27/12/2007

Fiesta

Samedi 29 décembre
Fiesta les sans papiers passent à l’action
A partir de 19h


SALUT à tous les sympathisants des sans papiers (à Frères et Soeurs de sans, aux soutiens, aux Gens, à l’assemblées des voisins d'Ixelles, de St Gilles, etc), à tous ceux qui luttent contre l’injustice légitimée de politiques migratoires infâmes, qui refusent les pratiques exécrables d’une administration et ont toujours refusé d’être complices des actes institués par le gouvernement (rafles, convocations pièges à l’Office des Etrangers, enfermement des adultes, familles, enfants, etc.)...
Nous vous invitons à venir passer un moment dans notre nouvelle occupation en lutte ce samedi 29 décembre au 89-91 RUE ROYALE à partir de 19h

UDEP-Bruxelles

 

Au programme :

# projection de films :

L’avenue de sans papier (St-boniface, réalisateur Abdelhak)
Un an de luttes et d’occupation (udep St-gilles, réalisateur ALEX "Jaime Achig")

# Concerts
groupes de musique folk, latine, africaine, du Magrehb et dj invité... !

# Cuisine du monde
avec boissons chaudes (pas d’alcool)


BELGA ; Occupation rue Royale: convention sera signée avec la Com. française


18.12.2007
Les occupants d'un bâtiment situé au 91 de la rue royale à Bruxelles et qui appartient à la Communauté française vont signer prochainement une convention, ont-ils fait savoir mardi au cours d'un point presse. Une trentaine de sans-papiers occupent depuis samedi le rez-de-chaussée de l'immeuble, qui s'étend sur une superficie de 170 m2.

L'accès à l'eau devrait être rétabli les jours prochains. Le problème du chauffage est actuellement examiné par les syndicats de la FGTB et de la CSC, selon les occupants. Ces problèmes réglés, de familles de sans-papiers devraient rejoindre le premier groupe.

L'objectif des occupants, qui réclament la régularisation de leur situation, est de faire entendre leur voix auprès des autorités politiques.

"Les occupants s'engagent à gérer le bâtiment en bon père de famille, au sens du droit. On a fait comprendre aux sans-papiers que les églises n'étaient pas adaptées aux occupations. L'occupation ici d'un bâtiment public revêt un symbole particulier puisqu'il revient aux autorités publiques de traiter en urgence la question des sans-papiers", a déclaré Me Alexis Deswaef. Le bâtiment serait inoccupé depuis 5 ans selon l'avocat.

La députée fédérale Karine Lalieux (PS) et échevine de Bruxelles-Ville a indiqué aux occupants que la Ville de Bruxelles n'avait pas l'habitude d'expulser de force des personnes sauf quand elle était contrainte d'appliquer une décision de justice en ce sens.

"Les revendications des sans-papiers, qui ont reçu des promesses de régularisation avant les élections sont légitimes. On estime en Belgique qu'entre 100.000 et 150.000 sans-papiers vivent dans l'ombre. Ceux-ci sont victimes de marchands de sommeil ou sont exploités, certains étant payé de 3 à 4 euros l'heure. Ils demandent à exister légalement et vivre dignement. L'accord de l'Orange bleue sur l'immigration du 9 octobre est très restrictif et est interprété dans tous les sens. Suivant les partenaires de l'Orange bleue, cet accord permet de régulariser de 80 à 90 pc des sans-papiers ou de 10 à 20 pc" a expliqué Me Alexis Deswaef.

La députée Karine Lalieux a rappelé que son parti, mais aussi Ecolo, Groen! et le cdH avaient déposé des propositions de lois visant une régularisation sur base de critères inscrits dans la loi et la création d'une commission de régularisation indépendante.

"Avec la régularisation de 1999, des milliers de familles se sont intégrées à leur quartier et aujourd'hui une majorité d'entre elles ont obtenu la nationalité belge", a-t-elle dit.

La députée socialiste estime que l'accord de l'Orange bleue peut servir de base à de nouvelles négociations. Prudente, Karine Lalieux se demande si la question de la régularisation pourrait figurer à l'ordre du jour d'un gouvernement provisoire.

La sénatrice Ecolo Carine Russo a pour sa part indiqué que la question de la régularisation figurait parmi les priorités du parti vert. Elle estime qu'un gouvernement provisoire, qui devrait être amené à traiter en urgence les dossiers socio-économiques, doit s'occuper également du cas des sans-papiers.

"Les sans-papiers ne peuvent plus attendre la prochaine législature", a averti Gerardo Cornejo, un porte-parole de l'UDEP (Union de défense des sans-papiers).

"Les sans-papiers décideront en assemblée générale des actions qu'ils mettront en place. Personnellement, je ne suis pas favorable à la grève de la faim. Mais après celle d'Evere, de nombreux sans-papiers étaient déterminés pour entamer une grève illimitée. On peut les comprendre puisque la grève de la faim semble le seul moyen de régularisation", a ajouté Abdel Ziani, également membre de l'UDEP.

"Nous sommes obligés, comme avocats, de reconnaître quand on nous interroge que c'est le seul critère. Il faut arrêter de mener une politique au coup par coup que personne ne veut", a déploré Me Deswaef.


belga 



Pétition
NON à la directive de la honte!


Au mois de janvier 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.

Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression.
En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

 Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.

Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.

Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.


Pour signer la pétition:
http://www.directivedelahonte.org/

Groenplaats (Place verte)

Antwerpen - Anvers Près de la cathédrale

Mercredi 23 janvier 16h.

Nous, hommes et femmes sans papiers, sommes presents ici. Dans cette ville. Dans ce pays. Nous vivons ici. Nous consommons ici.

Nos enfants vont à l’école. Nous y allions nous-mêmes, à l’école, et y suivions des formations avant d’être déclarés illégaux. Nous travaillons ici, par la force des choses en noir.

Certains d’entre nous sont déjà ici depuis longtemps : 6, 7, 8 années…; et parfois plus.

Entretemps on nous enferme avec nos enfants dans des prisons.

Arbitrairement nous sommes expulsés et perdons notre logement, ou arrêtés en rue, dans le tram,  à notre travail (clandestin)….

Et cela de plus en plus souvent. De nombreuses raisons nous empêchent de rentrer dans notre pays.

Il faudrait absolument une autre politique d’asile et d’accueil des migrants, plus humaine.

Concrètement:

Un arrêt immédiat des arrestations, des enfermements et des rapatriements arbitraries.

Des régularisations sur base de critères clairs et précis.

Udep Antwerpen (Udep Anvers)

www.udep-antwerpen.be                                        udep.antwerpen@hotmail.com

v.u. edwin delanoeye, essenstraat 11, 2060 antwerpen

14/12/2007

HISTORIQUE

Les sans-papiers maintiennent la pression

Grégoire Comhaire

avecvousquentin dor

La Libre Belgique 19/12/2007

L'UDEP occupe depuis ce week-end un bâtiment de la Communauté française.

Nous l'annoncions lundi, une soixantaine de sans-papiers occupent depuis ce week-end un bâtiment appartenant à la Communauté française, situé rue Royale à Bruxelles ("La Libre" du 17/12). Un lieu, que ces sans-papiers avaient dans un premier temps tenu secret avant de le rendre public mardi à l'occasion de la journée internationale du migrant. L'occupation de ce bâtiment, vide depuis cinq ans, devrait, dans les prochains jours, faire l'objet d'une convention entre la Communauté française et l'Union pour la Défense des personnes sans-papiers (UDEP) stipulant que ces derniers s'engagent à occuper les lieux "en bons pères de famille". Dès que l'eau courante et le chauffage y auront été réinstallés, l'UDEP espère réunir près de 300 occupants. "On a longtemps répété aux sans-papiers que les Eglises n'étaient pas des lieux à occuper, voyons l'impact qu'un bâtiment public peut avoir", a déclaré à la presse leur avocat Alexis Deswaef.

Le but de cette occupation est bien sûr, une fois encore, de maintenir la pression sur le gouvernement par rapport à la situation des 100 000 personnes en situation irrégulière sur le territoire belge. "Ils représentent 1 habitant sur 100 dans notre pays, leurs enfants sont assis en classe à côté des nôtres. Ils sont victimes de marchands de sommeil et sont exploités dans leur travail parfois à 3 ou 4 euros l'heure", a ajouté Alexis Deswaef. L'UDEP réclame toujours une solution pour tous ces sans-papiers et déplore qu'il faille, selon son porte-parole, se mettre en grève de la faim pour être entendu par le ministre de l'Intérieur. La situation de vide gouvernemental que traverse notre pays pour l'instant n'a, par ailleurs, nullement dissuadé les sans-papiers de se lancer dans cette nouvelle occupation. "Le gouvernement est toujours habilité à traiter les affaires urgentes, a ainsi répondu le porte-parole de l'UDEP Gerardo Cornejo, nous voulons que le gouvernement traite ce dossier comme une affaire urgente."

Ce nouveau mouvement d'occupation a reçu le soutien de plusieurs parlementaires, parmi lesquels Karine Lalieux (PS) et Carine Russo (Ecolo), qui ont rappelé la volonté de leurs partis, et celle du CDH, de fixer dans la Loi des critères clairs de régularisation et réitéré leur appel à un moratoire sur les expulsions. "Après la régularisation de 1999, des milliers de familles se sont parfaitement intégrés dans notre pays", a rappelé la députée Karine Lalieux. 


Conférence de presse ce mardi 18 décembre 11h,

Journée internationale des migrants.6123



Les sans papiers occupent la communauté française

 A l'occasion de la Journée Internationale des Migrants, les migrants sans papiers de Belgique inaugurent l'occupation d'un bâtiment public qui marque une nouvelle direction dans la lutte politique des sans papiers et le début d'une reprise générale des actions.

Ils entendent rappeler leurs responsabilités au pouvoir politique dans cette crise sociale grave et profondément injuste, vécue au quotidien par des dizaines de milliers de migrants en situation administrative irrégulière en Belgique. Les partis progressistes se sont engagés dans la voie de la régularisation et la fin de l'arbitraire (Ps, cdH, CD&V, écolo,...). Ceux qui rejoindront le gouvernement prendront leurs responsabilité en traitant aussi les questions urgentes de société. Le sort, indigne d'une démocratie, réservé à cette partie de la population est une question incontournable...

Seront présents : Des représentants du Ps, Cdh, Ecolo, nos avocats,... ( cd&v et groen sous réserve).

Après la conférence une délégation se rendra au petit château ou est décédé hier un compagnon sans papiers. Les occupants du petit château seront invités à la soirée donnée en sa mémoire et à rejoindre la nouvelle occupation.


L'image “http://antwerpen.indymedia.org/uploads/2007/06/pict0967.jpgmid.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Rappel des faits :

Octobre: après être rentrés en grève de la faim, 12 illégaux jusqu'alors "irrégularisables", ont obtenu des titres de séjour. Début novembre: 300 personnes sans papiers soutenues par l'UDEP et la FGTB, ont décidés d'entamer une grève de la faim symbolique de 48h. Ils demandaient à rencontrer le ministre de l'intérieur pour lui soumettre leurs dossiers et lui poser la question suivante ; "Est ce que pour les personnes ayant des attaches durables en Belgique, la grève de la faim est devenu le nouveau critère de régularisation appliqué par son administration, l'office des étrangers?". Relayée au parlement, la question des personnes sans papiers fut posée à Mr Dewael par les députés soutenant l'action.

Samedi: après la manifestation syndicale, un groupe de 60 personnes déterminé à faire entendre la voix de 100 000 sans papiers en Belgique occupent un bâtiment public situé au coeur de Bruxelles. Cette semaine, ils seront rejoints par les 300 grévistes. 

L'Udep constate :
- D'une part ; les intentions du futur gouvernement, annoncées par les accords de l'Orange Bleue, ne prévoyaient aucune prise en compte de la situation des milliers de personnes dont la vie et l'existence sont attachés durablement à la Belgique.
- D'autre part ; les partis progressistes qui se sont engagés par des propositions de lois en 2006 pour la régularisation, participent actuellement à la formation du futur gouvernement et ont le pouvoir d'inscrire dans leur prochain accord, une solution durable et juste pour ces personnes qui permettrait de mettre fin à l'arbitraire pratiqué par le ministre sortant.

L'Udep soutient cette mobilisation initiée par les sans papiers et appelle à la solidarité des syndicats et du monde associatif.



L'Udep région Bruxelles.


Conférence de presse à l'Occupation située 89 et 91 rue Royale ce mardi à 11h.

Contact: 0486 783 195 (porte-parole)

Nieuwe bezetting van mensen zonder papieren in de Communauté française in Brussel-

UDEP

Deze zaterdag 15 december zijn een veertigtal mensen zonder papieren en hun vereniging UDEP een nieuwe bezetting begonnen in een leegstaand gebouw van de Communauté française in het hart van Brussel. De bezetting vond plaats na de manifestatie voor meer koopkracht en solidariteit. Het bezette gebouw heeft een grote oppervlakte en vele ruimte. Dat is een goede zaak omdat er zich dan veel mensen kunnen verzamelen.

Afspraak: Persconferentie, Koningsstraat 91, dinsdag 18 december 11h
(aan halte Congres, tram 92 en 94/metro Botanique)

WELKOM, we hervatten de acties en onze strijd gaat voort!!

UDEP Brussel
Contact: 0486 78 31 95
Contact: 0486 783 195 porte-parole / udep-bruxelles@hotmail.com

infos : http://sanspapiers.skynetblogs.be


Les sans papiers reprennent les occupations

et les actions

UDEP (Union de défense des personnes sans papiers) 13/12/2007 -

Travailleurs, avec ou sans papiers, solidarité !
 L’UDEP, toujours bien déterminée à faire entendre la voix de 100 000 personnes sans papiers marque une reprise générale des actions. Les sans papiers réclament par ex. le droit de travailler légalement. Ce qui réduirait la pression sur les salaires et la dévalorisation de secteurs. Les travailleurs sans papiers sont les premières victimes de ce système, comme les autres travailleurs.

 

Les personnes sans papiers savent que pour la majorité d’entre eux, il n’y aura RIEN dans les accords du gouvernement, ni régularisation, ni critères, ni attaches durables. Ainsi, les sans papiers sont condamnés à le rester ! Vie de précarité et de détresse quotidienne. C’EN EST TROP! Un gouvernement ne peut laisser crever comme ça toute une partie de sa population, faire comme si elle n’existe pas et qu’elle vaut moins que rien ! Nul ne prend ses responsabilités envers les milliers d'hommes, femmes et enfants qui vivent l'enfer quotidien de la clandestinité en Belgique.

Pourtant mr Dewael et son administration font leur office, traquant les immigrés sans papiers de plus belle et s'enfonçant dans leur politique arbitraire. Les sans papiers soutenus par les syndicats et les associations, entendent bien mettre la question urgente de la régularisation à l'ordre du jour! Le gouvernement, même en affaires courantes ne peut plus fermer les yeux sur cette situation honteuse.
Bienvenue à tous, avec et sans papiers, dans nos occupations, venez discuter, nous rencontrer et/ou soutenir. 1er rdv samedi 15 décembre 14h00 métro Botanique pour une rencontre.

UDEPrégion Bruxelles (Union de défense des personnes sans papiers)


INTERPELLATION DU MINISTRE DEWAEL AU PARLEMENT SUR LA QUESTION POSEE PAR LES PERSONNES SANS PAPIERS 5781

     
Par la députée fédérale Zoé Genot (tel 02.549.90.59)
5/12/07 Sans grève de la faim, pas de négociation.  Le ministre nie.
Les sans-papiers de l'UDEP-Bxl ont fait une grève de la faim symbolique de 48h et ont demandé un rendez-vous avec le ministre ou l'office des étrangers. Aucune réponse. D'autres ont  dû  gravement mettre leur santé en danger pour obtenir un examen de leurs dossiers...Mais le ministre persiste dans son discours sur le chantage.

21 Question de Mme Zoé Genot au vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur sur "les critères de régularisation et la grève de la faim" (n° 585)

21.03  Zoé Genot (Ecolo-Groen!): Les occupants des locaux de la FGTB de Schaerbeek ont demandé à rencontrer M. Roosemont sans commencer une longue grève de la faim. Aucune réponse ne leur a été donnée. C'est un mauvais signal et je le regrette.

 21.01  Zoé Genot (Ecolo-Groen!): Voilà un autre sujet qui a déjà été souvent abordé en commission: la difficulté à établir une communication, une discussion avec les différents groupes qui réclament une régularisation en raison de longues périodes sur le territoire, de problèmes médicaux ou pour d’autres raisons. L’’issue de la dernière grève de la faim, qui a été particulièrement dure ayant duré très longtemps et ayant provoqué force dommages sur la santé des personnes l’ayant engagée, a encouragé une nouvelle fois toute une série d’acteurs à se demander si c’était la seule manière d’obtenir un dialogue avec l’Office des étrangers.

D’autres demandeurs ont décidé de ne pas entrer en grève de la faim mais en demandant le même type de dialogue avec l’Office des étrangers et cela leur a été refusé. Ils en ont conclu que seuls les grévistes de la faim avaient droit à une discussion approfondie avec M. Roosemont. Il y a là un problème.

Outre nos propositions de règles claires en matière de régularisation, j’aurais voulu connaître la manière dont les régularisations ont été accordées après cette grève de la faim. Quelle était la politique  pendant cette législature en matière de régularisation à titre exceptionnel? Quels cas ont-ils été concertés et quels critères ont prévalu pour les grévistes de la faim?

21.02  Patrick Dewael,Mécontent ministre: Comme je l’ai déjà dit et répété à plusieurs reprises, en tant que ministre, je n’accepte pas le chantage que constitue une grève de la faim dans un État de droit.

L'étranger a, en effet, la possibilité de recourir aux procédures prévues dans la loi du 15 décembre 1980. Il est toutefois évident que durant cette législature, j'ai accordé, en concertation avec l'Office des étrangers, des autorisations de séjour à certaines personnes pour des motifs tout à fait exceptionnels, qui étaient soit d'ordre médical soit d'ordre purement humanitaire. Il s'agissait à chaque fois de situations particulièrement pénibles d'un point de vue humain. Chaque demande fait l'objet d'un examen individuel et c'est en fonction des différents éléments apportés par les personnes concernées que des décisions sont prises.

En ce qui concerne les grévistes de la faim, la plupart ont obtenu une autorisation de séjour temporaire sur base de leur situation médicale. D'autres ont vu aboutir des procédures en cours. Ainsi, le commissaire général a donné une certaine priorité à l'examen des demandes d'asile des grévistes de la faim afghans qui avaient toujours une demande en cours. Il a pu leur accorder le statut de protection subsidiaire sur base de l'évolution de la situation dans leur pays d'origine.


LES SANS PAPIERS REPRENNENT

 LES OCCUPATIONS ET LES ACTIONS

5662

Ce lundi 4 décembre à 19h, les sans papiers (entre 200 et 300) réunis à l'église Ste-Alène, réouvrirons l'occupation et relancerons les actions de lutte pour la régularisation de tous les sans-papiers. D'autres lieux devraient s'ouvrir prochainement.

 

Suite à l'obtention de papiers (6 mois+2x3mois) par 12 clandestins en grève de la faim durant 40 jours à Evère (31 octobre 2007), 300 sans papiers soutenus par la FGTB se lançaient dans une grève de la faim de 48h (12 novembre).

Ils posaient au ministre Dewael, la question : 'Est-ce que pour les personnes ayant des attaches durables en Belgique, la grève de la faim est le nouveau critère de régularisation appliqué par son administration, l'office des étrangers?'...

Il y a aujourd'hui entre 300 et 500 personnes sans papiers prêtent à entamer une grève de la faim. La réoccupation de Ste-Alène marque une étape de plus dans une reprise générale des actions.

 

Ni l'Office des étrangers, ni le ministre, n'ont donné de réponse à la question qui leur a été posée. Nul ne semble prendre ses responsabilités envers les milliers d'hommes, femmes et enfants qui vivent l'enfer quotidient de la clandestinité en Belgique. Pourtant mr Dewael et son administration font leur office, traquant les immigrés sans papiers de plus belle et s'enfonçant dans leur politique arbitraire. 'Mr Dewael, selon vos critères actuels, 40 jours de grève de la faim, est-ce suffisant pour avoir ses papiers? '(Rsvp)

 

Ainsi, les sans papiers soutenus par les syndicats et les associations, entendent bien mettre la question urgente de la régularisation à l'ordre du jour!

 

Bienvenue à tous, avec et sans papiers, à l'église Ste-Alène réoccupée. Avenue des Villas, 47 à 1060 SAINT-GILLES à côté du parc de Forest (Arrêt Albert ou Barrière de St-Gilles). 

 

L'UDEP région Bruxelles

Contact - 0486 03 95 57

http://sanspapiers.skynetblogs.be 

soutien 000-3419170-17- avec la mention ' soutien '

udep-bruxelles@hotmail.com

merci à l'èglise Ste-Alène pour son acceuil!

 
 

Manifestation de sans-papiers devant l’Office des Etrangers

Rédaction en ligne

lundi 12 novembre 2007, 10:46

Une cinquantaine de personnes se sont réunies lundi à 10h30 devant les bâtiments de l’Office des Etrangers à Bruxelles, où elles ont entamé une grève de la faim, a indiqué une porte-parole de l’UDEP (Union pour la défense des sans-papiers).

Les grévistes sont principalement des demandeurs d’asile marocains déboutés. Ils étaient aussi accompagnés de Mauritaniens et d’Equatoriens présents en Belgique depuis plusieurs années, mais qui attendent toujours leur régularisation.

« Cette grève de la faim est la seule solution que les sans-papiers ont trouvée pour se faire entendre des représentants politiques aveugles et sourds qui les ignorent », dénonce l’UDEP.

Le lieu où les grévistes se retrouveront après la réunion à l’Office des Etrangers n’est pas encore connu. « Il y a plusieurs endroits où nous pouvons aller, notamment à Bruxelles », a précisé la porte-parole.

L’UDEP a souligné que cette nouvelle action était indépendante de celle entamée par les grévistes afghans à Woluwe-Saint-Lambert. Lundi, ces derniers doivent recevoir la visite du chef de cabinet du ministre sortant de l’Intérieur, Patrick Dewael, et du directeur général de l’Office des Etrangers, alors qu’ils se privent de nourriture depuis 55 jours.

LE SOIR


 
Lettre ouverte des personnes sans papiers et de leurs soutiens aux partis « humanistes et chrétiens » de Belgique.
Cher Cdh, Beste CD&V,
Nous, les personnes sans papiers et leurs soutiens, nous souvenons bien vous avoir rencontré plusieurs fois avant et après les élections du 10 juin 2007. Nous nous rappelons surtout de vos engagements quant au sort, que vous mettiez un point d’honneur à résoudre, des plus de 100 000 femmes, hommes et enfants qui se trouvent en situation de non droit intolérable en Belgique.
·                                 Vous vous êtes engagés à mettre en œuvre une procédure de régularisation qui mette fin aux pratiques inhumaines, discriminatoires et arbitraires menées par le gouvernement sortant et que vous critiquiez tant.
·                                 Vous vous êtes engagés à œuvrer pour la mise en place d’une politique d’immigration basée sur des critères clairs, justes, humains et surtout équitables ! Critères coulés dans une loi et appliqués vite et avec fermeté par une commission indépendante de régularisation.
              - Or, c’est le contraire qui s’est produit. C’est ce qui ressort de l’accord en matière d’immigration que vous avez conclu. Cet accord ne règle en rien l'état d'inhumanité et de désespoir dans lequel se trouvent plongés des dizaines de milliers d'êtres humains en Belgique.
Le fait que des dizaines de milliers de personnes se trouvent en état de sous catégories humaines (car privés de tous droits) nous rappelle le sort réservé aux hommes de couleurs dans l’Afrique du sud de jadis, où, la discrimination entre 2 êtres humains était légalisée et inscrite dans la loi. Cela ne semble pas vous empêcher de vous réjouir (publiquement) de l’accord que vous avez conclu.
Nous constatons : que les décisions de régularisation seront toujours soumises au pouvoir discrétionnaire du Ministre de l’Intérieur, l’absence de critères clairs et permanents fixés par une loi et l’absence d’une commission indépendante de régularisation.
Vos fameuses « Avancées » :
- Pour la régularisation économique nous déplorons de nous voir accueilli uniquement par le bénéfice économique que l’on peut tirer de nous. Dans tous les cas, la grande majorité des personnes sans papiers ne pourront pas bénéficier de ce critère et vont se trouver à la merci des employeurs et des patrons ; les portes seront grandes ouvertes au chantage, au marchandage et à la spéculation.
- Quant aux personnes se trouvant dans le cadre d’une procédure d’asile ou de régularisation, nous constatons une reconduction de la même politique menée par le Gouvernement sortant, à part pour un dixième des personnes concernées (chiffre donné par le Cdh).
- Pour le volet « centres fermés », notre déception et notre indignation est grande. Le changement du nom de l’infrastructure d’accueil des familles avec enfants ne va pas leur apporter moins de souffrance, un enfant enfermé reste un enfant enfermé ! Même s’il peut sortir pour se rendre à l’école, ou peut-être comptez vous organiser des dîner d’anniversaire pour qu’il puisse inviter ses petits copains chez lui ? Dans ce cas engagez le duo de clowns Roosemont et Dewael pour l’animation, ce sont les rois de la bêtise et de la gaffe, on ne fait pas mieux en Belgique ! Pour les autres personnes sans papiers, l’augmentation de la capacité d’accueil des centres fermés est annonciatrice d’un durcissement de la politique de répression et d’expulsions.
Nous voici replongés dans le cauchemar de la clandestinité. Avec vous, chrétiens et humanistes, nous pensions voir le bout du tunnel, vous en avez fait un labyrinthe.
En vous remerciant toutefois d’avoir toujours été ouvert au dialogue et en vous priant d’assumer vos responsabilités politiques face à cet accord déplorable qui est aussi le vôtre.
L'UDEP.
( L’UDEP est un mouvement social où les personnes sans papiers oeuvrent à la défense et à la reconnaissance de leur droits humains élémentaires ).

Les grévistes qui occupaient des locaux de la Fgtb mis à disposition par le syndicat, ont reçu la visite et le soutien diverses personnalités durant leur grève, notament de Mme Clotilde Nyssens députée Cdh, de maître France Blanmailland du Mrax, de Zoé Genot et Marie Nagy députées Ecolo, de Ahmed el Ktibi député régional PS, du père de l'église du Béguinage, de la section PS de Schaerbeek et de maître Alexis Deswaf dans la journée de samedi... tous ont condamnés la politique arbitraire désastreuse de Mr Dewael et la plupart le catastrophique accord de l'Orange Bleue sur l'immigration qui laisse la grande majorité de la population sans papiers de Belgique sur le carreau.

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Cette semaine, après examen de la réponse donnée par Mr Dewael au parlement, les grévistes devraient rencontrer le Cdh, Ecolo, le Ciré, l'UDEP de Flandre, les syndicats et diverses associations de défense des droits des migrants.

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Les grévistes dont le nombre se portait à 300 samedi soir sont des sans papiers purs pour la plupart, à l'exception de quelques rares demandeurs d'asile politique déboutés. Il y a des Equatoriens, des Colombiens, des Marocains, des Algériens, des Tunisiens, des Mauritaniens, des Egyptiens, des Iraniens, des Guinéens... et des enfants...

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Lundi 11h - Rassemblement des 300 grévistes devant l'Office des étrangers.

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

UDEP ( Union de défense des personnes sans papiers)

Quentin Dor

5210 


Monsieur Patrick Dewael

Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur

L’Office des Etrangers

Monsieur F. Roosemont

Directeur général

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Le 15 novembre 2007

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Demande de rencontre

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Nous participons, depuis 2 ans et demi, au mouvement des sans papiers pour attirer votre attention sur notre situation, difficilement tenable et qui ne fait que durer.

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Nos dossiers de demande de régularisation restent, pour la plupart d’entre nous, sans réponses positives. Vu les attaches durables que nous avons développées en Belgique, nous estimons qu’il serait plus juste de considérer nos dossiers de manière humaine et de nous permettre de continuer à vivre dignement en Belgique, que nous aimons tant, avec nos amis, qui sont nombreux à nous soutenir, en régularisant notre situation et donc en nous octroyant un titre de séjour.

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Aujourd’hui, nous sommes surpris de voir que quelques personnes ont reçu un permis de séjours provisoire suite à une grève de la faim. Déçus, nos actions pacifiques n’ayant abouties à aucune réponse bienveillante, nous nous sentons dans l’obligation de mener une grève de la faim de 48h à partir de ce jeudi 15 novembre à 10h.

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Par ailleurs, nous souhaitons vous rencontrer, avant lundi 26 novembre, à votre meilleure convenance. En effet, nous voudrions vous transmettre nos dossiers, vous faire part de nos inquiétudes et vous poser nos questions de vive voix.

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Nous vous remercions de votre attention, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, Monsieur le Directeur Général, l’expression de nos sentiments respectueux.


vendredi 16 novembre 2007 Déjà plus de 200personnes en grève de la faim ! ooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooo

ooocccccccccooooooooooooooooooooooooooooooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooo

Hier, l'assemblée générale des grévistes de la faim a recensé plus de 200 personnes sans papiers engagées dans l’action. Ainsi depuis lundi, le mouvement ne cesse de grandir et les locaux de la FGTB mis à disposition par le syndicat ne peuvent déjà plus contenir tous le monde. Une partie des grévistes a du retourner vers les églises occupées pour passer la nuit et l’on parle déjà de démultiplier les lieux tant chez les personnes sans papiers monte le désespoir et l’envie de se joindre à ce mouvement de solidarité.

ooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

En outre, le mouvement a reçu le soutien du Parti Socialiste de Schaerbeek et une délégation s'est rendue ce matin à la commune et devrait rencontrer le Bourgmestre, Mr. Bernard Clerfayt.

ooocccccccccooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Lundi, des délégations de grévistes se rendront au siège des divers partis politiques afin de leur présenter l'action et ses revendications et de les inviter à rencontrer et soutenir le mouvement.
 Parmi les grévistes, l’on a aussi recensé une multitude de nationalités, équatoriens, algériens, égyptiens, colombiens, mauritaniens, marocains, tunisiens, guinéens,... 

ooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Ce vendredi à 17h un rendez vous est fixé avec les soutiens (La presse est bienvenue à tout moment) et une assemblée générale se tiendra samedi à 16h. 26 rue van Oost à Schaarbeek. 

ooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Le CDH et les Associations ont été conviés à venir rencontrer le mouvement et à le soutenir. Les grévistes dénoncent l’accord sur l’immigration de l’Orange Bleue jugé particulièrement aveugle et irresponsable tant il fait table rase de la réalité d’une partie de la population et des propositions amenées par un large mouvement citoyen. Les associations sont invitées aussi à dénoncer le règne de l’arbitraire institué par Mr Dewael. 

ooocccccccccooooooooooooooooooooooooooooooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooo

Déroulement de la grève 

ooocccccccccooooooooooooooooooooooooooooooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooo

Jeudi les sans papiers ont entamé pour 48h une grève de la faim symbolique dans ce lieu. Ils demandent une rencontre avec le ministre de l’intérieur pour qu’il explique, si mettre sa vie en danger, est le nouveau critère de régularisation pour les sans papiers ayant des attaches durables en Belgique. Si au terme de la semaine, le ministre ne prend pas la peine de donner de réponse, la grève serait reconduite. 

ooocccccccccooooooooooooooooooooooooooooooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooo

 GRÈVE DE LA FAIM , NOUVEAU CRITÈRE DE RÉGULARISATION ?  

ooocccccccccooooooooooooooooooooooooooooooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooo

Le 31 octobre, une douzaine d’illégaux ont obtenu leurs papiers après avoir mené une courageuse grève de la faim. Les sans papiers ne voyant plus aucune perspective pour régulariser leur situation administrative, ont conclu en assemblée générale que le moyen actuel de se faire entendre, est d’entamer des grèves de la faim. Lundi matin, une soixantaine de sans papiers décidés à faire la grève de la faim, ont manifesté devant l’office des étrangers et se sont rendu ensuite à la FGTB pour demander son soutien. Mardi soir, après deux journées de négociations entre la FGTB et 60 personnes sans papiers soutenues par l’UDEP, les sans papiers ont reçu un bâtiment de la FGTB à occuper  26 rue van Oost à Schaarbeek.

ooocccccccccooooooooooooooooooooooooooooooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooo

UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

ooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooo

Contact – 0486 03 95 57 / 0485 10 38 58

ooocccccccccoooooooooooooooooooocccccccccooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

       Udep-bruxelles@hotmail.com

ooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooo

http://sanspapiers.skynetblogs.be 5130soutien 000-3419170-17- avec la mention " soutien "

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

(1) Philippe Van Muylder (Secrétaire Général de la FGTB-Bruxelles)


DECLARATION DU CDH au mois de juin 2006 !!!
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
"Pour les sans-papiers qui occupent des églises depuis des années, voyant que le gouvernement refuse toujours d'aborder la question des illégaux, la grève de la faim semble être la dernière solution",
"Si le cdH n'adhère pas au recours ultime de la grève de la faim généralisée déclenchée aujourd'hui, il demande instamment au gouvernement d'entendre l'appel de détresse du millier de personnes qui occupent, depuis plusieurs mois, des lieux publics et de formuler une proposition concrète pour sortir de la crise", indique le cdH dans un communiqué.

ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo 
TRAVAILLEURS ET EGALITE SYNDICALE :
UN GAGE OU UN LEURRE?
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
Lorsque les personnes sans papiers se sont rendus aux différents sièges de la Fgtb (Place Rouppe et Boulevard de l'Empereur) c'est avec la même question qu'ils s'y sont présentés:"La fédération des Travailleurs de Belgique est-elle prête à défendre tous les travailleurs de Belgique?".
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
Affirmative de la Fgtb qui se targue d'avoir défendu les sans papiers à maintes reprises et leur avoir apporté son soutien politique et matériel dans nombre de leurs luttes. Cela, les sans papiers le savent, la Fgtb est un allié qui a su prendre des positions courageuses.
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
Néanmoins l'exclusion des travailleurs sans papiers du syndicat socialiste, à quelques rares exceptions près, est la règle. En outre, choisir la Fgtb et s'y présenter d'abord en tant que travailleurs était déliberé et tendait à forcer cette dernière à adopter une position claire par rapport aux travailleurs sans papiers. La pousser à prendre position (par rapport à la grève, à l'accord Orange Bleue et aux travailleurs sans papiers) tendait à susciter au sein de la Fgtb, un débat de fond quant à la situation ignorée d'une partie des travailleurs de Belgique.
Il faut rappeler aussi que le droit de se manifester n'est pas acquis aux travailleurs sans papiers. La FGTB, en permettant à ces derniers d'entamer une action de protestation, laquelle même si elle est légale et pacifique, est rendue impossible sans le soutien protecteur démontré d'un syndicat (sous peine de rafles et d'incarcérations) a montré sa solidarité effective et concrète envers ces travailleurs.
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
Cela pourrait amener certaines avancées sur le Front Commun syndical qui semble bien à la traîne côté FGTB. En effet, à la CSC où l'affiliation est depuis longtemps permises pour tous les sans papiers (contre cotisations), Guy Tordeur et L'UDEP Bruxelles travaillent depuis plusieurs mois à la mise en place d'une structure d'accueil et de défense spécifique destinées aux affiliés sans papiers.
Il y aurait près de 2000 affiliés Sans papiers à la CSC BHV.
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo 
A l'instar de la France, la CSC réalise que traiter la question des travailleurs sans papiers comme un problème satéllitaire serait une grave erreur! 
L'on estime entre 100 et 150 milles le nombre de personnes sans papiers en Belgique et l'on sait que plus de 80% d'entre eux travaillent et ce pratiquement dans tous les secteurs de l'économie (de la femme d'ouvrage au comptable en passant par le maçon). Se voiler la face sur cette réalité serait donc une faute grave, non seulement envers ces travailleurs à qui nos politiques ne donnent aucune issue leur permettant de régulariser leur situation administrative et de sortir enfin de la clandestinité, mais aussi envers l'ensemble des travailleurs qui subissent les conséquences de cette exploitation de main d'œuvre à travers la pression salariale et la dévalorisation de nombreux secteurs.
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
 A qui profite le crime?
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
Cette situation qui dégrade le cadre social ne profite à personne hormis aux patrons qui profitent de la faiblesse de migrants impuissants à défendre leurs droits.
L'UDEP Bruxelles avait été rejointe par certains mandataires (notamment MR) dans sa proposition d'octroyer un permis de travail à toutes les personnes sans papiers se trouvant en Belgique pour leur permettre de régulariser leur situation professionnelle et/ou de chercher un emploi déclaré avec un droit d'accès à la formation professionnelle.
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
Quant à elle, la proposition de l'Orange Bleue de "régularisation par le travail" semble être un fantôme tant elle est restrictive et ne s'adressera dans les faits qu'à une infime partie des personnes sans papiers. La "Blue Card" surnommée "blues card" par les sans papiers ne trouve pas de justification cohérente non plus quand l'on sait que le niveau de qualification des personnes sans papiers est égal à celui des Belges. Il semblerait que certains ne veulent décidemment pas apporter une solution à cette situation déplorable si toutefois cette situation n'est pas en fait déliberément maintenue...
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

 Cette grève est la seule solution qu'il reste aux personnes sans papiers pour se faire entendre d'un gouvernement qui les ignore et qui les condamne pour une législature encore à la clandestinité. Le ras le bol, l'épuisement et l'instinct de survie ont trouvés là une façon pacifique, unitaire et ferme de se revendiquer pour le respect des droits humains élémentaires. Nous en appelons à votre soutien à tous! Venez nous rencontrer, discuter, réfléchir avec nous. Entamez des grèves symboliques là où vous êtes, dans vos églises, vos lieux de travail,... Construisons dès aujourd'hui le futur de cette lutte. Merci

Une nouvelle action lundi - LA LIBRE BELGIQUE  13/11/2007
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
Une quarantaine de sans-papiers ont tenté, lundi vers midi, d'occuper un local de la FGTB place Rouppe à Bruxelles après avoir manifesté dans la matinée devant l'Office des Etrangers, au boulevard Albert II à Bruxelles. "L'objectif était de réclamer un endroit à occuper auprès de la FGTB. Les sans-papiers désirent entamer une grève de la faim de 48 heures afin de lancer un signal au ministre de l'Intérieur et de poursuivre leur jeûne s'ils n'obtiennent pas de réponses après ce délai", a déclaré une porte-parole de l'Union de défense des sans-papiers (UDEP-Bruxelles).
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
Une délégation des sans-papiers a été reçue lundi après-midi par le secrétaire général de la FGTB-Bruxelles, Philippe Van Muylder. "Il n'y a eu aucune agressivité de leur part. Il n'a pas été question d'appeler la police. Les locaux qu'ils envisageaient d'occuper servent tous les jours à des actions syndicales. Nous gardons contact avec la délégation et nous chercherons un local qui pourrait être mis à leur disposition. Nous condamnons la grève de la faim mais pas les personnes qui les entament. Nous sommes prêts, comme nous l'avons déjà fait pour d'autres occupations, à offrir un soutien sur le plan matériel", a indiqué Philippe Van Muylder, à l'issue de la réunion.
ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
 
La majorité des sans-papiers présents lundi à la place Rouppe étaient des ressortissants marocains, équatoriens et mauritaniens. "L'objectif des sans-papiers est de dénoncer un système selon lequel les régularisations sont obtenues au moyen de grèves de la faim. Les sans-papiers marocains d'ici mais aussi des milliers d'autres sont dans la même situation que les grévistes de la faim d'origine maghrébine qui ont obtenu une carte orange pour raison de santé au stade communal de Saint-Josse", a expliqué la porte-parole de l'UDEP.
oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
oooooooooooooooooooooooooooo

Pour sa part, le Secrétaire général de la FGTB-Bruxelles rappelle que si l'accord de l'"Orange bleue" sur l'immigration contient des avancées, un grand nombre de sans-papiers ne seront pas sauvés par les critères retenus par les négociateurs et réclame dès lors une commission de régularisation permanente et indépendante.

BELGA

Les sans-papiers ont gagnés

(31/10/2007)

Fin de la grève de la faim des sans-papiers à Evere


EVERE Les 12 sans-papiers d'origine maghrébine en grève de la faim à Evere depuis 43 jours, ont décidé mercredi après-midi de mettre un terme à leur action dès jeudi après avoir obtenu de l'Office des Etrangers une garantie de se voir octroyer pour raison médicale une carte orange valable pour une durée de six mois.

Les 18 ressortissants afghans du groupe des 30 grévistes de la faim entendent poursuivre leur action au stade communal de Saint-Josse malgré qu'ils aient également obtenu des garanties de se voir octroyer une carte orange.

Les grévistes afghans, qui sont davantage affaiblis par la grève que les sans-papiers d'origine maghrébine - essentiellement des Marocains et des Algériens - souhaitent bénéficier d'une protection subsidiaire estimant leur pays en guerre.


Immigrés sans papiers
en grève de la faim
Le futur gouvernement « orange bleue » dans son accord intervenu le 9 octobre, est resté indifférent au sort d’une partie de sa population composée pourtant de milliers d’enfants, d’hommes et de femmes. Indifférent aussi, aux conséquences humanitaires désastreuses de la politique qu’il envisage de mener quand il sera au pouvoir.
sss
Cet accord est condamné par les associations de défense des droits de l’homme et les syndicats car il ne propose aucune solution qui puisse résoudre effectivement la situation de la grande majorité des personnes sans papiers présentes en Belgique.
sss
Après de longues années de dur combat pour la reconnaissance de nos droits comme personnes, combat pacifiste et citoyen, que nous avons toujours mené dans le respect des lois et des institutions Belges et qui a rencontré un large et profond soutien partout en Belgique, nous nous retrouvons avec cet accord qui laisse la quasi-totalité d’entre nous sur le carreau.
sss
Nous appelions à la prise en considération des attaches durables comme critère de régularisation et à l’impérieuse nécessité d’inscrire ces critères dans une loi, malheureusement, à la lumière de cet accord et malgré les engagements des partis chrétiens et humanistes, la majorité des personnes sans papiers n’ont d’autres perspectives que la clandestinité, l’enfermement et les expulsions y compris de familles et d’enfants.
sss
L’absence de considération et de réflexion éthique, morale et politique de cet accord, révèle que le futur gouvernement orange bleue semble s’être plus attaché à la dimension concurrentielle et marchande de son pays, qu’à sa dimension sociale et humaine.
sss
Les immigrés sans papiers payent très cher les conséquences de cette poursuite aveugle du profit dont la mesure de « la régularisation par le travail » est un leurre sauf pour les personnes sans papiers qui savent les complications insurmontables qui rendent cette mesure totalement inefficace pour eux et l’esprit de « la loi du plus fort » et les dérives qu’elle entraînera.
ssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss
Ainsi cette politique entend perpétuer voire renforcer la politique d’arbitraire, d’exclusion et de répression d’une partie de sa population dépourvue d’existence légale alors qu’elle partage la vie sociale et citoyenne belge au quotidien.
ssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss
Aussi, face à l’échec du futur gouvernement « orange bleue » à garantir le respect des droits humains élémentaires de milliers de personnes vivant en Belgique et face à des représentants politiques totalement sourds et aveugles aux propositions et interpellations d’un large mouvement citoyen composés de Belges et d’immigrés, nous nous voyons contraint d’envisager cette mesure radicale qu’est la grève de la faim, comme seule solution pacifiste et citoyenne pour nous faire entendre du futur gouvernement orange bleue.
ssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss
ssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss
RASSEMBLEMENT DEVANT L’OFFICE DES ETRANGERS(près de la gare du Nord)
LUNDI 12 NOVEMBRE – 10h
UDEP BRUXELLES
Union de défense des personnes sans-papiers
0486 03 95 57 /0484 735 192 (néerlandais)  Soutien : compte bancaire 000-3419170-17 mention "solidarité immigré(e)s"                     4988

HONGERSTAKING VOOR DIENST VREEMDELINGENZAKEN
Wij roepen U allen op tot solidariteit en steun aan deze actie. Begin symbolische (honger)stakingen waar U ook bent, in uw kerken, uw werkplaatsen enz. Laten we vandaag bouwen aan de toekomst van deze strijd.
 Deze hongerstaking is de enige oplossing die de mensen zonder papieren gevonden hebben om gehoord te worden door een regering die hen negeert en die hen nog maar eens voor een volledige legislatuur tot de illegaliteit veroordeelt.

Het feit dat zij er genoeg van hebben, de uitputting die zich doet gevoelen en het overlevingsinstinct hebben op die manier een vreedzame, eendrachtige en stevige manier gevonden om respect voor de elementaire mensenrechten te eisen.

Ten aanzien van het mislukken van de toekomstige ‘oranjeblauwe’ regering en ten aanzien van de stekeblinde en potdove politieke vertegenwoordigers die geen oren hebben naar de voorstellen en vragen van een brede beweging van burgers die zowel uit Belgen als uit immigranten bestaat, zien wij ons verplicht om het respect voor de elementairste mensenrechten van duizenden personen die in België leven af te dwingen door het nemen van radicale maatregelen als hongerstakingen, als enige vreedzame en burgerlijke oplossing om gehoord te worden door de toekomstige oranjeblauwe regering.

BIJEENKOMST VOOR DE DIENST VREEMDELINGENZAKEN (Noordstation)MAANDAG 12 NOVEMBER – 10u30

UDEP BRUSSEL Vereniging ter verdediging van de mensen zonder papieren

contact nederlands - 0484 735 192


Eldorado   sur http://docbarcelone.canalblog.com/o

Nick Hannesooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

On entend fréquemment dire en France que l’Europe est un eldorado illusoire et que la vie est encore plus dure pour les immigrés, une fois arrivés en Occident. Mais ne faut-il pas rappeler qu’un éboueur en France donne à sa famille, par ses sacrifices, souvent plus d’argent qu’un professeur ou un ingénieur resté au pays. Chaque année, les sénégalais de l’extérieur envoient des millions d’euros à leur famille. En Afrique, les fonds envoyés par les travailleurs émigrés, clandestins ou non, sont d’un apport inestimable. Selon les Nations Unies, entre 2000 et 2003, près de 17 milliards de dollars ont été rapatriés en Afrique par des travailleurs vivant à l’étranger. Cette somme est supérieure au montant que perçoit le continent au titre des investissements étrangers directs. Cet argent qui revient vers le sud continue d’alimenter le rêve occidental en créant des nouvelles vocations d’« aventuriers », comme on appelle les clandestins en Afrique francophone. Les familles de pêcheurs les plus pauvres n’encouragent même plus leur enfant à faire des études tant les débouchés sont économiquement faibles au Sénégal. Est-il plus rentable de « miser » sur un enfant qui arrive à rejoindre l’Europe pour être ouvrier agricole en Espagne ou vendeur à la sauvette au Trocadéro, ou de l’encourager à faire des études dans un pays où la pêche ne rapporte plus et où chôment de nombreux diplômés ?
oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

 

Lors de plusieurs voyages effectués en Afrique noire au cours des dix dernières années, j’ai rencontré de nombreux clandestins aux destins improbables et aux histoires les plus folles. A Adis Abeba, Agadez,  Lagos ou Dakar…, des jeunes ont tout laissé pour    « monter » en Europe. Le phénomène sénégalais n’est pas isolé. C’est toute la jeunesse africaine qui souhaite partir en Occident alors que les Etats tardent à s’organiser pour trouver des solutions à long terme. Sans perspective locale et sans moyen d’obtenir un visa par la voie légale, cette émigration ne peut qu’exploser dans les prochaines années. Cela apparaît inévitable car les jeunes sont désormais prêts à tout pour quitter un quotidien où chacun de leurs projets avorte en raison du chômage et de la précarité. Et lorsqu’on est prêt à mourir, ni l’océan ni les hélicoptères ne peuvent vous arrêter. Ce départ permet de se projeter dans l’avenir. Au-delà de l’aspect purement économique, il est parfois entrepris comme un véritable rite initiatique où l’on prend son envol pour devenir un homme. Dès lors que l’on est en Europe, même si l’on gagne très peu au regard des standards européens, on est souvent le principal soutien financier de la famille, on peut se marier, on devient quelqu’un.

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo
Les mouvements de populations et les rapports Nord/Sud vont être au cœur d’enjeux planétaires cruciaux au 21ème siècle. Sans véritable connaissance des réalités locales, cette gestion des flux migratoires sera à long terme un échec pour le nord comme pour le sud.


 

HONTE A MESSIEURS ROOSEMONT ET DEWAEL

Solidaire de toutes les personnes sans papiers, l'Udep région de Bruxelles entend dénoncer une fois de plus les conséquences désastreuses de la politique menée par messieurs Dewael et Roosemont pour toutes les personnes sans papiers et les inviter à entendre l'impérieuse nécessité qu'il y a à trouver une solution à la situation des grévistes d'Evere.

 Solution qui ne saurait que comprendre des garanties fermes et définitives quant à la régularisation administrative de leur séjour en Belgique comme ils le revendiquent légitimement.

 Cette politique qui pousse des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dans la détresse ne peut plus ici être justifiée par le "la loi c'est la loi" cher à Mme Ernould et Mademoiselle Roosemonte.

La détresse que cette rhétorique d'autruche politique amène est telle, qu'on le voit une fois de plus ici, elle peut pousser des personnes jusqu'à la mort.

Nous vous prions donc messieurs Roosemont et Dewael, non pas au nom de la loi ou de vos circulaires administratives mais au nom de la dignité humaine, de répondre incessamment à nos frères humains grévistes de la faim d'Evere en passe de trouver la mort.

Sans quoi messieurs, même la pluie de Belgique ne saurait nettoyer tous le sang déjà versé sous votre mandat.

L'UDEP région de Bruxelles

camp de réfugiés afghans


bravo pour la mobilisation! entre 250 et 300 personnes d'après polbru, le combat continue!  

Sans-papierAs mais pas sans voix

(04/11/2007)

Créée il y a deux ans et demi, l'Udep a réitéré son combat pour la régularisation des illégaux, hier à Anderlecht

ANDERLECHT Depuis l'an dernier, le 3 novembre retentit comme symboliquement pour les sans-papiers : ceux qui avaient été expulsés de l'église Notre Dame Immaculée d'Anderlecht, se voyaient libérés du centre fermé 127 bis.

Réitérant les axes de son combat, l'Udep-Bruxelles (Union de défense de ces démunis) a monté, hier, sa Marche des immigré(e)s sans-papiers.

Sur la parvis du même édifice religieux. Frères des sans, Ligue des droits de l'homme, CSC, FGTB et Mrax étaient, parmi d'autres, de la symbolique réunion. Où une centaine de personnes ont goûté à une soupe chaude avant de s'en aller vers le Béguinage, un autre lieu chargé d'émotion. "Ce site avait été occupé en 98/99", se souvient Mohamed, un actif de l'Udep. "Puis avait donné lieu, en 2000, à une régularisation massive."

Il s'agissait donc bien de marquer le coup, samedi, à deux pas du métro Clémenceau. Au reste, les calicots se faisaient fort de rafraîchir la mémoire des politiques.

Un exemple, donnant froid dans le dos ? "Orange bleue indifférente au sort des milliers de personnes que le désespoir pousse parfois jusqu'à la mort". L'un des objectifs avoués de la manifestation ne portait-il pas aussi sur une volonté d'interpeller le non-gouvernement en place ? "Le prégouvernement a pris des mesures sans prendre en compte les attachés durables", explique Frédérique Mawet - directrice du Cire, Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers. Un exemple, encore. Edifiant : "Au 127 bis, une famille ukrainienne risque le renvoi dimanche. Alors que le fils de 11 ans est né ici, que toute la famille de la mère vit ici, etc. On demande un moratoire pour ne pas continuer dans cette voie..."

Pas plus tard que lundi, à 18 h 30, en la salle Cosmos, à un jet de cierge du 74-78 de la chaussée de Mons, une assemblée de l'Udep-Bruxelles risque, elle, d'entamer une grève de la faim. "À Evere, il fallut en passer par-là pour obtenir des régularisations..."

http://www.dhnet.be/infos/belgique/article/189244/sans-pa...


AVEC OU SANS PAPIERS NOUS SOMMES TOUS DES TRAVAILLEURS


Des sections syndicales ont appuy� les revendications des sans papiers et �
Li�ge ont syndiqu� ces travailleurs sans papiers.
La CSC de Bruxelles / Halle / Vilvorde est venue parler aux sans papiers �
plusieurs reprises et a fermement d�clar� son soutien dans leur lutte pour
le droit au travail.

Nous exigeons que tout travailleur soit reconnu en tant que tel et obtienne
un permis de travail aussi longtemps qu�il r�side sur notre territoire.

Nous appelons les associations et les citoyens � r�agir � cette situation
contraire � tous les droits fondamentaux

Nous  invitons les syndicats � lancer une campagne d�affiliation de tous les
travailleurs clandestins et � le soutenir publiquement pour leur droit au
travail ce premier mai.

DROIT AUX TRAVAIL POUR TOUS

SYNDICALISATION DES SANS PAPIERS

REGULARISATION POUR TOUS AVEC DES CRITERES CLAIRES ET PERMANENTS


de Revocate (asbl lire et écrire - Bagic- Ciep) « la politique d’asile et migratoire » La politique d’asile migratoire traitée à la base qu’en amont serait plus cohérente et équitable. Il est vrai que les réalités migratoires dans les pays du nord est une question préoccupante qui occasionne des risques de confrontation dans l’organisation intérieure des pays hôtes.

Egalement, les conditions de vie et de travail de ces personnes en attente de régularisation sont difficiles à vivre compte tenu des exigences très restrictives de ces catégories.

A mon avis, se contenter de prendre des dispositions restrictives en amont en activant des conditions d’insécurité et de déstabilisation à la base, c’est comme vouloir arrêter une maladie en se contentant de le soigner auprès des malades sans agir sur ses causes à la racine !Il est réel que les politiques de favoriser la stabilisation politique des pays du sud dans les programmes de coopération internationale, ainsi que la promotion économique à cet effet aiderait à baisser l’afflux massif des migrations. Réellement quand on considère les secteurs de restriction comme « la migration et le travail », il est clair que les décideurs veulent favoriser la migration des personnes qualifiées au détriment du reste ! Pourtant c’est cette main d’œuvre qualifiée qui devrait favoriser le développement socio-économique des pays du sud !!!

07/12/2007

INTERPELLATION DU MINISTRE DEWAEL

INTERPELLATION DU MINISTRE DEWAEL AU PARLEMENT SUR LA QUESTION POSEE PAR LES PERSONNES SANS PAPIERS 5781

     
Par la députée fédérale Zoé Genot (tel 02.549.90.59)
5/12/07 Sans grève de la faim, pas de négociation.  Le ministre nie.
Les sans-papiers de l'UDEP-Bxl ont fait une grève de la faim symbolique de 48h et ont demandé un rendez-vous avec le ministre ou l'office des étrangers. Aucune réponse. D'autres ont  dû  gravement mettre leur santé en danger pour obtenir un examen de leurs dossiers...Mais le ministre persiste dans son discours sur le chantage.

21 Question de Mme Zoé Genot au vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur sur "les critères de régularisation et la grève de la faim" (n° 585)

21.03  Zoé Genot (Ecolo-Groen!): Les occupants des locaux de la FGTB de Schaerbeek ont demandé à rencontrer M. Roosemont sans commencer une longue grève de la faim. Aucune réponse ne leur a été donnée. C'est un mauvais signal et je le regrette.

 21.01  Zoé Genot (Ecolo-Groen!): Voilà un autre sujet qui a déjà été souvent abordé en commission: la difficulté à établir une communication, une discussion avec les différents groupes qui réclament une régularisation en raison de longues périodes sur le territoire, de problèmes médicaux ou pour d’autres raisons. L’’issue de la dernière grève de la faim, qui a été particulièrement dure ayant duré très longtemps et ayant provoqué force dommages sur la santé des personnes l’ayant engagée, a encouragé une nouvelle fois toute une série d’acteurs à se demander si c’était la seule manière d’obtenir un dialogue avec l’Office des étrangers.

D’autres demandeurs ont décidé de ne pas entrer en grève de la faim mais en demandant le même type de dialogue avec l’Office des étrangers et cela leur a été refusé. Ils en ont conclu que seuls les grévistes de la faim avaient droit à une discussion approfondie avec M. Roosemont. Il y a là un problème.

Outre nos propositions de règles claires en matière de régularisation, j’aurais voulu connaître la manière dont les régularisations ont été accordées après cette grève de la faim. Quelle était la politique  pendant cette législature en matière de régularisation à titre exceptionnel? Quels cas ont-ils été concertés et quels critères ont prévalu pour les grévistes de la faim?

21.02  Patrick Dewael,Mécontent ministre: Comme je l’ai déjà dit et répété à plusieurs reprises, en tant que ministre, je n’accepte pas le chantage que constitue une grève de la faim dans un État de droit.

L'étranger a, en effet, la possibilité de recourir aux procédures prévues dans la loi du 15 décembre 1980. Il est toutefois évident que durant cette législature, j'ai accordé, en concertation avec l'Office des étrangers, des autorisations de séjour à certaines personnes pour des motifs tout à fait exceptionnels, qui étaient soit d'ordre médical soit d'ordre purement humanitaire. Il s'agissait à chaque fois de situations particulièrement pénibles d'un point de vue humain. Chaque demande fait l'objet d'un examen individuel et c'est en fonction des différents éléments apportés par les personnes concernées que des décisions sont prises.

En ce qui concerne les grévistes de la faim, la plupart ont obtenu une autorisation de séjour temporaire sur base de leur situation médicale. D'autres ont vu aboutir des procédures en cours. Ainsi, le commissaire général a donné une certaine priorité à l'examen des demandes d'asile des grévistes de la faim afghans qui avaient toujours une demande en cours. Il a pu leur accorder le statut de protection subsidiaire sur base de l'évolution de la situation dans leur pays d'origine.

02/12/2007

reconduction des actions

LES SANS PAPIERS REPRENNENT

 LES OCCUPATIONS ET LES ACTIONS

5662

Ce lundi 4 décembre à 19h, les sans papiers (entre 200 et 300) réunis à l'église Ste-Alène, réouvrirons l'occupation et relancerons les actions de lutte pour la régularisation de tous les sans-papiers. D'autres lieux devraient s'ouvrir prochainement.

 

Suite à l'obtention de papiers (6 mois+2x3mois) par 12 clandestins en grève de la faim durant 40 jours à Evère (31 octobre 2007), 300 sans papiers soutenus par la FGTB se lançaient dans une grève de la faim de 48h (12 novembre).

Ils posaient au ministre Dewael, la question : 'Est-ce que pour les personnes ayant des attaches durables en Belgique, la grève de la faim est le nouveau critère de régularisation appliqué par son administration, l'office des étrangers?'...

Il y a aujourd'hui entre 300 et 500 personnes sans papiers prêtent à entamer une grève de la faim. La réoccupation de Ste-Alène marque une étape de plus dans une reprise générale des actions.

 

Ni l'Office des étrangers, ni le ministre, n'ont donné de réponse à la question qui leur a été posée. Nul ne semble prendre ses responsabilités envers les milliers d'hommes, femmes et enfants qui vivent l'enfer quotidient de la clandestinité en Belgique. Pourtant mr Dewael et son administration font leur office, traquant les immigrés sans papiers de plus belle et s'enfonçant dans leur politique arbitraire. 'Mr Dewael, selon vos critères actuels, 40 jours de grève de la faim, est-ce suffisant pour avoir ses papiers? '(Rsvp)

 

Ainsi, les sans papiers soutenus par les syndicats et les associations, entendent bien mettre la question urgente de la régularisation à l'ordre du jour!

 

Bienvenue à tous, avec et sans papiers, à l'église Ste-Alène réoccupée. Avenue des Villas, 47 à 1060 SAINT-GILLES à côté du parc de Forest (Arrêt Albert ou Barrière de St-Gilles). 

 

L'UDEP région Bruxelles

Contact - 0486 03 95 57

http://sanspapiers.skynetblogs.be 

soutien 000-3419170-17- avec la mention ' soutien '

udep-bruxelles@hotmail.com

merci à l'èglise Ste-Alène pour son acceuil!

 
 

Manifestation de sans-papiers devant l’Office des Etrangers

Rédaction en ligne

lundi 12 novembre 2007, 10:46

Une cinquantaine de personnes se sont réunies lundi à 10h30 devant les bâtiments de l’Office des Etrangers à Bruxelles, où elles ont entamé une grève de la faim, a indiqué une porte-parole de l’UDEP (Union pour la défense des sans-papiers).

Les grévistes sont principalement des demandeurs d’asile marocains déboutés. Ils étaient aussi accompagnés de Mauritaniens et d’Equatoriens présents en Belgique depuis plusieurs années, mais qui attendent toujours leur régularisation.

« Cette grève de la faim est la seule solution que les sans-papiers ont trouvée pour se faire entendre des représentants politiques aveugles et sourds qui les ignorent », dénonce l’UDEP.

Le lieu où les grévistes se retrouveront après la réunion à l’Office des Etrangers n’est pas encore connu. « Il y a plusieurs endroits où nous pouvons aller, notamment à Bruxelles », a précisé la porte-parole.

L’UDEP a souligné que cette nouvelle action était indépendante de celle entamée par les grévistes afghans à Woluwe-Saint-Lambert. Lundi, ces derniers doivent recevoir la visite du chef de cabinet du ministre sortant de l’Intérieur, Patrick Dewael, et du directeur général de l’Office des Etrangers, alors qu’ils se privent de nourriture depuis 55 jours.

LE SOIR


 
Lettre ouverte des personnes sans papiers et de leurs soutiens aux partis « humanistes et chrétiens » de Belgique.
Cher Cdh, Beste CD&V,
Nous, les personnes sans papiers et leurs soutiens, nous souvenons bien vous avoir rencontré plusieurs fois avant et après les élections du 10 juin 2007. Nous nous rappelons surtout de vos engagements quant au sort, que vous mettiez un point d’honneur à résoudre, des plus de 100 000 femmes, hommes et enfants qui se trouvent en situation de non droit intolérable en Belgique.
·                                 Vous vous êtes engagés à mettre en œuvre une procédure de régularisation qui mette fin aux pratiques inhumaines, discriminatoires et arbitraires menées par le gouvernement sortant et que vous critiquiez tant.
·                                 Vous vous êtes engagés à œuvrer pour la mise en place d’une politique d’immigration basée sur des critères clairs, justes, humains et surtout équitables ! Critères coulés dans une loi et appliqués vite et avec fermeté par une commission indépendante de régularisation.
              - Or, c’est le contraire qui s’est produit. C’est ce qui ressort de l’accord en matière d’immigration que vous avez conclu. Cet accord ne règle en rien l'état d'inhumanité et de désespoir dans lequel se trouvent plongés des dizaines de milliers d'êtres humains en Belgique.
Le fait que des dizaines de milliers de personnes se trouvent en état de sous catégories humaines (car privés de tous droits) nous rappelle le sort réservé aux hommes de couleurs dans l’Afrique du sud de jadis, où, la discrimination entre 2 êtres humains était légalisée et inscrite dans la loi. Cela ne semble pas vous empêcher de vous réjouir (publiquement) de l’accord que vous avez conclu.
Nous constatons : que les décisions de régularisation seront toujours soumises au pouvoir discrétionnaire du Ministre de l’Intérieur, l’absence de critères clairs et permanents fixés par une loi et l’absence d’une commission indépendante de régularisation.
Vos fameuses « Avancées » :
- Pour la régularisation économique nous déplorons de nous voir accueilli uniquement par le bénéfice économique que l’on peut tirer de nous. Dans tous les cas, la grande majorité des personnes sans papiers ne pourront pas bénéficier de ce critère et vont se trouver à la merci des employeurs et des patrons ; les portes seront grandes ouvertes au chantage, au marchandage et à la spéculation.
- Quant aux personnes se trouvant dans le cadre d’une procédure d’asile ou de régularisation, nous constatons une reconduction de la même politique menée par le Gouvernement sortant, à part pour un dixième des personnes concernées (chiffre donné par le Cdh).
- Pour le volet « centres fermés », notre déception et notre indignation est grande. Le changement du nom de l’infrastructure d’accueil des familles avec enfants ne va pas leur apporter moins de souffrance, un enfant enfermé reste un enfant enfermé ! Même s’il peut sortir pour se rendre à l’école, ou peut-être comptez vous organiser des dîner d’anniversaire pour qu’il puisse inviter ses petits copains chez lui ? Dans ce cas engagez le duo de clowns Roosemont et Dewael pour l’animation, ce sont les rois de la bêtise et de la gaffe, on ne fait pas mieux en Belgique ! Pour les autres personnes sans papiers, l’augmentation de la capacité d’accueil des centres fermés est annonciatrice d’un durcissement de la politique de répression et d’expulsions.
Nous voici replongés dans le cauchemar de la clandestinité. Avec vous, chrétiens et humanistes, nous pensions voir le bout du tunnel, vous en avez fait un labyrinthe.
En vous remerciant toutefois d’avoir toujours été ouvert au dialogue et en vous priant d’assumer vos responsabilités politiques face à cet accord déplorable qui est aussi le vôtre.
L'UDEP.
( L’UDEP est un mouvement social où les personnes sans papiers oeuvrent à la défense et à la reconnaissance de leur droits humains élémentaires ).