26/07/2007

L'Appel d'Angelica

Moi, Angelica Loja Cajamarca, de 11ans, je suis en 5eme année.
Le motif de faire cette carte c’est parce que je veux exprimer le mal que je suis en train de passer mes vacances enfermées.
Je comprends pas pourquoi on me laisse pas sortir dans la rue pour jouer avec mes amis.
Je suis très triste, déjà que le samedi 30 (juin) quand j’allais prendre le bus, le 116 pour Dilbeek, la police nous a demandé des papiers, après ils nous ont contrôlés.
J’avais très peur, j’étais nerveuse parce que la police nous a dit de rentrer dans la voiture, après ils nous avait déclare ( ?), après ils nous ont fait rentrer dans une chambre qui était toute noire et horrible, sans fenêtre, maman elle était très nerveuse. Elle pleurait beaucoup parce que elle voulait sortir, elle avait peur de que la police nous nous ramènent en Equateur et moi j’avais très peur.
Je me sentais mal, je veux voir ma famille parce que en équateur j’ai pas de famille,
Ma famille que j’ai ils sont à Bruxelles
et si je vais en Equateur je dois travailler pour aider maman,
et moi je veux être quelqu’un dans la vie.
Je sais que vous allez me sortir de là avec maman en liberté,
J’ai très peur que on me ramène en Equateur.
Aidez moi s’il vous plait, moi j’ai des amis à l’école,
et mon papa c’est le seul papa que j’ai dans la vie.
Ne me laissez pas sans papa.
Ce matin quand je me suis réveillée, je suis malade, j’ai la fièvre, j’ai mal à la tête, merci de votre compréhension.
 
Angelica
 
 
 

Nb ; Angelica et sa mère vivent depuis 4 ans en Belgique, à St-Jos où Angelica va à l’école. Les 2 frères d’Angelica et son père vivent également à Bruxelles. L'originale de cette lettre a été remise à son avocat.

 

"IK ben Angelica Loja Cajamarca van elf jaar oud, ik zit in het vijfde leerjaar.
Ik schrijf naar jullie omdat ik ben opgesloten tijdens mijn vakantie en dat doet mij pijn.
Ik begrijp niet waarom ik mag niet naar buiten kan gaan om te spelen met mijn vrienden.
Ik ben triestig. Op zaterdag (30 juni) toen ik de bus 116 naar Dilbeek wou nemen, heeft de politie onze papieren gevraagd en gecontroleerd. Ik was nerveus en bang omdat we moesten in de auto stappen en een controle doen (!). Nadien moesten wij naar een donkere en lelijke kamer zonder venster binnengaan. Mijn mama was zeer nerveus en ze weent veel omdat ze naar buiten wou en ze was bang dat de politie ons naar Ecuador zou terugbrengen. Ik was ook bang !

Ik voelde me niet goed en wou mijn familie hier zien. Ik heb geen familie in Ecuador. Mijn enige familie is in Brussel. En als we terugkeren naar Ecuador , zal ik moet werken om Mama te helpen en ik zou graag iemand worden in mijn leven!

Ik weet dat jullie zullen iets doen voor onze vrijheid,
ik ben bang dat ik moet naar Ecuador terugkeren.
Help mij aub, ik heb vrienden op school en ook een Papa, en het is de enige papa die ik heb. Laat me niet zonder mijn eigen Papa aub !
Deze morgen, als ik wakker was, was ik ziek, ik heb koorts, ik heb hoofdpijn.
Bedankt voor u begrip,

Angelica"

 

 

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voir aussi Condamnation de la Belgique par la Cour européenne des droits de l'homme soulignant le mépris, le traitement inhumain et dégradant avec lequel l'Office des étrangers traite les migrants en Belgique. Condamnation spécifiant notamment que le régime carcéral des centres fermés en Belgique ne peut être destiné aux enfants ( 12 octobre 2006 ). La maltraitance, les conditions de détention et le régime des centres fermés ont été dénoncés à maintes reprises par les organisations de défense des droits de l'homme ( Amnesty, Comité européen pour la prévention de la torture, Mrax, Ligue des droits de l'homme…). 

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