23/11/2007

JUSTICE POUR TOUTES LES ANGELICA

Tribunal d'opinion eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

L'Etat belge en accusation.arton5[1] 

La détention d'enfants innocents en centres fermés pour étrangers  ooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo  Une initiative citoyenne20085400
 

Un groupe de citoyens belges engagés dans la promotion et la défense des droits fondamentaux, spécialement des droits des enfants, propose l'installation d'un tribunal d'opinion devant lequel l’Etat Belge sera mis en accusation pour le traitement qu’il réserve à des centaines d'enfants innocents dans les centres fermés pour étrangers, créés par l'Etat fédéral.

La question posée au Tribunal sera:

 L'enfermement d'enfants dans les centres fermés pour étrangers constitue-t-il une violation de la Convention relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989 ou d'autres dispositions en matière de droits fondamentaux ? 

avecvousquentin dor

La mise en place du Tribunal et ses travaux devraient attirer l’attention de l’opinion publique sur la problématique de l’enfermement des enfants dans les centres fermés pour les étrangers et chercher à déterminer si, et dans l’affirmative à quel point, cette pratique viole la Convention des Nations Unies relatives aux droits de l’enfant. Le Tribunal sera indépendant et impartial.  

Il sera présidé par Monsieur Jaap Doek, président du Comité des droits de l'enfant des Nations-Unies jusqu'en février 2007, et par six autres juges de haute moralité, impartialité et intégrité, possédant les qualifications requises, réputés pour leur engagement en faveur de la protection des droits des enfants.

 

Un jury composés de huit enfants, francophones et néerlandophones, encadrés par des professeurs ou des éducateurs, siègeront concomitamment avec le Tribunal.  Ils rendront un jugement distinct.

 

Les langues de la procédure seront le français et le néerlandais.

 

L'accusation sera formulée par un ou plusieurs "procureurs des enfants". Ceux-ci veilleront à tenir dûment compte de la présence du jury d'enfants.

 L'Etat belge sera informé d'une manière détaillée de la nature et de la cause de l'accusation portée contre lui, par la notification de l'acte d'accusation, et sera invité à se défendre. Il pourra se défendre lui-même par la voie de ses organes ou bénéficier de l'assistance d'un défenseur de son choix. Il pourra notamment interroger ou faire interroger les témoins à charge et obtenir la convocation et l'interrogation des témoins à décharge dans les mêmes conditions que les témoins à charge. Il pourra déposer des conclusions. 

Le Tribunal tiendra une session de deux jours, dans un lieu à déterminer, les 17 et 18 janvier 2008.

 La cause sera entendue publiquement.  

La procédure s'inspirera, mutatis mutandis, de celle en vigueur devant la Cour d’assises belge.

 

L'acte d'accusation sera établi et présenté par les procureurs des enfants.

 

Des témoins et des experts seront entendus au sujet des faits et du contexte, éventuellement par vidéo ou par téléphone.

 

Tout document pertinent pourra être déposé par les parties.

 Le cas échéant, le Tribunal pourra opérer une descente sur les lieux. Les jugements seront rendus publiquement le 19 janvier 2008.


[1] Les initiateurs sont Mmes et MM. Jan Fermon, avocat, Jacques Fierens, avocat et professeur  FUNDP à Namur et à l'ULg, Thierry Moreau, avocat et professeur à l'UCL, Sylvie Sarolea, avocat et professeur à l'UCL, Isabelle Taildon, professeur à la haute Ecole Roi Baudouin et Benoît Van Keirsbilck, Président de Défense des enfants international et Directeur du Service droit des jeunes de Bruxelles, Charlotte Van Zeebroeck, Service droit des jeunes de Bruxelles.
Un versement peut-être effectué sur le compte de l'ASBL D.E.I.  ( Défense des enfants - international ) : 068-2122321-85 , avec la mention "tribunal d'opinion". 

Bruxelles, le 20 nov. 07

RESOLUTION QUI VISE A SUSPENDRE LES EXPULSIONS EN ATTENDANT LA MISE EN ŒUVRE DE L’ACCORD DU PROCHAIN GOUVERNEMENT FEDERAL EN MATIERE DE REGULARISATION. Déposée par Karine Lalieux, Linda Musin, Thierry Giet et André Frédéric = députés socialistes

DEVELOPPEMENTS

La problématique de l’asile et de l’immigration a fait l’objet, ces dernières années, de nombreux débats dans notre parlement, sans qu’il soit possible d’aboutir à un consensus, ou même à une majorité parlementaire à propos d’une solution structurelle à la question des sans-papiers.

En conséquence, de nombreuses personnes qui ont des attaches durables avec notre pays se trouvent aujourd’hui en difficulté, et encourent des risques d’expulsion. Elles n’ont parfois d’autres recours que la grève de la faim pour faire valoir des droits qu’elles estiment légitimes.

Il y a plusieurs semaines, des ONG regroupées dans la plateforme « Forum Asile Migration » ont adressé au Ministre de l’Intérieur une lettre ouverte lui demandant un moratoire des expulsions : « En attendant la mise en place des propositions faites par la future majorité, des personnes susceptibles d'être régularisées demain continueront à être expulsées. C'est pourquoi, nous demandons à l'actuel Ministre de l'Intérieur, Patrick Dewael, et aux négociateurs de la coalition « Orange-bleue », dont il fait partie, un moratoire sur les décisions négatives rendues pour le moment dans les procédures de régularisation ainsi que sur l'enfermement et l'éloignement des personnes susceptibles de rentrer dans les conditions avancées dans l'accord. »

Le 14 novembre 2007, suite à une question orale sur ce même sujet posée par le député socialiste Eric THIEBAUT, le Ministre de l’Intérieur répondait négativement à la demande d’un moratoire. Pour lui, « le traitement des demandes de régularisation relève de la gestion quotidienne de l’Office des étrangers. Un moratoire constituerait un changement de politique et déborderait donc le champ des affaires courantes ». Il ajoutait que « L’existence d’un accord entre les membres du gouvernement en formation n’engage en rien le gouvernement sortant. »

Ignorer ces drames humains est un traitement inhumain et dégradant pour les personnes qui les subissent. Un accord est intervenu au sein de la probable future majorité gouvernementale sur le thème de l’immigration, qui semble élargir les possibilités de régularisation des sans papiers, simultanément à l’imposition de conditions plus restrictives en matière de regroupement familial ou d’accès à la nationalité. Des personnes continuent cependant à être expulsées alors qu’elles devraient être légitimement régularisées puisqu’elles rentrent dans les conditions prévues par cet accord, même si celui-ci fait l’objet de divergences d’interprétations entre certains des partenaires de la coalition « Orange bleue », notamment sur les critères précis de régularisation.

Un principe général de droit impose cependant que, lorsque une législation évolue, les justiciables doivent bénéficier immédiatement des règles plus favorables. Cela suppose que l’administration fasse preuve de prudence et s’abstienne de tout acte qui serait susceptible de leur faire perdre le bénéfice de ce principe.

S’il est exact qu’un gouvernement démissionnaire doit se limiter à expédier les affaires courantes, c’est-à-dire se limiter à l’accomplissement d’actes nécessaires à la gestion journalière des affaires de l’Etat, il en va autrement lorsque le gouvernement démissionnaire et a fortiori un ministre est invité par le Parlement – lequel dispose de sa plénitude de compétences – à prendre un acte politique, en l’occurrence décider de suspendre certaines expulsions dans l’attente d’une prochaine législation plus favorable. En effet, le fondement de la notion d’affaires courantes est « d’empêcher le gouvernement d’accomplir des actes qui auraient pu être censurés par le Parlement, mais qui ne peuvent l’être en présence d’un gouvernement déjà démissionnaire » (ERGEC Rusen, Introduction au droit public, page 174).

Vu l’ensemble de ces éléments et compte tenu de la longueur anormale de formation d’un gouvernement fédéral, il est donc proposé que le Ministre de l’Intérieur suspende immédiatement les expulsions des personnes qui pourraient être légitimement régularisées de par la modulation des critères qui feraient partie de la mise en œuvre de l’accord du prochain Gouvernement fédéral en matière de régularisation. Il s’agit d’une mesure de précaution qui ne préjuge en rien la décision définitive du Ministre de l’Intérieur, compte tenu des prochains critères de régularisation adoptés par le futur gouvernement.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION - LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS,

Considérant que certains sans-papiers pourraient bénéficier de l’application de nouveaux critères de régularisation mais risquent aujourd’hui l’expulsion en attendant l’opérationnalisation de ces nouveaux critères

Qu’un principe général de droit veut que le justiciable bénéfice toujours de la législation la plus favorable.

Que le ministre de l’Intérieur estime que l’instauration d’un moratoire sur les expulsions dépasse le cadre des affaires courantes.

Que cet argument ne sera plus relevant si ce même ministre est couvert par une résolution parlementaire.

Vu les droits et libertés garantis par la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950, approuvée par la loi du 13 mai 1955, en vigueur en Belgique, et plus particulièrement son article 3 interdisant les traitements inhumains et dégradants,

Demande au gouvernement de suspendre immédiatement les expulsions des personnes qui pourraient être régularisées en application de nouveaux critères établis par un nouvel exécutif.

19/11/2007

Assemblée générale de l'Udep

Au sujet de l'occupation du siège de la FGTB par l'UDEP pour le droit à la défense syndicale des travailleurs sans papiers.

TRAVAILLEURS ET EGALITE SYNDICALE -

UN GAGE OU UN LEURRE ?

 

Lorsque les personnes sans papiers se sont rendus aux différents sièges de la Fgtb (Place Rouppe et Boulevard de l'Empereur) c'est avec la même question qu'ils s'y sont présentés:"La fédération des Travailleurs de Belgique est-elle prête à défendre tous les travailleurs de Belgique?".

Affirmative de la Fgtb qui se targue d'avoir défendu les sans papiers à maintes reprises et leur avoir apporté son soutien politique et matériel dans nombre de leurs luttes. Cela, les sans papiers le savent, la Fgtb est un allié qui a su prendre des positions courageuses, mais qui malheureusement reste encore bloquée dans certaines conceptions périmées.

L'exclusion des travailleurs sans papiers du syndicat socialiste, à quelques rares exceptions près, est la règle. En outre, choisir la Fgtb et s'y présenter d'abord en tant que travailleurs était déliberé et tendait à forcer cette dernière à adopter une position claire par rapport aux travailleurs sans papiers. La pousser à prendre position (par rapport à la grève, à l'accord Orange Bleue et aux travailleurs sans papiers) tendait à susciter au sein de la Fgtb, un débat de fond quant à la situation ignorée d'une partie des travailleurs de Belgique.

Il faut rappeler aussi que le droit de se manifester n'est pas acquis aux travailleurs sans papiers. La FGTB, en permettant à ces derniers d'entamer une action de protestation, laquelle même si elle est légale et pacifique, est rendue impossible sans le soutien protecteur démontré d'un syndicat (sous peine de rafles et d'incarcérations) a montré sa solidarité effective et concrète envers ces travailleurs.

Cela pourrait amener certaines avancées sur le Front Commun syndical qui semble bien à la traîne côté FGTB. En effet, à la CSC où l'affiliation est depuis longtemps permises pour tous les sans papiers (contre cotisations), Guy Tordeur et L'UDEP Bruxelles travaillent depuis plusieurs mois à la mise en place d'une structure d'accueil et de défense spécifique destinées aux affiliés sans papiers.

Il y aurait près de 2000 affiliés Sans papiers à la CSC BHV. A l'instar de la France, la CSC réalise que traiter la question des travailleurs sans papiers comme un problème satéllitaire serait une grave erreur! 

L'on estime entre 100 et 150 milles le nombre de personnes sans papiers en Belgique et l'on sait que plus de 80% d'entre eux travaillent et ce pratiquement dans tous les secteurs de l'économie (de la femme d'ouvrage au comptable en passant par le maçon). Se voiler la face sur cette réalité serait donc une faute grave, non seulement envers ces travailleurs à qui nos politiques ne donnent aucune issue leur permettant de régulariser leur situation administrative et de sortir enfin de la clandestinité, mais aussi envers l'ensemble des travailleurs qui subissent les conséquences de cette exploitation de main d'œuvre à travers la pression salariale et la dévalorisation de nombreux secteurs.

 A qui profite le crime?

Cette situation qui dégrade le cadre social ne profite à personne hormis aux patrons qui profitent de la faiblesse de migrants impuissants à défendre leurs droits.

L'UDEP Bruxelles avait été rejointe par certains mandataires (notamment MR) dans sa proposition d'octroyer un permis de travail à toutes les personnes sans papiers se trouvant en Belgique pour leur permettre de régulariser leur situation professionnelle et/ou de chercher un emploi déclaré avec un droit d'accès à la formation professionnelle.

Quant à elle, la proposition de l'Orange Bleue de "régularisation par le travail" semble être un fantôme tant elle est restrictive et ne s'adressera dans les faits qu'à une infime partie des personnes sans papiers. La "Blue Card" surnommée "blues card" par les sans papiers ne trouve pas de justification cohérente non plus quand l'on sait que le niveau de qualification des personnes sans papiers est égal à celui des Belges. Il semblerait que certains ne veulent décidemment pas apporter une solution à cette situation déplorable si toutefois cette situation n'est pas en fait déliberément maintenue...

 

Pour l'UDEP, Gerardo Cornejo, Mohamed Chouitari et Alex Jaap, portes paroles et membres du bureau de l'UDEP.


Monsieur Patrick Dewael

Vice-Premier Ministre et Ministre de l’Intérieur

 

L’Office des Etrangers

Monsieur F. Roosemont

Directeur général

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Le 15 novembre 2007

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Demande de rencontre

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Nous participons, depuis 2 ans et demi, au mouvement des sans papiers pour attirer votre attention sur notre situation, difficilement tenable et qui ne fait que durer.

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Nos dossiers de demande de régularisation restent, pour la plupart d’entre nous, sans réponses positives. Vu les attaches durables que nous avons développées en Belgique, nous estimons qu’il serait plus juste de considérer nos dossiers de manière humaine et de nous permettre de continuer à vivre dignement en Belgique, que nous aimons tant, avec nos amis, qui sont nombreux à nous soutenir, en régularisant notre situation et donc en nous octroyant un titre de séjour.

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Aujourd’hui, nous sommes surpris de voir que quelques personnes ont reçu un permis de séjours provisoire suite à une grève de la faim. Déçus, nos actions pacifiques n’ayant abouties à aucune réponse bienveillante, nous nous sentons dans l’obligation de mener une grève de la faim de 48h à partir de ce jeudi 15 novembre à 10h.

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Par ailleurs, nous souhaitons vous rencontrer, avant lundi 26 novembre, à votre meilleure convenance. En effet, nous voudrions vous transmettre nos dossiers, vous faire part de nos inquiétudes et vous poser nos questions de vive voix.

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Nous vous remercions de votre attention, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, Monsieur le Directeur Général, l’expression de nos sentiments respectueux.

15/11/2007

Grèves de la faim généralisées?

Question orale de Philippe Mahoux au Ministre de l’Intérieur concernant la détention d’enfants mineurs dans les centres fermés 20 novembre 2007  

Ce week-end je me suis rendu, avec d’autres de mes collègues et les avocats des familles, dans les centres fermés 127 et 127 bis dans le but de permettre à une poignée d’enfant de passer une journée à l’air libre, vu qu’ils sont enfermés avec leur famille dans des centres fermés

Alors que nous avions les autorisations parentales nécessaires qui nous confiaient la garde de ces enfants durant cette journée, Monsieur Roosemont, directeur de l’Office des étrangers, a clairement refusé de les laisser sortir.

 

A partir du moment où la Cour de Cassation et différentes Cour d’Appel du pays jugent que les enfants ne sont pas privés de liberté, qu’ils sont placés sous l’autorité de leurs parents et qu’ils peuvent donc sortir si leur parents le décident, je souhaiterais savoir pourquoi nous avons rencontré un tel refus. Cette réponse négative revient en fait à démontrer que, pour l’Office des étrangers, ces enfants sont bel et bien incarcérés, ce qui est en totale contradiction avec la jurisprudence récente de la Cour de Cassation selon laquelle les enfants mineurs ne font pas l’objet d’une mesure de détention.

 

Je souhaiterais dès lors connaître votre avis sur la question.

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Si, sur le plan juridique, différentes demandes de régularisations sont en cours de traitement, comment pouvez-vous accepter, d’un point de vue politique, que des enfants mineurs soient détenus avec leur famille dans des centres où ils sont en contact permanent avec d’autres adultes et incarcérés, dans la majorité des cas, sans motivation, comme le soulignait la Cour de Cassation ?

 

Suite à l’étude menée par SumResearch, vous aviez promis une humanisation des centres fermés et une série d’alternatives à la détention des enfants mineurs dans les centres. Qu’en est-il ? Des pistes sont-elles dégagées aujourd’hui ?

 

Je souhaiterais enfin connaître le nombre de familles avec enfants mineurs qui ont été enfermées en 2006 et 2007 dans les centres fermés pour être finalement libérées, ainsi que la durée de ces enfermements.

 

Je vous remercie pour vos réponses.


vendredi 16 novembre 2007 Déjà plus de 200personnes en grève de la faim ! ooocccccccccoooooooooooooooooooooooooooo

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Hier, l'assemblée générale des grévistes de la faim a recensé plus de 200 personnes sans papiers engagées dans l’action. Ainsi depuis lundi, le mouvement ne cesse de grandir et les locaux de la FGTB mis à disposition par le syndicat ne peuvent déjà plus contenir tous le monde. Une partie des grévistes a du retourner vers les églises occupées pour passer la nuit et l’on parle déjà de démultiplier les lieux tant chez les personnes sans papiers monte le désespoir et l’envie de se joindre à ce mouvement de solidarité.

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En outre, le mouvement a reçu le soutien du Parti Socialiste de Schaerbeek et une délégation s'est rendue ce matin à la commune et devrait rencontrer le Bourgmestre, Mr. Bernard Clerfayt.

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Lundi, des délégations de grévistes se rendront au siège des divers partis politiques afin de leur présenter l'action et ses revendications et de les inviter à rencontrer et soutenir le mouvement.
 Parmi les grévistes, l’on a aussi recensé une multitude de nationalités, équatoriens, algériens, égyptiens, colombiens, mauritaniens, marocains, tunisiens, guinéens,... 

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Ce vendredi à 17h un rendez vous est fixé avec les soutiens (La presse est bienvenue à tout moment) et une assemblée générale se tiendra samedi à 16h. 26 rue van Oost à Schaarbeek. 

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Le CDH et les Associations ont été conviés à venir rencontrer le mouvement et à le soutenir. Les grévistes dénoncent l’accord sur l’immigration de l’Orange Bleue jugé particulièrement aveugle et irresponsable tant il fait table rase de la réalité d’une partie de la population et des propositions amenées par un large mouvement citoyen. Les associations sont invitées aussi à dénoncer le règne de l’arbitraire institué par Mr Dewael. 

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Déroulement de la grève 

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Jeudi les sans papiers ont entamé pour 48h une grève de la faim symbolique dans ce lieu. Ils demandent une rencontre avec le ministre de l’intérieur pour qu’il explique, si mettre sa vie en danger, est le nouveau critère de régularisation pour les sans papiers ayant des attaches durables en Belgique. Si au terme de la semaine, le ministre ne prend pas la peine de donner de réponse, la grève serait reconduite. 

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 GRÈVE DE LA FAIM , NOUVEAU CRITÈRE DE RÉGULARISATION ?  

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Le 31 octobre, une douzaine d’illégaux ont obtenu leurs papiers après avoir mené une courageuse grève de la faim. Les sans papiers ne voyant plus aucune perspective pour régulariser leur situation administrative, ont conclu en assemblée générale que le moyen actuel de se faire entendre, est d’entamer des grèves de la faim. Lundi matin, une soixantaine de sans papiers décidés à faire la grève de la faim, ont manifesté devant l’office des étrangers et se sont rendu ensuite à la FGTB pour demander son soutien. Mardi soir, après deux journées de négociations entre la FGTB et 60 personnes sans papiers soutenues par l’UDEP, les sans papiers ont reçu un bâtiment de la FGTB à occuper  26 rue van Oost à Schaarbeek.

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UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

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Contact – 0486 03 95 57 / 0485 10 38 58

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       Udep-bruxelles@hotmail.com

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http://sanspapiers.skynetblogs.be 5130soutien 000-3419170-17- avec la mention " soutien "

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(1) Philippe Van Muylder (Secrétaire Général de la FGTB-Bruxelles)


DECLARATION DU CDH au mois de juin 2006 !!!
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"Pour les sans-papiers qui occupent des églises depuis des années, voyant que le gouvernement refuse toujours d'aborder la question des illégaux, la grève de la faim semble être la dernière solution",
"Si le cdH n'adhère pas au recours ultime de la grève de la faim généralisée déclenchée aujourd'hui, il demande instamment au gouvernement d'entendre l'appel de détresse du millier de personnes qui occupent, depuis plusieurs mois, des lieux publics et de formuler une proposition concrète pour sortir de la crise", indique le cdH dans un communiqué.

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TRAVAILLEURS ET EGALITE SYNDICALE :
UN GAGE OU UN LEURRE?
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Lorsque les personnes sans papiers se sont rendus aux différents sièges de la Fgtb (Place Rouppe et Boulevard de l'Empereur) c'est avec la même question qu'ils s'y sont présentés:"La fédération des Travailleurs de Belgique est-elle prête à défendre tous les travailleurs de Belgique?".
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Affirmative de la Fgtb qui se targue d'avoir défendu les sans papiers à maintes reprises et leur avoir apporté son soutien politique et matériel dans nombre de leurs luttes. Cela, les sans papiers le savent, la Fgtb est un allié qui a su prendre des positions courageuses.
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Néanmoins l'exclusion des travailleurs sans papiers du syndicat socialiste, à quelques rares exceptions près, est la règle. En outre, choisir la Fgtb et s'y présenter d'abord en tant que travailleurs était déliberé et tendait à forcer cette dernière à adopter une position claire par rapport aux travailleurs sans papiers. La pousser à prendre position (par rapport à la grève, à l'accord Orange Bleue et aux travailleurs sans papiers) tendait à susciter au sein de la Fgtb, un débat de fond quant à la situation ignorée d'une partie des travailleurs de Belgique.
Il faut rappeler aussi que le droit de se manifester n'est pas acquis aux travailleurs sans papiers. La FGTB, en permettant à ces derniers d'entamer une action de protestation, laquelle même si elle est légale et pacifique, est rendue impossible sans le soutien protecteur démontré d'un syndicat (sous peine de rafles et d'incarcérations) a montré sa solidarité effective et concrète envers ces travailleurs.
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Cela pourrait amener certaines avancées sur le Front Commun syndical qui semble bien à la traîne côté FGTB. En effet, à la CSC où l'affiliation est depuis longtemps permises pour tous les sans papiers (contre cotisations), Guy Tordeur et L'UDEP Bruxelles travaillent depuis plusieurs mois à la mise en place d'une structure d'accueil et de défense spécifique destinées aux affiliés sans papiers.
Il y aurait près de 2000 affiliés Sans papiers à la CSC BHV.
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A l'instar de la France, la CSC réalise que traiter la question des travailleurs sans papiers comme un problème satéllitaire serait une grave erreur! 
L'on estime entre 100 et 150 milles le nombre de personnes sans papiers en Belgique et l'on sait que plus de 80% d'entre eux travaillent et ce pratiquement dans tous les secteurs de l'économie (de la femme d'ouvrage au comptable en passant par le maçon). Se voiler la face sur cette réalité serait donc une faute grave, non seulement envers ces travailleurs à qui nos politiques ne donnent aucune issue leur permettant de régulariser leur situation administrative et de sortir enfin de la clandestinité, mais aussi envers l'ensemble des travailleurs qui subissent les conséquences de cette exploitation de main d'œuvre à travers la pression salariale et la dévalorisation de nombreux secteurs.
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 A qui profite le crime?
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Cette situation qui dégrade le cadre social ne profite à personne hormis aux patrons qui profitent de la faiblesse de migrants impuissants à défendre leurs droits.
L'UDEP Bruxelles avait été rejointe par certains mandataires (notamment MR) dans sa proposition d'octroyer un permis de travail à toutes les personnes sans papiers se trouvant en Belgique pour leur permettre de régulariser leur situation professionnelle et/ou de chercher un emploi déclaré avec un droit d'accès à la formation professionnelle.
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Quant à elle, la proposition de l'Orange Bleue de "régularisation par le travail" semble être un fantôme tant elle est restrictive et ne s'adressera dans les faits qu'à une infime partie des personnes sans papiers. La "Blue Card" surnommée "blues card" par les sans papiers ne trouve pas de justification cohérente non plus quand l'on sait que le niveau de qualification des personnes sans papiers est égal à celui des Belges. Il semblerait que certains ne veulent décidemment pas apporter une solution à cette situation déplorable si toutefois cette situation n'est pas en fait déliberément maintenue...
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 Cette grève est la seule solution qu'il reste aux personnes sans papiers pour se faire entendre d'un gouvernement qui les ignore et qui les condamne pour une législature encore à la clandestinité. Le ras le bol, l'épuisement et l'instinct de survie ont trouvés là une façon pacifique, unitaire et ferme de se revendiquer pour le respect des droits humains élémentaires. Nous en appelons à votre soutien à tous! Venez nous rencontrer, discuter, réfléchir avec nous. Entamez des grèves symboliques là où vous êtes, dans vos églises, vos lieux de travail,... Construisons dès aujourd'hui le futur de cette lutte. Merci

Une nouvelle action lundi - LA LIBRE BELGIQUE  13/11/2007
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Une quarantaine de sans-papiers ont tenté, lundi vers midi, d'occuper un local de la FGTB place Rouppe à Bruxelles après avoir manifesté dans la matinée devant l'Office des Etrangers, au boulevard Albert II à Bruxelles. "L'objectif était de réclamer un endroit à occuper auprès de la FGTB. Les sans-papiers désirent entamer une grève de la faim de 48 heures afin de lancer un signal au ministre de l'Intérieur et de poursuivre leur jeûne s'ils n'obtiennent pas de réponses après ce délai", a déclaré une porte-parole de l'Union de défense des sans-papiers (UDEP-Bruxelles).
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Une délégation des sans-papiers a été reçue lundi après-midi par le secrétaire général de la FGTB-Bruxelles, Philippe Van Muylder. "Il n'y a eu aucune agressivité de leur part. Il n'a pas été question d'appeler la police. Les locaux qu'ils envisageaient d'occuper servent tous les jours à des actions syndicales. Nous gardons contact avec la délégation et nous chercherons un local qui pourrait être mis à leur disposition. Nous condamnons la grève de la faim mais pas les personnes qui les entament. Nous sommes prêts, comme nous l'avons déjà fait pour d'autres occupations, à offrir un soutien sur le plan matériel", a indiqué Philippe Van Muylder, à l'issue de la réunion.
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La majorité des sans-papiers présents lundi à la place Rouppe étaient des ressortissants marocains, équatoriens et mauritaniens. "L'objectif des sans-papiers est de dénoncer un système selon lequel les régularisations sont obtenues au moyen de grèves de la faim. Les sans-papiers marocains d'ici mais aussi des milliers d'autres sont dans la même situation que les grévistes de la faim d'origine maghrébine qui ont obtenu une carte orange pour raison de santé au stade communal de Saint-Josse", a expliqué la porte-parole de l'UDEP.
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Pour sa part, le Secrétaire général de la FGTB-Bruxelles rappelle que si l'accord de l'"Orange bleue" sur l'immigration contient des avancées, un grand nombre de sans-papiers ne seront pas sauvés par les critères retenus par les négociateurs et réclame dès lors une commission de régularisation permanente et indépendante.

BELGA

Les sans-papiers ont gagnés

(31/10/2007)

Fin de la grève de la faim des sans-papiers à Evere


EVERE Les 12 sans-papiers d'origine maghrébine en grève de la faim à Evere depuis 43 jours, ont décidé mercredi après-midi de mettre un terme à leur action dès jeudi après avoir obtenu de l'Office des Etrangers une garantie de se voir octroyer pour raison médicale une carte orange valable pour une durée de six mois.

Les 18 ressortissants afghans du groupe des 30 grévistes de la faim entendent poursuivre leur action au stade communal de Saint-Josse malgré qu'ils aient également obtenu des garanties de se voir octroyer une carte orange.

Les grévistes afghans, qui sont davantage affaiblis par la grève que les sans-papiers d'origine maghrébine - essentiellement des Marocains et des Algériens - souhaitent bénéficier d'une protection subsidiaire estimant leur pays en guerre.


Immigrés sans papiers
en grève de la faim
Le futur gouvernement « orange bleue » dans son accord intervenu le 9 octobre, est resté indifférent au sort d’une partie de sa population composée pourtant de milliers d’enfants, d’hommes et de femmes. Indifférent aussi, aux conséquences humanitaires désastreuses de la politique qu’il envisage de mener quand il sera au pouvoir.
sss
Cet accord est condamné par les associations de défense des droits de l’homme et les syndicats car il ne propose aucune solution qui puisse résoudre effectivement la situation de la grande majorité des personnes sans papiers présentes en Belgique.
sss
Après de longues années de dur combat pour la reconnaissance de nos droits comme personnes, combat pacifiste et citoyen, que nous avons toujours mené dans le respect des lois et des institutions Belges et qui a rencontré un large et profond soutien partout en Belgique, nous nous retrouvons avec cet accord qui laisse la quasi-totalité d’entre nous sur le carreau.
sss
Nous appelions à la prise en considération des attaches durables comme critère de régularisation et à l’impérieuse nécessité d’inscrire ces critères dans une loi, malheureusement, à la lumière de cet accord et malgré les engagements des partis chrétiens et humanistes, la majorité des personnes sans papiers n’ont d’autres perspectives que la clandestinité, l’enfermement et les expulsions y compris de familles et d’enfants.
sss
L’absence de considération et de réflexion éthique, morale et politique de cet accord, révèle que le futur gouvernement orange bleue semble s’être plus attaché à la dimension concurrentielle et marchande de son pays, qu’à sa dimension sociale et humaine.
sss
Les immigrés sans papiers payent très cher les conséquences de cette poursuite aveugle du profit dont la mesure de « la régularisation par le travail » est un leurre sauf pour les personnes sans papiers qui savent les complications insurmontables qui rendent cette mesure totalement inefficace pour eux et l’esprit de « la loi du plus fort » et les dérives qu’elle entraînera.
ssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss
Ainsi cette politique entend perpétuer voire renforcer la politique d’arbitraire, d’exclusion et de répression d’une partie de sa population dépourvue d’existence légale alors qu’elle partage la vie sociale et citoyenne belge au quotidien.
ssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss
Aussi, face à l’échec du futur gouvernement « orange bleue » à garantir le respect des droits humains élémentaires de milliers de personnes vivant en Belgique et face à des représentants politiques totalement sourds et aveugles aux propositions et interpellations d’un large mouvement citoyen composés de Belges et d’immigrés, nous nous voyons contraint d’envisager cette mesure radicale qu’est la grève de la faim, comme seule solution pacifiste et citoyenne pour nous faire entendre du futur gouvernement orange bleue.
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RASSEMBLEMENT DEVANT L’OFFICE DES ETRANGERS(près de la gare du Nord)
LUNDI 12 NOVEMBRE – 10h
UDEP BRUXELLES
Union de défense des personnes sans-papiers
0486 03 95 57 /0484 735 192 (néerlandais)  Soutien : compte bancaire 000-3419170-17 mention "solidarité immigré(e)s"                     4988

HONGERSTAKING VOOR DIENST VREEMDELINGENZAKEN
Wij roepen U allen op tot solidariteit en steun aan deze actie. Begin symbolische (honger)stakingen waar U ook bent, in uw kerken, uw werkplaatsen enz. Laten we vandaag bouwen aan de toekomst van deze strijd.
 Deze hongerstaking is de enige oplossing die de mensen zonder papieren gevonden hebben om gehoord te worden door een regering die hen negeert en die hen nog maar eens voor een volledige legislatuur tot de illegaliteit veroordeelt.

Het feit dat zij er genoeg van hebben, de uitputting die zich doet gevoelen en het overlevingsinstinct hebben op die manier een vreedzame, eendrachtige en stevige manier gevonden om respect voor de elementaire mensenrechten te eisen.

Ten aanzien van het mislukken van de toekomstige ‘oranjeblauwe’ regering en ten aanzien van de stekeblinde en potdove politieke vertegenwoordigers die geen oren hebben naar de voorstellen en vragen van een brede beweging van burgers die zowel uit Belgen als uit immigranten bestaat, zien wij ons verplicht om het respect voor de elementairste mensenrechten van duizenden personen die in België leven af te dwingen door het nemen van radicale maatregelen als hongerstakingen, als enige vreedzame en burgerlijke oplossing om gehoord te worden door de toekomstige oranjeblauwe regering.

BIJEENKOMST VOOR DE DIENST VREEMDELINGENZAKEN (Noordstation)MAANDAG 12 NOVEMBER – 10u30

UDEP BRUSSEL Vereniging ter verdediging van de mensen zonder papieren

contact nederlands - 0484 735 192


Le directeur de l'Office des étrangers, Freddy Roosemont, rend visite aux grévistes (BELGA)

SIGNEZ L ' APPEL!
Non à la directive de la honte !
Appel aux parlementaires européens
Le 29 novembre, un projet de directive sur la détention et l’expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement européen.
Depuis la convention de Schengen en 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d’immigration et d’asile s’est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L’Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en œuvre des moyens démesurés pour empêcher l’accès à son territoire et expulser les sans-papiers.
Le projet de directive, s’il était adopté, constituerait une nouvelle régression :
En prévoyant une détention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine : la généralisation d’une politique d’enfermement des étrangers qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.
En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.
Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l’objet d’une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l’encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens.
Les parlementaires européens ont aujourd’hui une responsabilité historique : réagir pour ne pas laisser retomber l’Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l’éloignement forcé.
Nous appelons les parlementaires européens à prendre leurs responsabilités et à rejeter ce projet.
Pour signer cet appel:

07/11/2007

grève de la faim à Evere -

Eldorado   sur http://docbarcelone.canalblog.com/o

Nick Hannesooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

On entend fréquemment dire en France que l’Europe est un eldorado illusoire et que la vie est encore plus dure pour les immigrés, une fois arrivés en Occident. Mais ne faut-il pas rappeler qu’un éboueur en France donne à sa famille, par ses sacrifices, souvent plus d’argent qu’un professeur ou un ingénieur resté au pays. Chaque année, les sénégalais de l’extérieur envoient des millions d’euros à leur famille. En Afrique, les fonds envoyés par les travailleurs émigrés, clandestins ou non, sont d’un apport inestimable. Selon les Nations Unies, entre 2000 et 2003, près de 17 milliards de dollars ont été rapatriés en Afrique par des travailleurs vivant à l’étranger. Cette somme est supérieure au montant que perçoit le continent au titre des investissements étrangers directs. Cet argent qui revient vers le sud continue d’alimenter le rêve occidental en créant des nouvelles vocations d’« aventuriers », comme on appelle les clandestins en Afrique francophone. Les familles de pêcheurs les plus pauvres n’encouragent même plus leur enfant à faire des études tant les débouchés sont économiquement faibles au Sénégal. Est-il plus rentable de « miser » sur un enfant qui arrive à rejoindre l’Europe pour être ouvrier agricole en Espagne ou vendeur à la sauvette au Trocadéro, ou de l’encourager à faire des études dans un pays où la pêche ne rapporte plus et où chôment de nombreux diplômés ?
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Lors de plusieurs voyages effectués en Afrique noire au cours des dix dernières années, j’ai rencontré de nombreux clandestins aux destins improbables et aux histoires les plus folles. A Adis Abeba, Agadez,  Lagos ou Dakar…, des jeunes ont tout laissé pour    « monter » en Europe. Le phénomène sénégalais n’est pas isolé. C’est toute la jeunesse africaine qui souhaite partir en Occident alors que les Etats tardent à s’organiser pour trouver des solutions à long terme. Sans perspective locale et sans moyen d’obtenir un visa par la voie légale, cette émigration ne peut qu’exploser dans les prochaines années. Cela apparaît inévitable car les jeunes sont désormais prêts à tout pour quitter un quotidien où chacun de leurs projets avorte en raison du chômage et de la précarité. Et lorsqu’on est prêt à mourir, ni l’océan ni les hélicoptères ne peuvent vous arrêter. Ce départ permet de se projeter dans l’avenir. Au-delà de l’aspect purement économique, il est parfois entrepris comme un véritable rite initiatique où l’on prend son envol pour devenir un homme. Dès lors que l’on est en Europe, même si l’on gagne très peu au regard des standards européens, on est souvent le principal soutien financier de la famille, on peut se marier, on devient quelqu’un.

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Les mouvements de populations et les rapports Nord/Sud vont être au cœur d’enjeux planétaires cruciaux au 21ème siècle. Sans véritable connaissance des réalités locales, cette gestion des flux migratoires sera à long terme un échec pour le nord comme pour le sud.


 

HONTE A MESSIEURS ROOSEMONT ET DEWAEL

Solidaire de toutes les personnes sans papiers, l'Udep région de Bruxelles entend dénoncer une fois de plus les conséquences désastreuses de la politique menée par messieurs Dewael et Roosemont pour toutes les personnes sans papiers et les inviter à entendre l'impérieuse nécessité qu'il y a à trouver une solution à la situation des grévistes d'Evere.

 Solution qui ne saurait que comprendre des garanties fermes et définitives quant à la régularisation administrative de leur séjour en Belgique comme ils le revendiquent légitimement.

 Cette politique qui pousse des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants dans la détresse ne peut plus ici être justifiée par le "la loi c'est la loi" cher à Mme Ernould et Mademoiselle Roosemonte.

La détresse que cette rhétorique d'autruche politique amène est telle, qu'on le voit une fois de plus ici, elle peut pousser des personnes jusqu'à la mort.

Nous vous prions donc messieurs Roosemont et Dewael, non pas au nom de la loi ou de vos circulaires administratives mais au nom de la dignité humaine, de répondre incessamment à nos frères humains grévistes de la faim d'Evere en passe de trouver la mort.

Sans quoi messieurs, même la pluie de Belgique ne saurait nettoyer tous le sang déjà versé sous votre mandat.

L'UDEP région de Bruxelles

camp de réfugiés afghans

05/11/2007

marche du 3 novembre

bravo pour la mobilisation! entre 250 et 300 personnes d'après polbru, le combat continue!  

Sans-papiers mais pas sans voix

(04/11/2007)

Créée il y a deux ans et demi, l'Udep a réitéré son combat pour la régularisation des illégaux, hier à Anderlecht

ANDERLECHT Depuis l'an dernier, le 3 novembre retentit comme symboliquement pour les sans-papiers : ceux qui avaient été expulsés de l'église Notre Dame Immaculée d'Anderlecht, se voyaient libérés du centre fermé 127 bis.

Réitérant les axes de son combat, l'Udep-Bruxelles (Union de défense de ces démunis) a monté, hier, sa Marche des immigré(e)s sans-papiers.

Sur la parvis du même édifice religieux. Frères des sans, Ligue des droits de l'homme, CSC, FGTB et Mrax étaient, parmi d'autres, de la symbolique réunion. Où une centaine de personnes ont goûté à une soupe chaude avant de s'en aller vers le Béguinage, un autre lieu chargé d'émotion. "Ce site avait été occupé en 98/99", se souvient Mohamed, un actif de l'Udep. "Puis avait donné lieu, en 2000, à une régularisation massive."

Il s'agissait donc bien de marquer le coup, samedi, à deux pas du métro Clémenceau. Au reste, les calicots se faisaient fort de rafraîchir la mémoire des politiques.

Un exemple, donnant froid dans le dos ? "Orange bleue indifférente au sort des milliers de personnes que le désespoir pousse parfois jusqu'à la mort". L'un des objectifs avoués de la manifestation ne portait-il pas aussi sur une volonté d'interpeller le non-gouvernement en place ? "Le prégouvernement a pris des mesures sans prendre en compte les attachés durables", explique Frédérique Mawet - directrice du Cire, Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers. Un exemple, encore. Edifiant : "Au 127 bis, une famille ukrainienne risque le renvoi dimanche. Alors que le fils de 11 ans est né ici, que toute la famille de la mère vit ici, etc. On demande un moratoire pour ne pas continuer dans cette voie..."

Pas plus tard que lundi, à 18 h 30, en la salle Cosmos, à un jet de cierge du 74-78 de la chaussée de Mons, une assemblée de l'Udep-Bruxelles risque, elle, d'entamer une grève de la faim. "À Evere, il fallut en passer par-là pour obtenir des régularisations..."

http://www.dhnet.be/infos/belgique/article/189244/sans-pa...


AVEC OU SANS PAPIERS NOUS SOMMES TOUS DES TRAVAILLEURS


Des sections syndicales ont appuy� les revendications des sans papiers et �
Li�ge ont syndiqu� ces travailleurs sans papiers.
La CSC de Bruxelles / Halle / Vilvorde est venue parler aux sans papiers �
plusieurs reprises et a fermement d�clar� son soutien dans leur lutte pour
le droit au travail.

Nous exigeons que tout travailleur soit reconnu en tant que tel et obtienne
un permis de travail aussi longtemps qu�il r�side sur notre territoire.

Nous appelons les associations et les citoyens � r�agir � cette situation
contraire � tous les droits fondamentaux

Nous  invitons les syndicats � lancer une campagne d�affiliation de tous les
travailleurs clandestins et � le soutenir publiquement pour leur droit au
travail ce premier mai.

DROIT AUX TRAVAIL POUR TOUS

SYNDICALISATION DES SANS PAPIERS

REGULARISATION POUR TOUS AVEC DES CRITERES CLAIRES ET PERMANENTS


de Revocate (asbl lire et écrire - Bagic- Ciep) « la politique d’asile et migratoire » La politique d’asile migratoire traitée à la base qu’en amont serait plus cohérente et équitable. Il est vrai que les réalités migratoires dans les pays du nord est une question préoccupante qui occasionne des risques de confrontation dans l’organisation intérieure des pays hôtes.

Egalement, les conditions de vie et de travail de ces personnes en attente de régularisation sont difficiles à vivre compte tenu des exigences très restrictives de ces catégories.

A mon avis, se contenter de prendre des dispositions restrictives en amont en activant des conditions d’insécurité et de déstabilisation à la base, c’est comme vouloir arrêter une maladie en se contentant de le soigner auprès des malades sans agir sur ses causes à la racine !Il est réel que les politiques de favoriser la stabilisation politique des pays du sud dans les programmes de coopération internationale, ainsi que la promotion économique à cet effet aiderait à baisser l’afflux massif des migrations. Réellement quand on considère les secteurs de restriction comme « la migration et le travail », il est clair que les décideurs veulent favoriser la migration des personnes qualifiées au détriment du reste ! Pourtant c’est cette main d’œuvre qualifiée qui devrait favoriser le développement socio-économique des pays du sud !!!