10/06/2008

Libérez les Militants

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CE SAMEDI dès 19H

DANS LE JARDIN DE L’OCCUPATION ULB !Samedi 14 juin dès 19h= Boum dansante - CoNcerTs – TaBles du MoNdE – Animations… VeneZ faire la Fête et pas que La pOliTiquE, avec Nous. (Bénef quand même au profit de La lutte.) 129 avenue Buyl/tram 94/bus71 arrêt ULB

Une directive européenne

de la honte. Evo MORALES AYMA

Evopace

Président de la République de Bolivie et des peuples originaires.  LaLibreBelgique 11/06/2008  Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du monde, je fais appel à la conscience des dirigeants et citoyens pour que ne soit pas approuvé le texte de la "directive retour".  Jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe était un continent d'émigrants. Des dizaines de millions d'habitants partirent aux Amériques pour coloniser, échapper aux famines, aux crises financières, aux guerres ou aux totalitarismes européens et à la persécution des minorités ethniques.

Aujourd'hui, je suis avec préoccupation le processus de la dite "directive retour".

 Ce texte, validé le 5 juin dernier par les ministres de l'Intérieur des 27 pays de l'Union européenne, doit être approuvé le 18 juin par le Parlement européen.

Je perçois qu'il durcit de manière drastique les conditions de détention et d'expulsion des migrants sans papier, quelqu'ait été leur temps de séjour dans les pays européens, leur situation de travail, leurs liens familiaux, leur volonté et le succès de leur intégration.

 Les Européens sont arrivés dans les pays d'Amérique latine et d'Amérique du Nord, en masse, sans visa, ni conditions imposées par les autorités. Ils furent toujours bienvenus, et le demeurent, dans nos pays du continent américain, qui absorbèrent alors la misère économique européenne et ses crises politiques. Ils vinrent sur notre continent en exploiter les richesses et les transférer en Europe, avec un coût très élevé pour les peuples premiers de l'Amérique.

Comme par exemple dans le cas de notre Cerro Rico de Potosi et de ses fabuleuses mines (d'argent surtout) qui donnèrent sa masse monétaire au continent européen entre le XVIe et le XIXe siècle. Les personnes, les biens, les droits des migrants européens furent toujours respectés. Aujourd'hui, l'Union européenne est la principale destination des migrants du monde, conséquence de son image positive d'espace de prospérité et de libertés publiques. L'immense majorité des migrants viennent dans l'Union européenne pour contribuer à cette prospérité, non pour en profiter. Ils occupent les emplois de travaux publics, dans la construction, les services aux personnes et dans les hôpitaux, que ne peuvent ou ne veulent occuper les Européens. Ils contribuent au dynamisme démographique du continent européen, à maintenir la relation entre actifs et inactifs qui rend possible ses généreux systèmes de solidarité sociale et dynamisent le marché interne et la cohésion sociale. Les migrants offrent une solution aux problèmes démographiques et financiers de l'UE. Pour nous, nos émigrants représentent l'aide au développement que les Européens ne nous donnent pas - vu que peu de pays atteignent réellement l'objectif minimum de 0,7 pc du PIB d'aide au développement. L'Amérique latine a reçu, en 2006, 68 milliards de dollars de transferts financiers de ses émigrés, soit plus que le total des investissements étrangers dans nos pays. Au niveau mondial, ces transferts atteignent 300 milliards de dollars, qui dépassent les 104 milliards de dollars octroyés au nom de l'aide au développement.  Mon propre pays, la Bolivie, a reçu plus de 10 pc de son PIB en transferts de fond des migrants (1,1 milliard de dollars), soit un tiers de nos exportations annuelles de gaz naturel.Il apparaît que les flux de migration sont bénéfiques pour les Européens et, de manière marginale, aussi pour nous du Tiers-Monde, vu que nous perdons des millions de personnes de main-d'oeuvre qualifiée en laquelle, d'une manière ou d'une autre, nos Etats, bien que pauvres, ont investi des ressources humaines et financières. 

Il est regrettable que le projet de "directive retour" complique terriblement cette réalité. Si nous concevons que chaque Etat ou groupe d'Etats puisse définir ses politiques migratoires en toute souveraineté, nous ne pouvons accepter que les droits fondamentaux des personnes soient déniés à nos compatriotes et à nos frères latino-américains. La directive retour prévoit la possibilité d'un enfermement des migrants sans papier jusqu'à 18 mois avant leur expulsion - ou "éloignement" selon le terme de la directive. Dix-huit mois ! Sans procès, ni justice ! Tel qu'il est, le projet de directive viole clairement les articles 2, 3, 5, 6, 7, 8 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948. Et en particulier l'article 13 qui énonce :

"1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays." Et, pire que tout, il existe la possibilité d'emprisonner des mères de familles et des mineurs, sans prendre en compte leur situation familiale ou scolaire, dans ces centres de rétention où nous savons que surviennent des dépressions, des grèves de la faim, des suicides. 

Comment pouvons-nous accepter sans réagir que soient concentrés dans ces camps nos compatriotes et frères latino-américains sans papiers, dont l'immense majorité travaillent et s'intègrent depuis des années ? De quel côté est aujourd'hui le devoir d'ingérence humanitaire ? Où est la "liberté de circuler", la protection contre les emprisonnements arbitraires ?

Parallèlement, l'Union européenne tente de convaincre la Communauté andine des nations (Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou) de signer un "Accord d'association" qui inclue en son troisième pilier un traité de libre-échange, de même nature et contenu que ceux qu'imposent les Etats-Unis.

Nous subissons une intense pression de la Commission européenne pour accepter des conditions de profonde libéralisation pour le commerce, les services financiers, la propriété intellectuelle ou nos services publics. De plus, au nom de la "protection juridique", on nous reproche notre processus de nationalisation de l'eau, du gaz et des télécommunications réalisés le Jour des travailleurs. Je demande, dans ce cas : où est la "sécurité juridique" pour nos femmes, adolescents, enfants et travailleurs qui recherchent un horizon meilleur en Europe ? Promouvoir d'un côté la liberté de circulation des marchandises et des flux financiers, alors qu'en face nous voyons des emprisonnements sans jugement pour nos frères qui ont essayé de circuler librement...  Ceci est nier les fondements de la liberté et des droits démocratiques.

Dans ces conditions, si cette "directive retour" devait être approuvée, nous serions dans l'impossibilité éthique d'approfondir les négociations avec l'Union européenne et nous nous réservons le droit d'imposer aux citoyens européens les mêmes obligations de visas qui nous ont été imposées le 1er avril 2007, selon le principe diplomatique de réciprocité.

Nous ne l'avions pas exercé jusqu'à maintenant, attendant justement des signaux positifs de l'UE. Le monde, ses continents, ses océans, ses pôles, connaissent d'importantes difficultés globales : le réchauffement global, la pollution, la disparition lente mais sûre des ressources énergétiques et de la biodiversité alors qu'augmentent la faim et la misère dans tous les pays, fragilisant nos sociétés. Faire des migrants, qu'ils soient sans papiers ou non, les boucs émissaires de ces problèmes globaux, n'est en rien une solution. Cela ne correspond à aucune réalité. Les problèmes de cohésion sociale dont souffre l'Europe ne sont pas la faute des migrants, mais le résultat du modèle de développement imposé par le Nord, qui détruit la planète et démembre les sociétés des hommes. 

Au nom du peuple de Bolivie, de tous mes frères du continent et des régions du monde comme le Maghreb et les pays de l'Afrique, je fais appel à la conscience des dirigeants et députés européens, des peuples, citoyens et militants d'Europe, pour que ne soit pas approuvé le texte de la "directive retour".

Telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est une directive de la honte.  J'appelle aussi l'Union européenne à élaborer, dans les prochains mois, une politique migratoire respectueuse des droits de l'Homme, qui permette le maintien de cette dynamique profitable pour les deux continents, qui répare une fois pour toutes l'énorme dette historique, économique et écologique que les pays d'Europe ont envers une grande partie du Tiers-monde, et qui ferme définitivement les veines toujours ouvertes de l'Amérique latine.  

 

Vous ne pouvez pas faillir aujourd'hui dans vos "politiques d'intégration" comme vous avez échoué avec votre supposée "mission civilisatrice" du temps des colonies.

EVO MORALES

amigo, el pueblo esta contigo!

 150 000 personnes n'ont plus le droit de manifester en Belgique!
manifarretée 

Et si, en sortant d'une manifestation, vous étiez arrêtés et incarcérés ?

Action syndicats - Coordination pour la liberté des 12 ce jeudi à la Bourse dans la manif syndicale, Ce jeudi, nous coucherons 9 personnes sur la rue au milieu du cortège syndical afin d'interpeller l'opinion et les militants syndicaux sur le fait que le droit de manifester n'est plus dévolu et garanti à tous le monde en Belgique. Le syndicat est prévenu et un groupe distribuera le tract ci-dessous aux manifestants pour leur expliquer le sens de notre démarche.

Ce 29 avril, 300 personnes avec et sans papiers étaient rassemblées devant l’Office des étrangers pour une manifestation pacifique et autorisée. 150 d’entres elles furent cernées et violement arrêtées par la Police durant la manifestation (hommes, femmes et enfants) sur ordre de Freddy Thielmans, Bourgmestre (Ps) de Bruxelles.

Après une longue nuit dans les cachots du Palais de Justice, 130 furent relâchées et les autres conduites en centres fermés. Motif : Avoir participé à une manif autorisée ? Etre sans papiers ? Pur arbitraire ? Répression d’un mouvement social ?

 

Comment peut-on autoriser une manifestation de personnes sans papiers et ensuite affirmer qu’elles n’en ont pas le droit sous prétexte qu’elles sont «clandestines»? 

Quoiqu’il en soit, aujourd’hui, en Belgique, une personne sans papiers n’a plus le droit de manifester. Si elle le fait, elle risque l’enfermement et l’expulsion.

 

Ceci constitue une violation gravissime des libertés fondamentales (Liberté d’expression, d’opinion, d’association, de manifestation).

 

Pleinement solidaires des revendications syndicales, nous sommes également présents à vos côtés afin de vous rappeler que notre droit à lutter démocratiquement, pacifiquement et à nous exprimer dans le respect des règles de l’état est bafoué.

La répression frappant nos camarades sans papiers confirme la disparition progressive de nos libertés individuelles et collectives, que nous soyons «avec» ou «sans papiers».

 

 

La Coordination pour la Libération des 12

TOUT LE MONDE N’A PLUS LE DROIT DE MANIFESTER EN BELGIQUE!  

Voir le film de la manifestation raflée sur : http://fr.youtube.com/watch?v=9A4O__8y_D4


Chers amis, les militants du secours rouge subissent la même répression que nous. Nous sommes solidaires de tous les militants politiques qui en sont victimes. Un salut spécial à Waoub, journaliste d'opinion qui dans nos luttes a toujours fait son travail, rien de plus. Courage à notre soeur et aux autres.

 Libérez les Militants de Secours Rouge

Ce vendredi, quatre personnes ont été inculpées : Wahoub Fayoumi, journaliste à la RTBF ; Constant Hormans, transporteur routier ; Abdallah Ibrahim Abdallah, réfugié politique libanais ; et Bertrand Sassoye, serveur dans une brasserie et ex-membre des CCC.

Qu’ont en commun ces quatre personnes ? Nullement la reconstitution d’une pseudo organisation « terroriste » mais bien une action soutenue dans le cadre de luttes politiques et sociales (sans-papiers, les dockers, luttes syndicales, …), ainsi que leur participation aux activités légales et légitimes du Secours Rouge/APAPC (www.secoursrouge.org).

Le Secours Rouge/APAPC travaille au développement de la solidarité face à la répression de classe : prisonniers politiques, répression sociale (grèves, occupations, etc.), faits de solidarité internationaliste (solidarité avec les sans-papiers ou avec les peuples en lutte).

Le travail du Secours Rouge consiste notamment en des soirées publiques comme celle organisée à Bruxelles en avril dernier sur la répression en Italie, lors de laquelle des personnes sont venues témoigner du cadre juridique dans lequel se sont déroulées les arrestations des Inculpés du 12 février. (http://www.secoursrouge.org/dos_9.php).

S’appuyant sur l’application des nouvelles « méthodes particulières de recherche », le Parquet fédéral et la police ont organisé de multiples interpellations et perquisitions qui trouvent un relais complaisant, quasi
enthousiaste, dans les médias. Ce relais s’est rapidement transformé en désinformation, en propagation de raccourcis mensongers et d’amalgames dangereux qui contribuent à la criminalisation de la solidarité avec les prisonniers politiques.

Il faut aujourd’hui, en Belgique, refuser la criminalisation du Secours Rouge, de ses militants et de la solidarité internationale.

Libérons nos camarades ! La Solidarité est notre arme !

(texte issu du site officiel de Secours Rouge)

Petition: Nous, signataires de la présente pétitions, demandons au gouvernement belge, aux élus, aux décideurs et aux institutions européennes de tenir compte des droits de nos amis emprisonnés injustement; nous demandons l'arrêt des amalgames visant à criminaliser Secours Rouge et ses membres; nous demandons par la même le respect de nos droits de citoyens, de notre droit à la pensée et à la parole, et de nos droits les plus communs d'êtres humains.

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