18/02/2008

Aux membres du gouvernement


Aux membres du gouvernement, à la presse Belge, pour les grévistes de la rue Royale, l'UDEP Bruxelles.38875
 
 ruroyaale

Suite aux informations passées sur certaines ondes nationales ce week-end, aux diverses rumeurs politiques sur une issue conclue pour sortir de la grève de la faim ce lundi ou d'un accord accepté par les grévistes, l'UDEP Bruxelles tient à mettre les choses au clair: ces informations sont fort MALHEUREUSEMENT fausses!

Les personnes sans papiers occupant le n° 91 de la rue Royale à Bruxelles atteindront ce lundi leur 49e jour de la grève de la faim qu’ils ont entamée le 1e janvier.

  

Depuis ce jour, leur détermination et leurs revendications n’ont guère varié : dès le début de leur action, les grévistes ont en effet invariablement exigé, de façon collective, une solution à la fois digne et vivable.

Les grévistes parlent d'une situation administrative temporairement suffisante (au moins pour 12 mois) à trouver un emploi ou suivre une petite formation et gagner un contrat de travail, qui leur permette de vivre dignement et de façon durablement légale.  

La perspective de l'octroi d'un permis de séjour d'à peine 3 mois n'est évidemment pas une solution de vie durable et donc rejetée en bloc par les grévistes: "Tu crois que je vais mourir ici pour que en mai mes enfants se retrouvent de nouveau sans papiers?!" ; nous a déclaré une gréviste...

 

Les grévistes interrogés un par un, par les membres du bureau de l'Udep Bruxelles ce dimanche sont à ce jour, identiquement résolus à obtenir ce qu’ils réclament depuis 11 semaines. Bon nombre d'entre eux n'étaient d'ailleurs même pas au courant des fausses informations qui courent sur leur dos, ils l'ont appris par l'Udep ou par l'article (juste et cohérent) paru dans LLB ce samedi.

A ce stade de la grève, les personnes sont dans un état de non-retour avancé qu'il convient de désammorcer en évitant ce genre de déclarations qui peuvent être prises comme des provocations pour des personnes déjà si peu entendues et considérées. L'Udep ne peut que répèter son appel lancé samedi à la manifestation vers les partis francophones du gouvernement (Ps, MR, cdH) et Mr Dewael afin qu'ils mettent tout en oeuvre pour trouver une issue à cette crise.

L'Udep rappelle que la grève de la faim n'est pas inévitable contrairement à ce qu'à déclaré Patrick Dewael à Mme Nyssens (cdH) et qu'elle est le fruit d'une politique de plus en plus absurde, arbitraire et cruellement aveugle de l'humanité des immigrés sans papiers qui vivent parmis nous. Le cas effarant de la petite Angelica nous l'a rappellé encore cet été.

En outre, ce sont les engagements politiques non tenus (du Ps notamment qui avait déclaré aux sans papiers qu'il ne rentrerait jamais dans un gouvernement sans mettre fin à l'arbitraire de l'Office des étrangers) qui ont amené les personnes sans papiers à user de cet ultime recours,  après des années de combat citoyen, pour se faire enfin entendre.

A part au cdH ou chez des personnalités telles que Marie Arena ou Carine Lallieux, nul ne semble vouloir prendre ses responsabilités politiques.

Pour les personnes sans papiers en grève de la faim depuis 49 jours, l'Udep Bruxelles.

Udep 0485 103 858 (grévistes) / AVOCATS des grévistes : 02.210.02.00 /GSM: 0475.57.57.00


APPEL A REJOINDRE LES PERSONNES SANS PAPIERS

POUR EXIGER DE NOTRE GOUVERNEMENT

QU’IL TRAITE LA QUESTION URGENTE DE LA RÉGULARISATION.

bourse de BXL - Samedi 16/02 14h
 
    Appel lancé à Mr Di Rupo (Ps), Mme Milquet (cdh) et Mr Reynders (MR) afin qu’ils entendent ce cri de détresse
et évitent la fin tragique qui se joue sous nos yeux aujourd’hui.
L’état de santé de la majorité des grévistes continue de se dégrader, nous annoncions un état catastrophique la semaine passée, aujourd’hui, la situation est plus que critique et rien n’a avancé.

Les grévistes restent déterminés à n’accepter aucune sortie qui ne leur offre pas de solution durable au calvaire et à la souffrance quotidienne de la clandestinité, moins supportables, à leurs yeux que la mort de laquelle ils s'approchent.

Cette solution durable, ce droit de séjourner, cette régularisation de leur situation administrative, ce bout de papier qui permet tout simplement de vivre, à ce jour, le ministre le leur refuse toujours. C'est donc le gouvernement que l'Udep interpelle aujourd'hui.

  Outre leur détresse immense, ce que 150 personnes qui ont cessé de s’alimenter depuis 47 jours nous rappellent, c’est l’impérieuse urgence qu’il y a, à ce que notre gouvernement s’engage dans la voie de la régularisation.

 

Seule une politique cohérente, non arbitraire et qui tienne compte des attaches que les personnes ont établies avec notre pays, peut mettre un terme à la détresse de dizaines de milliers de personnes et par là même, mettre un terme aussi à la grève de la faim en cours et à celles qui suivront certainement, si aucune responsabilité humanitaire n’est prise.

  Samedi passé déjà, 400 personnes s’étaient rendue à l’Office des étrangers rappeler au ministre Dewael le péril de mort des 150 grévistes. Dans la foulée, le ministre a été interpellé plusieurs fois par le parlement, par les syndicats du nord et du sud du pays, par les organisations de défense des droits de l’homme,…

Resté sourd à tous ces appels, Patrick Dewael demeure inflexible, c’est donc au gouvernement d’agir et de trouver une issue à cette crise, acte que le ministre ne semble pas vouloir poser.  

  

Ce samedi, nous rappellerons donc aux partis du gouvernement, le lent suicide collectif qui se déroule sous leurs fenêtres et le suicide, ce mardi 5 février, de Omar, un  demandeur d'asile originaire de Guinée et âgé de 27 ans, qui, comme les 150 grévistes, a été désespéré après avoir reçu un ordre de quitter le territoire, et a décidé de se jeter sous un train en gare de Namur. Il séjournait et étudiait en Belgique depuis 2004, il y avait construit des attaches solides et durables…

  

Nous le rappellerons au gouvernement une fois de plus, au nom des grévistes et de toutes les personnes sans papiers qui attendent des solutions durables à leur situation, cette fin tragique est celle qui se joue sous nos yeux aujourd’hui !

   

L’UDEP BRUXELLES

  L’UDEP: 0494/384 442  - LES GREVISTES: 0485/103 858   http://sanspapiers.skynetblogs.be/ 

[Chambre des Représentants – Commission de l’Intérieur - Réunion du 13 février 2008 – Extrait du compte rendu intégral (CRIV 52 – COM 102)]

  

22 Question de M. Georges Gilkinet au ministre(sinistre) de l'Intérieur sur "le suicide d'un demandeur d'asile débouté en gare de Namur" (n° 2036)

  22.01 Georges Gilkinet (Ecolo-Groen!):

Monsieur le président, monsieur le ministre, mardi passé, le 5 février, Hassan Bayero, dit Omar, un  demandeur d'asile originaire de Guinée et âgé de 27 ans, a décidé de se jeter sous un train en gare de Namur et est décédé. Avec pas mal de ses amis et de représentants d'associations, j'ai assisté hier à son enterrement au cimetière communal de Namur. Je vous avoue donc que c'est avec une certaine émotion que je pose cette question.

 Alors qu'il séjournait et étudiait dans notre pays depuis 2004, qu'il y avait construit des attaches solides et durables, il avait reçu, quelques jours avant de poser cet acte, un ordre de quitter le territoire, mettant fin à tous ses espoirs et à tous les projets qu'il avait conçus; il se trouvait sans perspective d'avenir.

Cette fin tragique est d'autant plus difficile à accepter qu'en cours de formation de l'orange bleue, les négociateurs dont vous étiez avaient laissé entrevoir, à défaut d'une régularisation généralisée sur base de critères objectifs, un certain assouplissement des règles d'accueil, lié notamment aux perspectives professionnelles des demandeurs d'asile. Peut-être quelques mois de moratoire auraient-ils été suffisants pour éviter la fin tragique d'Omar.

 

Si je me permets de faire référence à ce cas précis, c'est parce qu'il me semble symptomatique, monsieur le ministre, de la situation vécue par de nombreux demandeurs d'asile aujourd'hui et qu'il doit nous pousser à trouver des réponses plus humaines aux cris de détresse poussés par celles et ceux qui estiment que la vie dans notre pays, quelles qu'en soient les conditions, est préférable à l'enfer de leur enfance ou de leur jeunesse.

 Monsieur le ministre, pouvez-vous dès lors nous dire si vous avez été informé de ce drame et quels sont les conclusions que vous en tirez sur les adaptations nécessaires et urgentes de la politique d'asile dans notre pays?

Disposez-vous de statistiques relatives au nombre de suicides de demandeurs d'asile en Belgique?


Le phénomène me paraît en forte augmentation, ce qui doit nous interpeller.

Surtout, même si la question vous a déjà été posée (peut-être allez-vous un jour évoluer avec ce gouvernement), ce drame entraînera-t-il une évolution ­ au moins temporaire sous la forme d'un moratoire que nous vous demandons de longue date ­ de la politique d'asile mise en oeuvre par le gouvernement fédéral?

  

22.02 Patrick Dewael, ministre:

 

Monsieur le président, chers collègues, j'étais et je suis toujours d'avis que le Parlement n'est pas l'endroit pour discuter en détails de cas individuels, aussi dramatiques soient-ils.

 

1. Je peux cependant communiquer à l'honorable membre que mes services ont été avertis d'une tentative de suicide.

 

2. En ce qui concerne les statistiques relatives au nombre de suicides des demandeurs d'asile ou d'ex-demandeurs d'asile, je vous renvoie à mon collègue compétent pour Fedasil.

 Jusqu'à aujourd'hui, un seul suicide a été répertorié dans les centres fermés de notre pays. Celui-ci s'est produit le 8 septembre 2004 au centre pour illégaux de Merksplas. Il s'agit d'un ressortissant de la République démocratique du Congo.

3. Dans un État de droit où la sécurité juridique doit toujours primer, il est difficile de concevoir l'instauration d'un moratoire qui pourrait mettre à mal cette sécurité et serait en outre injuste et discriminatoire à l'égard des étrangers déboutés qui ont donné suite à la mesure d'éloignement.

 

Une politique d'asile n'implique pas l'octroi systématique d'un droit de séjour au demandeur d'asile débouté alors qu'il n'a pas été reconnu comme réfugié ou reçu la protection subsidiaire par les instances d'asile. Une politique d'asile sous-entend que des décisions négatives pourraient être prises. Ces décisions sont toujours susceptibles de recours et l'étranger peut à tout moment faire valoir des circonstances humanitaires urgentes par le biais d'une demande d'autorisation de séjour en application de l'article 9bis de la loi. Mais là aussi, certaines décisions devant être prises sont négatives. C'est ainsi qu'est organisé un État de droit.

  

22.03 Georges Gilkinet (Ecolo-Groen!):

 Monsieur le ministre, je connais malheureusement votre position et je vois qu'elle n'évolue pas beaucoup.Pourtant, j'estime qu'on ne peut pas fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer. Je vous citais un cas qui me touche personnellement mais vous savez qu'à quelques centaines de mètres d'ici, 150 personnes, êtres humains, hommes et femmes, sont en grève de la faim et leur l'état empire chaque jour. Ce n'est pas digne d'un État comme le nôtre de fermer les yeux et de nier l'évidence.

Je vais chercher des informations complémentaires en ce qui concerne le suicide des personnes concernées.

 

À tout le moins mais ce n'est pas nouveau, notre groupe fera en sorte que ce cri de désespoir ­ ce n'est pas seulement une tentative de suicide mais un suicide réussi malheureusement; Omar restera donc en Belgique définitivement même si ce n'est pas de la manière dont il aurait rêvé ­ ne reste pas sans effet malgré votre inflexibilité. 


 Cirkel van stilte voor regularisatie/
CerCles du silence :8504
http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/02-06/DSC_0358.JPG
Cirkel van stilte voor regularisatie-CerCle du silence ce mercredi à côté de l'occupation rue royale, cette action à lieu tous les mercredi à BXL, Anvers, Sint-Niklaas, Roeselaere, Tubize, Liège, jodoigne, Louvain la Neuve,...(photo François Corbiaux)
Op initiatief van Udep (Unie van mensen zonder papieren) vinden in diverse steden in België elke week cirkels van stilte plaats, cirkels van mensen zonder papieren en sympathisanten. Deze week vonden onder andere cirkels plaats in Brussel, Antwerpen, Luik, Verviers, Louvain-la-Neuve,… Deze cirkels van stilte zijn voor de actievoerders een symbolisch protest omdat alles in verband met het regularisatiedossier al gezegd is, 161 mensen in alle anonimiteit aan het hongerstaken zijn, omdat mensen zonder papieren hier wonen, werken, leven,… zonder rechten.
Omdat door politici van alle democratische gezindte oplossingen beloofd zijn die er nog nooit zijn gekomen. Iedereen kan aansluiten bij de Cirkels van Stilte, op woensdag 13 februari om 18.00 u op het Conscienceplein in Antwerpen, in Brussel aan de Koningsstraat, ook in Sint-Niklaas en Roeselare. De sans-papiers en sympathisanten van sans-papiers worden ook verzocht om ook in andere steden op een symbolische plaats een Cirkel van Stilte te organiseren op woensdag om 18.00. Men wordt verzocht dit kenbaar te maken aan contact@papieren-papiers.be   zodat het op www.papieren-papiers.be kan geplaatst worden.
 VLOScentrum Kasteelstraat 4  9100 Sint-Niklaas -tel 03 766 29 13- 0477 40 62 19 jozef.hertsens@vlos.be  www.vlos.be

APRÈS 40 JOURS DE GRÈVE DE LA FAIM!

MARCHE POUR LA RÉGULARISATION DES GRÉVISTES
ET DE TOUTES LES PERSONNES SANS PAPIERS 8253


CE SAMEDI 9 février 2008 à 16h - Rue Royale


Samedi, cela fera 40 jours que 150 personnes ont cessé de s'alimenter pour mettre lentement fin à leur vie. Ils espèrent et nous espérons avec eux, ne pas en arriver là.


40 jours sans apports nutritionnels c'est médicalement le seuil limite qui déjà, commence à entrainer des séquelles irréversibles et la mort pour les plus faibles.

 

Nous porterons 150 chaises vides dans les rues de la capitale que nous déposerons devant l'Office des étrangers en symbole des 150 grévistes de la faim absents de la marche et des 150 000 personnes sans papiers qui attendent depuis des années une solution à leur état de détresse humaine.

Chacune des 150 chaises portera le nom d'un gréviste et sa profession. Nous y ajouterons la (ou les) région(s) de Belgique (Flandre, BXL, Wallonie) dans laquelle ce métier est en pénurie. (Le VDAB estime à 200 000 le nombre de travailleurs nécessaire d'ici 2010 pour combler le manque de main d'oeuvre criant dans certains secteurs rien qu'en région flamande).


 

Patrick Dewael (VLD) tient à peu près le même discours, préconise la régularisation par le travail et s'enferme pourtant dans son mutisme face aux interpellations de la population sans papiers, se repliant derrière la loi même si celle-ci est injuste.
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100 000 travailleurs sans papiers en Belgique travaillent au noir et ne demandent qu'à sortir de la clandestinité, travailler légalement, se former, payer des impôts et participer à la solidarité nationale.

COMMENT SORTIR DE CETTE SITUATION?

Tant que la loi pour les personnes qui ont leurs attaches en Belgique est injuste, il y aura des grèves de la faim partout dans le pays. Le gouvernement actuel a fait un fameux pas en arrière sur la question de la régularisation des sans papiers. Cette question vitale et urgente est totalement ignorée par notre gouvernement, alors que la majorité des partis (Ps-cdH-cd&v) qui le compose s’est engagée fermement pour la régularisation. Il est temps que les engagements politiques soient tenus afin de donner d'autres perspectives que la grève de la faim aux personnes sans papiers.
 
Les grévistes, soutenus par le Front Commun syndical, le Forum Asile et Migrations, la Ligue des droits de l'Homme, la KWB, le MOC, de nombreux partis politiques et associations ou comités de citoyens, exigent impérativement une réponse de ce Gouvernement à leur demande.

Les grévistes de la rue Royale, hommes, femmes de tous les pays du monde - Birmanie, Kurdistan, Inde, Mauritanie, Guinée, Equateur, Maroc, Algérie, Pakistan, Angola, Niger, Iran,…- portent en eux toute la richesse du monde mais aussi le cri de détresse de toutes les personnes sans papiers de Belgique.
 
En espérant que la détresse dont nous témoignons ici, et qui est le reflet d’une politique de l’arbitraire et du déni, puisse trouver réponse dans l'humanité de ce Gouvernement, jusqu’ici inconséquent. La nécessité que celui-ci s’engage dans la voie de la régularisation est, une fois de plus, avérée.

Marchons ensemble pour la dignité de tous.

UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)
   
Cette action est soutenue par la Ligue des droits de l’Homme, le MRAX, ECOLO-GROEN!, Vie féminine, le Clea, GRAAAV, la Voix des faibles, VIVE Belgique, Frères de sans, le CADTM,…


UDEP 0486 039 557 (Alex) - 0484 735 192 (Myriam)
http//:sanspapiers.skynetblogs.be/

(91 rue Royale/ Métro Botanique/ Tram 92, 94 arrêt Congrès)

 

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/01-30/DSC_0346.JPG

CerCle du silence ce mercredi à côté de l'occupation, cette action à lieu tous les mercredi à BXL, Anvers, Tubize, Liège, jodoigne, Louvain la Neuve,...(photo François Corbiaux)

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NA 40 DAGEN VAN HONGERSTAKING...

VREEMDELINGENZAKEN  VOOR DE REGULARISATIE  VAN DE HONGERSTAKERS EN ALLE  MENSEN ZONDER PAPIEREN
EN KNELPUNTBEROEPEN

 
NU ZATERDAG 9 FEBRUARI 2008

VERTREK OM 16.00 AAN DE Koningsstraat
 
 De Regering, uiteindelijk samengesteld voor beperkt duur, schijn nu een stap achteruit te zetten inzake de regularisatie van de mensen zonder papieren. Dit hoogst belangrijke en dringende probleem komt helemaal niet voor in de regeringsverklaring van de nieuwe regering, hoewel de partijen die deel uitmaken van de coalitie de akkoorden van oranje-blauw onderhandeld hebben of ondertussen hun wil kenbaar gemaakt hebben om verder te gaan dan de voorgestelde maatregelen inzake regularisatie in dit akkoord dat inmiddels kaduuk geworden is.
 
Nu zaterdag 9 februari 2008 zijn de 150 hongerstakers in de Koningsstraat te Brussel aan hun 40ste dag van hongerstaking. Hun toestand wordt van dag tot dag meer wanhopig en leidt naar een drama. De nood aan een oplossing is er een, meer bepaald voor de 150 000 sans-papiers in België waarvan de Brussels hongerstakers de tragische vertegenwoordigers zijn. Daarom roepen we alle burgers, verenigingen en verantwoordelijke politici op hun solidariteit aan de hongerstakers te betuigen op die dag, dag die ook overeenkomt met een uiterste nood.
 
De hongerstakers eisen een antwoord op hun vraag aan de Regering, zij worden daarbij gesteund door het Gemeenschappelijk Vakbondsfront, het Forum Asiel en Migratie, de Liga van de Rechten van de Mens, de KWB, verschillende politiek partijen, verenigingen en burgercomités, 
 
We zullen dus samen met de hongerstakers op hun 40ste dag van hongerstaking hun dossiers met de vraag om regularisatie van hun administratieve toestand door de straten van de hoofdstad van dit land dragen.
 
De noodkreet die we hier slaken is een antwoord op de politiek van de willekeur en van de afwijzing en wil een menselijk en menswaardig antwoord krijgen van deze Regering die tot nu toe inconsequent geweest is. Het is eens te mee overduidelijk dat het nodig is dat ze zich engageert voor een regularisatie.

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KURDISCHE EN INDIAANS MOEDERS HONGERSTAKERS- Photo F.Corbiaux

KNELPUNTBEROEPEN 

Nous porterons 150 chaises vides dans les rues de la capitale que nous déposerons devant l'Office des étrangers en symbole des 150 grévistes de la faim absents de la marche et des 150 000 personnes sans papiers qui attendent depuis des années une solution à leur état de détresse humaine.

  ZIEN/VOIR  http://vdab.be/trends/vacatureanalyse.shtml


Chacune des 150 chaises portera le nom d'un gréviste et sa profession. Nous y ajouterons la (ou les) région(s) de Belgique (Flandre, BXL, Wallonie) dans laquelle ce métier est en pénurie: les "KNELPUNTBEROEPEN". (Le VDAB estime à 200 000 le nombre de travailleurs nécessaire d'ici 2010 pour combler le manque de main d'oeuvre criant dans certains secteurs rien qu'en région flamande).


CONTACT : in het nederlands
Ruben Vandevyvere 0498 11 35 34



met de steun van : UDEP-Antwerpen, Udep Brussel, Ligue des droits de l’Homme, de MRAX, ECOLO-GROEN!, Vie féminine, Clea, GRAAAV, Kinderen zonder papieren, le CADTM,


UDEP 0486 039 557 (Alex) - 0484 735 192 (Myriam)
http//:sanspapiers.skynetblogs.be/
(91 rue Royale/ Métro Botanique/ Tram 92, 94 arrêt Congrès)

 

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/02-06/DSC_0366B%20.JPG

 CerCle du silence ce mercredi à côté de l'occupation, cette action à lieu tous les mercredi à BXL, Anvers, Tubize, Liège, jodoigne, Louvain la Neuve,...(photo François Corbiaux)

 

 

Une quarantaine d’enfants de sans-papiers grévistes de la faim qui occupent depuis le 1er janvier un bâtiment de la Communauté française, à la rue Royale à Bruxelles, ont manifesté vendredi après-midi devant le Palais Royal de Laeken.

Ils ont brandi des dessins qu’ils avaient coloriés pour exprimer leur incompréhension face à la situation qu’eux et leur famille vivent en Belgique. “Mes parents sont en Belgique depuis 13 ans et on ne leur donne pas de papiers. Je souhaite que le ministre leur donne des papiers. Je rends souvent visite à mes parents qui font une grève de la faim. Je n’en parle pas à mes amis car c’est difficile d’en parler. Cela me rend triste“, a expliqué Christofer, une fillette équatorienne de 9 ans.

 


Udep Brussel - voor Koerdische moeders en vaders (texte en français plus bas)

 


Kinderen van de Zonder-Papieren-hongerstakers in de Koningstraat 91 wensen een boodschap te richten tot de Koning.



Ze zullen zich dus naar het Koninklijk Paleis van Laken begeven (op het voetpad tegenover het Paleis) op vrijdag 8 februari om 14h.

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/01-23/DSC_0331.JPG

Koerdische vrouwen zonder papieren in hongerstaking (photo f.corbiaux)

"We zijn een groep Koerdische kinderen. Onze moeders en vaders zijn momenteel in hongerstaking in de Koningstraat 91. We willen uw aandacht vestigen op het feit dat deze 8ste februari de 39 ste dag van hun hongerstaking is. Onze ouders zeggen dat ze tot het uiterste willen gaan. De jongsten onder ons weten of begrijpen dat niet. Ze gaan op zoek naar hen doorheen het huis. Maar wij, de ouderen, zijn zeer ongerust en bang wanneer we ze zo mager en vermoeid op hun bed zien liggen.

Wij hebben onze geboorteplaats niet gekozen, maar als onze ouders hun land en hun oorsprong hebben achtergelaten, dan was het om ons een betere toekomst te bieden. In ons land is er oorlog en de meest elementaire rechten worden er niet nageleefd.


Voor sommigen onder ons is België het geboorteland. Wij gaan in België naar franstalige of nederlandstalige scholen sinds meerdere jaren al, ondanks de vele obstakels die we moeten overbruggen. Naar het schijnt hebben we geen wettelijke papieren, en wanneer men geen papieren heeft, heeft men geen recht op een deftige woning, een job, kwaliteitsonderwijs, een goede gezondheid, gelijke kansen en het respect voor onze persoon.



Als onze ouders besloten hebben om niet meer te eten en zodoende hun eigen leven in gevaar te brengen, dan is het omdat ze geen andere keuze hadden. Wij verzoeken U om ons uw steun te bieden, zodat onze ouders hun documenten kunnen bekomen en hun hongerstaking kunnen stoppenzetten."



ARSLAN Ozlem, dochter van Fethullah ARSLAN, GSM: 0478 439930 (nederlandstalig)/

DAG Sevgi, de nicht  van  Nuriye BARAN, GSM : 0477 509742 (Franstalig)/

FINCAN Tural, bezorgde burger die deze actie steunt - GSM : 0479 231001

 


 

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/01-30/DSC_0348.JPG

 

Des enfants des sans-papiers grévistes de la faim du 91 rue Royale souhaitent déposer un message au Roi.



Ils iront donc au Palais Royal de Laeken (en face de Palais, sur le trottoir) le vendredi 8 février 2008 à 14 h.



" Nous sommes un groupe d’enfants kurdes. Nos mères et nos pères sont actuellement en grève de la faim à  la Rue Royale 91. Nous voulons attirer votre attention que ce 8 février 2008 est le 39e jour de la grève de la faim. Nos parents nous disent vouloir aller jusqu’au bout. Mais les plus petits d’entre nous ne le savent pas. Mais ils cherchent leurs présences dans la maison. Nous, les plus grands, nous sommes très inquiets et nous avons peur en les voyant maigris, fatigués, allongés dans les lits.



Nous n’avons pas choisi notre lieu de naissance, mais si nos parents ont quitté leurs pays et leurs racines, c’est pour nous assurer un avenir meilleur. Il y a la guerre dans notre pays et nos droits les plus élémentaires n'y sont pas respectés.

Le pays natal pour certaines d’entre nous, c'est la Belgique. Nous fréquentons des écoles francophones ou néerlandophones en Belgique depuis de nombreuses années malgré tous les obstacles que nous devons surmonter. Il paraît que nous n’avons pas de papiers et quand on n’a pas de papiers, on n’a pas droit d’avoir un logement décent, un emploi, un enseignement de qualité, une bonne santé, l’égalité des chances et le respect de la personne.


Si nos parents ont décidé de ne pas manger en mettant leurs vies en danger, c’est parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix. Nous vous prions de nous apporter votre soutien afin que nos parents obtiennent leurs papiers et puissent arrêter la grève de la faim. "



ARSLAN Ozlem, fille de Fethullah ARSLAN, GSM 0478 439930 (en néerlandais)/

DAG Sevgi, la nièce de Nuriye BARAN, GSM : 0477 509742 (en français)/

FINCAN Tural, citoyen inquiet soutenant l'action GSM : 0479 231001

http://www.cire.irisnet.be/cercle-silence/02-06/DSC_0353B.JPG


Conférence de presse sur l’état catastrophique

de la gréve de la faim rue Royale   8059



La conférence de presse a lieu ce mercredi à 11h, à l'occupation Udep de la rue Royale où les médecins, les avocats et l’UDEP présenteront le triste bilan de cette action au 33e jour de la  grève de la faim.

 



Elif, femme kurde de 63 ans, en grève de la faim depuis le 1e janvier, a été hospitalisée deux fois en urgence cette dernière semaine, mais refuse toujours de s’alimenter. En désespoir de cause, les autres 30 femmes sont également rentrées en grève de la faim depuis le 1er février. Les gens tombent, sont emmenés, refusent de s'alimenter et reviennent.


A ce jour, cinq à dix ambulances arrivent chaque jour au 91 rue Royale...

 



La Ligue des droits de l'Homme participera à la conférence et exposera sa position sur l'état de la situation et les perspectives politiques pour les grévistes et les personnes sans papiers.



L'Udep interpelle maintenant le gouvernement, il est plus que temps de réagir, si l'Udep a soutenu les grévistes c'est pour que cette course vers la mort s'interrompe le plus tôt possible. Les Associations et l'Udep appellent depuis des années à l’inscription des attaches durables comme critère de régularisation, et à l’impérieuse nécessité d’inscrire des critères dans une loi.


Nombre de partis actuellement au gouvernement avaient promis aux personnes sans papiers de ne pas les laisser tomber (cd&v, Ps, cdH), le Ps faisait même de ces revendication une condition pour rentrer dans un gouvernement.



Aujourd'hui, au 38ème jour de grève de la faim, il reste médicalement 48h avant que les organes ne subissent des lésions irréversibles et à peine 6 jours avant que les personnes les plus faibles ne décèdent.



Contact UDEP : 0472 895 961 Gerardo Cornejo/Contact Médecins - Mima 0475 910 941/

Contact gréviste - Nevzet 0486 959 486 Mokthar Thigam 0485 103 858
/Contact LDH - 02 209 62 83

 

Office des étrangers :

Michelle Alexandre (o2/2061510), Frederique Elsen
(02/2061939) of Geert De Vulder (o2/2061514)

 



Ce samedi 9 février à 16h
, l'Udep, le Mrax, Vie féminine, La Ligue des droits de l'Homme, Ecolo,... appellent à une manifestation nationale en soutien aux grévistes qui en seront à leur 40ème jour de grève de la faim.


Les manifestants porteront 150 chaises vides de l'occupation jusqu'à l'Office des étrangers en symbole des 150 grévistes absents de la marche ou peut-être déjà disparus.

 




UDEP : Après Bruxelles, Jodoigne, Anvers, Tubize, Liège et Verviers,...

le CerCle du silence démarre à Louvain-La-Neuve
ce mercredi 6 février!




Le mercredi 23 janvier, un premier CerCle du silence eu lieu à Bruxelles à l'initiative de l'UDEP-Bruxelles, des grévistes de la faim Udep de la rue Royale, et des nombreux mouvements, associations, syndicats, qui soutiennent les personnes sans papiers dans leur combat pour la dignité. Cette action se répète depuis, tous les mercredis au même moment dans les différentes villes du pays.



Les CerCles du silence sont nés en France où les frères franciscains se tiennent les mains en silence pour entourer les Centres fermés en signe de protestation des traitements indignes et inhumains qui y sont réservés aux migrants.



En Belgique, ce rassemblement de solidarité se déroule sans slogans, sans cris, parce que ce silence signifie qu’on a déjà tout dit sur la question, et qu’il est temps pour les partis (Ps, cdH, cd&v) s’étant fermement engagés pour la regularisation, de prendre enfin leurs responsablités politiques. Sans quoi, les personnes sans papiers n’auront, dans les faits, d’issue que la grève de la faim pour sortir de l’état de détresse permanente qu’ils endurent depuis des années.


Aujourd’hui, plus que jamais, la politique du gouvernement belge en matière d’immigration est condamnée par les associations de défense des droits de l’homme, les mouvements citoyens et les syndicats.



Nous, UDEP, après de longues années de dur combat pour la reconnaissance de nos droits humains, combat pacifiste et citoyen que nous avons toujours mené dans le respect des lois et des institutions belges et qui a rencontré un large et profond soutien partout en Belgique; nous nous trouvons confrontés à une politique qui ne propose aucune solution qui puisse résoudre effectivement la situation de l’immense majorité des personnes sans papiers en Belgique.

Nous UDEP, appellons à l’inscription des attaches durables comme critère de régularisation, et à l’impérieuse nécessité d’inscrire des critères dans une loi.



L’absence actuelle de considération et de réflexion éthique, morale et politique à cet égard présage que le futur gouvernement s’attachera plus à la dimension concurrentielle et marchande de notre pays, qu’à sa dimension sociale, humaine.
Les priorités du gouvernement ignorent effrontément que la majorité des personnes sans papiers n’ont d’autres perspectives que la clandestinité, l’enfermement et les expulsions, y compris ceux de familles et d’enfants alors même qu’elles partagent la vie sociale et citoyenne belge, au quotidien.


L'UDEP revendique:


- la régularisation de toutes les personnes sans papiers en Belgique.



- l'arrêt des expulsions et la suppression des centres fermés pour étrangers.




UDEP Bruxelles (Union pour la défense des personnes sans papiers)


Contact Udep : 0472 895 961 (Gerardo) 0486 039 557 (Alex)


000-3419170-17- avec la mention " soutien "




INFOS:
A Liège: face à l’Hôtel de Ville (Cracpe, Osp)/ A Anvers: Sur la groenplats (Violetta-Udep Anvers 0499 101 651)
A LLN: CerCle sur la place de l’université. (Michel Ledent 0477 233927)
A Bruxelles: Sur la place de la liberté, entre Botanique et Parc, tram 92-94 arrêt congrès, à côté de l'occupation udep rue royale.




Nous vous invitons à participer avec nous à ce CerCle du silence, de 18 heures à 18 heures 30, chaque mercredi, quand vous le pouvez,...
Avec une lampe de poche ou une lanterne pour être visibles, puisqu'il fait encore noir...



Les CerCles tiendront si nous sommes nombreux à nous relayer. Diffusez l'info! Si vous n'êtes pas libres ce mercredi-ci, notez le suivant, au même endroit, et ainsi de suite. Le mouvement aura un impact par sa continuité et son expansion géographique!
 


Action des "Cercles du silence" pour les sans-papiers à Anvers
 


Le nom de l'opération a été choisi car "tout a déjà été dit sur la question de la régularisation", rappellent les organisateurs. A partir du mercredi 6 février, une action sera organisée chaque semaine, à 18 heures, sur la Groenplaats à Anvers.

 

Des associations de défense des sans-papiers organiseront mercredi, à Anvers, une action sur la Groenplaats dans le cadre de l'opération "Cercles du silence". Cette action vise à poursuivre le combat pour la régularisation des sans-papiers, ont annoncé samedi les organisateurs de l'évènement.

 

L'opération des "Cercles du silence" a été lancée il y a deux semaines à Bruxelles. Elle a ensuite été suivie dans plusieurs villes wallonnes. L'Udep organisera désormais une action mercredi prochain à Anvers.

 

Le nom de l'opération a été choisi car "tout a déjà été dit sur la question de la régularisation", rappellent les organisateurs. A partir du mercredi 6 février, une action sera organisée chaque semaine, à 18 heures, sur la Groenplaats à Anvers.


APRÈS 40 JOURS DE GRÈVE DE LA FAIM7933
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MARCHE JUSQU'À L’OFFICE DES ÉTRANGERS
POUR LA RÉGULARISATION DES GRÉVISTES ET DE TOUTES LES PERSONNES SANS PAPIERS
 CE SAMEDI 9 FEVRIER 2008

DÉPART À 15H DE LA COLONNE DU CONGRÈS

 

http://gabaye.unblog.fr/files/2007/10/greve.bmp
Le Gouvernement, enfin installé à durée déterminée, semble à ce jour avoir fait un pas en arrière sur la question de la régularisation des personnes sans papiers. Cette question cruciale et urgente est totalement absente de la déclaration du nouveau gouvernement, alors même que les partis qui composent cette coalition ont soit négocié les accords de l' « orange bleue », soit rappelé entre-temps leur volonté d'aller plus loin dans les mesures proposées en matière de régularisation dans ce défunt accord.  Ce samedi 9 février 2008, les 150 grévistes sans papiers de la rue Royale à Bruxelles en seront à leur 40ème jour de grève de la faim. Leur situation semble à ce jour désespérée et vouée au drame. Cette urgence est, plus largement, celle des 150 000 personnes vivant sans papiers en Belgique, dont les grévistes bruxellois sont tragiquement représentatifs. C'est pourquoi nous faisons appel à tous les citoyens, associations et responsables politiques afin qu’ils apportent, à cette date qui correspond à une extrême urgence, leur solidarité aux grévistes.

 

Les grévistes, soutenus par le Front Commun syndical, le Forum Asile et Migrations, la Ligue des droits de l'Homme, la KWB, de nombreux partis politiques et associations ou comités de citoyens, exigent impérativement une réponse de ce Gouvernement à leur demande.  Nous accompagnerons donc les grévistes à leur 40ème jour de grève de la faim pour porter les dossiers de demande de régularisation de leur situation administrative à travers les rues de la capitale de notre pays.  En espérant que la détresse dont nous témoignons ici, et qui est le reflet d’une politique de l’arbitraire et du déni, puisse trouver réponse dans l'humanité de ce Gouvernement, jusqu’ici inconséquent. La nécessité que celui-ci s’engage dans la voie de la régularisation est, une fois de plus, avérée. L’UDEP: 0484/735 192                0494/384 442LES GREVISTES: 0485/103 858

                                0486/959 486

 

  
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  VREEMDELINGENZAKEN  VOOR DE REGULARISATIE  VAN DE HONGERSTAKERS EN ALLE  MENSEN ZONDER PAPIEREN NU ZATERDAG 9 FEBRUARI 2008VERTREK OM 15.00 AAN DE CONGRESKOLOM  De Regering, uiteindelijk samengesteld voor beperkt duur, schijn nu een stap achteruit te zetten inzake de regularisatie van de mensen zonder papieren. Dit hoogst belangrijke en dringende probleem komt helemaal niet voor in de regeringsverklaring van de nieuwe regering, hoewel de partijen die deel uitmaken van de coalitie de akkoorden van oranje-blauw onderhandeld hebben of ondertussen hun wil kenbaar gemaakt hebben om verder te gaan dan de voorgestelde maatregelen inzake regularisatie in dit akkoord dat inmiddels kaduuk geworden is. Nu zaterdag 9 februari 2008 zijn de 15 hongerstakers in de Koningsstraat te Brussel aan hun 40ste dag van hongerstaking. Hun toestand wordt van dag tot dag meer wanhopig en leidt naar een drama. De nood aan een oplossing is er een, meer bepaald voor de 150 000 sans-papiers in België waarvan de Brussels hongerstakers de tragische vertegenwoordigers zijn. Daarom roepen we alle burgers, verenigingen en verantwoordelijke politici op hun solidariteit aan de hongerstakers te betuigen op die dag, dag die ook overeenkomt met een uiterste nood. De hongerstakers eisen een antwoord op hun vraag aan de Regering, zij worden daarbij gesteund door het Gemeenschappelijk Vakbondsfront, het Forum Asiel en Migratie, de Liga van de Rechten van de Mens, de KWB, verschillende politiek partijen, verenigingen en burgercomités,   We zullen dus samen met de hongerstakers op hun 40ste dag van hongerstaking hun dossiers met de vraag om regularisatie van hun administratieve toestand door de straten van de hoofdstad van dit land dragen.  De noodkreet die we hier slaken is een antwoord op de politiek van de willekeur en van de afwijzing en wil een menselijk en menswaardig antwoord krijgen van deze Regering die tot nu toe inconsequent geweest is. Het is eens te mee overduidelijk dat het nodig is dat ze zich engageert voor een regularisatie.   UDEP: 0484/735 192             0494/384 442HONGERSTAKERS: 0485/103 858

                                     0486/959 486

 

ELIF

ZOILA
MAYRA
LUZMILA
AURORA
JUANA
JOSE LUIS
MERCEDES
REBECA
PEDRO
OLGA
FERNANDO
MARGARITA
ROSA MATILDE
TANIA
SEGUNDO
TANIA
MARINA
ROSA
SENDTUN
ALTYN
YERSTESEN
GAGLI
AKTAYA
BESEREN
UGAR
SAMI
TAOUFIK
ABDERRAHIM
ABDOULAY
OSMANE
MOHAMMED
AMADOU
MANSOR
ALI
HAMID
RACHID
EL HASNI
BA’RACINE
TAHOUFIC
KHALID
LAKEHAL
MOKHTAR
ABOU BAH
MILOUD
AMADOU
MAMADOU
SOULEYMANE
BAH MOUCTAR
TAREK
BENSAMHOUDA
NEVZÀT
ENGIN
ERBOGAN
ARSLAN
AKIN
FARUK
VEYSEL
IKIZLER
TERCAN
ESEN
SAGIR
SEN
MAHSUM
AHMET CAN
ARSLAN
YAGIZ
IJNAL
ASLANTEPE
HIKEYINOGLU
APAYDIN
UDES
INCE
CELIK
ARSLAN
ERAY
YSMAEL
BESIME
ADILE
NURIYE
AYSE
GULEY
PAUDEL
PATHAN
NKENGUE ANA
PAOLA
DJIBY
ALIOU
DEY YAYA
ABDOUL
KOMLAN
DIA DEMBA
HAFID
FOLY AKPOTOME
TALHIL
TERRAS
MANAD
MOUCINE
RAYMOND
FERNANDO
LAETITIA

. . . 

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OPROEP AAN DE CD&V!

ACV en ABVV en KWB reageren...7514

Brussel,  24 januari '08

 Werknemers zonder papieren in hongerstaking


 

        ACV en ABVV reageren

 

Vandaag, donderdag 24 januari 2008, zijn 150 mensen zonder papieren al 25 dagen tevergeefs in hongerstaking. Ze willen dat de Minister van
Binnenlandse Zaken naar hen luistert en hen uit deze situatie haalt.
Nationaal verantwoordelijken van ACV en ABVV gingen hen vanochtend hun steun betuigen.

ACV en ABVV stellen vast dat vele mensen zonder papieren er vandaag van overtuigd zijn - en hoe zouden we het hen kwalijk kunnen nemen? - dat de kortste weg naar normalisatie van hun situatie een hongerstaking is, met al de risico's die zo'n actie meebrengt voor hun gezondheid en voor hun leven. Dat is menselijk gezien onaanvaardbaar.

Zodra ze van de actie op de hoogte waren, hebben ABVV Brussel en ACV
Brussel-Halle-Vilvoorde de handen in elkaar geslagen om onmisbare,
elementaire hulp te bieden in het gebouw in de Koningsstraat nr. 91, waar de mensen zonder papieren in bijzonder ongezonde en onhygiënische
omstandigheden verblijven. Ze maakten zich ook zorgen om de medische
begeleiding van de hongerstakers: dankzij de actie van een tiental dokters kon stap voor stap een medische opvolging worden uitgebouwd met de hulp van stagiaires, goed omkaderd door jongbejaarde dokters, en met de hulp van het Rode Kruis.       

ACV en ABVV herinneren eraan dat illegale werknemers niet verantwoordelijk zijn voor de oorlogen, niet voor de dictaturen en ook niet voor de wereldwijde ontregeling van de arbeidsmarkt. Integendeel, ze zijn er het slachtoffer van: slachtoffer van de onderontwikkeling, slachtoffer van fysiek of economisch geweld, slachtoffer van mensenhandelaars en alle andere soorten tussenpersonen zonder scrupules.

Vandaag willen de twee vakbonden krachtig hun eis herhalen van een snelle oprichting van een onpartijdige en onafhankelijke Regularisatiecommissie. Die moet werken met duidelijke en vaste criteria, waarmee eindelijk een legaal bestaan kan worden gegeven aan personen die feitelijk volwaardig lid zijn van onze samenleving.

 

Een van die criteria moet met name de abnormaal lange duur zijn van de
procedure voor gezinshereniging of regularisatie, de financiële
onmogelijkheid om terug te keren en, last but not least, de duurzame banden, de doodgewone erkenning van het feit dat de persoon het 'centrum' van zijn leven (zowel gevoelsmatig als op sociaal en economisch vlak) in België heeft uitgebouwd. Soms ook simpelweg de erkenning van het feit dat de administratieve procedures voor de wettelijke vestiging in ons land zo lang duren.

 

Meer informatie:

 

Guy Tordeur, verbondssecretaris ACV Brussel-Halle-Vilvoorde, 02 508 88 25, 0475 60 27 86

 

Philippe Van Muylder, algemeen secretaris ABVV intergewestelijke Brussel, 02 552 03 34, 0475 25 43 54

 

___________________________________________________________

Standpunt van de KWB inzake asiel

KWB pleit voor een humaan asielbeleid

 

 

De KWB roept minister van binnenlandse zaken Dewael op om de dossiers van asielzoekers snel en ten gronde te onderzoeken en ze niet op een formalistische basis van  tafel te vegen.

 

Sinds begin dit jaar zijn een 150 tal asielzoekers in hongerstaking in de gebouwen van de Franse Gemeenschap in de Koningsstraat in Brussel. Ze vragen dat hun administratieve situatie collectief geregulariseerd wordt.

  De KWB vraagt aan minister Dewael om van deze gelegenheid gebruik te maken om te bewijzen dat hij een asielbeleid wilt dat rechtvaardig én humaan is.  

De KWB pleit niet voor open grenzen waarbij iedereen die zegt een vluchteling te zijn het statuut van vluchteling krijgt. De KWB pleit er wel voor om mensen die zich als vluchteling aandienen via een korte procedure snel duidelijkheid en zekerheid te verschaffen en daarbij de redenen van hun vlucht grondig te onderzoeken. Op basis van duidelijke criteria die in de wet verankerd zijn moet in het kader van die procedure het al dan niet toekennen van asiel op een rechtvaardige en humane manier mogelijk zijn.

  De KWB pleit voor het regulariseren van asielaanvragen op basis van de criteria, die voorzien zijn in het ontwerp van wetsvoorstel van UDEP, de vereniging voor de verdediging van mensen zonder papieren: . de aanvrager heeft binnen de 3 jaar geen uitvoerbare beslissing ontvangen van de overheid of binnen de 3 jaar geen uitspraak van de Raad van State.

. de aanvrager kan buiten zijn wil niet terug naar zijn land van herkomst omdat het land in oorlog is of omdat het risico op foltering of onmenselijke, vernederende behandeling groot is bij uitwijzing naar dat land.

 

. de aanvrager is ernstig ziek of gehandicapt

 

. de aanvrager heeft duurzame sociale banden met België

 

. de aanvrager levert of zal een socio-economische bijdrage aan België leveren.


Persbericht FAM 17 januari 2007

Interimregering kan niet zwijgen over ‘Wie mag blijven?’

Eerste hongerstaking van het jaar loopt, hoeveel nog te gaan?

Het jaar is amper begonnen en er zijn alweer 150 mensen zonder papieren in hongerstaking. Dit keer in de Koningsstraat in Brussel, vlakbij het kabinet van minister van Binnenlandse Zaken Patrick Dewael. In hongerstaking gaan is al lang niet meer origineel maar misschien wel effectief? In het verleden leidden hongerstakingen alvast in een aantal gevallen tot regularisatie van illegaal verblijf. Het gebrek aan duidelijke regularisatiecriteria maakte zulke ‘natte vinger beslissingen’ mee mogelijk. Hongerstaken lijkt een nieuw criterium voor regularisatie geworden.

De roep om een humaan maar vooral duidelijk regularisatiebeleid blijft ook dit jaar aanhouden. Dat komt omdat de minimale politieke beloftes die de regeringsonderhandelaars vastlegden in het oranjeblauwe akkoord over asiel & migratie (voorlopig?) niet worden uitgevoerd. In de tekst van de interimregering is van het regularisatiethema eenvoudigweg geen sprake. Maar er zijn wel 50 nieuwe ambtenaren op DVZ beslissingen aan het nemen op basis van het oude beleid. Dat oude beleid is echter te beperkt en te onduidelijk. Uit het oranjeblauwe akkoord bleek dat men dit wil uitbreiden en verduidelijken. Ook de PS is hiervoor.

Hoeveel mensen zullen dit jaar weigeren te eten? Hoeveel acties en betogingen moeten sans-papiers houden alvorens de regering opnieuw een eerste aanzet geeft tot verbetering van de bestaande regelgeving?

Nochtans is dit onderwerp incontournable, ook voor deze noodregering. De mensen zonder papieren zijn hier en zullen niet in rook opgaan. Ze allemaal het land uitzetten is niet menselijk, maatschappelijk niet wenselijk en bovendien praktisch onhaalbaar.

Het Forum voor Asiel en Migraties vraagt dat de interimregering dringend een nieuw regularisatiebeleid opstart, zoals aangekondigd in de oranjeblauwe akkoorden. Een beleid voor mensen die al jaren wachten in verblijfsprocedures, een beleid voor mensen zonder papieren die duurzame bindingen hebben met ons land én een beleid voor mensen zonder papieren die aan de slag kunnen op onze arbeidsmarkt. Het FAM heeft hiervoor concrete voorstellen.

Contact: Pieter De Gryse, Vluchtelingenwerk Vlaanderen, 0478 444 121

Travailleurs sans papiers en grève de la faim:

 la CSC et la FGTB réagissent!!!

 

Ce jeudi 24 janvier, les responsables nationaux de la CSC et de la FGTB se sont rendus au 91 rue Royale à Bruxelles pour témoigner du soutien qu’ils entendent apporter à ces personnes en lutte pour leur dignité. Cela fait maintenant 25 jours que 150 personnes ne disposant pas de papiers y mènent désespérément une grève de la faim pour se faire entendre du ministre de l’Intérieur et tenter de débloquer leur situation.

La FGTB et la CSC constatent que de nombreux sans-papiers ont aujourd’hui acquis la conviction (et comment leur en faire grief?) que le chemin le plus court vers la normalisation de leur situation passe… par une grève de la faim, avec tout ce que ce type d’action entraîne comme risques majeurs pour leur santé et leur vie. Ce n’est pas humainement acceptable.

Aussitôt informées du mouvement, la CSC-Bruxelles-Hal-Vilvorde et la FGTB-Bruxelles s’étaient mises en front commun pour apporter le premier soutien matériel indispensable à l’occupation du bâtiment, particulièrement insalubre, du 91 rue Royale.

Elles se sont également préoccupées de l’encadrement médical des grévistes: grâce à l’action d’une dizaine de médecins, travaillant dans des conditions évidemment très difficiles, un suivi médical a pu se mettre progressivement en place, avec l’aide de stagiaires, bien encadrés par des médecins seniors, et de la Croix-Rouge.De manière générale, la FGTB et la CSC rappellent que les travailleurs clandestins ne sont responsables ni des guerres, ni des dictatures, ni de la dérégulation mondiale du marché du travail.

Tout au contraire, ils en sont les victimes: victimes du sous-développement, victimes de la violence, physique ou économique, victimes de négriers, et de toutes sortes d’intermédiaires sans scrupules.Aujourd’hui, les deux organisations syndicales rappellent avec force leur revendication pour la mise en place rapide d’une Commission de régularisation impartiale et indépendante. Celle-ci devra travailler sur base de critères clairs et permanents, qui permettent de donner enfin une existence légale à des personnes qui, de fait, sont membres à part entière de notre société. Devront notamment faire partie de tels critères: la longueur anormale de la procédure de regroupement familial ou de régularisation, l’impossibilité matérielle de retour, et les attaches durables, simple reconnaissance du fait que la personne a établi le "centre" de sa vie (affective, sociale et économique) en Belgique, parfois, tout simplement, du simple fait de la longueur des procédures administratives d’installation légale dans notre pays.Pour plus d’informations:

 

 Guy Tordeur, secrétaire fédéral de la CSC-Bruxelles-Hal-Vilvorde,

gtordeur@acv-csc.be, 02.508.88.25.


« Cercle du silence » pour les sans-papiers autour de la Flamme du Clandestin Inconnu à Bruxelles :

« ci-gît toute la richesse du monde ».

  

Les grévistes de la faim sans papiers de l’Udep qui occupent depuis plus d’un mois le 89 de la rue Royale et ne se sont pas alimentés depuis 23 jours, se rassembleront ce mercredi 23 janvier à 18h sur la place de la Liberté, à deux pas de la flamme du Soldat Inconnu, dans le cadre de l’initiative nationale des « Cercles du silence » initiées par les personnes sans papiers et leurs nombreux soutiens (voisins, avocats, prêtres, Ciré, Ldh, Mrax, syndicats, FSM, ...).

  

Il s’agira d’un rassemblement sous forme de « cercle silencieux » où des citoyens avec ou sans papiers se serreront les coudes autour de la flamme du Clandestin Inconnu. Une flamme symbolique sera allumée avec la mention « ci-gît toute la richesse du monde ».

  

Sans slogans, sans cris, le rassemblement se déroulera dans le silence. Notre silence signifiera qu’on a déjà tout dit sur la question et qu’il est temps pour les politiques d’agir. Nous espérons ainsi interpeller les représentants politiques au sujet des discriminations dont les personnes sans papiers sont victimes,  peser sur le gouvernement intérimaire pour qu’il englobe la question de la régularisation dans son programme et qu’il lui trouve une réponse digne. En somme, puisqu'ils font effectivement partie de la population de ce pays, nous voulons obtenir que les clandestins soient enfin… reconnus. 

  Samedi 26 janvier, le Forum Social se clôturera par une marche qui partira de la Bourse vers l’office des étrangers à 17h, pour arriver à l’occupation des 150 grévistes de la faim rue Royale où un débat et un concert attendrons les marcheurs.

L'action se répétera chaque semaine au même endroit.

  

Pour l'UDEP-Bruxelles,

 

Alex (0486/ 03 95 57) porte-parole

 

 

FORUM SOCIAL 26 JANVIER
PROGRAMME DES ACTIONS:



13h à 17h - Rassemblement
A la Bourse de Bruxelles ça va bouger avec du Théâtre-action, du Slam, Concerts et Fanfare, une Messe dédiée à la sainte consommation, quelques mots bien envoyés, à boire et à manger,...



17h - Manifestation de solidarité avec les sans-papiers
Départ à la Bourse de Bruxelles, direction l’Office des étrangers avant de rejoindre l’occupation du 91 rue Royale et les grévistes de la faim.


Pour
- la régularisation de tous les sans-papiers


- l’arrêt des expulsions


- la suppression des centres fermés.

   

Appel de la mobilisation :

 

UDEP Bruxelles (Union de défense des personnes sanspapiers), ABP (Association Belgique-Palestine), ACC (A Contre Courant), ATTAC Wallonie-Bruxelles, Barricade, Brussels Tribunal, CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde), Centre Carlo Levi, CLEA (Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association), Début des haricots, Dons d'organes, Ferme arc en ciel, Food not bombs Liège, Front anti-fasciste liègeois, GRAAAV (Groupe de Réflexion et d'Action pour un Autre Art de Vivre), GRAPPE (Groupe de Réflexion et d'Action pour une Politique Ecologique), GTS (Groupe Thomas Sankara de Liège), Kiosque Nomade, MCP (Mouvement citoyen Palestine), RAP (Résistance à l’Agression Publicitaire), Respire asbl, Solidarité nouvelle, Vélorution (Objecteurs de croissance), VIVE Belgique, WIDE (Women in development Europe), Woningen 123 Logements, 48 fm, ...

   ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ 

Vous trouverez l'entièreté du débat à la chambre sur la question des grévistes et de la situation des sans papiers en cliquant sur :

  

http://www.lachambre.be/doc/PCRI/pdf/52/ip017.pdf : p. 19 et suivantes - compte rendu intégral 

 http://www.lachambre.be/doc/PCRA/pdf/52/ap017.pdf : p.19 et suivantes - compte rendu analytique, càd résumé dans les deux langues.

La Belgique condamnée pour maltraitance sur des réfugiés

jeudi 24 janvier 2008

La Cour européenne des droits de l’homme (Strasbourg) a condamné la Belgique pour avoir infligé des traitements inhumains ou dégradants et pour avoir bafoué le droit à la liberté de deux Palestiniens qui, en février 2003, avaient été placés dans la zone de transit de l’aéroport de Bruxelles-national après que leur demande d’asile eut été refusée.

*

Milutin – Le Soir

L’Etat devra leur verser à chacun 15.000 euros pour le dommage moral. Les deux hommes, alors âgés de 21 et 22 ans, sont arrivés en Belgique séparément en décembre 2002. Ils avaient quitté le Liban – où ils étaient nés – pour gagner la Sierra Leone, d’où ils avaient pris un vol pour Bruxelles. Une fois à Bruxelles, ils ont demandé l’asile politique qui leur a été refusé le 21 janvier 2003.

Ils ont été transférés au centre 127 puis au centre fermé de Bruges.

Saisie par leurs avocats, la chambre du conseil les a libérés. L’Office des étrangers les a transférés en zone de transit de l’aéroport. Ils y sont restés respectivement 11 et 15 jours. Ils se plaignaient notamment de ne pas y avoir reçu de nourriture ni de chambre.

Le tribunal de première instance de Bruxelles a enjoint l’Etat de les laisser quitter la zone de transit. Une fois sortis, ils ont été immédiatement contrôlés et conduits au centre fermé de Merksplas où ils resteront jusqu’à leur rapatriement à Beyrouth en mars 2003.

Les deux Palestiniens estimaient qu’en considérant le transfert vers la zone de transit comme une remise en liberté, l’Office des étrangers jouait sur les mots.

La Cour les a suivis, considérant que cette décision de placement était manifestement contraire aux décisions de justice et que « l’Office des étrangers avait sciemment outrepassé ses pouvoirs ».

Pour la Cour, la détention des deux Palestiniens à Merksplas « a été ordonnée en totale méconnaissance » des décisions de justice. Strasbourg conclut que les détentions n’étaient pas régulières et constituent une violation du droit à la liberté.

Les deux hommes se plaignaient d’avoir été laissés en zone de transit sans accompagnement juridique et social, sans aucun moyen de subsistance, sans hébergement ou commodités pour dormir ou se laver, sans accès à des moyens de communication. Ils estimaient que c’était une pression psychologique destinée à les pousser au départ.

Pour la Belgique, ce séjour en zone de transit leur était imputable car ils refusaient d’embarquer à bord d’avions sur lesquels une place leur avait été réservée.

La Cour a relevé qu’ils avaient été transférés en zone de transit sans aucune explication sur l’existence du centre « INADS » où un accueil plus adapté aurait pu leur être assuré pour un temps et qu’un des deux Palestiniens n’y a été conduit qu’après avoir fait part de sa situation aux policiers. Or, poursuit la Cour, ce centre INADS est géré par l’Office des étrangers.

Pour la Cour, le but de l’Office des étrangers était bien de les contraindre à un départ volontaire. Elle a conclu que « la zone de transit n’est en rien adaptée aux besoins d’un séjour de plus de dix jours ». La Cour va même plus loin : elle dit que le Centre INADS n’est pas adapté pour des séjours de plus de quelques jours.

Elle fait ainsi référence aux possibilités de visites limitées et « l’absence d’aménagements permettant aux personnes maintenues au centre de se rendre à l’air frais ».

La Cour estime que ces conditions de détention « n’ont pas manqué de leur causer de grandes souffrances mentales, de porter atteinte à leur dignité et de leur inspirer des sentiments d’humiliation et d’avilissement ». Elle a conclu qu’il s’agit d’un traitement inhumain et dégradant.

(D’après Belga)

 

Commentaires

bnj je suis un sans papier avec ma famille ,ma femme et mes deux fille de 15 ans et de 10ans. je vous écrits ce n'est pas pour faire un commentaire ,mais ,je veux savoir comment je peux vous contacter pour participer pleinement aux activités de UDEP bruxelles.

Écrit par : tarchane abdelouahad | 13/05/2012

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