25/06/2008

manifestation nationale 29 juin 14h gare centrale sans papiers regularisation urgente place ste catherine

manif29appel

Rassemblement ce dimanche 29 juin 14h Gare Centrale 

pour marcher ensemble vers la place Ste-Catherine et passer soutenir les grévistes du Béguinage (près de 50 jours de grève de la faim!)

Ce dimanche nous nous rassemblerons à 14h Gare Centrale afin de défiler ensemble jusqu'à la Bourse où nous serons rejoints par les étudiants et occupants Udep-Ulb et avec qui nous irons crier notre solidarité et porter le cri d'alerte des grévistes au Béguinage. Aussi désastreuse qu'ait été la gestion de cette occupation, nous devons aujourd'hui soutenir ces grévistes qui n'y sont pour rien.

Après quoi nous rejoindrons la place Ste-Catherine et le rassemblement pour la Régularisation qui s'y tient.

En outre, devant des perspectives politiques quasi nulles et un gouvernement totalement désengagé et démissionnaire de ses responsabilité s politiques comment mener aujourd'hui un combat citoyen en Belgique?

Comment, alors que ce combat pacifique et citoyen est viollement réprimé telle que le fut la manifestation du 29 avril devant l'Office des étrangers?

Comment alors que depuis des années ce large mouvement d'immigrants sans papiers et de leurs soutiens fortement mobilisés a obtenu des engagements fermes du gouvernement et que ce gouvernement aujourd'hui nous rit au nez.

C'est toute la démocratie qu'il faut interpeller ce dimanche et nous montrerons que nous en sommes ses plus fidèles gardiens!

- REGULARISATION URGENTE DE TOUTES LES PERSONNES SANS PAPIERS !

- LIBERATION DES MANIFESTANTS DETENUS DEPUIS LE 29 AVRIL

 

L'UDEP Bruxelles

20/06/2008

indignation Directive de la Honte

manifnatio
 

50 évasions au centre fermé de Vincennes ravagé par un incendie allumé par des manifestants! AP | 22.06.2008 | 21:30

 Le sinistre a éclaté alors qu'un retenu de nationalité tunisienne a été retrouvé mort la veille dans sa chambre.

L'incendie serait lié à une manifestation de protestation organisée au lendemain du décès d'un retenu tunisien de 41 ans, a-t-on indiqué de source policière.

 Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris note que cette manifestation "non déclarée" s'est déroulée à partir de 15h25 à proximité immédiate du centre et que, vingt minutes plus tard, "plusieurs foyers d'incendie volontaire ont été détectés".

Ils ont touché les centres CR1 et CR2, d'une capacité de 140 places chacun, selon des témoins joints sur place.

Les deux centres ont dû être évacués, dans une ambiance tendue, vers le gymnase de l'école de police toute proche. Sur les quelque 240 retenus enregistrés dans les deux centres en milieu de journée, environ 160 ont été évacués, une quinzaine ont été hospitalisés et 35 se trouvaient dans des tribunaux au moment du sinistre.

Les retenus devaient être transférés vers quatre autres centres de rétention: Lille, Nîmes, Palaiseau (Essonne) et Toulouse, selon la Cimade, association oecuménique d'entraide, présente sur place.

Selon un témoin, plusieurs dizaines de retenus se trouvaient dans la cour du centre et protestaient assez bruyamment pour être entendus de l'extérieur. Une épaisse fumée noire se dégageait des lieux et les policiers mobilisés portaient un masque chirurgical pour se protéger. Des policiers maintenaient à distance les personnes présentes, dont des militants associatifs.

D'après les éléments avancés par une source policière, le retenu tunisien décédé samedi serait mort d'un arrêt cardiaque. Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris assure que "tant les premières constatations médicales que l'autopsie, réalisée dans le cadre de l'enquête en cours menée par la police judiciaire, écartent la présence de traces anormales".

A l'annonce de son décès samedi, les autres retenus "ont légitimement souhaité connaître la situation précise mais les centres sont demeurés globalement calmes toute la soirée, malgré la tentative d'incendie d'un matelas", reconnaît la préfecture.

Alors que les conditions de rétention sont régulièrement dénoncées par les associations de soutien aux sans-papiers et demandeurs d'asile, Pierre Henry, directeur général de France Terre d'asile, a déclaré à l'Associated Press que "la situation qui prévaut à Vincennes était prévisible". "Après des tentatives de suicide, des automutilations, cette situation n'est pas acceptable dans un pays démocratique", a-t-il fustigé.

M. Henry rappelle qu'il avait demandé en janvier la création d'une commission d'information parlementaire, qui n'a vu le jour que le 16 avril dernier. "C'est à la représentation parlementaire de se saisir de cette question qui est une véritable tache" en France, selon lui. AP

Espagne: immigrants africains attaquent un poste frontière à Melilla 22/06/2008

Des dizaines d'immigrants clandestins africains ont pris d'assaut dimanche matin un poste frontière de l'enclave espagnole en territoire marocain de Melilla pour tenter d'entrer en Espagne, a-t-on appris auprès des autorités.

 "La majorité a été repoussée, quelques-uns ont pu rentrer", a déclaré un porte-parole de la préfecture de Melilla, sans donner plus de précisions pour l'instant.

Selon la radio nationale espagnole, qui affirme qu'ils étaient environ 70, les immigrants n'ont pas tenté d'escalader les grillages marquant la frontière comme ils le faisaient par le passé, mais ont essayé de submerger les membres des forces de l'ordre espagnols et marocains, en attaquant notamment certains à coups de pierres.

Il s'agit du premier assaut massif d'immigrants africains sur Melilla depuis 2006. (DEC)© BELGA

La Directive de la Honte européenne provoque l'indignation de l'Amérique latine.     L'Europe devient la Honte du monde.

29193 Correa appelle à une contre attaque commune/ Chavez menace/ Evo appelle l'Afrique à les rejoindre/ le Brésil s'indigne, le Pérou, l'Argentine, l'Uruguay.... 
   
vivreeuropLa nouvelle loi de l'Union européenne sur l'expulsion des sans-papiers, aussi appelé "directive retour" <http://abonnes.lemonde.fr/archives/article/2008/06/18/les-principaux-points-de-la-directive-retour_1059948_0.html>,
a déclenché un profond sentiment d'injustice et de colère en Amérique latine, continent qui a reçu pendant des siècles des vagues d'immigrés venus du Vieux Continent. Voté mercredi 18 juin au Parlement européen,
ce texte de loi a provoqué l'indignation de plusieurs chefs d'Etat qui, tour à tour, se sont exprimés pour condamner cette initiative.

Pour sa part, le président *équatorien, *Rafael Correa, n'a pas hésité a parler de /"directive de la honte"  /appelant aussitôt à "une réponse commune avec les différents pays d'Amérique latine".

Son allié *bolivien*, Evo Morales, a proposé à l'Afrique de se joindre à ce combat pour obtenir le retrait d'une loi qui /"porte atteinte à la vie et aux droits des personnes"/. /"Nous allons mener une campagne
internationale afin de retourner la situation. Que les députés européens qui ont approuvé cette directive retour se mettent la main sur le cœur."


"NOTRE PÉTROLE NE DEVRAIT PAS ALLER VERS CES PAYS"

Ainsi, le président du *Venezuela*, Hugo Chavez, chef de file de la gauche antilibérale, a menacé de ne plus exporter de pétrole vers l'UE : "Notre pétrole ne devrait pas aller vers ces pays européens", a déclaré jeudi le chef de l'Etat vénézuélien lors d'une conférence de presse.

 De la même façon que les pays européens décideront de renvoyer des immigrants sans papier vers leur pays d'origine, les pays d'Amérique latine pourront de leur côté décider "le retour des investissements européens", a déclaré M. Chavez. Selon les derniers chiffres disponibles de la Commission européenne, la part du pétrole vénézuélien dans la totalité des importations de pétrole de l'Union européenne représentait 0,9 % en 2005.

"UNE VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME"

De son côté, le gouvernement argentin a condamné la directive de l'UE, en lui faisant la leçon. "La question migratoire ne pourra être résolue de manière efficace que si elle est abordée en respect total des droits de l'homme", souligne un communiqué officiel.

 De nombreuses organisations des droits de l'homme ont emboîté le pas, à l'image des Mères de la place de mai, la célèbre association argentine qui tente de retrouver les enfants disparus de la dictature. "Les mesures
discriminatoires que l'on veut prendre avec les immigrants de tous les pays dits du Tiers-Monde, la prison et la déportation, sont des mesures sauvages"
, a clamé sa présidente, Hebe de Bonafini.

En *Uruguay*, dont plus de la moitié de la population est d'origine européenne, le Sénat a voté une motion rejetant un texte qui "constitue une violation des droits de l'homme, notamment le droit à la libre circulation internationale".

Au *Pérou*, le chef de la diplomatie, José Garcia Belaunde, a dénoncé une loi "discriminatoire" qui ne "cadre pas avec la tradition européenne".

Le ministre des affaires étrangères brésilien a réagi dans un communiqué indiquant que/"le *Brésil*, pays qui a reçu des millions d'immigrants et de descendants, aujourd'hui intégrés de manière harmonieuse, déplore une décision qui contribue à créer une perception négative de l'immigration".

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/06/20/la-directive-retour-europeenne-provoque-l-indignation-de-l-amerique-latine_1060657_3222.html

15/06/2008

ALERTE EXPULSION !!!

l'expulsion de Zakaria aura lieu à 21h40 et non à 23h55 comme annoncé avant. RENDEZ VOUS A 19H30 A ZAVENTEM+AEROPORT. 

ALERTEEXPUL
Zakaria Chiaka
, manifestant détenu le 29 avril pendant un rassemblement pacifique et autorisé, et incarcéré au centre fermé de Merksplas.

Il nous a appellé lui meme pour donner l'info venant de l'Office de la Honte (vérifiée avec laéroport) et nous dire qu'il s'oppose à son expulsion et souhaite demeurer en Belgique.

vol AT 9841 pour Nador(Maroc) http://www.brusselsairport.be/fr/flightinfo/departures/?d...=

 

Faites tourner ce message svp pour informer ceux qui viendront a 21h a l'aéroport.

La coordination pour la libération avait prévu de se réunir a 19h à l'occupation ULB

Le train part de 19h15 Gare centrale (ou 19h40) http://www.b-rail.be/main/F/

pour la libération des Manifestants, A bientot .

BONNE BELLE NOUVELLE : 

Kauté a été Libéré aujourd'hui!!!

A L'AEROPORT:

= Avoir ses papiers!

Ne pas avoir de produits ou d'objets illicites (la police y est particulièrement fasciste et déteste ceux qui s'opposent aux expulsions).

 

Parler calmement aux gens qui enregistrent leurs bagages(on en a le droit!) et avec le coeur, leur dire (e.a) que Zakaria vit depuis des années en Belgique, qu'il y a épousé qqn selon la tradition marocaine, qu'il ne souhaite pas retourner au Maroc, qu'il a été arrêté pour avoir participé à une manifestation pacifique et autorisée où la police a violemment réprimé les gens, que, en tant que passagers ils peuvent tout simplement se lever de leur siège au moment où Zakaria entrera dans l'avion ( à ce moment là Zakaria manifestera son opposition par des cris sans doute) et dire qu'ils ne souhaitent pas voyager dans ces conditions... C'EST UN DROIT !

Distibuer la plate forme pour la Libération des 12 signée par le Moc, la ligue,...

COORDINATION POUR LA LIBERATION DES 12

 

pour parler aux passagers pendant qu'ils enregistrent leurs bagages et leurs demander d'exercer leur droit de s'opposer à l'expulsion de Zakaria, en signifiant au personnel de bord qu'ils ne souhaitent pas voyager en sa présence.

Zakaria est marié selon la tradition marocaine avec une femme Belge et ne souhaite pas retourner au Maroc.

Si vous comptez vous rendre à l'aéroport ou désirez participer aux actions pour la libération des manifestants détenus, n'hésitez pas à passer à la réunion ou à appeller Anissa qui coordonne les trajets vers l'aéroport 0476 633 072.

8 de nos compagnons sont toujours détenus pour avoir revendiqués leurs droits et ce de façon légitime et légale, l'état qui LUI, devient dangereux et illégal, continue aveuglément à faire tourner sa machine office des étrangers et nous réprime. Nous sommes déterminés à ne pas nous laisser écraser, à ne pas laisser Zakaria se faire expulser et à poursuivre le mouvement de défense des personnes sans papiers!

    Merci et Bienvenue.

 

L'UDEP Bruxelles et La Coordination pour la Libération des 12

 

Bruxelles-Central [B]
Bruxelles-Nat-Aeroport [B]
18/06/08
dép.
arr.
20:04
20:24
 0:20 0IR  3718
Bruxelles-Central [B]
Bruxelles-Nat-Aeroport [B]
18/06/08
dép.
arr.
20:16
20:34
 0:18 0IR  4219
Bruxelles-Central [B]
Bruxelles-Nat-Aeroport [B]
18/06/08
dép.
arr.
20:40
20:56
 0:16 0IR  3519

aéroport http://www.brusselsairport.be/flightinfo/Destinationsandtimetables/?isSubmit=&destination=maroc

10/06/2008

Libérez les Militants

TURTEULBOUMdansante 

etudiantsanspapiers

CE SAMEDI dès 19H

DANS LE JARDIN DE L’OCCUPATION ULB !Samedi 14 juin dès 19h= Boum dansante - CoNcerTs – TaBles du MoNdE – Animations… VeneZ faire la Fête et pas que La pOliTiquE, avec Nous. (Bénef quand même au profit de La lutte.) 129 avenue Buyl/tram 94/bus71 arrêt ULB

Une directive européenne

de la honte. Evo MORALES AYMA

Evopace

Président de la République de Bolivie et des peuples originaires.  LaLibreBelgique 11/06/2008  Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du monde, je fais appel à la conscience des dirigeants et citoyens pour que ne soit pas approuvé le texte de la "directive retour".  Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe était un continent d'émigrants. Des dizaines de millions d'habitants partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.

Aujourd'hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite "directive retour".

 Ce texte, validé le 5 juin dernier par les ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen.

Je perçois qu'il durcit de manière drastique les conditions de détention et d'expulsion des migrants sans papier, quelqu'ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

 Les Européens sont arrivés dans les pays d'Amérique latine et d'Amérique du Nord, en masse, sans visa, ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l'Amérique.

Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines (d'argent surtout) qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés. Aujourd'hui, l'Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d'espace de prospérité et de libertés publiques. L'immense majorité des migrants viennent dans l'Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l'UE. Pour nous, nos émigrants représentent l'aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l'objectif minimum de 0,7 pc du PIB d'aide au développement. L'Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l'aide au développement.  Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 pc de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliard de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d'oeuvre qualifiée en laquelle, d'une manière ou d'une autre, nos Etats, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières. 

Il est regrettable que le projet de "directive retour" complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque Etat ou groupe d'Etats puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d'un enfermement des migrants sans papier jusqu'à 18 mois avant leur expulsion - ou "éloignement" selon le terme de la directive. Dix-huit mois ! Sans procès, ni justice ! Tel qu'il est, le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948. Et en particulier l'article 13 qui énonce :

"1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays." Et, pire que tout, il existe la possibilité d'emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. 

Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papiers, dont l'immense majorité travaillent et s'intègrent depuis des années ? De quel côté est aujourd'hui le devoir d'ingérence humanitaire ? Où est la "liberté de circuler", la protection contre les emprisonnements arbitraires ?

Parallèlement, l'Union européenne tente de convaincre la Communauté andine des nations (Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou) de signer un "Accord d'association" qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu'imposent les Etats-Unis.

Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la "protection juridique", on nous reproche notre processus de nationalisation de l'eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la "sécurité juridique" pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d'un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu'en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement...  Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

Dans ces conditions, si cette "directive retour" devait être approuvée, nous serions dans l'impossibilité éthique d'approfondir les négociations avec l'Union européenne et nous nous réservons le droit d'imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité.

Nous ne l'avions pas exercé jusqu'à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l'UE. Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d'importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu'augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu'ils soient sans papiers ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n'est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l'Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes. 

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l'Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d'Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la "directive retour".

Telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est une directive de la honte.  J'appelle aussi l'Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l'Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l'énorme dette historique, économique et écologique que les pays d'Europe ont envers une grande partie du Tiers-monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l'Amérique latine.  

 

Vous ne pouvez pas faillir aujourd'hui dans vos "politiques d'intégration" comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des colonies.

EVO MORALES

amigo, el pueblo esta contigo!

 150 000 personnes n'ont plus le droit de manifester en Belgique!
manifarretée 

Et si, en sortant d'une manifestation, vous étiez arrêtés et incarcérés ?

Action syndicats - Coordination pour la liberté des 12 ce jeudi à la Bourse dans la manif syndicale, Ce jeudi, nous coucherons 9 personnes sur la rue au milieu du cortège syndical afin d'interpeller l'opinion et les militants syndicaux sur le fait que le droit de manifester n'est plus dévolu et garanti à tous le monde en Belgique. Le syndicat est prévenu et un groupe distribuera le tract ci-dessous aux manifestants pour leur expliquer le sens de notre démarche.

Ce 29 avril, 300 personnes avec et sans papiers étaient rassemblées devant l’Office des étrangers pour une manifestation pacifique et autorisée. 150 d’entres elles furent cernées et violement arrêtées par la Police durant la manifestation (hommes, femmes et enfants) sur ordre de Freddy Thielmans, Bourgmestre (Ps) de Bruxelles.

Après une longue nuit dans les cachots du Palais de Justice, 130 furent relâchées et les autres conduites en centres fermés. Motif : Avoir participé à une manif autorisée ? Etre sans papiers ? Pur arbitraire ? Répression d’un mouvement social ?

 

Comment peut-on autoriser une manifestation de personnes sans papiers et ensuite affirmer qu’elles n’en ont pas le droit sous prétexte qu’elles sont «clandestines»? 

Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, en Belgique, une personne sans papiers n’a plus le droit de manifester. Si elle le fait, elle risque l’enfermement et l’expulsion.

 

Ceci constitue une violation gravissime des libertés fondamentales (Liberté d’expression, d’opinion, d’association, de manifestation).

 

Pleinement solidaires des revendications syndicales, nous sommes également présents à vos côtés afin de vous rappeler que notre droit à lutter démocratiquement, pacifiquement et à nous exprimer dans le respect des règles de l’état est bafoué.

La répression frappant nos camarades sans papiers confirme la disparition progressive de nos libertés individuelles et collectives, que nous soyons «avec» ou «sans papiers».

 

 

La Coordination pour la Libération des 12

TOUT LE MONDE N’A PLUS LE DROIT DE MANIFESTER EN BELGIQUE!  

Voir le film de la manifestation raflée sur : http://fr.youtube.com/watch?v=9A4O__8y_D4


Chers amis, les militants du secours rouge subissent la même répression que nous. Nous sommes solidaires de tous les militants politiques qui en sont victimes. Un salut spécial à Waoub, journaliste d'opinion qui dans nos luttes a toujours fait son travail, rien de plus. Courage à notre soeur et aux autres.

 Libérez les Militants de Secours Rouge

Ce vendredi, quatre personnes ont été inculpées : Wahoub Fayoumi, journaliste à la RTBF ; Constant Hormans, transporteur routier ; Abdallah Ibrahim Abdallah, réfugié politique libanais ; et Bertrand Sassoye, serveur dans une brasserie et ex-membre des CCC.

Qu’ont en commun ces quatre personnes ? Nullement la reconstitution d’une pseudo organisation « terroriste » mais bien une action soutenue dans le cadre de luttes politiques et sociales (sans-papiers, les dockers, luttes syndicales, …), ainsi que leur participation aux activités légales et légitimes du Secours Rouge/APAPC (www.secoursrouge.org).

Le Secours Rouge/APAPC travaille au développement de la solidarité face à la répression de classe : prisonniers politiques, répression sociale (grèves, occupations, etc.), faits de solidarité internationaliste (solidarité avec les sans-papiers ou avec les peuples en lutte).

Le travail du Secours Rouge consiste notamment en des soirées publiques comme celle organisée à Bruxelles en avril dernier sur la répression en Italie, lors de laquelle des personnes sont venues témoigner du cadre juridique dans lequel se sont déroulées les arrestations des Inculpés du 12 février. (http://www.secoursrouge.org/dos_9.php).

S’appuyant sur l’application des nouvelles « méthodes particulières de recherche », le Parquet fédéral et la police ont organisé de multiples interpellations et perquisitions qui trouvent un relais complaisant, quasi
enthousiaste, dans les médias. Ce relais s’est rapidement transformé en désinformation, en propagation de raccourcis mensongers et d’amalgames dangereux qui contribuent à la criminalisation de la solidarité avec les prisonniers politiques.

Il faut aujourd’hui, en Belgique, refuser la criminalisation du Secours Rouge, de ses militants et de la solidarité internationale.

Libérons nos camarades ! La Solidarité est notre arme !

(texte issu du site officiel de Secours Rouge)

Petition: Nous, signataires de la présente pétitions, demandons au gouvernement belge, aux élus, aux décideurs et aux institutions européennes de tenir compte des droits de nos amis emprisonnés injustement; nous demandons l'arrêt des amalgames visant à criminaliser Secours Rouge et ses membres; nous demandons par la même le respect de nos droits de citoyens, de notre droit à la pensée et à la parole, et de nos droits les plus communs d'êtres humains.

05/06/2008

12 manifestants sans papiers : Belgique, terre d’arbitraire et de violences étatiques

MANIFESTANTS SANS PAPIERS MAINTENUS EN DETENTION.

INTERDICTION DE MANIFESTER POUR LES SANS PAPIERS EN BELGIQUE!!!

 

(prochaine réunion pour la libération des manifestants- Lundi 9 juin 18h Occupation ULB)

Ce mercredi 4 juin fut prononcé l’appel de 7 des manifestants sans papiers arrêtés le 29 avril dernier durant une manifestation pacifique autorisée. La Justice belge a consacré ce jour-là l’arbitraire affiché par le Parquet et l’Office des étrangers. Les personnes sans papiers ne possèdent plus le droit constitutionnel de s’exprimer politiquement, de s’associer et de manifester ! C’est l’UDEP qu’on assassine après sa rencontre avec les services du Premier. L’outrage est grand et concerne tous les démocrates !

Comment peut-on autoriser une manifestation de personnes sans papiers et ensuite affirmer qu’elles n’en ont pas le droit sous prétexte qu’elles sont «clandestines»?

Dans ce pays, peu importe que la rafle ait eu lieu durant les heures autorisées pour cette manifestation, peu importe que plus de cent trente personnes aient été libérées ce jour-là et que 12 restent toujours enfermées, peu importe que le Parquet ait remis en Appel un avis écrit positif et se soit ensuite rétracté oralement -dans ce pays les écrits s’envolent !-, peu importe que le soi-disant gouvernement se refuse à tenir ses engagements et n’établisse aucun critère clair et éthique de régularisation, peu importe l’existence de la Constitution et des Droits de l’être humain, dans ce pays, peu importe!

 

Face à cet ultime durcissement d’une position politique déjà anti-humaniste à la base, il nous paraît plus que jamais impossible de croire en la parole émanant d’autorités banalisant l’arbitraire et les violences étatiques.

Nous réclamons le droit à l’expression, nous affirmons aujourd’hui le droit à la colère ! Afin de nous montrer dignes et cohérents, canalisons nos frustrations, ressentiments et tristesses en nous mobilisant à travers les actions suivantes :
 
-   parrainage et visites des manifestants détenus (Niccolo 0484/770.777)
- soutien en cas d’expulsions pour aller à l'aéroport selon vos disponibilités (envoyer le numéro où vous joindre rapidement : torrentdumas@yahoo.fr)
-  réunions de l’UDEP-Bruxelles, ouvertes à tous,  tous les lundis à 18h30 à la salle Cosmos, rue Dr de Meersman, à Anderlecht
 

Mobilisons-nous ! Inventez vos actions, faites appel aux énergies créatives et récréatives, faites appel au(x) sens ! Stop violence !

Ces manifestants sans papiers, autant que tous les autres, ont besoin du soutien le plus large possible, comme nous avons besoin d’eux afin d’offrir à ce pays la chance de vivre ses diversités dans le respect mutuel et l’espoir, c’est à dire garantir à tous, avec et sans papiers, les espaces où exercer droits et devoirs nécessaires à l’expression de perceptions différentes et de futurs possibles. Il est temps de rappeler au «pouvoir» que, avec et sans papiers, nous détenons tous une identité qui nous est propre et qu’aucune n’est illégale.
 
Nous exigeons :
-         la libération immédiate des manifestants sans papiers toujours détenus arbitrairement

-         la régularisation de toutes les personnes sans papiers.

un moratoire sur les expulsions, maintenant !

-         la fermeture définitive des centres fermés

 

LE COLLECTIF POUR LA LIBERATION DES 12
Rejoignez le texte de la plate-forme, signez en écrivant à s_o_s_angelica@yahoo.fr : www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/carte-blanche-les-12-2008-05-29-601756.shtml

merksplas125

La lettre

J'ai reçu une lettre hier

dans cette lettre on me dit

que mon frère a été arrêté

et que sans compassion, menotté,

dans la rue on l'a traîné, oui.

~

La lettre dit le motif

qu'à commis mon frère

avoir soutenu une manif

qui était autorisée

Si cela est un motif

je veux aussi être emprisonné, oui.

~

Lui se trouve si loin

moi j'attends une nouvelle

et la lettre vient me dire que

dans mon pays il n'y a pas de justice

ceux qui sont sans droits

 demandent des papiers,

des coups leur donne la police, oui.

~

De cette manière honteuse

ils veulent conserver leurs sièges

ceux de cuir et de privilèges

sans avoir aucun mérite

ils vont et viennent du parlement

et oublient les conventions, oui.

~

As t'on vu l'insolence

barbare et perfide

de présenter la matraque

et d'enfermer de sang froid

à celui qui n'a pas de défense

et les deux mains vides, oui.

~

La lettre que j'ai reçue

me demande une réponse

je demande que se propage

dans toute la population

que le pouvoir est sanguinaire

dans toutes générations, oui.

~

Par chance j'ai une organisation

pour crier ma douleur

j'ai aussi 100 000 frères

en plus de celui qui est emprisonné

les 100 000 sont sans papiers

avec révolte et dignité, oui.


L’antiterrorisme ne peut être un secret d’état

MARC METDEPENNINGEN - Le Soir

samedi 07 juin 2008, 09:31

L’arrestation spectaculaire des ex-militants des Cellules communistes combattantes (CCC), Pierre Carette et Bertrand Sassoye, et de trois autres suspects semble s’apparenter à une nouvelle opération sacrificielle destinée à proclamer que la Belgique , oui, est pleinement engagée dans la lutte planétaire contre le terrorisme. Carette n’est retourné derrière les barreaux que pour une insigne (et non encore établie) violation de sa condition de libéré conditionnel. Sassoye et les autres sont emprisonnés – au moins – pour leurs sympathies militantes à l’égard des « détenus politiques » italiens du mouvement politique PCPM dont le procès a débuté à Milan.


Le retour des CCC en Belgique ? La résurgence d’un réseau européen terroriste ? Force est de déplorer qu’une nouvelle fois, la seule invocation de « la menace terroriste » suffît au parquet fédéral pour refuser de s’expliquer sur les raisons précises de ces arrestations.


Ce brouillard entretenu autour du « terrorisme » est nuisible. En décembre, le même type d’incantation et une même culture du secret avaient justifié la fermeture du marché de Noël à Bruxelles, la suppression du feu d’artifice de Nouvel An, la pose de couvercles sur les poubelles du métro où il était affirmé par le gouvernement qu’un « risque d’attentat » existait alors qu’on y laissait circuler les voyageurs.

Six mois plus tard, on ne sait toujours pas les motivations réelles de ces gesticulations sécuritaires qui s’apparentent à une prise en otage de l’opinion publique, priée de croire ce qui ne peut lui être démontré. Elles nous ramènent aussi aux années de plomb et des attentats des CCC, qui justifièrent sous le gouvernement Martens-Gol, le déboulé des paras dans les rues de nos villes, le renforcement des pouvoirs de la gendarmerie, et, surtout, des pertes consenties de libertés.


Le gouvernement et la Justice , à moins de considérer nos concitoyens comme des imbéciles, ne peuvent, croyons-nous, utiliser une « menace terroriste » invoquée comme un hochet justifiant le secret de leurs décisions autoritaires et le renforcement de nouvelles mesures liberticides.
Il leur revient de s’expliquer.
 

L'arrestation des membres du Secours Rouge :
un avertissement au mouvement d’opposition aux lois antiterroristes


Luk Vervaet, enseignant en milieu carcéral
(...)

Dans le climat et la vague de répression actuels, les objectifs poursuivis et le moment choisi dans l'affaire du Secours Rouge sont avant tout politiques.


Le principal reproche aux membres du Secours Rouge arrêtés est un travail de solidarité avec des militants italiens en prison. Le Secours Rouge est la seule organisation dont la spécificité est la mobilisation pour les détenus anciens et nouveaux de la mouvance révolutionnaire armée en Europe.

Le point essentiel est là : le seul fait d'organiser cette solidarité fait de vous un membre de l'organisation terroriste elle-même. La justice veut lancer un avertissement sérieux à tous ceux qui s’opposent aux lois antiterroristes et à la criminalisation des militants. C’est une raison suffisante pour réclamer la libération immédiate des personnes aujourd’hui arrêtées.


Luk Vervaet, Rue Van Artevelde 161/bt19, 1000 BXL. Tel 0478653378.