et de recherche, le respect du bâtiment et du voisinage et, enfin, le respect de la part des occupants de leur propre intégrité physique. Ces trois conditions ont été scrupuleusement respectées par les sans-papiers jusqu’au 13 juillet.

Ce jour-là, la situation a en effet radicalement changé : les sans-papiers occupant l’église du Béguinage avaient obtenu, début juillet, des permis de séjour après plus de 50 jours de grèves de la faim. Le signal envoyé par les autorités publiques était désormais très clair : seuls les sans-papiers se lançant dans des actions extrêmes auraient une chance d’obtenir quelque chose, tandis que ceux exprimant leurs revendications par des moyens raisonnables se verraient totalement ignorés. Ce fut donc le début de la grève de la faim des sans-papiers de l’ULB.

(...) En effet, face au traitement discriminatoire dont les mouvements de sans-papiers font l’objet de la part des pouvoirs publics selon les moyens d’action choisis, l’ULB a estimé de son devoir de ne pas abandonner à leur sort les occupants du bâtiment de l’avenue Buyl, tout en rappelant au monde politique les promesses qui ont été faites.

greve drapeau

 En attendant le respect des engagements gouvernementaux concernant l’adoption de critères précis de régularisation, une solution doit impérativement être trouvée pour dénouer les situations d’urgence auxquelles sont confrontés les acteurs locaux qui vivent au quotidien les occupations de sans-papiers.

Aujourd’hui, la ministre Turtelboom accuse ceux qui soutiennent l’action des sans-papiers d’exercer un chantage odieux, de pousser les sans-papiers vers des actions « extrêmes ». Elle attribue, qui plus est, la responsabilité des accidents encourus aux bourgmestres des communes concernées par les occupations. Extraordinaire injustice de ces accusations, tant il est clair que les actions désespérées des sans-papiers sont la résultante du non-respect par les autorités responsables des engagements qu’elles ont pris dans l’accord de gouvernement, ainsi que de la ligne de conduite de la ministre compétente consistant à ne régulariser pour motif médical certains sans-papiers qui, d’une façon ou d’une autre, ont réellement et gravement mis leur vie ou leur santé en péril.

À l’ULB, comme à la Maison de l’Amérique Latine à Ixelles, les sans-papiers ont décidé qu’ils n’avaient plus rien à perdre. Pour les nombreux médecins et secouristes pressés à leur chevet, après plus de 50 jours de grève de la faim, l’état de santé des occupants n’est plus inquiétant, il devient alarmant. Pourtant, si l’enthousiasme contagieux des premiers jours a cédé la place à la force du désespoir, leur détermination et leur dignité n’ont pas vacillé, au contraire. Ils sont prêts à aller « jusqu’au bout », jusqu’au bout de leurs forces, jusqu’au bout d’eux-mêmes.

(...) Mais c’est aux dirigeants politiques à cesser de fuir leurs responsabilités et à assumer le fait qu’ils sont les seuls à pouvoir changer le cours des choses. Le manque de courage politique de nos autorités apparaît affligeant quand on sait que l’incertitude que le gouvernement entretient sur le sort des sans papiers, en refusant de définir des critères clairs de régularisation. Quelle attitude irresponsable quand on sait, qu’une étude (dirigée par les professeurs Andrea Rea de l’ULB et Ive Marx de l’Université d’Anvers) établit

le potentiel d’intégration sociale et professionnelle des personnes qui ont bénéficié de la campagne de régularisation de 2000. Les données scientifiques, le bon sens et un minimum d’humanité ont-ils si peu de poids face aux clichés associant les sans-papiers à la « misère du monde » ?


BLOQUAGE DE L’OFFICE DE LA HONTE PAR LE C.A.S. CE LUNDI 1 septembre 2008

Les militants du CAS sont enchaînés depuis ce matin aux entrées de l'Office de la Honte pour en bloquer l'accès et tenter d'en empêcher le fonctionnement. Cette action est destinée à pointer les responsabilités politiques de la mort lente dans laquelle s'enfoncent les grévistes de la faim. En ce moment la police est sur place et les militants refusent de libérer les entrées de l’Office de la Honte.

 LE CAS

 dernières nouvelles : énormément de police sur place, l’Office est toujours bloqué 11h47.

voir blog pour attendre nos camarades à leurs sortie de cachot(Udep).

info de frère de sans: flic sont chauds mais presse protège.(flo)
12h05 tension monte, on les suit au commissariat après; l'amigo sans doute(Alex)
12h37Police ne va pas intervenir. Bourgmestre ne veut pas. On lance appel a rejoindre, sauf les sans papiers (maria)

12h42 MERCI BCP. DIEU VOUS AIDE ET VOUS GARDE. (sms des grévistes ULB)


Commentaires

Rentrez dans votre pays et essayer de travailler et le développer et laissez nous tranquille. Nous avons beaucoup de problèmes à régler en Belgique.

Écrit par : LUC | 06/09/2008

Dur Dur... Pas facile de trancher et décider quoi faire..

C'est pas un sujet facile. La misère des autres n'est pas facile a regarder mais on ne peux pas non plus être un have pour tout les réfugiés économique de la Terror

Écrit par : Jean Paul | 29/09/2008

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