19/02/2008

GREVE DE LA FAIM A VOTTEM

 Grève de la faim au centre fermé de Vottem9735

sur cette page - Les gardiens de Vottem parlent -Rapport sur les centres fermés -Retour des camps par Olivier Le Cour Grandmaison.

Une centaine de personnes incarcérées au centre fermé pour étrangers de Vottem (Liège) ont entamé dimanche une grève de la faim. Le mouvement a débuté vendredi au sein d'une des quatre ailes du centre, avant de s'étendre.

Selon France Arets, porte-parole du CRACPE, les personnes enfermées se plaignent des mauvaises conditions de détention et d'un manque de soins médicaux. "Un psychiatre vient tous les quinze jours mais la question des soins médicaux reste entière; les gens n'ont pas l'impression d'être suivis médicalement et de voir leurs cas être suffisamment pris en considération", détaille la porte-parole. Selon elle, le centre compte un nombre de détenus proche de sa capacité maximale, soit 160 places. Les personnes détenues se plaignent de surpopulation et de la mise régulière au cachot. "Ils protestent contre la détention elle-même : détention de personnes qui n'ont commis d'autre délit que de ne pas avoir les bons papiers", rappelle-t-elle. (GFR-Belga)

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Centre fermé de Vottem, des gardiens parlent... (novembre 2006.)

« Il y a des violations des droits de l'homme ! Ça ne peut plus continuer »

Enquête : Michel Bouffioux - Photos : Reporters - Article paru dans Ciné-Télé-Revue N°46/16 novembre 2006 http://www.assembleedesvoisins.be/Centre-ferme-de-Vottem-des

« Nous sommes témoins d’atteintes aux droits de l’homme et à la dignité humaine. Certains d’entre nous rentrent chez eux en pleurant », confient plusieurs agents du centre fermé pour sans papiers de Vottem. Ils dénoncent la présence de « résidents » souffrant de lourdes pathologies mentales... « Ce n’est pas leur place. Ils ne reçoivent aucune aide thérapeutique. Quotidiennement, nous sommes confrontés à des drames qui nous révulsent. »
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Avant d’entamer la discussion, l’un de nos quatre témoins, tous agents du centre fermé de Vottem, près de Liège, cette prison qui ne porte pas son nom, ce lieu secret où séjournent des « illégaux » en attente d’expulsion, précise clairement les règles : « Vous devrez garder le silence sur notre identité. Notre statut nous interdit tout contact avec la presse. On risque notre emploi. » Il expose ensuite le malaise ressenti par lui même et plusieurs collègues : « Ce boulot, on l’a accepté. Nous sommes des agents de l’État et nous obéissons aux ordres. Mais on est quelques uns à avoir des problèmes de conscience. Pour retrouver notre sérénité, on voudrait faire notre travail en respectant la dignité de tous. Or, d’année en année, la situation se détériore. On nous demande de garder des gens qui n’ont pas leur place à Vottem ! »
-  De quelles personnes parlez vous ?
-   Julien (tous les prénoms ont été modifiés pour préserver l’anonymat des témoins) : Depuis plus d’un an, on nous transfère très régulièrement des gens souffrant de graves problèmes psychiatriques. Des schizophrènes, des psychotiques, des paranoïaques avec délire mystique et j’en passe, qui auraient bien plus besoin d’une aide thérapeutique que d’une détention en centre fermé. C’est inhumain !
-  Jean : Récemment, on a eu un jeune Turc avec un problème mental... Il s’est retrouvé quinze jours complètement nu dans un cachot. Il passait son temps à se masturber en insultant Allah. Et une fois qu’il avait fini, il culpabilisait d’avoir insulté son Dieu. La direction a mis trois longues semaines à se décider à le transférer dans un lieu psychiatrique.
-  Quinze jours nu dans un cachot ?
-  Joseph : Oui, et ce n’est pas un cas unique. Il y a eu aussi cet Africain, qui s’est d’abord retrouvé dans une aile avec d’autres. On s’est rapidement aperçu que cela ne tournait pas très rond dans sa tête. Cet homme était tétanisé. Il mourait littéralement de trouille et restait immobile, serré dans une couverture. Peut être avait-il vu des choses horribles dans son pays... Décision de la direction : mise en isolement.
-  Jacques : C’est la décision systématique lorsque ces malades s’avèrent dérangeants pour la vie en groupe.
-  Joseph : Celui là, il a été mis au cachot parce qu’il ne se lavait pas et que ses codétenus en avaient assez de devoir le conduire à la douche. De toute évidence, cet homme n’était plus en état de contrôler ses actes. Au point qu’il déféquait et urinait sur lui. Il a été laissé nu dans sa cellule d’isolement pendant des semaines. De temps en temps, l’un ou l’autre agent qui en avait le courage désinfectait sa cellule...
-  De temps en temps ?
-  Jean : Oui, il est parfois resté plusieurs jours comme ça dans sa m... Finalement, cela jouait sur la corde sensible de certains agents, qui ont dit : « Nous, on va le faire, on va l’amener à la douche. » Ce n’est pas notre rôle pourtant...
-  Julien : Des gens ne veulent pas le faire. Des agents ne supportent pas l’odeur parce que cela refoule... C’est mon cas. En plus, je vous le dis honnêtement, j’estime que ce n’est pas mon boulot d’aller désinfecter une cellule d’isolement.
-  Ces résidents restent donc parfois sans soins...
-  Julien : ils reçoivent leur nourriture, leurs médicaments, mais sur le plan de l’hygiène, cela ne va pas. Une personne qui défèque sur elle pourra rester de 24 heures à une semaine sans nettoyage. Se développe alors une odeur pestilentielle... Et ce sont toujours les mêmes qui s’y collent, avec des masques.
-  Jacques : Ce n’est pas facile à vivre, Il m’arrive souvent de rentrer chez moi et de chialer parce que j’ai vu des trucs qui ne devraient pas exister. Ce type, ils l’ont rapatrié sans suivi, sans rien...
-  Jean : Quand on demande pourquoi des cas psychiatriques arrivent chez nous, on nous dit que pour savoir si ces gens doivent être rapatriés ou pas, il faut qu’ils passent d’abord par Vottem. Ils doivent être dans le système pour que l’Office des étrangers puisse les « valider ». Si cela se faisait en quelques jours, je comprendrais. Mais là, cela dure beaucoup trop longtemps. Pour eux comme pour nous.
-  Joseph : Il existe des établissements spécialisés pour aider et soigner ces personnes !
-  N’y sont elles pas transférées lorsqu’on constate leur état à Vottem ?
-  Joseph : Après quelques trop longues semaines d’isolement, cela peut arriver, mais c’est loin d’être systématique. Le plus souvent, leur état psychiatrique n’empêche pas leur rapatriement.
-  Julien : Et d’autres sont tout simplement relâchées dans la nature.
-  Comment cela ?
-  Julien : Pour faire de la place au centre ou pour une autre raison, ils reçoivent un ordre de quitter le territoire (OQT) dans les cinq jours. Concrètement, cela veut dire qu’ils sortent, livrés à eux mêmes. À charge pour eux de quitter le pays. Je me souviens notamment du cas d’un obsédé sexuel qui se masturbait dès qu’il voyait passer une femme de ménage dans le couloir. Après quelques semaines chez nous, il a été remis en liberté avec un OQT de 5 jours...
-  C’est mettre la société en danger !
-  Julien : Tout à fait, mais nous nous sentons aussi en danger. Par exemple, le mois dernier, on nous a amené un type potentiellement très violent. Un schizophrène, nous a dit la direction. Il parle avec vous très calmement, et puis, il pète un câble. Avant que vous compreniez ce qui se passe, il est en train de vous étrangler. On n’est pas formés pour s’occuper de gens comme ça ! Ce type est bien resté deux ou trois semaines en cellule d’isolement. De temps en temps, un volontaire lui faisait prendre sa douche. Et puis, il a été transféré on ne sait où... Aux dernières nouvelles, il serait à Lantin.
-  Jacques : Des gens à problèmes psychiatriques lourds, il y en a de plus en plus. L’un chasse l’autre. En ce moment, un Guinéen parle et chante seul toute la journée. Il défèque dans son assiette et balance le tout par l’œilleton de sa cellule... C’est triste à voir. Il faudrait qu’il reçoive une aide psychiatrique, mais, comme souvent, la direction préfère décréter qu’il s’agit d’une simulation. Jouer la comédie pendant deux ou trois jours, je veux bien, mais pas pendant des semaines !
-  Jean : Le dilemme pour cette direction qui dépend du ministère de l’Intérieur, c’est que si le type est reconnu malade par un psychiatre, il n’est plus rapatriable... Donc, elle fera éventuellement venir des kinés de l’extérieur, mais jamais un psychiatre. Sauf cas tout à fait exceptionnel. Je me souviens d’un type déjà suivi par un psychiatre avant sa détention. Dans un moment de lucidité, il a réussi à demander à revoir son thérapeute, et finalement, il a pu quitter Vottem.
-  Jacques : Vottem est devenu un centre poubelle. Si une personne se balade en rue avec un comportement bizarre, qu’elle est interpellée par la police et qu’elle n’a pas de papiers, le plus simple pour les flics, c’est de l’envoyer chez nous, où elle sera enfermée sous le label « personne étrangère et sans papiers ». Officiellement, il n’y a donc pas de cas psychiatriques dans les centres. Dans la pratique, on improvise...
-  Et les gens qui souffrent de problèmes psychiatriques se retrouvent en cellule d’isolement ?
-  Julien : Pas tous, mais la plupart, notamment les cas difficiles, qui posent problème pour la vie en groupe. Dans notre jargon, on appelle cela le « régime différencié ».
-  Jean : Et ils ne sont pas en isolement pour un ou deux jours, mais pour trois semaines, voire deux mois. Même pour une personne normale, rester dans ce type de cachot si longtemps, c’est insupportable. On en ressort à l’état de zombie.
-  Julien : Un Polonais y était resté deux mois. Il en était ressorti complètement cassé, avant d’être renvoyé dans son pays.
-  Jean : Il est rare que quelqu’un de normal se retrouve pour une longue période en isolement. Après deux ou trois jours, l’intéressé comprend le message et reprend la vie en groupe... Seules les personnes fragilisées par des problèmes psy y restent donc longtemps.
-  Avec quels droits ?
-  Jacques : Trois repas par jour comme les autres. En théorie, le « différencié » peut aussi avoir une promenade au préau, deux heures par jour. En pratique, certains refusent, d’autres ne comprennent même pas qu’ils ont ce droit, et pour d’autres encore, les troubles comportementaux empêchent toute sortie. On ne peut pas demander à trois agents de promener une seule personne...
-  À quoi ressemble une cellule d’isolement ?
-  Jacques : À un cachot de prison. Il n’y a pas de table, juste un matelas posé sur un bloc de béton. C’est une pièce vide.
-  Vous dites qu’un cas psychiatrique chasse l’autre. Que faut-il comprendre par là ?
-  Julien : Il y en a deux ou trois par mois !
-  Jacques : On a en permanence un cas très grave qui doit être isolé.
-  Julien : Sans oublier les toxicomanes, les gens qui ont des troubles du comportement liés à ce qu’ils ont vécu dans leur pays, les personnes sujettes aux crises d’angoisse, de colère. Les délires... On craint tous qu’un jour il y ait un accident.
-  Jean : Mais Julien, des accidents, il y en a déjà eu ! Des nez cassés, un genou explosé... Des réfugiés qui se font du mal à eux-mêmes.
-  Julien : C’est vrai. Il y a aussi des tentatives de suicide et beaucoup d’automutilations. Nous ne sommes pas aptes à juger s’il s’agit de simulations pour obtenir un transfert en hôpital ou une sortie. Il faudrait un véritable suivi des détenus sur le plan psychologique, mais il est totalement inexistant. Cela nous met en permanence dans une situation de malaise.
-  Jean : Vous savez comment l’Office réagit en cas grave de tentative de suicide ou d’automutilation ? Il transfère dans un autre centre ou à l’hôpital. Généralement, dans cette seconde hypothèse, la personne s’échappe parce qu’il n’y a pas de surveillance. Et ce n’est pas un mieux pour elle : elle se retrouve alors dans la nature, sans ressources, dans la clandestinité, avec ses troubles psychologiques ou psychiatriques toujours entiers.
-  Soit on écarte le « problème », soit on le cache ?
-  Jacques : Et c’est la même chose avec les tuberculeux... On touche à un problème de santé publique. Des « résidents » souffrant de cette affection contagieuse ont parfois été relâchés dans la nature, plutôt que d’être soignés.
-  Joseph : Il y a quelque temps, un type crachait ses poumons. La direction n’avait pas envie qu’il perde la vie au centre, mais elle ne l’a pas envoyé à l’hôpital. L’homme a reçu un ordre de quitter le territoire dans les cinq jours. Sur le plan humanitaire, c’est tout à fait désastreux.
-  Julien : C’est sans doute aussi illégal. La tuberculose est une maladie à déclaration obligatoire. Or je vois régulièrement sortir des gens qui ont viré leur cuti. Les centres les déclarent-ils ? J’ai des doutes.
-  Joseph : Plusieurs agents de Vottem ont aussi contracté cette maladie...
-  Revenons aux cas de troubles mentaux. N’y a-t-il pas de psychiatre au centre ?
-  Joseph : Non. On le demande régulièrement. On voudrait aussi des infirmières spécialisées.
-  Jacques : Dans l’organigramme du centre, il y a un psychlogue, mais il ne voit jamais les résidents. Cela ne l’intéresse pas d’aller parler avec le gars qui vit dans ses excréments dans une cellule puante.
-  Julien : De toute façon, n’étant pas psychiatre, il n’est pas qualifié pour soigner ces gens.
-  Jacques : La question se situe simplement sur le plan de la dignité humaine, des droits de l’homme. En tant que membre de la direction, il devrait juger intolérables ces mises en isolement d’êtres aussi fragilisés.
-  Il fait partie de la direction ?
-  Julien : Le psy est aussi directeur adjoint du centre. Et il l’est avant tout : ce qui compte, c’est que la machine continue à tourner sans faire de vagues...
-  Joseph : Il reste dans son bureau. Et ce sont les agents qui font de la psychologie comme ils le peuvent, en discutant avec les personnes à problèmes.
-  Jacques : Il lui arrive tout de même de parler à des résidents excités pour tenter de les calmer.
-  Joseph : Sans doute, mais de toute façon, il y a toujours confusion des rôles. Il discute avec un type un jour, et le lendemain, s’il est de garde, c’est lui qui décidera de mettre le même homme en cellule d’isolement. À qui parlent ces gens lorsqu’ils ont des problèmes de détention : au directeur ou au psy ?
-  Les médecins visitant le centre ne voient pas les cas graves en isolement prolongé avec ces soucis d’hygiène ?
-  Jacques : Si, bien sûr... C’est peut-être pour cela qu’ils changent souvent. Quand ils se retrouvent face à un mur, ils s’en vont.

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Le 29 janvier dernier déjà, Vottem faisait la une des journaux avec la manifestation, initiée par Amnesty International, contre l’enfermement des enfants.

-  Julien : Un psychiatre devrait prochainement débarquer chez nous, un type qui fait des expertises pour le ministère. On verra bien...
-  Jean : En attendant, cela va crescendo. Un groupe de travail vient de se former sur cette problématique des cas psychiatriques, que la direction présente simplement comme des « cas difficiles ». Ils pensent créer une aile spécialisée de 24 lits.
-  Vous sentez vous mal dans ce travail ?
-  Jacques : Parfois, je me demande ce que je fais là. Mais je me dis que j’occupe la place d’un type qui pourrait être pire que moi. Ces centres existent de toute façon. Et il faut gagner sa vie.
-  Joseph : La plupart d’entre nous font de leur mieux dans un contexte difficile. Certains pourraient croire que les agents des centres fermés sont des brutes sans scrupules ou des racistes. Il n’y a rien de plus faux. Par exemple, quand il a été question de recevoir des familles à Vottem et que rien n’était prévu à cet effet, on s’est démenés pour rendre l’accueil acceptable, parce qu’on savait qu’il y aurait des enfants. Ce qui a été fait en un an ailleurs, on l’a réalisé en deux mois. Les familles qui sont venues pendant un temps chez nous étaient mieux accueillies que dans d’autres centres.
-  Julien : Ce travail est pesant. Des gens font des crises parce qu’ils ne parviennent pas à concevoir de retourner dans leur pays. Je pense par exemple à ce Chinois resté trois jours à l’infirmerie ou à cet ado de 18 ans qui avait fait toutes ses études en Belgique et devait repartir... Si vous êtes gardien de prison, vous savez que le gars en face de vous n’est pas là par hasard : il a tué, il a volé. Ici, beaucoup n’ont jamais rien fait de mal !
-  Jacques : À la création du centre, les gens présents étaient uniquement des illégaux, mais depuis quelques années, il y a de plus en plus de smex : ils représentent pas loin de 50 % de la population.
-  De qui s’agit-il ?
-  Jacques : Smex, cela veut dire sans moyens d’existence . Ce sont des Sans-papiers condamnés à une peine de prison, qui viennent purger leurs dernières semaines chez nous avant d’être rapatriés ou de recevoir un OQT de cinq jours. En quelque sorte, on sert aussi à désengorger les prisons.
-  Jean : Parmi eux, il y a beaucoup de petites frappes qui se prennent pour des caïds, de gens violents... On n’est pas formés pour s’en occuper. On craint qu’un jour il y ait un accident...
-  Julien : D’ailleurs, c’est un smex qui a récemment donné un coup de ciseaux à une gardienne du 127 bis. Auparavant, il avait aussi fait un séjour chez nous !
-  Joseph : Cette population très particulière pose également problème aux autres résidents, qui n’ont jamais eu de contact avec le milieu criminel. Ils sont victimes de pressions, de rackets, de violence.
-  Julien : Des Africains qui fuient un régime politique dictatorial sont mélangés à des Albanais venus ici faire du proxénétisme. Les résidents sont logés dans des chambres non fermées et regroupés dans des ailes contenant jusqu’à 40 personnes. Très souvent, pour ne pas dire tout le temps, il n’y a qu’un seul agent pour surveiller tout le monde. Quand c’est calme, ça va, mais lorsque cela commence à s’énerver, mieux vaut se tirer. Des groupes se créent dans le groupe. Des hiérarchies. Comme en prison.
-  Jacques : Ceux qui n’ont jamais eu de soucis avec la justice n’ont vraiment pas besoin de ce stress supplémentaire, alors qu’ils sont déjà déstabilisés par le fait de se trouver dans un milieu carcéral. On ne sait plus trop comment les protéger et les rassurer...
-  Julien : Et puis, il y a une autre injustice. Les smex reçoivent le plus souvent un OQT de cinq jours. Les résidents les plus difficiles, les types dangereux mais qui savent se payer de bons avocats, échappent généralement à l’expulsion. Ils reçoivent cet OQT, qui, bien entendu, restera lettre morte jusqu’à leur prochaine interpellation. Le gars perdu, sans relations, fragilisé par son exil, ce sera toujours plus facile de le taper dans un avion...
-  Comment se passent les rapatriements ?
-  Joseph : Un Pakistanais avait refusé de monter à bord à Zaventem. Ce gars est revenu tellement cassé qu’il ne savait plus marcher. Il a passé plus d’un mois à l’infirmerie. Rien n’a changé depuis Sémira Adamu. Il n’y a plus de coussin, mais c’est toujours aussi violent.
-  Julien : Personne n’est tabassé à Vottem. Par contre, quand les gens reviennent de l’aéroport, on constate que certains - pas tous - ont été l’objet de violences sérieuses. Beaucoup de choses se passent à Zaventem. Des gens partent aussi avec un GSM ou de l’argent dans une enveloppe qui devait leur être remise à leur montée dans l’avion et reviennent au centre sans rien.
-  Jacques : D’après les témoignages de plusieurs résidents, les policiers utilisent des techniques assez incroyables, qui ne laissent pas de traces. Ils appuient fortement sur un endroit du front, ce qui provoque une douleur tellement intense que la personne perd tous ses moyens. Il y a aussi beaucoup d’insultes verbales.
-  Julien : Il est arrivé qu’un médecin vienne pour constater les dégâts, mais la plupart du temps, les résidents ont peur de déposer plainte. Ils croient que cela influencera leur dossier.
-  Jacques : Il y a un autre aspect du travail dont on voudrait vous parler car il nous inquiète très fort : la distribution des médicaments aux résidents. Ce n’est pas notre job ! Que se passera-t-il le jour où il y aura une erreur ?
-  Une erreur ?
-  Jacques : Les médecins et les infirmières ne sont pas là en permanence. Il arrive donc, la nuit ou à d’autres moments, que des gardiens se retrouvent face à des « résidents » qui ont besoin de certains médicaments. Par exemple, un calmant pour dormir. Le système en place veut que l’on téléphone alors à l’infirmière de garde.
-  Joseph : On reçoit donc une consigne verbale de donner tel ou tel médoc. Imaginons qu’il y ait une contre-indication ou que le résident ne supporte pas ce qu’on lui a donné pour tel ou telle raison. Qui va porter le chapeau ?
-  Et quand les infirmières sont là, comment cela se passe ?
-  Joseph : Ce n’est pas du tout satisfaisant non plus. Ce sont elles qui préparent des plaquettes à donner aux détenus...
-  Jacques : Et il y a constamment des erreurs dans les plaquettes... Un jour, il y aura un problème. C’est couru d’avance.
-  Joseph : Cette question des médicaments est aussi à l’origine de beaucoup de situations de violence. Certains gardiens hésitent à donner des calmants ou des antidouleurs pour les raisons que nous venons de vous expliquer. En retour, il y a des résidents qui vivent cela très mal et qui s’énervent...
-  Vous vous êtes plaints de cette situation à la direction ?
-  Joseph : Bien entendu. On nous répond qu’il n’y a pas de budget pour assurer une présence permanente d’une infirmière dans le centre.
-  Jacques : Les infirmières sont intérimaires ou contractuelles à mi-temps. Elles n’ont pas intérêt à ruer dans les brancards. La direction leur fait comprendre qu’il ne faut pas qu’elles soient trop proches des résidents.
-  Joseph : En fait, on se contente de bourrer les gens de médicaments pour les garder calme. Les médocs à Vottem, c’est un budget de plusieurs milliers d’euros pas mois.
-  Jean : Et dans le même temps, il y a des gens qui attendent 5 jours pour voir le médecin, parfois plus. Cela fait monter la colère et c’est nous qui avons les problèmes. Par exemple, si un « résident » a une rage de dent, il s’inscrit chez le médecin et cela peut durer un mois pour qu’il voie un dentiste.

Michel Bouffioux

http://www.assembleedesvoisins.be/Centre-ferme-de-Vottem-des


Le centre pour "illégaux" de Vottem, une honte nationale...

Le centre de Vottem, près de Liège, est le plus récent des centres fermés. Son ouverture date de 1999. Ce centre est composé de quatre ailes pouvant « accueillir » 40 personnes chacune. Sa capacité totale est donc de 160 places.

Le centre est doté d’une infrastructure moderne. Il n’en présente pas moins des caractéristiques carcérales. Chaque aile est fermée par deux rangées de barreaux. Les possibilités de sortie dans les espaces « promenades » sont limitées, et les seules possibilités de déplacement libre peuvent se faire entre les chambres et la salle commune.

Chaque chambre comporte deux lits superposés (2 x2 places), les possibilités d'intimité y sont par conséquent réduites. Les agents de sécurité sont présents en nombre.

Pendant plusieurs années, seules 3 ailes étaient occupées par des hommes qui, pour la plupart, étaient en séjour illégal. Il arrive que des demandeurs d'asile en procédure soient détenus au centre de Vottem et notamment, une proportion de plus en plus grande de demandeurs d'asile en attente de transfert vers un autre État membre de l'Union Européenne (« Cas Dublin »).

Depuis mars 2006, la quatrième aile est affectée à la détention des familles avec enfants. L'arrivée d'enfants au centre de Vottem a suscité une forte mobilisation citoyenne des habitants de Liège5.

Conséquences médicales et psychologiques de la

détention

L’article 5 de la Convention européenne des droits de l’homme stipule que « toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales... »

La Convention énonce un droit fondamental : la liberté est la règle, l’enfermement l’exception. La privation de liberté est une épreuve très lourde. Or, des personnes sont enfermées, dans le cadre du contentieux des étrangers, au motif qu’on leur interdit l’entrée sur le territoire, ou parce qu’elles n’ont plus les papiers nécessaires et doivent être expulsées.

La législation belge autorise l’enfermement dans le but d’organiser l’expulsion.

Il est important de souligner ici que ces étrangers sont enfermés pour le seul motif qu’ils séjournent « illégalement » dans le pays. Rien ne leur est reproché pénalement. Ils n’ont pas commis d’infraction. Ils sont donc incarcérés pour le seul motif de leur situation administrative.

Nos visites hebdomadaires dans les centres fermés en Belgique et nos contacts avec des personnes détenues nous permettent d’affirmer que la privation de liberté sur décision administrative et les conditions de l’enfermement ont un impact sur la santé physique et psychologique des étrangers.

Cette section a pour objet de mettre cette problématique en lumière. La situation que nous évoquons est celle qui nous est décrite, à nous visiteurs, par les détenus.

extrait du rapport de la Ligue des droits de l'Homme.

( http://www.liguedh.be/medias/579_etat_des_lieux_centres_fermes.pdf  ) TEL 02 2096280

contact CRACPE Liège : 0476/47.93.88 / http://cracpe3.skynetblogs.be/

Retour des camps...

«Nous assistons à l’avènement d’une xénophobie d’Etat»

Vous parlez d’un «retour des camps» qu’est-ce qui vous permet aujourd’hui d’utiliser ce terme ? N’est-il pas trop chargé, excessif ou délicat par rapport à la mémoire des disparus des camps, ceux de la Shoah notamment ?

Olivier Le Cour Grandmaison. « Ce type de camp n’a bien sûr rien à voir avec les camps de concentration, où le propre de l’interné n’est pas seulement d’être privé de sa liberté, mais également d’être massivement exposé à des tortures et à une mort de masse permanente. Il est pourtant tout à fait adéquat de parler de camp pour désigner les structures dans lesquelles sont aujourd’hui internés en masse des étrangers en situation irrégulière et destinés à être – selon la formule consacrée - renvoyés dans leur pays d’origine. Ça ne me paraît pas excessif.

 Le camp ne se reconnaît pas à l’image qu’on en a coutumièrement, c’est-à-dire les barbelés, miradors et une lumière blafarde et sinistre. Des lieux très hétérogènes peuvent être effectivement transformés en camp, s’il est possible rapidement d’y parquer un nombre relativement important d’individus en exerçant sur eux un contrôle très strict. Dernièrement à Roissy, des hôtels, des salles d’attentes pour voyageurs normalement, des gares… sont devenus des camps.

 Le point commun de tous ces lieux, c’est la technique répressive utilisée : l’internement administratif. Il s’agit de priver quelqu’un de sa liberté non sur la base d’un jugement prononcé par un tribunal, mais en vertu d’une décision prise par une autorité administrative. Désormais, nous, et c’est un «nous» collectif, considérons comme normal le fait d’interner des étrangers en situation irrégulière, en oubliant complètement que lorsque cette technique a été utilisée dans l’Algérie coloniale par exemple, les contemporains la considéraient comme un procédé extraordinaire au regard du droit commun. Nous assistons aujourd’hui à une extraordinaire banalisation.

 À droite comme à gauche (pour ce qui est de la gauche parlementaire), l’enfermement des étrangers apparaît comme la solution adéquate. Il existe évidemment plusieurs désaccords concernant les modalités d’application et le traitement infligé, mais il existe un consensus sur la technique. Mais pourquoi estimer normal que, pour le simple fait d’entrer irrégulièrement sur le territoire national, des hommes et des femmes puissent être privés de leur liberté ?

Olivier Le Cour Grandmaison a écrit et codirigé Le Retour des camps? aux Editions Autrement, en 2007. Il est également l’auteur de Haine(s). Philosophie et Politique, (PUF, 2002) et Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’Etat colonial, (Fayard, 2005).

S’agit-il d’une violation des droits fondamentaux ?

Ces camps nient assurément un principe de base : il ne devrait pas être possible de priver quelqu’un de sa liberté en dehors d’un crime et d’un délit dûment jugé par un tribunal compétent ! Cela ne signifie pas que les internés sont privés de tout droit, mais les garanties sont notoirement insuffisantes. Un état d’exception permanent est mis en place, à l’intérieur même de l’Etat de droit, conçu par l’Etat de droit ! Et qui fonctionne fondamentalement contre les étrangers en situation irrégulière, ce qu’une juriste appelle un «état de siège» contre les étrangers.

D’un côté il existe un droit qui institue une sécurité juridique, pour les nationaux, et de l’autre un droit qui institutionnalise l’insécurité pour les étrangers en situation irrégulière. Même les étrangers en situation régulière, en concubinage voire mariés avec des Français(es), et avec des enfants en France, sont menacés. Ils ne sont plus sûrs de pouvoir demeurer sur le territoire français avec la politique initiée par Nicolas Sarkozy. C’est une insécurité qui porte atteinte à un droit fondamental reconnu par le Conseil d’Etat : le droit à mener une vie familiale normale.

Les récents incidents dans le centre de Vincennes vous ont-ils surpris par leur gravité ?

Vincennes n’est que le dernier exemple sinistre en date. Ces violences ne sont pas des faits divers, ces violences ne sont pas des bavures, ces violences sont structurelles ! Elles sont induites par la nature même du camp, et par la stigmatisation des étrangers perçus comme dangereux, et qui même s’ils ne sont pas totalement dépourvus de droits, ne disposent que de prérogatives minimales. Ajoutez à cela des forces de police qui savent qu’elles opèrent dans des lieux globalement soustraits aux contrôles, la violence devient un phénomène banal et courant dans ces centres de rétention. Les événements de Vincennes n’ont donc rien d’exceptionnel concernant la violence, la nouveauté, on la trouve dans les mouvements de protestation qui ont suivis, ainsi qu’une petite opération politicienne tendant à faire croire que la police et le gouvernement menaient une politique de transparence en la matière. Il faut rappeler qu’une seule association peut pénétrer dans les centres : la CIMADE (Comité intermouvements auprès des évacués). Si le gouvernement veut aller jusqu’au bout, il faudrait commencer par autoriser toutes les associations qui défendent les droits de l’homme à entrer dans ces camps.

Quel est l’impact de la politique de Nicolas Sarkozy sur les conditions de rétention ?

Aujourd’hui, les centres de rétention concernent des hommes et des femmes qui antérieurement, pour diverses raisons et notamment parce qu’ils avaient des attaches fortes en France, n’étaient pas arrêtés auparavant. Sont ainsi enfermées et expulsées des personnes qui peuvent résider en France depuis 10, 15 ans ou plus longtemps encore, qui peuvent vivre en concubinage avec des Français(es), et qui dans certains cas mêmes ont des enfants en France. Les mêmes qui font grand cas de la préservation de l’unité familiale quand il s’agit de nationaux, ou d’étrangers vivant régulièrement en France, n’ont aucun scrupule à séparer les parents de leurs enfants, voire à expulser des enfants en violant pour cela une convention internationale ratifiée par la France et certaines dispositions express du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le nombre de personnes placées en rétention et expulsées a ainsi considérablement augmenté dès l’entrée de Sarkozy au ministère de l’Intérieur mais nous assistons à un phénomène encore plus grave : l’avènement d’une xénophobie d’Etat ! Désormais il est assumé au plus haut niveau de l’Etat que l’étranger en situation irrégulière est une source de troubles et de maux. La traque, l’arrestation et l’expulsion deviennent donc une priorité nationale. Des moyens matériels et humains considérables sont engagés à cette fin. Le ministère abracadabrantesque de Brice Hortefeux en est l’incarnation : ministère de l’immigration, de l’identité nationale de co-développement et de l’intégration. Sur son site officiel, une seule activité est d’ailleurs mise en avant : la traque, l’arrestation et l’expulsion. Les objectifs sont très élevés: pour 2008, le quota est fixé à 28 000 expulsions ! Et cela doit augmenter chaque année !

S’agit-il d’un retour du nationalisme ?

Avec l’élection de Nicolas Sarkozy, la lutte contre les clandestins est pensée comme un élément essentiel de la préservation de la sécurité des nationaux et de l’unité nationale. Nous assistons à un retour d’une forme très convenue, xénophobe et parfois agressive du nationalisme, avec l’objectif de redonner aux Français une fierté qu’ils seraient supposés ne plus éprouver pour leur patrie. Il s’agit d’articuler une politique ouvertement xénophobe et la réactivation de grands discours sur la France, son passé prestigieux, ses origines chrétiennes, les beautés de sa colonisation réputée avoir été synonyme de civilisation…

Vous décrivez un phénomène d’externalisation parallèle à cette multiplication des camps sur le sol européen. Quel est son rôle ?

Les camps se multiplient en effet en Europe, principalement sur la «ligne de front» (Grèce, Malte, et les derniers entrants). L’externalisation se développe en parallèle pour redoubler et sanctuariser les frontières de l’Union Européenne. Il s’agit d’exporter les camps d’internement d’étrangers hors de l’UE, notamment dans les pays du Maghreb, considérés comme essentiel pour contrôler les «flux migratoires» en provenance d’Afrique. À charge pour ces Etats, que l’on sait peu scrupuleux quant au respect des droits de l’homme et des principes démocratiques, d’interner les étrangers sur leur sol. La présence en Europe d’un nombre relativement important de camps d’internement au regard de son passé génocidaire, est très difficile à assumer. Selon le bon principe qui veut que l’on cache ce que l’on ne peut véritablement tolérer, on procède donc à l’externalisation de ces camps dans des Etats dont les diplomates disent pudiquement qu’ils sont soumis à des «standards» juridiques différents. Très cyniquement, cela signifie qu’il sera possible d’expulser plus facilement les étrangers arrêtés. Un ministre italien reconnaissait ainsi que ce qu’il advient dans les camps libyens n’est pas de son ressort. Sous-entendu, on s’en lave les mains ! L’Europe ne cesse de sous-entendre ou même d’affirmer explicitement qu’elle est en guerre contre les «clandestins». Tous les moyens (ou presque) sont bons pour mener cette bataille ! La directive (en projet) va dans ce sens : la rétention administrative pourrait atteindre 18 mois ! Ce projet permettrait aussi de prononcer contre les étrangers en situation irrégulière et expulsés dans leur pays d’origine une peine d’interdiction de séjour de 5 ans sur le territoire des Etats membres de l’UE. L’avènement d’une xénophobie d’Etat n’est donc pas propre à la France, il s’agit d’une véritable «xénophobie d’institution» au niveau européen. Frontex, l’agence européenne qui se charge des frontières, dispose même de moyens militaires : les drones sont désormais utilisés pour le contrôle des frontières. Là encore on assiste à une extraordinaire banalisation de techniques originellement militaires désormais tournées vers le contrôle de populations civiles. Soit dit en passant après que le gouvernement français ait envisagé d’utiliser les mêmes drones pour les banlieues…

N’y a-t-il pas une certaine indifférence ou une trop faible mobilisation de l’opinion publique sur ces conditions de rétention ?

Effectivement. Et cela s’explique tout d’abord par l’extraordinaire démission des partis de l’opposition parlementaire, pour des raisons électorales. Les députés ont en effet un droit d’accès permanent aux camps de rétention, dont ils n’usent visiblement pas ! Ensuite, Ces centres sont des «hors lieux» : ils sont quasiment invisibles ! Qui sait lorsqu’il se rend à Roissy CDG qu’à quelques mètres seulement de lui se trouvent des étrangers placés en zones d’attente et dans certains cas en cours d’expulsion ? Il s’agit d’une invisibilité organisée. Cependant, entre le moment où ce livre a été écrit (2007) et aujourd’hui, les réactions se multiplient car la situation s’est aggravée, les quotas d’expulsions se sont durcis, et aussi grâce aux mobilisations de masse organisées par le Réseau éducation sans frontières (RESF). Ces derniers ont fortement contribué à sortir ce sujet de la marginalité »

Recueillis par CAMILLE STROMBONI

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/03/nous-assistons.html


LES ATTACHES DURABLES ONT GAGNEES


Les longues procédures d'asile aussi...

 

Fin de grève rue Royale... 

Ce mardi au 50ième jour de grève de la faim, les 150 grévistes de la faim ont accepté l'accord qui leur a été proposé.

Une partie de ceux ci sont des demandeurs d'asile déboutés qui ont passés de très nombreuses années à attendre une improbable réponse de l'Office des étrangers et qui ont finalement reçu un refus kafkaïen. Pour ceux là le dossier sera revu et s'ils ont eu 3 ans d'attente (de procédure) avec enfants et 4 ans pour les célibataires, leur situation sera régularisée.

Bon nombre des grévistes n'avaient pour leur part, que le fait des attaches durables qu'ils ont dévelloppés avec notre pays pour demander une régularisation de leur situation administrative, certains n'avaient même jusqu'à la grève, jamais introduit de dossier tant cette procédure est systématiquement bloquée par Mr Dewael qui ne veut entendre parler d'attaches durables. Son dernier dada, c'est l'immigration économique, point c'est tout. Jamais il n'a voulu tenir compte de l'humanité des réfugiés économiques.

 

Victoire?... 

Le critère attaches durables étant  à présent tacitement reconnu et pris en compte par le ministre, c'est une avancée et une victoire pour tous les sans papiers et la société civile qui lutte à leurs côtés depuis des années.

 grevistes udep

 

...ou défaite?

Pour les grévistes non demandeurs d'asile, 3 mois c'est trop peu ou très court pour espérer trouver un boulot, un contrat, demander un permis de travail et espérer prolonger leur séjour. En ce sens, l'UDEP met en place une cellule d'accompagnement pour les démarches administratives et d'orientation dans l'aide à l'embauche et/ou à la formation (cours de néerlandais pour nombre de personnes qui souhaitent travailler en flandre par exemple).

 

Santé... 

 L'état de santé pour bon nombre est préoccupant et il importe que les grévistes se réalimentent peu à peu et selon un régime très strict. Les occupânts ont donc été invité à ne pas quitter l'occupation pendant 10 à 15 jours afin de continuer le suivi médical et un groupe de solidarité culinaire Gantois se charge de préparer diverses soupes diététiques sur les conseils des médecins.

 

L'UDEP 

Pour l'UDEP, cette grève n'est qu'une étape et d'ici le 23 mars la mobilisation continue pour faire pression sur le Ps et le Cd&V pour qu'ils tiennent leurs engagements et inscrivent les attaches durables dans l'accord du futur gouvernement.

Le travail consiste à présent à  continuer l'expansion des CerCles du silence qui culmineront avant l'entrée en fonction du futur gouvernement(aux environs du 20 mars) en un CerCle du silence national réuni à Bruxelles, entourant probablement les partis concernés. 

 

 

L’UDEP BRUXELLES

 

  L’UDEP: 0494/384 442  -

 

MERCI DE TRANSMETTRE D'URGENCE :
DISPARITION
  Notre sœur a disparu depuis ce lundi 25 février 2008. Elle est partie de son domicile à Genval (Belgique) pour se rendre à son école, elle n'y est jamais allée. Elle portait au moment de sa disparition un jeans, des baskets bleues marine (all star), et avait une besace de toile kaki. Pouvez-vous nous aider à la retrouver ?
Merci de transmettre ce message à tous vos contacts.

 

Prénom : Margot

Age : 16 ans
Taille : 168cm
Corpulence : mince
Yeux : bruns
Cheveux légèrement bouclés (parfois lissés) châtain clair.

Si vous avez la moindre information qui pourrait nous être utile, n'hésitez pas à nous contacter.

-          Son frère, Erwin Barbé : +32 (0)495 55 75 92

-          Son frère, Julien Barbé : +32 (0)497 426 427

-          Ou le commissariat de police le plus proche

-          Ou CHILD FOCUS au 110.

18/02/2008

Aux membres du gouvernement


Aux membres du gouvernement, à la presse Belge, pour les grévistes de la rue Royale, l'UDEP Bruxelles.38875
 
 ruroyaale

Suite aux informations passées sur certaines ondes nationales ce week-end, aux diverses rumeurs politiques sur une issue conclue pour sortir de la grève de la faim ce lundi ou d'un accord accepté par les grévistes, l'UDEP Bruxelles tient à mettre les choses au clair: ces informations sont fort MALHEUREUSEMENT fausses!

Les personnes sans papiers occupant le n° 91 de la rue Royale à Bruxelles atteindront ce lundi leur 49e jour de la grève de la faim qu’ils ont entamée le 1e janvier.

  

Depuis ce jour, leur détermination et leurs revendications n’ont guère varié : dès le début de leur action, les grévistes ont en effet invariablement exigé, de façon collective, une solution à la fois digne et vivable.

Les grévistes parlent d'une situation administrative temporairement suffisante (au moins pour 12 mois) à trouver un emploi ou suivre une petite formation et gagner un contrat de travail, qui leur permette de vivre dignement et de façon durablement légale.  

La perspective de l'octroi d'un permis de séjour d'à peine 3 mois n'est évidemment pas une solution de vie durable et donc rejetée en bloc par les grévistes: "Tu crois que je vais mourir ici pour que en mai mes enfants se retrouvent de nouveau sans papiers?!" ; nous a déclaré une gréviste...

 

Les grévistes interrogés un par un, par les membres du bureau de l'Udep Bruxelles ce dimanche sont à ce jour, identiquement résolus à obtenir ce qu’ils réclament depuis 11 semaines. Bon nombre d'entre eux n'étaient d'ailleurs même pas au courant des fausses informations qui courent sur leur dos, ils l'ont appris par l'Udep ou par l'article (juste et cohérent) paru dans LLB ce samedi.

A ce stade de la grève, les personnes sont dans un état de non-retour avancé qu'il convient de désammorcer en évitant ce genre de déclarations qui peuvent être prises comme des provocations pour des personnes déjà si peu entendues et considérées. L'Udep ne peut que répèter son appel lancé samedi à la manifestation vers les partis francophones du gouvernement (Ps, MR, cdH) et Mr Dewael afin qu'ils mettent tout en oeuvre pour trouver une issue à cette crise.

L'Udep rappelle que la grève de la faim n'est pas inévitable contrairement à ce qu'à déclaré Patrick Dewael à Mme Nyssens (cdH) et qu'elle est le fruit d'une politique de plus en plus absurde, arbitraire et cruellement aveugle de l'humanité des immigrés sans papiers qui vivent parmis nous. Le cas effarant de la petite Angelica nous l'a rappellé encore cet été.

En outre, ce sont les engagements politiques non tenus (du Ps notamment qui avait déclaré aux sans papiers qu'il ne rentrerait jamais dans un gouvernement sans mettre fin à l'arbitraire de l'Office des étrangers) qui ont amené les personnes sans papiers à user de cet ultime recours,  après des années de combat citoyen, pour se faire enfin entendre.

A part au cdH ou chez des personnalités telles que Marie Arena ou Carine Lallieux, nul ne semble vouloir prendre ses responsabilités politiques.

Pour les personnes sans papiers en grève de la faim depuis 49 jours, l'Udep Bruxelles.

Udep 0485 103 858 (grévistes) / AVOCATS des grévistes : 02.210.02.00 /GSM: 0475.57.57.00


APPEL A REJOINDRE LES PERSONNES SANS PAPIERS

POUR EXIGER DE NOTRE GOUVERNEMENT

QU’IL TRAITE LA QUESTION URGENTE DE LA RÉGULARISATION.

bourse de BXL - Samedi 16/02 14h
 
    Appel lancé à Mr Di Rupo (Ps), Mme Milquet (cdh) et Mr Reynders (MR) afin qu’ils entendent ce cri de détresse
et évitent la fin tragique qui se joue sous nos yeux aujourd’hui.
L’état de santé de la majorité des grévistes continue de se dégrader, nous annoncions un état catastrophique la semaine passée, aujourd’hui, la situation est plus que critique et rien n’a avancé.

Les grévistes restent déterminés à n’accepter aucune sortie qui ne leur offre pas de solution durable au calvaire et à la souffrance quotidienne de la clandestinité, moins supportables, à leurs yeux que la mort de laquelle ils s'approchent.

Cette solution durable, ce droit de séjourner, cette régularisation de leur situation administrative, ce bout de papier qui permet tout simplement de vivre, à ce jour, le ministre le leur refuse toujours. C'est donc le gouvernement que l'Udep interpelle aujourd'hui.

  Outre leur détresse immense, ce que 150 personnes qui ont cessé de s’alimenter depuis 47 jours nous rappellent, c’est l’impérieuse urgence qu’il y a, à ce que notre gouvernement s’engage dans la voie de la régularisation.

 

Seule une politique cohérente, non arbitraire et qui tienne compte des attaches que les personnes ont établies avec notre pays, peut mettre un terme à la détresse de dizaines de milliers de personnes et par là même, mettre un terme aussi à la grève de la faim en cours et à celles qui suivront certainement, si aucune responsabilité humanitaire n’est prise.

  Samedi passé déjà, 400 personnes s’étaient rendue à l’Office des étrangers rappeler au ministre Dewael le péril de mort des 150 grévistes. Dans la foulée, le ministre a été interpellé plusieurs fois par le parlement, par les syndicats du nord et du sud du pays, par les organisations de défense des droits de l’homme,…

Resté sourd à tous ces appels, Patrick Dewael demeure inflexible, c’est donc au gouvernement d’agir et de trouver une issue à cette crise, acte que le ministre ne semble pas vouloir poser.  

  

Ce samedi, nous rappellerons donc aux partis du gouvernement, le lent suicide collectif qui se déroule sous leurs fenêtres et le suicide, ce mardi 5 février, de Omar, un  demandeur d'asile originaire de Guinée et âgé de 27 ans, qui, comme les 150 grévistes, a été désespéré après avoir reçu un ordre de quitter le territoire, et a décidé de se jeter sous un train en gare de Namur. Il séjournait et étudiait en Belgique depuis 2004, il y avait construit des attaches solides et durables…

  

Nous le rappellerons au gouvernement une fois de plus, au nom des grévistes et de toutes les personnes sans papiers qui attendent des solutions durables à leur situation, cette fin tragique est celle qui se joue sous nos yeux aujourd’hui !

   

L’UDEP BRUXELLES

  L’UDEP: 0494/384 442  - LES GREVISTES: 0485/103 858   http://sanspapiers.skynetblogs.be/ 

[Chambre des Représentants – Commission de l’Intérieur - Réunion du 13 février 2008 – Extrait du compte rendu intégral (CRIV 52 – COM 102)]

  

22 Question de M. Georges Gilkinet au ministre(sinistre) de l'Intérieur sur "le suicide d'un demandeur d'asile débouté en gare de Namur" (n° 2036)

  22.01 Georges Gilkinet (Ecolo-Groen!):

Monsieur le président, monsieur le ministre, mardi passé, le 5 février, Hassan Bayero, dit Omar, un  demandeur d'asile originaire de Guinée et âgé de 27 ans, a décidé de se jeter sous un train en gare de Namur et est décédé. Avec pas mal de ses amis et de représentants d'associations, j'ai assisté hier à son enterrement au cimetière communal de Namur. Je vous avoue donc que c'est avec une certaine émotion que je pose cette question.

 Alors qu'il séjournait et étudiait dans notre pays depuis 2004, qu'il y avait construit des attaches solides et durables, il avait reçu, quelques jours avant de poser cet acte, un ordre de quitter le territoire, mettant fin à tous ses espoirs et à tous les projets qu'il avait conçus; il se trouvait sans perspective d'avenir.

Cette fin tragique est d'autant plus difficile à accepter qu'en cours de formation de l'orange bleue, les négociateurs dont vous étiez avaient laissé entrevoir, à défaut d'une régularisation généralisée sur base de critères objectifs, un certain assouplissement des règles d'accueil, lié notamment aux perspectives professionnelles des demandeurs d'asile. Peut-être quelques mois de moratoire auraient-ils été suffisants pour éviter la fin tragique d'Omar.

 

Si je me permets de faire référence à ce cas précis, c'est parce qu'il me semble symptomatique, monsieur le ministre, de la situation vécue par de nombreux demandeurs d'asile aujourd'hui et qu'il doit nous pousser à trouver des réponses plus humaines aux cris de détresse poussés par celles et ceux qui estiment que la vie dans notre pays, quelles qu'en soient les conditions, est préférable à l'enfer de leur enfance ou de leur jeunesse.

 Monsieur le ministre, pouvez-vous dès lors nous dire si vous avez été informé de ce drame et quels sont les conclusions que vous en tirez sur les adaptations nécessaires et urgentes de la politique d'asile dans notre pays?

Disposez-vous de statistiques relatives au nombre de suicides de demandeurs d'asile en Belgique?


Le phénomène me paraît en forte augmentation, ce qui doit nous interpeller.

Surtout, même si la question vous a déjà été posée (peut-être allez-vous un jour évoluer avec ce gouvernement), ce drame entraînera-t-il une évolution ­ au moins temporaire sous la forme d'un moratoire que nous vous demandons de longue date ­ de la politique d'asile mise en oeuvre par le gouvernement fédéral?

  

22.02 Patrick Dewael, ministre:

 

Monsieur le président, chers collègues, j'étais et je suis toujours d'avis que le Parlement n'est pas l'endroit pour discuter en détails de cas individuels, aussi dramatiques soient-ils.

 

1. Je peux cependant communiquer à l'honorable membre que mes services ont été avertis d'une tentative de suicide.

 

2. En ce qui concerne les statistiques relatives au nombre de suicides des demandeurs d'asile ou d'ex-demandeurs d'asile, je vous renvoie à mon collègue compétent pour Fedasil.

 Jusqu'à aujourd'hui, un seul suicide a été répertorié dans les centres fermés de notre pays. Celui-ci s'est produit le 8 septembre 2004 au centre pour illégaux de Merksplas. Il s'agit d'un ressortissant de la République démocratique du Congo.

3. Dans un État de droit où la sécurité juridique doit toujours primer, il est difficile de concevoir l'instauration d'un moratoire qui pourrait mettre à mal cette sécurité et serait en outre injuste et discriminatoire à l'égard des étrangers déboutés qui ont donné suite à la mesure d'éloignement.

 

Une politique d'asile n'implique pas l'octroi systématique d'un droit de séjour au demandeur d'asile débouté alors qu'il n'a pas été reconnu comme réfugié ou reçu la protection subsidiaire par les instances d'asile. Une politique d'asile sous-entend que des décisions négatives pourraient être prises. Ces décisions sont toujours susceptibles de recours et l'étranger peut à tout moment faire valoir des circonstances humanitaires urgentes par le biais d'une demande d'autorisation de séjour en application de l'article 9bis de la loi. Mais là aussi, certaines décisions devant être prises sont négatives. C'est ainsi qu'est organisé un État de droit.

  

22.03 Georges Gilkinet (Ecolo-Groen!):

 Monsieur le ministre, je connais malheureusement votre position et je vois qu'elle n'évolue pas beaucoup.Pourtant, j'estime qu'on ne peut pas fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer. Je vous citais un cas qui me touche personnellement mais vous savez qu'à quelques centaines de mètres d'ici, 150 personnes, êtres humains, hommes et femmes, sont en grève de la faim et leur l'état empire chaque jour. Ce n'est pas digne d'un État comme le nôtre de fermer les yeux et de nier l'évidence.

Je vais chercher des informations complémentaires en ce qui concerne le suicide des personnes concernées.

 

À tout le moins mais ce n'est pas nouveau, notre groupe fera en sorte que ce cri de désespoir ­ ce n'est pas seulement une tentative de suicide mais un suicide réussi malheureusement; Omar restera donc en Belgique définitivement même si ce n'est pas de la manière dont il aurait rêvé ­ ne reste pas sans effet malgré votre inflexibilité. 


 Cirkel van stilte voor regularisatie/
CerCles du silence :8504
http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/02-06/DSC_0358.JPG
Cirkel van stilte voor regularisatie-CerCle du silence ce mercredi à côté de l'occupation rue royale, cette action à lieu tous les mercredi à BXL, Anvers, Sint-Niklaas, Roeselaere, Tubize, Liège, jodoigne, Louvain la Neuve,...(photo François Corbiaux)
Op initiatief van Udep (Unie van mensen zonder papieren) vinden in diverse steden in België elke week cirkels van stilte plaats, cirkels van mensen zonder papieren en sympathisanten. Deze week vonden onder andere cirkels plaats in Brussel, Antwerpen, Luik, Verviers, Louvain-la-Neuve,… Deze cirkels van stilte zijn voor de actievoerders een symbolisch protest omdat alles in verband met het regularisatiedossier al gezegd is, 161 mensen in alle anonimiteit aan het hongerstaken zijn, omdat mensen zonder papieren hier wonen, werken, leven,… zonder rechten.
Omdat door politici van alle democratische gezindte oplossingen beloofd zijn die er nog nooit zijn gekomen. Iedereen kan aansluiten bij de Cirkels van Stilte, op woensdag 13 februari om 18.00 u op het Conscienceplein in Antwerpen, in Brussel aan de Koningsstraat, ook in Sint-Niklaas en Roeselare. De sans-papiers en sympathisanten van sans-papiers worden ook verzocht om ook in andere steden op een symbolische plaats een Cirkel van Stilte te organiseren op woensdag om 18.00. Men wordt verzocht dit kenbaar te maken aan contact@papieren-papiers.be   zodat het op www.papieren-papiers.be kan geplaatst worden.
 VLOScentrum Kasteelstraat 4  9100 Sint-Niklaas -tel 03 766 29 13- 0477 40 62 19 jozef.hertsens@vlos.be  www.vlos.be

APRÈS 40 JOURS DE GRÈVE DE LA FAIM!

MARCHE POUR LA RÉGULARISATION DES GRÉVISTES
ET DE TOUTES LES PERSONNES SANS PAPIERS 8253


CE SAMEDI 9 février 2008 à 16h - Rue Royale


Samedi, cela fera 40 jours que 150 personnes ont cessé de s'alimenter pour mettre lentement fin à leur vie. Ils espèrent et nous espérons avec eux, ne pas en arriver là.


40 jours sans apports nutritionnels c'est médicalement le seuil limite qui déjà, commence à entrainer des séquelles irréversibles et la mort pour les plus faibles.

 

Nous porterons 150 chaises vides dans les rues de la capitale que nous déposerons devant l'Office des étrangers en symbole des 150 grévistes de la faim absents de la marche et des 150 000 personnes sans papiers qui attendent depuis des années une solution à leur état de détresse humaine.

Chacune des 150 chaises portera le nom d'un gréviste et sa profession. Nous y ajouterons la (ou les) région(s) de Belgique (Flandre, BXL, Wallonie) dans laquelle ce métier est en pénurie. (Le VDAB estime à 200 000 le nombre de travailleurs nécessaire d'ici 2010 pour combler le manque de main d'oeuvre criant dans certains secteurs rien qu'en région flamande).


 

Patrick Dewael (VLD) tient à peu près le même discours, préconise la régularisation par le travail et s'enferme pourtant dans son mutisme face aux interpellations de la population sans papiers, se repliant derrière la loi même si celle-ci est injuste.
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100 000 travailleurs sans papiers en Belgique travaillent au noir et ne demandent qu'à sortir de la clandestinité, travailler légalement, se former, payer des impôts et participer à la solidarité nationale.

COMMENT SORTIR DE CETTE SITUATION?

Tant que la loi pour les personnes qui ont leurs attaches en Belgique est injuste, il y aura des grèves de la faim partout dans le pays. Le gouvernement actuel a fait un fameux pas en arrière sur la question de la régularisation des sans papiers. Cette question vitale et urgente est totalement ignorée par notre gouvernement, alors que la majorité des partis (Ps-cdH-cd&v) qui le compose s’est engagée fermement pour la régularisation. Il est temps que les engagements politiques soient tenus afin de donner d'autres perspectives que la grève de la faim aux personnes sans papiers.
 
Les grévistes, soutenus par le Front Commun syndical, le Forum Asile et Migrations, la Ligue des droits de l'Homme, la KWB, le MOC, de nombreux partis politiques et associations ou comités de citoyens, exigent impérativement une réponse de ce Gouvernement à leur demande.

Les grévistes de la rue Royale, hommes, femmes de tous les pays du monde - Birmanie, Kurdistan, Inde, Mauritanie, Guinée, Equateur, Maroc, Algérie, Pakistan, Angola, Niger, Iran,…- portent en eux toute la richesse du monde mais aussi le cri de détresse de toutes les personnes sans papiers de Belgique.
 
En espérant que la détresse dont nous témoignons ici, et qui est le reflet d’une politique de l’arbitraire et du déni, puisse trouver réponse dans l'humanité de ce Gouvernement, jusqu’ici inconséquent. La nécessité que celui-ci s’engage dans la voie de la régularisation est, une fois de plus, avérée.

Marchons ensemble pour la dignité de tous.

UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)
   
Cette action est soutenue par la Ligue des droits de l’Homme, le MRAX, ECOLO-GROEN!, Vie féminine, le Clea, GRAAAV, la Voix des faibles, VIVE Belgique, Frères de sans, le CADTM,…


UDEP 0486 039 557 (Alex) - 0484 735 192 (Myriam)
http//:sanspapiers.skynetblogs.be/

(91 rue Royale/ Métro Botanique/ Tram 92, 94 arrêt Congrès)

 

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/01-30/DSC_0346.JPG

CerCle du silence ce mercredi à côté de l'occupation, cette action à lieu tous les mercredi à BXL, Anvers, Tubize, Liège, jodoigne, Louvain la Neuve,...(photo François Corbiaux)

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NA 40 DAGEN VAN HONGERSTAKING...

VREEMDELINGENZAKEN  VOOR DE REGULARISATIE  VAN DE HONGERSTAKERS EN ALLE  MENSEN ZONDER PAPIEREN
EN KNELPUNTBEROEPEN

 
NU ZATERDAG 9 FEBRUARI 2008

VERTREK OM 16.00 AAN DE Koningsstraat
 
 De Regering, uiteindelijk samengesteld voor beperkt duur, schijn nu een stap achteruit te zetten inzake de regularisatie van de mensen zonder papieren. Dit hoogst belangrijke en dringende probleem komt helemaal niet voor in de regeringsverklaring van de nieuwe regering, hoewel de partijen die deel uitmaken van de coalitie de akkoorden van oranje-blauw onderhandeld hebben of ondertussen hun wil kenbaar gemaakt hebben om verder te gaan dan de voorgestelde maatregelen inzake regularisatie in dit akkoord dat inmiddels kaduuk geworden is.
 
Nu zaterdag 9 februari 2008 zijn de 150 hongerstakers in de Koningsstraat te Brussel aan hun 40ste dag van hongerstaking. Hun toestand wordt van dag tot dag meer wanhopig en leidt naar een drama. De nood aan een oplossing is er een, meer bepaald voor de 150 000 sans-papiers in België waarvan de Brussels hongerstakers de tragische vertegenwoordigers zijn. Daarom roepen we alle burgers, verenigingen en verantwoordelijke politici op hun solidariteit aan de hongerstakers te betuigen op die dag, dag die ook overeenkomt met een uiterste nood.
 
De hongerstakers eisen een antwoord op hun vraag aan de Regering, zij worden daarbij gesteund door het Gemeenschappelijk Vakbondsfront, het Forum Asiel en Migratie, de Liga van de Rechten van de Mens, de KWB, verschillende politiek partijen, verenigingen en burgercomités, 
 
We zullen dus samen met de hongerstakers op hun 40ste dag van hongerstaking hun dossiers met de vraag om regularisatie van hun administratieve toestand door de straten van de hoofdstad van dit land dragen.
 
De noodkreet die we hier slaken is een antwoord op de politiek van de willekeur en van de afwijzing en wil een menselijk en menswaardig antwoord krijgen van deze Regering die tot nu toe inconsequent geweest is. Het is eens te mee overduidelijk dat het nodig is dat ze zich engageert voor een regularisatie.

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/01-23/DSC_0334.JPG

KURDISCHE EN INDIAANS MOEDERS HONGERSTAKERS- Photo F.Corbiaux

KNELPUNTBEROEPEN 

Nous porterons 150 chaises vides dans les rues de la capitale que nous déposerons devant l'Office des étrangers en symbole des 150 grévistes de la faim absents de la marche et des 150 000 personnes sans papiers qui attendent depuis des années une solution à leur état de détresse humaine.

  ZIEN/VOIR  http://vdab.be/trends/vacatureanalyse.shtml


Chacune des 150 chaises portera le nom d'un gréviste et sa profession. Nous y ajouterons la (ou les) région(s) de Belgique (Flandre, BXL, Wallonie) dans laquelle ce métier est en pénurie: les "KNELPUNTBEROEPEN". (Le VDAB estime à 200 000 le nombre de travailleurs nécessaire d'ici 2010 pour combler le manque de main d'oeuvre criant dans certains secteurs rien qu'en région flamande).


CONTACT : in het nederlands
Ruben Vandevyvere 0498 11 35 34



met de steun van : UDEP-Antwerpen, Udep Brussel, Ligue des droits de l’Homme, de MRAX, ECOLO-GROEN!, Vie féminine, Clea, GRAAAV, Kinderen zonder papieren, le CADTM,


UDEP 0486 039 557 (Alex) - 0484 735 192 (Myriam)
http//:sanspapiers.skynetblogs.be/
(91 rue Royale/ Métro Botanique/ Tram 92, 94 arrêt Congrès)

 

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/02-06/DSC_0366B%20.JPG

 CerCle du silence ce mercredi à côté de l'occupation, cette action à lieu tous les mercredi à BXL, Anvers, Tubize, Liège, jodoigne, Louvain la Neuve,...(photo François Corbiaux)

 

 

Une quarantaine d’enfants de sans-papiers grévistes de la faim qui occupent depuis le 1er janvier un bâtiment de la Communauté française, à la rue Royale à Bruxelles, ont manifesté vendredi après-midi devant le Palais Royal de Laeken.

Ils ont brandi des dessins qu’ils avaient coloriés pour exprimer leur incompréhension face à la situation qu’eux et leur famille vivent en Belgique. “Mes parents sont en Belgique depuis 13 ans et on ne leur donne pas de papiers. Je souhaite que le ministre leur donne des papiers. Je rends souvent visite à mes parents qui font une grève de la faim. Je n’en parle pas à mes amis car c’est difficile d’en parler. Cela me rend triste“, a expliqué Christofer, une fillette équatorienne de 9 ans.

 


Udep Brussel - voor Koerdische moeders en vaders (texte en français plus bas)

 


Kinderen van de Zonder-Papieren-hongerstakers in de Koningstraat 91 wensen een boodschap te richten tot de Koning.



Ze zullen zich dus naar het Koninklijk Paleis van Laken begeven (op het voetpad tegenover het Paleis) op vrijdag 8 februari om 14h.

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/01-23/DSC_0331.JPG

Koerdische vrouwen zonder papieren in hongerstaking (photo f.corbiaux)

"We zijn een groep Koerdische kinderen. Onze moeders en vaders zijn momenteel in hongerstaking in de Koningstraat 91. We willen uw aandacht vestigen op het feit dat deze 8ste februari de 39 ste dag van hun hongerstaking is. Onze ouders zeggen dat ze tot het uiterste willen gaan. De jongsten onder ons weten of begrijpen dat niet. Ze gaan op zoek naar hen doorheen het huis. Maar wij, de ouderen, zijn zeer ongerust en bang wanneer we ze zo mager en vermoeid op hun bed zien liggen.

Wij hebben onze geboorteplaats niet gekozen, maar als onze ouders hun land en hun oorsprong hebben achtergelaten, dan was het om ons een betere toekomst te bieden. In ons land is er oorlog en de meest elementaire rechten worden er niet nageleefd.


Voor sommigen onder ons is België het geboorteland. Wij gaan in België naar franstalige of nederlandstalige scholen sinds meerdere jaren al, ondanks de vele obstakels die we moeten overbruggen. Naar het schijnt hebben we geen wettelijke papieren, en wanneer men geen papieren heeft, heeft men geen recht op een deftige woning, een job, kwaliteitsonderwijs, een goede gezondheid, gelijke kansen en het respect voor onze persoon.



Als onze ouders besloten hebben om niet meer te eten en zodoende hun eigen leven in gevaar te brengen, dan is het omdat ze geen andere keuze hadden. Wij verzoeken U om ons uw steun te bieden, zodat onze ouders hun documenten kunnen bekomen en hun hongerstaking kunnen stoppenzetten."



ARSLAN Ozlem, dochter van Fethullah ARSLAN, GSM: 0478 439930 (nederlandstalig)/

DAG Sevgi, de nicht  van  Nuriye BARAN, GSM : 0477 509742 (Franstalig)/

FINCAN Tural, bezorgde burger die deze actie steunt - GSM : 0479 231001

 


 

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/01-30/DSC_0348.JPG

 

Des enfants des sans-papiers grévistes de la faim du 91 rue Royale souhaitent déposer un message au Roi.



Ils iront donc au Palais Royal de Laeken (en face de Palais, sur le trottoir) le vendredi 8 février 2008 à 14 h.



" Nous sommes un groupe d’enfants kurdes. Nos mères et nos pères sont actuellement en grève de la faim à  la Rue Royale 91. Nous voulons attirer votre attention que ce 8 février 2008 est le 39e jour de la grève de la faim. Nos parents nous disent vouloir aller jusqu’au bout. Mais les plus petits d’entre nous ne le savent pas. Mais ils cherchent leurs présences dans la maison. Nous, les plus grands, nous sommes très inquiets et nous avons peur en les voyant maigris, fatigués, allongés dans les lits.



Nous n’avons pas choisi notre lieu de naissance, mais si nos parents ont quitté leurs pays et leurs racines, c’est pour nous assurer un avenir meilleur. Il y a la guerre dans notre pays et nos droits les plus élémentaires n'y sont pas respectés.

Le pays natal pour certaines d’entre nous, c'est la Belgique. Nous fréquentons des écoles francophones ou néerlandophones en Belgique depuis de nombreuses années malgré tous les obstacles que nous devons surmonter. Il paraît que nous n’avons pas de papiers et quand on n’a pas de papiers, on n’a pas droit d’avoir un logement décent, un emploi, un enseignement de qualité, une bonne santé, l’égalité des chances et le respect de la personne.


Si nos parents ont décidé de ne pas manger en mettant leurs vies en danger, c’est parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix. Nous vous prions de nous apporter votre soutien afin que nos parents obtiennent leurs papiers et puissent arrêter la grève de la faim. "



ARSLAN Ozlem, fille de Fethullah ARSLAN, GSM 0478 439930 (en néerlandais)/

DAG Sevgi, la nièce de Nuriye BARAN, GSM : 0477 509742 (en français)/

FINCAN Tural, citoyen inquiet soutenant l'action GSM : 0479 231001

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/02-06/DSC_0353B.JPG


Conférence de presse sur l’état catastrophique

de la gréve de la faim rue Royale   8059



La conférence de presse a lieu ce mercredi à 11h, à l'occupation Udep de la rue Royale où les médecins, les avocats et l’UDEP présenteront le triste bilan de cette action au 33e jour de la  grève de la faim.

 



Elif, femme kurde de 63 ans, en grève de la faim depuis le 1e janvier, a été hospitalisée deux fois en urgence cette dernière semaine, mais refuse toujours de s’alimenter. En désespoir de cause, les autres 30 femmes sont également rentrées en grève de la faim depuis le 1er février. Les gens tombent, sont emmenés, refusent de s'alimenter et reviennent.


A ce jour, cinq à dix ambulances arrivent chaque jour au 91 rue Royale...

 



La Ligue des droits de l'Homme participera à la conférence et exposera sa position sur l'état de la situation et les perspectives politiques pour les grévistes et les personnes sans papiers.



L'Udep interpelle maintenant le gouvernement, il est plus que temps de réagir, si l'Udep a soutenu les grévistes c'est pour que cette course vers la mort s'interrompe le plus tôt possible. Les Associations et l'Udep appellent depuis des années à l’inscription des attaches durables comme critère de régularisation, et à l’impérieuse nécessité d’inscrire des critères dans une loi.


Nombre de partis actuellement au gouvernement avaient promis aux personnes sans papiers de ne pas les laisser tomber (cd&v, Ps, cdH), le Ps faisait même de ces revendication une condition pour rentrer dans un gouvernement.



Aujourd'hui, au 38ème jour de grève de la faim, il reste médicalement 48h avant que les organes ne subissent des lésions irréversibles et à peine 6 jours avant que les personnes les plus faibles ne décèdent.



Contact UDEP : 0472 895 961 Gerardo Cornejo/Contact Médecins - Mima 0475 910 941/

Contact gréviste - Nevzet 0486 959 486 Mokthar Thigam 0485 103 858
/Contact LDH - 02 209 62 83

 

Office des étrangers :

Michelle Alexandre (o2/2061510), Frederique Elsen
(02/2061939) of Geert De Vulder (o2/2061514)

 



Ce samedi 9 février à 16h
, l'Udep, le Mrax, Vie féminine, La Ligue des droits de l'Homme, Ecolo,... appellent à une manifestation nationale en soutien aux grévistes qui en seront à leur 40ème jour de grève de la faim.


Les manifestants porteront 150 chaises vides de l'occupation jusqu'à l'Office des étrangers en symbole des 150 grévistes absents de la marche ou peut-être déjà disparus.

 




UDEP : Après Bruxelles, Jodoigne, Anvers, Tubize, Liège et Verviers,...

le CerCle du silence démarre à Louvain-La-Neuve
ce mercredi 6 février!




Le mercredi 23 janvier, un premier CerCle du silence eu lieu à Bruxelles à l'initiative de l'UDEP-Bruxelles, des grévistes de la faim Udep de la rue Royale, et des nombreux mouvements, associations, syndicats, qui soutiennent les personnes sans papiers dans leur combat pour la dignité. Cette action se répète depuis, tous les mercredis au même moment dans les différentes villes du pays.



Les CerCles du silence sont nés en France où les frères franciscains se tiennent les mains en silence pour entourer les Centres fermés en signe de protestation des traitements indignes et inhumains qui y sont réservés aux migrants.



En Belgique, ce rassemblement de solidarité se déroule sans slogans, sans cris, parce que ce silence signifie qu’on a déjà tout dit sur la question, et qu’il est temps pour les partis (Ps, cdH, cd&v) s’étant fermement engagés pour la regularisation, de prendre enfin leurs responsablités politiques. Sans quoi, les personnes sans papiers n’auront, dans les faits, d’issue que la grève de la faim pour sortir de l’état de détresse permanente qu’ils endurent depuis des années.


Aujourd’hui, plus que jamais, la politique du gouvernement belge en matière d’immigration est condamnée par les associations de défense des droits de l’homme, les mouvements citoyens et les syndicats.



Nous, UDEP, après de longues années de dur combat pour la reconnaissance de nos droits humains, combat pacifiste et citoyen que nous avons toujours mené dans le respect des lois et des institutions belges et qui a rencontré un large et profond soutien partout en Belgique; nous nous trouvons confrontés à une politique qui ne propose aucune solution qui puisse résoudre effectivement la situation de l’immense majorité des personnes sans papiers en Belgique.

Nous UDEP, appellons à l’inscription des attaches durables comme critère de régularisation, et à l’impérieuse nécessité d’inscrire des critères dans une loi.



L’absence actuelle de considération et de réflexion éthique, morale et politique à cet égard présage que le futur gouvernement s’attachera plus à la dimension concurrentielle et marchande de notre pays, qu’à sa dimension sociale, humaine.
Les priorités du gouvernement ignorent effrontément que la majorité des personnes sans papiers n’ont d’autres perspectives que la clandestinité, l’enfermement et les expulsions, y compris ceux de familles et d’enfants alors même qu’elles partagent la vie sociale et citoyenne belge, au quotidien.


L'UDEP revendique:


- la régularisation de toutes les personnes sans papiers en Belgique.



- l'arrêt des expulsions et la suppression des centres fermés pour étrangers.




UDEP Bruxelles (Union pour la défense des personnes sans papiers)


Contact Udep : 0472 895 961 (Gerardo) 0486 039 557 (Alex)


000-3419170-17- avec la mention " soutien "




INFOS:
A Liège: face à l’Hôtel de Ville (Cracpe, Osp)/ A Anvers: Sur la groenplats (Violetta-Udep Anvers 0499 101 651)
A LLN: CerCle sur la place de l’université. (Michel Ledent 0477 233927)
A Bruxelles: Sur la place de la liberté, entre Botanique et Parc, tram 92-94 arrêt congrès, à côté de l'occupation udep rue royale.




Nous vous invitons à participer avec nous à ce CerCle du silence, de 18 heures à 18 heures 30, chaque mercredi, quand vous le pouvez,...
Avec une lampe de poche ou une lanterne pour être visibles, puisqu'il fait encore noir...



Les CerCles tiendront si nous sommes nombreux à nous relayer. Diffusez l'info! Si vous n'êtes pas libres ce mercredi-ci, notez le suivant, au même endroit, et ainsi de suite. Le mouvement aura un impact par sa continuité et son expansion géographique!
 


Action des "Cercles du silence" pour les sans-papiers à Anvers
 


Le nom de l'opération a été choisi car "tout a déjà été dit sur la question de la régularisation", rappellent les organisateurs. A partir du mercredi 6 février, une action sera organisée chaque semaine, à 18 heures, sur la Groenplaats à Anvers.

 

Des associations de défense des sans-papiers organiseront mercredi, à Anvers, une action sur la Groenplaats dans le cadre de l'opération "Cercles du silence". Cette action vise à poursuivre le combat pour la régularisation des sans-papiers, ont annoncé samedi les organisateurs de l'évènement.

 

L'opération des "Cercles du silence" a été lancée il y a deux semaines à Bruxelles. Elle a ensuite été suivie dans plusieurs villes wallonnes. L'Udep organisera désormais une action mercredi prochain à Anvers.

 

Le nom de l'opération a été choisi car "tout a déjà été dit sur la question de la régularisation", rappellent les organisateurs. A partir du mercredi 6 février, une action sera organisée chaque semaine, à 18 heures, sur la Groenplaats à Anvers.


APRÈS 40 JOURS DE GRÈVE DE LA FAIM7933
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MARCHE JUSQU'À L’OFFICE DES ÉTRANGERS
POUR LA RÉGULARISATION DES GRÉVISTES ET DE TOUTES LES PERSONNES SANS PAPIERS
 CE SAMEDI 9 FEVRIER 2008

DÉPART À 15H DE LA COLONNE DU CONGRÈS

 

http://gabaye.unblog.fr/files/2007/10/greve.bmp
Le Gouvernement, enfin installé à durée déterminée, semble à ce jour avoir fait un pas en arrière sur la question de la régularisation des personnes sans papiers. Cette question cruciale et urgente est totalement absente de la déclaration du nouveau gouvernement, alors même que les partis qui composent cette coalition ont soit négocié les accords de l' « orange bleue », soit rappelé entre-temps leur volonté d'aller plus loin dans les mesures proposées en matière de régularisation dans ce défunt accord.  Ce samedi 9 février 2008, les 150 grévistes sans papiers de la rue Royale à Bruxelles en seront à leur 40ème jour de grève de la faim. Leur situation semble à ce jour désespérée et vouée au drame. Cette urgence est, plus largement, celle des 150 000 personnes vivant sans papiers en Belgique, dont les grévistes bruxellois sont tragiquement représentatifs. C'est pourquoi nous faisons appel à tous les citoyens, associations et responsables politiques afin qu’ils apportent, à cette date qui correspond à une extrême urgence, leur solidarité aux grévistes.

 

Les grévistes, soutenus par le Front Commun syndical, le Forum Asile et Migrations, la Ligue des droits de l'Homme, la KWB, de nombreux partis politiques et associations ou comités de citoyens, exigent impérativement une réponse de ce Gouvernement à leur demande.  Nous accompagnerons donc les grévistes à leur 40ème jour de grève de la faim pour porter les dossiers de demande de régularisation de leur situation administrative à travers les rues de la capitale de notre pays.  En espérant que la détresse dont nous témoignons ici, et qui est le reflet d’une politique de l’arbitraire et du déni, puisse trouver réponse dans l'humanité de ce Gouvernement, jusqu’ici inconséquent. La nécessité que celui-ci s’engage dans la voie de la régularisation est, une fois de plus, avérée. L’UDEP: 0484/735 192                0494/384 442LES GREVISTES: 0485/103 858

                                0486/959 486

 

  
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  VREEMDELINGENZAKEN  VOOR DE REGULARISATIE  VAN DE HONGERSTAKERS EN ALLE  MENSEN ZONDER PAPIEREN NU ZATERDAG 9 FEBRUARI 2008VERTREK OM 15.00 AAN DE CONGRESKOLOM  De Regering, uiteindelijk samengesteld voor beperkt duur, schijn nu een stap achteruit te zetten inzake de regularisatie van de mensen zonder papieren. Dit hoogst belangrijke en dringende probleem komt helemaal niet voor in de regeringsverklaring van de nieuwe regering, hoewel de partijen die deel uitmaken van de coalitie de akkoorden van oranje-blauw onderhandeld hebben of ondertussen hun wil kenbaar gemaakt hebben om verder te gaan dan de voorgestelde maatregelen inzake regularisatie in dit akkoord dat inmiddels kaduuk geworden is. Nu zaterdag 9 februari 2008 zijn de 15 hongerstakers in de Koningsstraat te Brussel aan hun 40ste dag van hongerstaking. Hun toestand wordt van dag tot dag meer wanhopig en leidt naar een drama. De nood aan een oplossing is er een, meer bepaald voor de 150 000 sans-papiers in België waarvan de Brussels hongerstakers de tragische vertegenwoordigers zijn. Daarom roepen we alle burgers, verenigingen en verantwoordelijke politici op hun solidariteit aan de hongerstakers te betuigen op die dag, dag die ook overeenkomt met een uiterste nood. De hongerstakers eisen een antwoord op hun vraag aan de Regering, zij worden daarbij gesteund door het Gemeenschappelijk Vakbondsfront, het Forum Asiel en Migratie, de Liga van de Rechten van de Mens, de KWB, verschillende politiek partijen, verenigingen en burgercomités,   We zullen dus samen met de hongerstakers op hun 40ste dag van hongerstaking hun dossiers met de vraag om regularisatie van hun administratieve toestand door de straten van de hoofdstad van dit land dragen.  De noodkreet die we hier slaken is een antwoord op de politiek van de willekeur en van de afwijzing en wil een menselijk en menswaardig antwoord krijgen van deze Regering die tot nu toe inconsequent geweest is. Het is eens te mee overduidelijk dat het nodig is dat ze zich engageert voor een regularisatie.   UDEP: 0484/735 192             0494/384 442HONGERSTAKERS: 0485/103 858

                                     0486/959 486

 

ELIF

ZOILA
MAYRA
LUZMILA
AURORA
JUANA
JOSE LUIS
MERCEDES
REBECA
PEDRO
OLGA
FERNANDO
MARGARITA
ROSA MATILDE
TANIA
SEGUNDO
TANIA
MARINA
ROSA
SENDTUN
ALTYN
YERSTESEN
GAGLI
AKTAYA
BESEREN
UGAR
SAMI
TAOUFIK
ABDERRAHIM
ABDOULAY
OSMANE
MOHAMMED
AMADOU
MANSOR
ALI
HAMID
RACHID
EL HASNI
BA’RACINE
TAHOUFIC
KHALID
LAKEHAL
MOKHTAR
ABOU BAH
MILOUD
AMADOU
MAMADOU
SOULEYMANE
BAH MOUCTAR
TAREK
BENSAMHOUDA
NEVZÀT
ENGIN
ERBOGAN
ARSLAN
AKIN
FARUK
VEYSEL
IKIZLER
TERCAN
ESEN
SAGIR
SEN
MAHSUM
AHMET CAN
ARSLAN
YAGIZ
IJNAL
ASLANTEPE
HIKEYINOGLU
APAYDIN
UDES
INCE
CELIK
ARSLAN
ERAY
YSMAEL
BESIME
ADILE
NURIYE
AYSE
GULEY
PAUDEL
PATHAN
NKENGUE ANA
PAOLA
DJIBY
ALIOU
DEY YAYA
ABDOUL
KOMLAN
DIA DEMBA
HAFID
FOLY AKPOTOME
TALHIL
TERRAS
MANAD
MOUCINE
RAYMOND
FERNANDO
LAETITIA

. . . 

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OPROEP AAN DE CD&V!

ACV en ABVV en KWB reageren...7514

Brussel,  24 januari '08

 Werknemers zonder papieren in hongerstaking


 

        ACV en ABVV reageren

 

Vandaag, donderdag 24 januari 2008, zijn 150 mensen zonder papieren al 25 dagen tevergeefs in hongerstaking. Ze willen dat de Minister van
Binnenlandse Zaken naar hen luistert en hen uit deze situatie haalt.
Nationaal verantwoordelijken van ACV en ABVV gingen hen vanochtend hun steun betuigen.

ACV en ABVV stellen vast dat vele mensen zonder papieren er vandaag van overtuigd zijn - en hoe zouden we het hen kwalijk kunnen nemen? - dat de kortste weg naar normalisatie van hun situatie een hongerstaking is, met al de risico's die zo'n actie meebrengt voor hun gezondheid en voor hun leven. Dat is menselijk gezien onaanvaardbaar.

Zodra ze van de actie op de hoogte waren, hebben ABVV Brussel en ACV
Brussel-Halle-Vilvoorde de handen in elkaar geslagen om onmisbare,
elementaire hulp te bieden in het gebouw in de Koningsstraat nr. 91, waar de mensen zonder papieren in bijzonder ongezonde en onhygiënische
omstandigheden verblijven. Ze maakten zich ook zorgen om de medische
begeleiding van de hongerstakers: dankzij de actie van een tiental dokters kon stap voor stap een medische opvolging worden uitgebouwd met de hulp van stagiaires, goed omkaderd door jongbejaarde dokters, en met de hulp van het Rode Kruis.       

ACV en ABVV herinneren eraan dat illegale werknemers niet verantwoordelijk zijn voor de oorlogen, niet voor de dictaturen en ook niet voor de wereldwijde ontregeling van de arbeidsmarkt. Integendeel, ze zijn er het slachtoffer van: slachtoffer van de onderontwikkeling, slachtoffer van fysiek of economisch geweld, slachtoffer van mensenhandelaars en alle andere soorten tussenpersonen zonder scrupules.

Vandaag willen de twee vakbonden krachtig hun eis herhalen van een snelle oprichting van een onpartijdige en onafhankelijke Regularisatiecommissie. Die moet werken met duidelijke en vaste criteria, waarmee eindelijk een legaal bestaan kan worden gegeven aan personen die feitelijk volwaardig lid zijn van onze samenleving.

 

Een van die criteria moet met name de abnormaal lange duur zijn van de
procedure voor gezinshereniging of regularisatie, de financiële
onmogelijkheid om terug te keren en, last but not least, de duurzame banden, de doodgewone erkenning van het feit dat de persoon het 'centrum' van zijn leven (zowel gevoelsmatig als op sociaal en economisch vlak) in België heeft uitgebouwd. Soms ook simpelweg de erkenning van het feit dat de administratieve procedures voor de wettelijke vestiging in ons land zo lang duren.

 

Meer informatie:

 

Guy Tordeur, verbondssecretaris ACV Brussel-Halle-Vilvoorde, 02 508 88 25, 0475 60 27 86

 

Philippe Van Muylder, algemeen secretaris ABVV intergewestelijke Brussel, 02 552 03 34, 0475 25 43 54

 

___________________________________________________________

Standpunt van de KWB inzake asiel

KWB pleit voor een humaan asielbeleid

 

 

De KWB roept minister van binnenlandse zaken Dewael op om de dossiers van asielzoekers snel en ten gronde te onderzoeken en ze niet op een formalistische basis van  tafel te vegen.

 

Sinds begin dit jaar zijn een 150 tal asielzoekers in hongerstaking in de gebouwen van de Franse Gemeenschap in de Koningsstraat in Brussel. Ze vragen dat hun administratieve situatie collectief geregulariseerd wordt.

  De KWB vraagt aan minister Dewael om van deze gelegenheid gebruik te maken om te bewijzen dat hij een asielbeleid wilt dat rechtvaardig én humaan is.  

De KWB pleit niet voor open grenzen waarbij iedereen die zegt een vluchteling te zijn het statuut van vluchteling krijgt. De KWB pleit er wel voor om mensen die zich als vluchteling aandienen via een korte procedure snel duidelijkheid en zekerheid te verschaffen en daarbij de redenen van hun vlucht grondig te onderzoeken. Op basis van duidelijke criteria die in de wet verankerd zijn moet in het kader van die procedure het al dan niet toekennen van asiel op een rechtvaardige en humane manier mogelijk zijn.

  De KWB pleit voor het regulariseren van asielaanvragen op basis van de criteria, die voorzien zijn in het ontwerp van wetsvoorstel van UDEP, de vereniging voor de verdediging van mensen zonder papieren: . de aanvrager heeft binnen de 3 jaar geen uitvoerbare beslissing ontvangen van de overheid of binnen de 3 jaar geen uitspraak van de Raad van State.

. de aanvrager kan buiten zijn wil niet terug naar zijn land van herkomst omdat het land in oorlog is of omdat het risico op foltering of onmenselijke, vernederende behandeling groot is bij uitwijzing naar dat land.

 

. de aanvrager is ernstig ziek of gehandicapt

 

. de aanvrager heeft duurzame sociale banden met België

 

. de aanvrager levert of zal een socio-economische bijdrage aan België leveren.


Persbericht FAM 17 januari 2007

Interimregering kan niet zwijgen over ‘Wie mag blijven?’

Eerste hongerstaking van het jaar loopt, hoeveel nog te gaan?

Het jaar is amper begonnen en er zijn alweer 150 mensen zonder papieren in hongerstaking. Dit keer in de Koningsstraat in Brussel, vlakbij het kabinet van minister van Binnenlandse Zaken Patrick Dewael. In hongerstaking gaan is al lang niet meer origineel maar misschien wel effectief? In het verleden leidden hongerstakingen alvast in een aantal gevallen tot regularisatie van illegaal verblijf. Het gebrek aan duidelijke regularisatiecriteria maakte zulke ‘natte vinger beslissingen’ mee mogelijk. Hongerstaken lijkt een nieuw criterium voor regularisatie geworden.

De roep om een humaan maar vooral duidelijk regularisatiebeleid blijft ook dit jaar aanhouden. Dat komt omdat de minimale politieke beloftes die de regeringsonderhandelaars vastlegden in het oranjeblauwe akkoord over asiel & migratie (voorlopig?) niet worden uitgevoerd. In de tekst van de interimregering is van het regularisatiethema eenvoudigweg geen sprake. Maar er zijn wel 50 nieuwe ambtenaren op DVZ beslissingen aan het nemen op basis van het oude beleid. Dat oude beleid is echter te beperkt en te onduidelijk. Uit het oranjeblauwe akkoord bleek dat men dit wil uitbreiden en verduidelijken. Ook de PS is hiervoor.

Hoeveel mensen zullen dit jaar weigeren te eten? Hoeveel acties en betogingen moeten sans-papiers houden alvorens de regering opnieuw een eerste aanzet geeft tot verbetering van de bestaande regelgeving?

Nochtans is dit onderwerp incontournable, ook voor deze noodregering. De mensen zonder papieren zijn hier en zullen niet in rook opgaan. Ze allemaal het land uitzetten is niet menselijk, maatschappelijk niet wenselijk en bovendien praktisch onhaalbaar.

Het Forum voor Asiel en Migraties vraagt dat de interimregering dringend een nieuw regularisatiebeleid opstart, zoals aangekondigd in de oranjeblauwe akkoorden. Een beleid voor mensen die al jaren wachten in verblijfsprocedures, een beleid voor mensen zonder papieren die duurzame bindingen hebben met ons land én een beleid voor mensen zonder papieren die aan de slag kunnen op onze arbeidsmarkt. Het FAM heeft hiervoor concrete voorstellen.

Contact: Pieter De Gryse, Vluchtelingenwerk Vlaanderen, 0478 444 121

Travailleurs sans papiers en grève de la faim:

 la CSC et la FGTB réagissent!!!

 

Ce jeudi 24 janvier, les responsables nationaux de la CSC et de la FGTB se sont rendus au 91 rue Royale à Bruxelles pour témoigner du soutien qu’ils entendent apporter à ces personnes en lutte pour leur dignité. Cela fait maintenant 25 jours que 150 personnes ne disposant pas de papiers y mènent désespérément une grève de la faim pour se faire entendre du ministre de l’Intérieur et tenter de débloquer leur situation.

La FGTB et la CSC constatent que de nombreux sans-papiers ont aujourd’hui acquis la conviction (et comment leur en faire grief?) que le chemin le plus court vers la normalisation de leur situation passe… par une grève de la faim, avec tout ce que ce type d’action entraîne comme risques majeurs pour leur santé et leur vie. Ce n’est pas humainement acceptable.

Aussitôt informées du mouvement, la CSC-Bruxelles-Hal-Vilvorde et la FGTB-Bruxelles s’étaient mises en front commun pour apporter le premier soutien matériel indispensable à l’occupation du bâtiment, particulièrement insalubre, du 91 rue Royale.

Elles se sont également préoccupées de l’encadrement médical des grévistes: grâce à l’action d’une dizaine de médecins, travaillant dans des conditions évidemment très difficiles, un suivi médical a pu se mettre progressivement en place, avec l’aide de stagiaires, bien encadrés par des médecins seniors, et de la Croix-Rouge.De manière générale, la FGTB et la CSC rappellent que les travailleurs clandestins ne sont responsables ni des guerres, ni des dictatures, ni de la dérégulation mondiale du marché du travail.

Tout au contraire, ils en sont les victimes: victimes du sous-développement, victimes de la violence, physique ou économique, victimes de négriers, et de toutes sortes d’intermédiaires sans scrupules.Aujourd’hui, les deux organisations syndicales rappellent avec force leur revendication pour la mise en place rapide d’une Commission de régularisation impartiale et indépendante. Celle-ci devra travailler sur base de critères clairs et permanents, qui permettent de donner enfin une existence légale à des personnes qui, de fait, sont membres à part entière de notre société. Devront notamment faire partie de tels critères: la longueur anormale de la procédure de regroupement familial ou de régularisation, l’impossibilité matérielle de retour, et les attaches durables, simple reconnaissance du fait que la personne a établi le "centre" de sa vie (affective, sociale et économique) en Belgique, parfois, tout simplement, du simple fait de la longueur des procédures administratives d’installation légale dans notre pays.Pour plus d’informations:

 

 Guy Tordeur, secrétaire fédéral de la CSC-Bruxelles-Hal-Vilvorde,

gtordeur@acv-csc.be, 02.508.88.25.


« Cercle du silence » pour les sans-papiers autour de la Flamme du Clandestin Inconnu à Bruxelles :

« ci-gît toute la richesse du monde ».

  

Les grévistes de la faim sans papiers de l’Udep qui occupent depuis plus d’un mois le 89 de la rue Royale et ne se sont pas alimentés depuis 23 jours, se rassembleront ce mercredi 23 janvier à 18h sur la place de la Liberté, à deux pas de la flamme du Soldat Inconnu, dans le cadre de l’initiative nationale des « Cercles du silence » initiées par les personnes sans papiers et leurs nombreux soutiens (voisins, avocats, prêtres, Ciré, Ldh, Mrax, syndicats, FSM, ...).

  

Il s’agira d’un rassemblement sous forme de « cercle silencieux » où des citoyens avec ou sans papiers se serreront les coudes autour de la flamme du Clandestin Inconnu. Une flamme symbolique sera allumée avec la mention « ci-gît toute la richesse du monde ».

  

Sans slogans, sans cris, le rassemblement se déroulera dans le silence. Notre silence signifiera qu’on a déjà tout dit sur la question et qu’il est temps pour les politiques d’agir. Nous espérons ainsi interpeller les représentants politiques au sujet des discriminations dont les personnes sans papiers sont victimes,  peser sur le gouvernement intérimaire pour qu’il englobe la question de la régularisation dans son programme et qu’il lui trouve une réponse digne. En somme, puisqu'ils font effectivement partie de la population de ce pays, nous voulons obtenir que les clandestins soient enfin… reconnus. 

  Samedi 26 janvier, le Forum Social se clôturera par une marche qui partira de la Bourse vers l’office des étrangers à 17h, pour arriver à l’occupation des 150 grévistes de la faim rue Royale où un débat et un concert attendrons les marcheurs.

L'action se répétera chaque semaine au même endroit.

  

Pour l'UDEP-Bruxelles,

 

Alex (0486/ 03 95 57) porte-parole

 

 

FORUM SOCIAL 26 JANVIER
PROGRAMME DES ACTIONS:



13h à 17h - Rassemblement
A la Bourse de Bruxelles ça va bouger avec du Théâtre-action, du Slam, Concerts et Fanfare, une Messe dédiée à la sainte consommation, quelques mots bien envoyés, à boire et à manger,...



17h - Manifestation de solidarité avec les sans-papiers
Départ à la Bourse de Bruxelles, direction l’Office des étrangers avant de rejoindre l’occupation du 91 rue Royale et les grévistes de la faim.


Pour
- la régularisation de tous les sans-papiers


- l’arrêt des expulsions


- la suppression des centres fermés.

   

Appel de la mobilisation :

 

UDEP Bruxelles (Union de défense des personnes sanspapiers), ABP (Association Belgique-Palestine), ACC (A Contre Courant), ATTAC Wallonie-Bruxelles, Barricade, Brussels Tribunal, CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde), Centre Carlo Levi, CLEA (Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association), Début des haricots, Dons d'organes, Ferme arc en ciel, Food not bombs Liège, Front anti-fasciste liègeois, GRAAAV (Groupe de Réflexion et d'Action pour un Autre Art de Vivre), GRAPPE (Groupe de Réflexion et d'Action pour une Politique Ecologique), GTS (Groupe Thomas Sankara de Liège), Kiosque Nomade, MCP (Mouvement citoyen Palestine), RAP (Résistance à l’Agression Publicitaire), Respire asbl, Solidarité nouvelle, Vélorution (Objecteurs de croissance), VIVE Belgique, WIDE (Women in development Europe), Woningen 123 Logements, 48 fm, ...

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Vous trouverez l'entièreté du débat à la chambre sur la question des grévistes et de la situation des sans papiers en cliquant sur :

  

http://www.lachambre.be/doc/PCRI/pdf/52/ip017.pdf : p. 19 et suivantes - compte rendu intégral 

 http://www.lachambre.be/doc/PCRA/pdf/52/ap017.pdf : p.19 et suivantes - compte rendu analytique, càd résumé dans les deux langues.

La Belgique condamnée pour maltraitance sur des réfugiés

jeudi 24 janvier 2008

La Cour européenne des droits de l’homme (Strasbourg) a condamné la Belgique pour avoir infligé des traitements inhumains ou dégradants et pour avoir bafoué le droit à la liberté de deux Palestiniens qui, en février 2003, avaient été placés dans la zone de transit de l’aéroport de Bruxelles-national après que leur demande d’asile eut été refusée.

*

Milutin – Le Soir

L’Etat devra leur verser à chacun 15.000 euros pour le dommage moral. Les deux hommes, alors âgés de 21 et 22 ans, sont arrivés en Belgique séparément en décembre 2002. Ils avaient quitté le Liban – où ils étaient nés – pour gagner la Sierra Leone, d’où ils avaient pris un vol pour Bruxelles. Une fois à Bruxelles, ils ont demandé l’asile politique qui leur a été refusé le 21 janvier 2003.

Ils ont été transférés au centre 127 puis au centre fermé de Bruges.

Saisie par leurs avocats, la chambre du conseil les a libérés. L’Office des étrangers les a transférés en zone de transit de l’aéroport. Ils y sont restés respectivement 11 et 15 jours. Ils se plaignaient notamment de ne pas y avoir reçu de nourriture ni de chambre.

Le tribunal de première instance de Bruxelles a enjoint l’Etat de les laisser quitter la zone de transit. Une fois sortis, ils ont été immédiatement contrôlés et conduits au centre fermé de Merksplas où ils resteront jusqu’à leur rapatriement à Beyrouth en mars 2003.

Les deux Palestiniens estimaient qu’en considérant le transfert vers la zone de transit comme une remise en liberté, l’Office des étrangers jouait sur les mots.

La Cour les a suivis, considérant que cette décision de placement était manifestement contraire aux décisions de justice et que « l’Office des étrangers avait sciemment outrepassé ses pouvoirs ».

Pour la Cour, la détention des deux Palestiniens à Merksplas « a été ordonnée en totale méconnaissance » des décisions de justice. Strasbourg conclut que les détentions n’étaient pas régulières et constituent une violation du droit à la liberté.

Les deux hommes se plaignaient d’avoir été laissés en zone de transit sans accompagnement juridique et social, sans aucun moyen de subsistance, sans hébergement ou commodités pour dormir ou se laver, sans accès à des moyens de communication. Ils estimaient que c’était une pression psychologique destinée à les pousser au départ.

Pour la Belgique, ce séjour en zone de transit leur était imputable car ils refusaient d’embarquer à bord d’avions sur lesquels une place leur avait été réservée.

La Cour a relevé qu’ils avaient été transférés en zone de transit sans aucune explication sur l’existence du centre « INADS » où un accueil plus adapté aurait pu leur être assuré pour un temps et qu’un des deux Palestiniens n’y a été conduit qu’après avoir fait part de sa situation aux policiers. Or, poursuit la Cour, ce centre INADS est géré par l’Office des étrangers.

Pour la Cour, le but de l’Office des étrangers était bien de les contraindre à un départ volontaire. Elle a conclu que « la zone de transit n’est en rien adaptée aux besoins d’un séjour de plus de dix jours ». La Cour va même plus loin : elle dit que le Centre INADS n’est pas adapté pour des séjours de plus de quelques jours.

Elle fait ainsi référence aux possibilités de visites limitées et « l’absence d’aménagements permettant aux personnes maintenues au centre de se rendre à l’air frais ».

La Cour estime que ces conditions de détention « n’ont pas manqué de leur causer de grandes souffrances mentales, de porter atteinte à leur dignité et de leur inspirer des sentiments d’humiliation et d’avilissement ». Elle a conclu qu’il s’agit d’un traitement inhumain et dégradant.

(D’après Belga)