28/05/2008

liberté des 12 procès -

RASSEMBLEMENT AU PALAIS

DE JUSTICE POUR LA LIBERATION

  

DES MANIFESTANTS RAFLES

ce JEUDI 29 MAI à 9H30 
Ce jeudi, les manifestants sans papiers raflés le 29 avril passeront devant la chambre des mises en accusations sur demande de l’Office des étrangers qui refuse d’accepter leur remise en liberté telle que l’a ordonnée la chambre du conseil, motivée par le fait que leur arrestation du 29 avril avait été injuste et illégale.
 

Il s’agit de ARBAI Hassan, CHIAKI Zakaria, DIALLO Djibi, DIALLO Mamadou, DIALLO Sokou et LACHEN Said ( CAMARA Mohamed passe vendredi – Rdv même heure même endroit).

 

 Les manifestants raflés sont toujours détenus et en danger d’être expulsés.

 Alors que, depuis de nombreuses années, le mouvement UDEP a toujours démontré une citoyenneté active et courageuse dans le respect des lois et des institutions de ce pays, rejoint par une large frange de la société civile, nous craignons que la violence des événements du 29 avril témoigne d’un durcissement, d’une certaine inflexibilité politique, incompatible avec la bonne marche d’un Etat de droit.

 Ces arrestations et détentions constituent une atteinte grave aux libertés fondamentales. Il est totalement inacceptable que des personnes, avec ou sans papiers, soient détenues après avoir exprimé leurs opinions pacifiquement, dans le cadre d’un rassemblement autorisé.

La Coordination pour la Libération des 12

19/05/2008

Manifestants arrêtés : l'attente continue...

CIRCULAIRE DE LA HONTE !21941
 

A Office de la Honte, correspond circulaire de la Honte. C’est ce que présage l’orientation actuelle du projet de circulaire qui chemine au sein de notre gouvernement. (Voir article de la libre confirmé par rtbf et diverses sources). Pire encore, dans De Morgen du 21 mai, TurtelBOUM parle d'un séjour légal de 2 ans préalable et nécessaire et de 40 points uniquement pour ceux qui sont déja au travail et ceci dans un secteur en pénurie et en étant déclaré !

C'est du délire...Cela veut dire que les partis autour de la table renient l’Accord sur lequel ils ont fondé le gouvernement actuel. Est-ce que cela est trop demandé au Ps et au Cdh d’au moins faire respecter par les autres partis, l’Accord qu’ils ont tous signé il y a 2 mois ?

En bref et pour l’instant, la circulaire entend mêler attaches durables et travail. Ainsi, pour une régularisation par les attaches durables, il faudrait nécessairement avoir une possibilité d’embauche. Ceci sur base d’une régularisation à points, 70 points étant nécessaires pour prétendre avoir des attaches durables, le travail en valant 40, la connaissance d’une langue 20 à 10 points, avoir des enfants scolarisés 10 points, 20 points pour le croupier Bourgmestre...

Donc, si t’as pas de travail, t’as pas d’attaches durables !

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Ceci revient à nier la reconnaissance des attaches durables comme critère de régularisation et à empêcher la grande majorité des personnes sans papiers d’accéder à la légalité. C’est en fait une régularisation économique déguisée, puisque sans travail on ne peut obtenir les points suffisants pour être reconnu.

Pour la longue procédure, l’on observe un net recul et une avancée fantoche qui est en fait déjà de mise.

Le mercredi prochain, la circulaire devrait être approuvée par le conseil des ministres !

En outre (sans que eux n'adoptent la position du texte ci-dessus!) Il a été décidé avec les syndicats, le Ciré,… de se réunir le MARDI 27 MAI à 12h30 sur la BOURSE de Bruxelles.

L’UDEP dénonce fermement l’orientation purement économique de ce projet et la lâcheté politique que constituerait son approbation mercredi prochain. Nous maintenons nos actions et appelons tous les citoyens à manifester leur opinion et à faire respecter leur voix.

Ecrivez ou renvoyez déjà ce texte aux partis - ps elio <elio.dirupo@ps.be>, ps laurette.onkelinx <laurette.onkelinx@meta.fgov.be>, ps picqué <pourbruxelles@charlespicque.be>, ps secretaire de arena marie arena ps <josephine.destro@cfwb.be>, cdh <joelle.bruxelles@lecdh.be>, cdh clotilde nyssens <clotilde.nyssens@lachambre.be>, chapelle grégor cdh <gregor@gregorchapelle.net>, "darbe@lecdh.be cdh" <darbe@lecdh.be>, dweerts cdh juridik <dweerts@lecdh.be>, weerts cdh   .be <weerts@lecdh.be>, dallemagne cdh sans papiers <dallemagne@senators.senate.be>, MR reynders didier <didier.reynders@mr.be>, MR sans papiers <anne.jugnau@ckfin.minfin.be>, open vld open vld <contact@openvld.be>, vld <vld@vld.be>, vld <voorzitter@vld.be>, "cd&v   ina vandenberghe cd&v   ina vandenberghe" <ivandenberghe@cdenv.be>, "cd&v lanjri" <kvh@senaat.cdenv>, "cd&v cd&v" <info@cdenv.be>, "cd&v cathy Berx" <cberx@cdenv.be>, "cd&v lanjri" nahima.lanjri@stad.antwerpen.be un simple copié collé suffit. 

En attendant une analyse moins succincte et plus approfondie, faites passer les infos, discutez et réagissons ensemble, et surtout, interpellez les mandataires avant le 28 mai. 

L’UDEP Bruxelles (Union pour la défense des personnes sans papiers) 


TurtelBOUM wil criteria voor regularisatie objectiveren

(Annemie Turtelboom. HONGERSTAKING = 100 PUNTEN)
 
De minister van Migratie- en Asielbeleid, Annemie Turtelboom (Open Vld), wil het regularisatiecriterium voor mensen zonder papieren objectiveren met "een lokale, duurzame verankering". Ze heeft een soort puntensysteem bedacht.

Drie soorten illegalen
In het regeringsakkoord zijn drie categorieën illegalen voorzien die individueel aanspraak zullen kunnen maken op een regularisatie van hun verblijf: buitenlanders die een asielaanvraag indienden waarvan de behandeling te lang duurde; illegalen die sinds 31 maart 2007 in België verblijven en die een concrete werkaanbieding of het statuut van zelfstandig werker hebben en illegalen die "een lokale, duurzame verankering" kunnen aantonen.

Puntensysteem
Voor die laatste categorie probeert minister Turtelboom het criterium te objectiveren via een puntensysteem. Werk hebben zou goed zijn voor 40 punten en een opleiding volgen of gevolgd hebben zou 10 punten waard zijn, net zoals schoolgaande kinderen hebben.

Humanitaire reden
In de ontwerpomzendbrief van de minister zou een sans-papiers die een regularisatieverzoek om een dringende humanitaire reden indient, op basis van "een lokale, duurzame verankering" zijn verblijfsvergunning krijgen, indien hij 70 punten behaalt.

Hevige discussies
Over de tekst is de voorbije dagen al hevig gediscussieerd tussen de kabinetten. Het onderwerp ligt gevoelig en vereist arbitrage binnen de meerderheid, in het bijzonder tussen de Vlaamse liberalen enerzijds en de Franstalige socialisten en humanisten anderzijds.
(belga/tdb)
21/05/08 09u06

La libre: Un permis à points pour les sans-papiers Annick Hovine  21/05/2008
 
La ministre de la Politique de migration et d'asile veut objectiver le critère d' "ancrage local durable". Elle a imaginé un système de points : si le sans-papiers a un travail, s'il connaît une langue nationale... Frictions dans la majorité.

On attend pour la fin du mois la circulaire précisant les critères de régularisation des sans-papiers. Mercredi prochain, 28 mai, le texte doit passer en conseil des ministres restreint. S'il ne tenait qu'à la ministre de la Politique de migration et d'asile, Annemie Turtelboom (OpenVLD), la circulaire serait déjà publiée... Mais le sujet est sensible et nécessite des arbitrages au sein de la majorité CD&V/NVA-OpenVLD-MR-PS-CDH, singulièrement entre libéraux flamands, d'une part, socialistes et humanistes francophones, d'autre part.

On le sait : l'accord de gouvernement prévoit trois catégories de clandestins qui pourront prétendre, individuellement, à une régularisation de leur séjour.

Un : les étrangers qui ont introduit une demande d'asile dont le traitement a pris trop de temps (4 ans pour les familles avec enfants scolarisés pendant la procédure; 5 ans pour les isolés).

Deux : les illégaux qui séjournent en Belgique depuis le 31 mars 2007 et qui ont une offre de travail ferme ou un statut de travailleur indépendant.

Trois : les clandestins qui peuvent justifier d'un "ancrage local durable". L'accord gouvernemental précise qu'on pourra tenir compte des avis des autorités locales en ce qui concerne la connaissance d'une des langues nationales, le parcours scolaire et l'intégration des enfants, le passé professionnel et la volonté de travailler...

Un travail = 40 points

S'agissant de l' "ancrage local durable", il nous revient que la ministre Turtelboom tente d'objectiver ce critère en envisageant une sorte de permis à points. Avoir du travail vaudrait 40 points. Suivre ou avoir suivi une formation vaudrait 10 points. Avoir des enfants scolarisés vaudrait 10 points. Avoir suivi un cours de langue vaudrait 20 ou 10 selon qu'on la maîtrise ou qu'on ait des rudiments. Un avis positif du bourgmestre vaudrait 10 points ; pas d'avis, 0 point ; un avis négatif, -10 points),

Dans le projet de circulaire de la ministre Turtelboom, le sans-papiers qui introduira une demande de régularisation pour motif humanitaire urgent sur la base de l' "ancrage local durable" obtiendrait son précieux titre de séjour s'il totalise 70 points.

Mais ce texte est âprement discuté entre cabinets ces jours-ci. Il reste de nombreux points de friction et d'autres à éclaircir. Ainsi, qui va juger la connaissance des langues et attribuer les points ? L'emploi - dont la pondération paraît démesurée à certains - doit-il être officiel ou peut-il être officieux (en noir, donc) ?

La circulaire devra aussi préciser la notion de séjour qui entre en jeu pour l'ancrage local. Si les sans-papiers doivent justifier d'un séjour légal (via une demande d'asile, un permis B, un statut d'étudiant...), cela exclut de facto tous ceux qui sont entrés tout à fait illégalement sur le territoire ou dont le visa touristique est périmé, même s'ils séjournent depuis de longues années dans l'ombre en Belgique. Cela concerne des milliers de Latino-Américains (des Equatoriens pour la plupart), mais aussi des Africains, des Maghrébins...


Union européenne - Immigration/

 Les clandestins sont criminalisés (La Libre)
S.Vt.

Mis en ligne le 23/05/2008
La nouvelle politique italienne de lutte contre l'immigration illégale est très critiquée. Les Vingt-sept, eux, se dotent de règles d'expulsion.

 
 

L'heure n'est pas à l'ouverture vis-à-vis des quelque douze millions de sans-papiers vivant en Europe : l'Italie de Silvio Berlusconi les criminalise et les Vingt-sept se dotent de règles communes pour les expulser. Objectif : dissuader l'immigration clandestine.

Réunis jeudi à Bruxelles, les ambassadeurs européens ont fixé à six mois (prolongeables jusqu'à dix-huit mois en cas de risque de fuite par exemple) la détention des illégaux avant leur expulsion vers leur pays d'origine, et à cinq ans le bannissement du territoire de l'Union en cas de résistance. Selon un communiqué du Conseil de l'Union, "la détention ne sera autorisée que lorsque d'autres dispositions moins coercitives n'auront pu être utilisées et elle nécessitera un ordre écrit indiquant les motivations". Plus de 200000 clandestins ont été arrêtés au premier semestre de l'an dernier dans l'Union, mais moins de 90000 ont été expulsés.

Si la décision d'hier constitue une étape significative, la législation européenne n'est pas adoptée pour autant ; les eurodéputés, très divisés, et les ministres doivent encore y donner leur aval. Aussi les organisations de défense des droits de l'homme promettent-elles de continuer à se battre contre cette "directive de la honte" qui risque, à leurs yeux, d'inciter des Etats moins restrictifs, comme la France ou la Belgique, à durcir leur législation pour s'aligner sur la durée maximale prévue par l'accord. Et "des pays très répressifs vont se cacher derrière ce texte pour adopter des lois qui vont à l'encontre des droits de l'homme", estime l'eurodéputée socialiste française Martine Roure, citée par l'AFP. (... cliquez sur la photo pour la suite)


http://1maimanif.canalblog.com/images/udep_syndicat_2.jpg

Les manifestants sans papiers raflés le 29/4 passaient ce lundi 19/5 en Chambre du Conseil à Bruxelles suite à leur requête de mise en liberté.

Dans leur plaidoirie, leurs avocats ont invoqué le droit constitutionnel de manifester.

Infos sur le procès:
7 requêtes ont été déclarées recevables et fondées (et non 8 car Yaruba Diallo ne ferait pas partie des manifestants raflés). Ce qui veut dire que l'argument d'atteinte a la liberté d'expression que nous revendiquons depuis le début a été approuvé par la chambre du conseil (sur base de l'article 26 de la constitution que l'avocat Leurquin a déniché = droit de manifester). 
  • Art. 26

    Les Belges ont le droit de s'assembler paisiblement et sans armes, en se conformant aux lois qui peuvent régler l'exercice de ce droit, sans néanmoins le soumettre à une autorisation préalable.Cette disposition ne s'applique point aux rassemblements en plein air, qui restent entièrement soumis aux lois de police.
  • Art. 27

    Les Belges ont le droit de s'associer; ce droit ne peut être soumis à aucune mesure préventive.
Comme la manif était autorisée par la police, on rentre bien dans cet article.

Le parquet (traduisez l'Office des étrangers) à fait appel mais c'est une victoire quand même. L'appel aura lieu dans les 15 jours devant la chambre des mises en accusations....

Le procureur avait rétorqué que ce droit constitutionnel ne s'applique que aux Belges et que la manif avait dépassé l'heure légale quand la rafle a eu lieu. Ces 2 arguments ont été rejetés. Sinon ça voudrait dire que le jugement rendu par la chambre du conseil ferait une jurisprudence discriminatoire, voire raciste (Les étrangers n'ont pas le droit de manifester).
C'est ce qui a sans doute ralenti le verdict qu'on attendait hier, c'est donc sur le plan politique qu'on doit se battre et faire pression dans les 15 jours qui viennent.

Côté Circulaire tant attendue, le gouvernement continue à faire de grand pas en arrière, notamment sur les attaches durables et s'amuse à nous pondre une régularisation économique sous des aspects humanistes. Là aussi les personnes sans papiers restent extrêmement vigilants et sont déterminés à ne rien laisser passer.


Coordination pour la Libération des 12.
 
Ce lundi soir, nous sommes toujours dans l'attente de la réponse du juge. Celui-ci devrait finalement rendre son verdict ce mardi 20/5.

Ce jeudi aura lieu l'organisation de la prochaine action de la Coordination pour la libération des 12, à l'occupation de l'ULB (Avenue Buyl, 129, à Ixelles). dès 14h.

02/05/2008

Pour la libération des manifestants détenus à Merksplas et Vottem - Samedi 03 mai.

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Appel au parrainage
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Mardi 29 Avril 2008, 200 personnes manifestaient devant l’Office des Etrangers de Bruxelles. Il s’agissait d’étudiants de l’ULB soutenant l’occupation des sans papiers à l’université, des occupants de l’église du Béguinage et de l’UDEP-bxl.
Environs 40 policiers anti-émeute, soutenue par une auto-pompe, ont encerclé et arrêté 138 étudiants et sans papiers.
14 manifestants sans papiers ont été enfermé dans les centres fermés de Marksplas et Vottem.

Nous appelons les étudiantes et tous les citoyens à demander des autorisations pour les visiter et les parrainer.

info organisation visites et trajet sur le //Forum qui centralise l'organisation des parrainages des militants arretés lors de la manifestation:

http://parrainage-militants.forumaction.net

 


 

POUR LA LIBERATION DES 12 MANIFESTANTS SANS PAPIERS INJUSTEMENT DETENUS :

RASSEMBLEMENT CE LUNDI 19 MAI à 10H

DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE PLACE POELAERT.

APPEL A TOUS LES CITOYENS A DEFENDRE LA LIBERTE D‘EXPRESSION

La mobilisation pour la libération des 12 manifestants détenus en centres fermés (10 à Merksplas et 2 à Vottem) se poursuit. Ces personnes sans papiers sont incarcérées et menacées d’expulsion pour avoir osé exprimer leurs opinions dans le cadre d’un rassemblement pacifique et autorisé le 29 avril à Bruxelles. Les 10 manifestants détenus à Merksplas envisagent de mener une grève de la faim collective et revendiquent d’être rassemblés dans le même bloc du centre fermé.

L’Office des étrangers et Mme Turtelboom, sinistre de l’Immigration, ne parviennent pas à justifier sur quelle base non arbitraire ils ont incarcéré ces 13 manifestants et refusent de recevoir les représentants du mouvement des sans papiers.

Les manifestants ont tous, soit un dossier à l’Office des étrangers, soit un dossier en attente chez leurs avocats. Ils sont Mauritaniens, Sénégalais, Marocains, Guinéens et Irakiens. Ce lundi, une requête de mise en liberté sera déposée devant la chambre du conseil de Bruxelles.

En aucun cas, cette détention ne peut être justifiée par des raisons administratives. Il s’agit d’arrestations dans le cadre d’un mouvement politique pacifique et légal. Cette détention tant qu’elle n’est pas levée, constitue une atteinte au droit fondamental d’appartenir et de participer à un mouvement d’opinion.


POUR VOIR LE FILM DE LA MANIFESTATION RAFLEE- CLIQUEZ SUR L'IMAGE

Libérté pour Diallo, Mamadou, Guinnouni, Zakaria, Saïd, Kamara, Has­san, Alpha, Amir, Djibi, Baldé et Kauté.

Déterminés à aller jusqu’au bout pour obtenir la libération des manifestants et rétablir la liberté d’expression en Belgique,

La Coordination pour la Libération des 12 Manifestants.

Contact : Olivier 0496 902 908

http://udep-sanspapiers.skyrock.com/

 La Libre Belgique 30 avril 2008
G.C.

Immigration

130 arrestations devant l'Office des étrangers

quelque 150 personnes, parmi lesquelles l'ensemble des sans-papiers qui occupaient depuis trois semaines un local désaffecté de l'ULB, se sont rassemblées mardi après-midi devant les bureaux de l'Office des étrangers à Bruxelles, pour demander à être reçues par la nouvelle ministre de la Politique migratoire, Annemie Turtelboom (Open VLD).

L'Union pour la défense des sans-papiers (UDEP) s'inquiète en effet de ne pas avoir vu apparaître le critère d'ancrage durable dans la déclaration de politique générale de la ministre alors qu'il se trouvait clairement inscrit dans la déclaration gouvernementale. Sur ordre du bourgmestre de Bruxelles, la police est intervenue vers 16h pour mettre fin à la manifestation.

130 personnes, parmi lesquelles beaucoup d'étudiants de l'ULB et 80 sans-papiers, ont été arrêtées administrativement. Les personnes en séjour illégal ont été mises à la disposition de l'Office des étrangers qui devait leur délivrer dans la soirée un Ordre de quitter le territoire ou les placer en détention en centre fermé. La fédération des étudiants francophones (FEF) a vivement dénoncé cette arrestation en soulignant le caractère pacifique du rassemblement en question. La directrice du Cire Frédérique Mawet a pour sa part qualifié "d'indigne" la réaction des autorités à un rassemblement qui n'avait rien de scandaleux, rappelant que malgré l'accord gouvernemental, il n'y avait toujours aucun agenda pour le mettre en oeuvre.

 RENDEZ VOUS CE LUNDI 19 MAI à 10H

AU PALAIS DE JUSTICE POUR LE PROCES DES MANIFESTANTS SANS PAPIERS (requête de mise en liberté devant la chambre du Conseil)

 

IMGP1436

ACTION COMMUNE ETUDIANTS- SOUTIENS – SANS PAPIERS

CE MERCREDI 7 mai -14h à 15h - BRUXELLES

Nous irons planter les tentes de la citoyenneté ce mercredi au coeur de la capitale.

 Suite aux faits graves de répression de la liberté d’expression et des libertés fondamentales (droit de manifester, lib­erté d’opinion, droit d’appartenir à un mouvement politique,...) que constituent l’incarcération de 14 de nos militants (du Béguinage et de l’Udep) en centres fermés après s’être faits raflés dans le cadre d’une manifestation pacifique autorisée à laquelle ils ont osé participer, suite au décès honteux d’un sans papier à Merksplas.  Nous exigeons :<!--[if !supportLists]-->-               <!--[endif]-->La libération immédiate de toutes les personnes qui manifestaient devant l’Office des étrangers et qui exerçaient ce droit fondamental, dévolu légalement à toute personne, avec ou sans papiers. Sans cette libération, notre pays ne s’appelle plus démocratie !L’enjeu de cette atteinte aux libertés fondamentales n’est pas de savoir s’il est correct que des personnes sans papiers soit détenues en centres fermés, mais de savoir s’il est juste que des personnes soient enfermées pour avoir exprimé leurs opinions pacifiquement dans le cadre d’un rassemblement autorisé. 
-          <!--[endif]-->La condamnation ferme par Mme Turtelboom :De cet acte de répression sur les 148 étudiants ULB et sans papiers, des faits de violence injustifiée et de racisme commis par la police sur les sans papiers et de l’incarcération injustifiable des manifestants sans papiers dans le cadre d’une manifestation pacifique et autorisée. Libération de Diallo, Mamadou, SowAbou, Guinnouni, Zakarea, Saïd, Kamara, Has­san Arbai, Alpha, Amir, Djibi, Baldé et Sekou. Le Comité d’Actions et de Soutiens (CAS) autour de l’occupation des personnes sans-papiers à l’ULB et LUDEP BRUXELLES (Union de défense des personnes sans-papiers).http://sanspapiers.skynetblogs.be/ 0472 895 961 (UDEP) 0472 214475 (ULB)Attaches durables, simple reconnaissance du fait que la personne a établi le «centre» de sa vie (affective, sociale

Libération de Diallo, Mamadou, Sow Abou, Guinnouni, Zakarea, Saïd, Kamara, Hassan Arbai, Alpha, Amir, Djibi, Baldé, Sekou, et de tous les sans-papiers !

 

LETTRE QUE LES MANIFESTANTS VOULAIENT REMETTRE A LA MINISTRE MARDI LORS DU RASSEMBLEMENT PACIFIQUE QUI A ETE VIOLEMMENT REPRIME :

 

Madame la Ministre A.Turtelboom
Ministre de la Migration et de l’Asile
, Wetstraat 18, 1000 Brussel                                                                                                             Bruxelles, le 27 avril 2008      Chère Madame la Ministre de la Migration et de lAsile,             Suite à la note de politique générale que vous avez déposée à la Chambre, les membres de notre Mouvement se sont trouvés très inquiets. Afin de pouvoir vous faire part de nos inquiétudes et de nos humbles recommandations concernant la future politique dimmigration et dasile qui sera bientôt mise en œuvre en Belgique, nous vous serions gré de bien vouloir réexaminer la demande de rencontre que nous vous avons adressée depuis plus dun mois.             En effet, à la lecture de votre note, nous constatons un important écart entre vos orientations et les engagements quont définis les partenaires du gouvernement dans laccord gouvernemental conclu le 19 mars.            Nous souhaiterions notamment savoir pourquoi dans votre note, il nest fait nulle part mention de la reconnaissance des attaches durables (ancrage durable) comme critère de régularisation. Critère annoncé pourtant très clairement dans laccord gouvernemental et considéré par une très large frange de la société civile comme pilier indispensable dune politique dimmigration juste, équitable et offrant les moyens dune bonne gouvernance.             Nous nous inquiétons également de lorientation utilitariste de la politique de régularisation définie dans la note et qui réduit les personnes que nous sommes à une dimension uniquement économique.            LUnion de défense des personnes sans papiers (UDEP) est un Mouvement citoyen et démocratique. Nous sommes membre du Forum Asile et Migration (F.A.M.) et du Forum Social de Belgique (F.S.B). En outre, nous avons de nombreux partenaires, notamment les syndicats FGTB et CSC (où nous comptons plus de 2000 affiliés pour la seule centrale bruxelloise), et lACW.            Enfin, les membres de notre Mouvement ne comprennent pas que dans vos déclarations, ils soient traités de « maîtres chanteurs » et sassurent que de tels propos sont le fruit dune méconnaissance de notre Mouvement plutôt que dune mauvaise intention de votre part. Ceci nous enjoint dautant plus à insister sur la nécessité davoir un dialogue avec vous.              Veuillez recevoir madame la ministre, lexpression de nos sentiments citoyens et distingués.                                                                                                  LUDEP BRUXELLES

 

Suite à la « rafle » ordonnée par Freddy Thielemans (PS), bourgmestre de Bruxelles lors d’une manifestation pacifique et autorisée (mardi 29 avril), au moins 13 citoyens sans-papiers ont été emprisonnés en centres fermés.

1 er Mai: Mort suspecte d'un sans papiers à Merksplas

Hier, Ebenizer Folefack Sontsa, un camarade camerounais, s’est soit disant suicidé à Merksplas selon son avocat Alexis Deswaef. Selon nos sources, il aurait été attaché à un lit par les chevilles et les poignets et sa mort n'a rien d'un suicide. Il importe de vérifier ces informations et d'exiger que toute la lumière soit faite sur ce décès.

Il avait fait l'objet d'une tentative d'expulsion samedi passé, au cours de laquelle il a subi des violences. Des traces de violences étaient apparentes sur son cou et ses jambes. Au cours de la tentative d’expulsion, un passager qui n’acceptait pas de voyager dans ces conditions et qui a tenté de filmer la violence avec laquelle la police "calmait" Folefack a été enfermé plusieurs heures en cellule par les policiers, privés de ses bagages et de sa caméra. Nous sommes solidaires de ces actes citoyens.

01/05/2008

Intervention de l'UDEP lors du 1er mai de la FGTB

TEMOIGNAGE D'UN PASSAGER QUI A ASSISTé A LA TENTATIVE D'EXPULSION DE Mr FOLEFACK mort attaché à son lit dans un Centre Fermé pour illégaux de l'Office des Etrangers.

Serge NGAJUI FOSSO +33626710385  sfosss_2000@yahoo.com

Bonjour à tous,

Je vous envoie ce message de Mons en Belgique. J'y suis arrivé hier 26 avril 2008 peu après minuit et après avoir été expulsé violemment du vol de SN Bruxelles Air Lines à destination de Kinshassa via Douala et gardé en cellule à l'aéroport de Bruxelles de 11:00 à 22:00 sans manger, ni boire et sans pouvoir contacter ma famille.

Petit compte rendu:

Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun pour mes vacances. Je pars de Clichy à 5:30 en taxi pour CDG1. Je pars de Paris à 7:40 pour Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines et doit prendre la correspondance pour Douala à 10:40 à l'aéroport de Bruxelles.

Lors de mon entrée dans l'avion entre 10:00 et 10:45, je suis bien accueilli par les hôtesses, je vais rejoindre mon siège, le N° 41H qui se trouve vers le fond de l'avion, à 5 ou 6 rangées de mon siège. Lorsque j'y arrive, il y a au fond de l'engin à la dernière rangée des hommes habillés en tenue grise et qui essayent de maitriser un homme de couleur noire. Celui-ci se débat et crie : « Au secours, laissez moi, je ne veux pas partir». Les hommes en gris essaient de l'empêcher de parler en l'étouffant. Le jeune homme se débat comme il peut et continue de crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D'autres policiers en civile ont établis un périmètre de sécurité et personne ne peut aller vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux.

Je me rends compte que c'est une expulsion, l'homme que l'on expulse est toujours maitrisé et étouffé et pousse des cris que l'on n'entend plus bien.

Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ?

En tant que militant des droits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes se lèvent et protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, les hommes en gris quittent l'avion avec leur passager. Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sont désignées par les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l'avion et puis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute  et ma petite valise de cabine. J'ai quelques bobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans la main et visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion. Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et les maltraitances des policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles. A 13:35 la police nous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi. Je n'ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche.
Au moment de notre libération, la police nous informe que nous ne voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons faire pour nous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.
Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons à rencontrer l'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nous patientons, j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue de ne pas me voir. Je suis en colère, très en colère.
La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe que nous avons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6 prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et que la compagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème si je ne voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car la compagnie n'a pas rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène cette fois seul au cachot. J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille.
Mon neveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00. Les policiers m'informent de leur présence et m'indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans ces conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Paris et être remboursé. Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite y rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mes affaires, je refuse de les prendre. L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes affaires sur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très en colère de tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.
L'épouse de mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire. Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de mon appareil photo, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autres passagers ont filmé la scène. Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellement pris mes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement. Je suis en colère, très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avec mépris et violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, je suis allé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.
Je suis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec ma petite fille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.
Avec patience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une
attestation indiquant que j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais. Nous sommes arrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim, j'ai mangé sans appétit et je suis allé me coucher.
Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs aux doigts, aux bras et au visage. Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de la compagnie, que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dans l'état où je les avais confiés à la compagnie. Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pas grand-chose pour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne compte pas laisser passer cette histoire sans réagir. Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On en reparlera.

Sur ce, je vous souhaite un bon et agréable dimanche.
Prière diffuser largement ce message.
A bientôt ! Et mon combat continue.

Serge N FOSSO
+33626710385

01/05/2008 - 19h  1er mai sans papiers - FGTB

Les sans-papiers de l’UDEP,les étudiants du Comité d’Actions et de Soutien(CAS) et d'autres manifestants ont tenu un cercle du silence, place Rouppe, lors du 1er mai de la FGTB.

Entre deux concerts, et avec le soutien de la FGTB, nous avons tenu un cercle du silence lors de la fête des travailleurs. Par cette action symbolique, nous tenions a informer tous les travailleurs quant-au sort réservé aux sans-papiers par le gouvernement belge.

Freddy Thielemans, attablé dans un débit de boisson, a été vivement interpellé par environ 150 manifestants. Le bourgmestre de Bruxelles a, une nouvelle fois, montré son incroyable talent de négociation. Après avoir refusé tout dialogue, il a quitté précipitamment la fête de tous les travailleurs, avec ou sans-papiers, sous bonne escorte policière. Gratifiant au passage, les sans-papiers et les manifestants, d’un geste odieux.(doigt d'honneur)

Non content, d’avoir réprimé une manifestation pacifique et autorisée, d’avoir provoqué l’enfermement en centres-fermés d’au moins 14 citoyens sans-papiers ; lors de ce 1er mai, fête des travailleurs, Freddy Thielemans a signé sa politique d’un majeur rageur.

LIBEREZ LES QUATORZES MANIFESTANTS SANS PAPIERS!!!

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En marge de ce 1er mai, un collectif de citoyen a tenu a marqué son soutien à la lutte des sans papiers. L'Office de la Honte, le Palais de l'Injustice et le siège du Parti Socialiste ont été recouvert d'affiches.


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ps bouge tes fesses = liberté pour les manifestants

 

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« PS BOUGE TES FESSES,Le Parti socialiste doit réparer ses erreurs, C’est la liberté d’expression qu’il a profané,Liberté pour les manifestants détenus en centres fermés! ». 

C’est ce qui a été scandé hier soir à la fête du progrès devant le Botanique par les 300 manifestants étudiants et soutiens venus exiger du Ps qu’il assume ses responsabilités dans la répression injustifiable et brutale d’une manifestation pacifique et autorisée et mette tout son poids pour libérer les 14 manifestants incarcérés actuellement à Vottem et à Merksplas.


C’est ce qui a été dit à Monsieur Moureaux qui a passé plus d’une heure avec les manifestants qui ont fortement perturbés les festivités du Ps. Mr Moureaux s’est finalement entretenu avec une délégation. Nous ne lâcherons pas le PS Mr Moureaux, vous devez réparer votre erreur, qu’elle ait été volontaire ou involontaire. Mr Moureaux a reconnu l’erreur et a promis de contacter immédiatement le vice-premier ministre L.Onkelinx afin qu’elle demande la libération des manifestants incarcérés en centres fermés. La réponse était attendue vers 23h. A 2h du matin les manifestants étaient encore mobilisé et le groupe 68 tard 68 tôt allait décorer avec des affiches l’Office des étrangers.

 

A minuit, la manifestation ne désemplissait pas et était rejointe par quelques personnes sans papiers de l’ULB venus apporter du café et des beignets aux manifestants. Ce sont les uniques personnes sans papiers qui avaient osés braver la terreur occasionnée par les événements de mardi pour rejoindre les manifestants. La manifestation était organisée par des étudiants du Cercle des étudiants socialistes de l’ULB, le Comité d’Actions et de soutien aux sans papiers et l’UDEP.

 

Ce 1er Mai, à 17h, place Rouppe, nous tiendrons un Cercle du silence avec la FGTB qui nous y a dévolu un espace, pour exiger la libération de nos amis. Nous mettrons les graves incidents survenus hier, au cœur de cet événement hautement symbolique des conquêtes de la liberté d’expression, qui ne saurait être une fête tant que seront détenus les 14 manifestants. Tant qu’ils ne seront pas libres, nous continuerons nos actions.

 
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 manifestation des étudiants de l'ULB devant le Botanique

Pour nous, citoyens de ce pays, le droit à liberté d’expression ne sera pas rétabli dans notre pays, tant que les manifestants ne seront pas libres. « La Belgique est un état de droit, on n’est pas au Tibet… » ont répété les manifestants aux dignitaires socialistes qui se bousculaient pour tenter de rentrer au Botanique.

 L’enjeu de cette atteinte aux libertés fondamentales n’est pas de savoir s’il est correct que des personnes sans papiers soit détenues en centres fermés, mais de savoir s’il est juste que des personnes soient enfermés pour avoir exprimé leurs opinions pacifiquement dans le cadre d’un rassemblement autorisé. 

Notre demande d’être entendu par madame Laurette Onkelinx, vice-premier ministre et ministre de la santé et des affaires sociales, est toujours sans réponse.  Hier, une délégation a rencontré Marie Arena qui a également condamné les événements de mardi et la détention des manifestants. Par la suite, la délégation accompagnée par la ministre s’est rendue chez Mr Freddy Thielemans, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, qui persiste dans sa mauvaise foi, aucune demande d’autorisation n’avait été introduite a-t-il martelé… La demande pourtant a été faite en deux exemplaires, l’une envoyée au bourgmestre et la seconde à la police. Les reçus des fax et les copies de la demande ont été remis à Belga et à Mr Moureaux pour confirmation.

 

Mardi, à 14h30, les manifestants voyant la mauvaise foi du Bourgmestre, envoyaient une délégation à l’Hôtel de ville afin de trouver une entente et une issue pacifique. La délégation s’est vue refuser toute rencontre ou dialogue avec le bourgmestre ou un représentant de la ville. L’autorisation de manifester avait été encore confirmée le matin même à Martin Deleixhe (0494814638), autorisation accordée de 14 à 16h, alors que la charge et les premières arrestations des manifestants ont commencées à 15h55. L’intention était donc bien de réprimer la manifestation et de procéder à une rafle collective, c’est inadmissible dans un état de droit « A aucun moment la police ne nous a demandé de nous disperser » Alain Adriaens, ex député Ecolo arrêté brutalement le mardi –Le Soir 30.04.08)

Le terme de « dispersion » employé par le bourgmestre est mensonger.

 

La manifestation de mardi faisait suite à la note déposée par la Ministre A.Turtelboom. Dans sa note, la ministre ne fait nulle part mention de la reconnaissance des attaches durables (ancrage local durable) comme critère de régularisation. Critère pourtant précisé clairement dans l’accord du gouvernement et qui devait être fixé dans une circulaire. C’est suite à cet écart entre l’accord gouvernemental et la politique définie par la ministre que la manifestation avait été programmée.

 Liberté pour Diallo, Mamadou, Sow Abou, Guinnouni, Zakarea, Saïd, Kamara, Hassan Arbai, Alpha, Amir, Djibi, Baldé, Sekou.Manifestants du Béguinage, de l’Udep ULB et de Udep Forest. - Suite au fait grave de répression de la liberté d’expression que constitue l’incarcération de 14 de nos militants en centres fermés après s’être faits raflés dans le cadre d’un rassemblent pacifique autorisé auquel ils participaient. Nous exigeons ; d’une part, la libération immédiate de toutes les personnes qui participaient au rassemblement autorisé devant l’Office des étrangers, afin d’exprimer leur opinion en matière de politique d’Immigration et qui exerçaient ce droit fondamental, dévolu légalement à toute personne, avec ou sans papiers. D’autre part, nous demandons au Parti Socialiste de condamner ces incarcérations et d’assumer sa responsabilité directe, par le biais de ses mandataires, dans cette violation de nos libertés fondamentales. Le Ps qui jusqu’à présent cherche à se déresponsabiliser, doit assumer ses responsabilités morales et réparer l’erreur qu’il a commise.   Les étudiants du Comité d’action et de soutien (ULB) et UDEP .

Contact : étudiants 0494 258 482 Udep 0477444840

  INFORMATIONS 

Suite à la mauvaise foi déplacée de certains mandataires Ps et notamment de Freddy Thielemans, Bourgmestre de la Ville de Bruxelles il nous semble important de préciser certains FAITS :

Une demande d’autorisation a bien été introduite pour un rassemblement pacifique devant l’Office des étrangers par le Comité de soutien de l’ULB. (Copies des demandes et récépissés des fax envoyés à la police ET au bourgmestre transmises à Belga pour confirmation ; Fabian 0478 634 298).

Une demande de rencontre a été adressée à la ministre Turtelboom, envoyée à La Libre Belgique pour confirmation. La rencontre avait pour but de remettre à une note de recommandations en matière de politique d’immigration à la ministre. Demande répétée mais restée sans réponse.

Autorisation confirmée par la police le lundi matin à Martin Deleixhe, étudiant ULB et auteur de la demande 0494 81 46 38. Autorisation accordée de 14 à 16h !

Une délégation d’étudiants et de l’Udep s’est rendue à 14h30 rencontrer le Bourgmestre qui a refusé de les recevoir, physiquement et au téléphone ; Jalil – ULB 0472 214475).

Le bourgmestre avait bien l’intention de procéder à une arrestation collective et/ou une rafle pour les personnes sans papiers. Le terme de « dispersion » est mensonger ! Les premières arrestations ayant eu lieu à 15h55. Rtl et VRT était présentes, caméra au poing. Les bus servant à embarquer les 300 manifestants étaient rangés en bon ordre au bord du rassemblement dès 15h30 (finalement, 45 étudiants arrêtés et 90 personnes sans papiers raflées).

A 16h pile, les manifestants étaient cernés. Parmi eux, se trouvaient de nombreux enfants, dont certains ont pu échapper à la rafle. Un enfant Belge a été arrêté et emmené dans le bus- « panier à salades » (cf. images VRT). Il s’agit de Anaïs, fillette de 3 ans, qui était protégée des policiers par une voisine de l’occupation ULB, présente au rassemblement. Son frère lui, était perdu dans la mêlée et nous étions sans nouvelles de lui.

Les arrestations se sont passées de façon extrêmement et inutilement violentes (voir VRT et Alain Adriaens ex-député arrêté violemment). Lors de la charge policière à 16h, de nombreux enfants, dont certains en bas âge se trouvaient parmi les manifestants. Edwin et Giovanni de l’occupation de l’ULB entre autres et qui sont rentrés terrorisés sur le campus.

Lors de la détention, les personnes sont restées menottées dans le dos, sans droit ni à boire ni à se rendre à la toilette, pendant près de 6 heures.

Les policiers refusaient l’intervention d’un médecin réclamé dans de nombreuses cellules, pour un cas de crise (emmené en ambulance par la suite) et de malaises graves. Une personne malade a été retirée de sa cellule et placée en isolement car son état mental dérangeait les policiers. Dans sa cellule il s’urinait tellement dessus que l’urine coulait dans le couloir. Cette personne qui présentait des symptômes manifestes de crises mentales a été libérée après 8h de détention.

A 1h45, nous avons reçu des sms des détenus « Les policier frape uns sans papier », à 1h52, nouvel sms : « un sans papier tortoure par les policiers ». (1 sms venant de Fouzi, membre de l’Udep ULB). Après plusieurs témoignages de détenus libérés vers la fin de la nuit, nous avons appris qu’il s’agit d’un guinéen, Mohamed Camara, actuellement incarcéré à Merksplas.(Son avocat qui lui a rendu visite ce matin – 02 508 89 91 ou 02 332 58 70) . Mr Camara a été frappé et étranglé, il criait «  ne m’étranglez pas s’il vous plait ! ». Il s’est finalement échappé dans le couloir et a été ramené dans sa cellule où 7 policiers se trouvaient seuls avec lui. A ce moment là, on entendait que des cris et on ne pouvait plus voir ce qu’il se passait (Témoin 0471375776).

Outre les nombreuses maltraitances, l’humiliation était la norme lors des prises d’identités. Sans papiers bousculés, insultes racistes « babouin, macaques »,…