18/08/2008

Liberez ROTHMAN

Conférence de presse : ARRESTATION ET EXPULSION DU JEUNE SALAZAR ROTHMAN: chez Nuria PERUGACHI, (la maman de Salazar) rue VANDENSCHRIK, n° 2, 1060 Saint Gilles à 10h30.

 

Vivant et étudiant depuis 8 ans en Belgique, Salazar Rothman est un adolescent tranquille, apprécié par son entourage, ses amis et son école comme en témoignent les félicitations annotées par sa direction au bas de son dernier bulletin scolaire et le prix de la « meilleure réussite de comportement » que lui a également décerné le centre d’enseignement Technique Pierre Paulus à Saint-Gilles où Salazar vient de terminer son cycle secondaire en formation d’électricien, prêt à entrer dans l’enseignement supérieur.
 

Mais voilà, Salazar, équatorien vivant en Belgique avec sa mère et ses deux frères, fêtait son anniversaire avec une vingtaine de ses copains le mercredi 13 août dernier. La police arrive sur les lieux, avertie vraisemblablement par quelques voisins, perturbés par le bruit. Il est alors 1 h du matin, jeudi 14 août. Salazar est un peu éméché et sa maman est venue le chercher. La mère prend l’initiative de s’adresser à un policier, lui explique les circonstances. Celui-ci comprend et discute calmement avec le jeune homme, afin d’éviter tout débordement.
 
Tout aurait pu bien se passer, mais un autre policier cependant se joint au duo, et de façon plus péremptoire, lui demande ses papiers. Le jeune homme ne les a pas sur lui. La police l’accompagne à son domicile, à Saint-Gilles, pour constater que les papiers ne sont pas en règle. Salazar est alors embarqué sans autre forme de procès au commissariat de Forest, en attendant son incarcération au centre fermé 127 bis de Steenokkerzeel, où il arrive le lendemain.

 
L’Office des Étrangers lui a signifié son expulsion prochaine, prévue pour le dimanche 17 août, dans la matinée. Salazar refuse d’aller dans un pays où il n’a plus rien et surtout rien à y faire. Sa famille, son école, ses amis, son avenir se trouvent ici.

La famille de Salazar est arrivée en Belgique, en provenance de l’Équateur, voici huit ans. La mère de Salazar, battue et mal traitée par son mari, a souhaité offrir une existence offrant quelques perspectives pour ses enfants.
 
Leur demande de régularisation a bien été introduite, voici huit ans déjà, et est toujours pendante au Conseil d’État. Dans l’attente de celle-ci, la famille pensait, de bonne foi, être à l’abri d’une expulsion intempestive, en attendant la décision judiciaire.

 
Une fête d’anniversaire, une première sortie qui se termine tragiquement pour Salazar, auquel on ne permet pas de faire ce que font tous nos jeunes, et à qui l’on reproche d’être né du mauvais côté de la planète, et venir chercher un tout petit peu de bien-être en ce pays, où, sa scolarisation le démontre, il s’est parfaitement bien intégré.

 
L’UDEP (Union de défense des personnes sans papiers) quant à elle, s’indigne de cette expulsion alors que le gouvernement promet depuis des mois une opération de régularisation sur base des critères de l’ancrage durable, critères auxquels le jeune Salazar répond largement et le prouve par son intégration plus que réussie. Aussi nous appelons l’Office des étrangers et la ministre en charge de l’Immigration, A. Turtelboom, à entendre que Salazar est devenu un citoyen à part entière, même s’il est dépourvu de droits fondamentaux et que c’est désormais la législation qui est en défaut et irrégulière et non cette personne.
 

Les personnes sans papiers vivant en Belgique depuis des années y étant parfaitement intégrées, attendent par milliers de quitter l’angoisse quotidienne de la clandestinité et de pouvoir mener une existence légale en Belgique.
Le gouvernement (qui s’est engagé depuis des mois à apporter une réponse à ces personnes est incapable de prendre des responsabilités pourtant vitales. Les partis (de gauche comme de droite) qui le composent jouent à gagner du temps et semblent vouloir repousser la question sine die (élections 2009?) plutôt que faire aveu de leur échec, abandonnant des milliers de personnes à la détresse et au désespoir que l‘on connaît.
 

L’UDEP s’étonne également que cette arrestation d’une jeune personne sans papiers ait pu avoir lieu sur le territoire d’une commune socialiste, parti qui s’est pourtant engagé fermement à ne pas participer à un gouvernement sans opération de régularisation et qui s‘est montré incapable jusqu‘à présent à faire appliquer l‘accord pour lequel il s‘est engagé dans ce gouvernement!
 

L’UDEP ET LA FAMILLE DE SALAZAR


 

Plus d’infos: Nuria PERUGACHI, (maman) rue VANDENSCHRIK, n° 2, 1060 Saint Gilles. 0474 585 999

Commentaires

Soutien Rothman Je voudrais marquer toute ma sympathie et mon soutien à Rothman et à sa famille dans ces moments difficiles.
Ancien professeur au Centre Pierre Paulus je peux témoigner des réels efforts d'intégration de cette famille dans notre pays.
Dès leur arrivée Rothman et sa soeur ont fourni un travail exemplaire pour apprendre la langue et terminé avec réussite l'enseignement secondaire.
Rothman a d'ailleurs une qualification dans un domaine qui doit recruter à l'étranger.
Il serait temps que nos politiques fassent preuve de cohérence.

Écrit par : Hulstaert Claudine | 18/08/2008

estoy belga y espero que todo se acabara bien por rothman
y que podria vivir en belgica suerte !!!

Écrit par : federico | 25/08/2008

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