20.04.2012

22 avril Nationale betoging Manifestation nationale sans papiers, VUB 100 jours de grève de la faim UDEP

Manifestation nationale: Personne n'est illégal!

dimanche 22 avril à 14h à la gare centrale de Bruxelles

L'UDEP s'associe à cette manifestation et appelle tous les sans papiers à la rejoindre. L'UDEP soutient les grévistes de la faim et toutes les actions politiques pacifiques qui se solidarisent à notre cause de personnes sans droits.

Dimanche il y aura 100 jours que les militants sans papiers de la VUB, militants politiques, auront entamé la grève de la faim.

Le gouvernement veut se montrer inflexible, il a peur que nous gagnions cette grève et que demain démarre des dizaines de nouvelles grèves.

Nous apppelons à changer de cible et à marcher vers les partis du nord du pays, nottament vers le siège du VLD (place Ste Catherine), parti de la ministre Maggie de Block en charge de l'immigration et vers le siège du S.pa.

C'est chez eux qu'il faut porter la contradiction!

L'UDEP (union de défense des personnes sans papiers)

Nationale betoging: Geen mens is illegaal!

zondag 22 april om 14u aan het Centraal station in Brussel

Indien er geen oplossing komt en de hongerstaking van de 23 sans- papiers op de VUB voor een verblijfs- en werkvergunning doorgaat, zal op 22 april de 100ste dag ingaan.

Wij willen:
Een politieke oplossing voor de sans-papiers in ons land
Een onmiddellijke humanitaire oplossing voor de hongerstakers.

Nous revendiquons:
Une solution politique pour les sans-papiers de ce pays
Une solution humaine pour les grévistes de la faim dans les plus brefs délais.

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ELLE A DISPARU GARE DU NORD !!! QUI L'A VUE ?

Lisa disparue child focus.JPG

Ma fille Lisa a disparu. 
Elle a quitté l'internat vers 7h00 et elle a été vue la dernière fois hier matin à 7h40 à la gare du Nord de Bruxelles
 Elle mesure 158 cm et est de corpulence mince. Elle a les cheveux mi-longs, des yeux marron foncé. Veste noire, un jeans et une paire de basket grises montantes.

Vous pouvez m'appeller 24h/24 sur mon GSM  0-4-8-6-/599709 ou  02 738 45 21

Nathalie Gantois

Operations SpecialistING Belgium / FMD / CNBO Cours Saint Michel 60 1040 Bruxelles, Belgium

16.04.2012

geen mens is illegaal - personne n'est illégal

VUB - grève de la faim

10h30 vendredi 13 avril, le siège du Parti Sociliaste a été occupé par un groupe d'étudiant-e-s en soutien aux 23 personnes en grève de la faim à la VUB depuis 3 mois (!!) pour obtenir un titre séjour et un "permis C" pour vivre et travailler légalement en Belgique. Dans les locaux du PS au boulevard de l'Empereur n°13 à Bruxelles, ils/elles exigent de rencontrer le premier ministre et ne quitteront pas les lieux sans une entrevue qui donne suite au courrier de soutien de Di Rupo de janvier resté promesse morte.

venant de http://bxl.indymedia.org/articles/4532

28.03.2012

Kollektief sans-papiers vub, 75 dagen in hongerstaking! VUB, sans papiers en lutte - Conseil de la Jeunesse/ Maggie De Block

Kollektief sans-papiers vub

hongerstaking vub.jpg

 

Photo : Jamal, 20 ans, un gréviste de la faim de la VUB qui s'est cousu les lèvres...

Foto : Jamal, 20 jaar, VUB

 

Sinds november verblijven er 25 sans-papiers in lokalen die de VUB hiervoor ter beschikking heeft gesteld. Deze mensen zonder papieren komen uit het pand 'Polygone' in Elsene. Hier werden ze eind oktober uit gezet en sliepen vervolgens, aangezien ze geen andere plaats hadden om naartoe te gaan, nachtenlang op het Fernand Cocqplein in Elsene. Er werd een oplossing gezocht : de VUB heeft een deel van de bezetters van het plein opgevangen en een ander deel zit in de Rue de la Natation in Elsene.
De bezetters zoeken steun van de studentengemeenschap en de buurtbewoners, zowel materieel als politiek.

Manifestation pour la régularisation des sans-papiers –

Betoging voor de regularisatie van de sans-papiers

(NL) Mensen zonder papieren leven in erbarmelijke omstandigheden, zonder rechten. Maar wat hebben zij misdaan om zo veracht te worden? Wat is er mis met op zoek te gaan naar een beter leven? Om je vrij te willen bewegen? Om te… LEVEN?

Op dit moment (vrijdag 23 maart) zijn 23 sans-papiers 70 dagen in hongerstaking! In een dergelijke staat van wanhoop, besluiten ze hun gezondheid in te zetten om misschien een kans te maken om een paar maanden te verblijven in ons land … Deze hongerstaking zal hen mentaal en fysiek voor het leven markeren!!

De 23 mensen zonder papieren van VUB vragen om een verblijfs- en werkvergunning van minstens één jaar. De Block, deblokkeer de situatie en regulariseer de mensen zonder papieren! Want geen mens is illegaal!!

Donderdag 29 maart om 16u Centraal station

 (FR) Les sans-papiers vivent aujourd’hui dans des situations misérables, sans droits, complètement exclus et méprisés. Mais qu’ont-ils donc fait pour qu’on leur en veuille tant ? Est-ce si grave d’être à la recherche d’une vie meilleure ? De vouloir se déplacer librement ? De VIVRE ?

En ce moment (vendredi 23 mars), 23 sans-papiers sont en grève de la faim depuis 70 jours ! Dans un tel état de désespoir, ils décident de se rendre malade afin de peut-être avoir une chance de rester quelques mois de plus dans notre pays… Cette grève les marquera moralement et physiquement à vie !

Les 23 sans-papiers de la vub demandent un permis de séjour et de travail pour au moins un an. De Block, débloque la situation et régularise les sans-papiers! Parce que aucunne personne n’est illégal!

Infos sur http://www.facebook.com/pages/Kollektief-sans-papiers-vub/330442573636573?sk=info

Pour apporter votre aide, rdv sur place ou contactez Hélène Lemblé :hlemble@vub.ac.be

Wilt u nog andere hulp te bieden? mail naar Hélène Lemblé: hlemble@vub.ac.be


42 jeunes arrêtés pour avoir défendu des sans-papiers

Hier soir, 42 jeunes ont été arrêtés par la police devant le cabinet de la secrétaire d’Etat à l’asile et la migration, Maggie De Block, alors qu’ils manifestaient pacifiquement pour réclamer une solution à la situation intenable des sans-papiers de la VUB.

Le Conseil de la Jeunesse tient tout d’abord à dénoncer ces arrestations policières abusives, durant cette manifestation pourtant autorisée. Une jeune membre élue de notre assemblée générale a ainsi été retenue au commissariat de police jusque 21h30 hier soir. Une cinquantaine de jeunes, dont plusieurs du Conseil de la Jeunesse, ont d’ailleurs manifesté hier devant la caserne d’Etterbeek pour dénoncer ces arrestations.

Le Conseil de la Jeunesse appelle ensuite à trouver en urgence une solution à cette grève de la faim qui dure depuis 68 jours et qui touche 23 jeunes sans-papiers : parmi eux Jamel, 20 ans, résidant en Belgique depuis quatre ans, et qui s’est cousu les lèvres pour manifester son angoisse. Pourtant, la secrétaire d’Etat refuse visiblement de voir la détresse de ces personnes et ne propose aucune solution. Cette situation est inacceptable !

Présent hier soir à Etterbeek, Alban Barthélemy le président du Conseil, précise : « Le Conseil de la Jeunesse exhorte Maggie De Block à prendre en main ce dossier préoccupant. Nos responsables politiques ne peuvent pas rester inactifs face à un tel drame humain ! »

Pour plus d’infos à joachim.wacquez@cfwb.be

Voir la vidéo sur http://www.dewereldmorgen.be/video/2012/03/22/studenten-aangehouden-bij-betoging-sans-papiers-in-brussel

06.03.2012

demandes introduites entre le 15/09 et le 15/12/2009 OE

VENANT DU CIRE - Info régularisation 2009 et 9 bis

Certains d'entre-vous nous ont interpellés ces derniers temps s'inquiétant de la nouvelle motivation de l'Office des étrangers dans ses refus de 9 bis. L'OE fait en effet de plus en plus souvent référence au fait que "suite à son annulation par le Conseil d'Etat, les critères de l'instruction du 19 juillet 2009 ne sont plus d'application". 

Suite à l'entrée en fonction de la nouvelle Secrétaire d'Etat, la direction de l'OE nous a assurés que les critères tant temporaires (pour les demandes introduites entre le 15/09 et le 15/12/2009) que permanents continuaient bien à être appliqués.

Il semblerait que ce changement de motivation soit intervenu suite à l'arrêt du Conseil d'Etat du 5 octobre 2011 ayant annulé un arrêt du Conseil du contentieux des étrangers qui se référait directement à la durée de séjour prévue par certains critères de l'instruction.

Si vous recevez une décision qui  ne respecte pas les critères de l'instruction, le vademecum et/ou les informations reçues dans le cadre des réunions du comité de suivi, envoyez les au Ciré à chublau@cire.be 

 Les listes d'infos du comité de suivi sont disponibles sur notre site: http://www.cire.be/thematiques/sejour-et-regroupement-fam....

 

Merci d'avance à tous.  Coralie chublau@cire.be !

20.02.2012

grève de la faim illimitée depuis le 14 janvier du collectif SP fernand Cocq à la VUB

L'enfer continue pour les sans papiers en Belgique

Depuis le 14 janvier, au 32 boulevard du triomphe (VUB), 23 personnes du collectif SP fernand Cocq se sont engagées dans une grève de la faim illimitée. Il s’agit de leur dernier espoir de voir leur situation prise en compte. Après 32 jours de grève leur état de santé et de plus en plus inquiétante, la plupart ont du être amener plusieurs fois en urgence à l'hopital.

Cette grève de la faim est un appel spectaculaire adressé à la conscience populaire et aux autorités afin que chacun prenne la mesure de ce qu’est leur quotidien. “Nous on est tout en bas de l’echelle, même les animaux ont plus de droits ! “ s’est insurgé l’un des grevistes. Par cet acte, ils revendiquent un permis de séjour d’un an et un permis C de travail, une bien maigre rançon au regard de la déterioration quotidienne – et parfois irréversible – de leur santé.

sp vub.jpgCes hommes, qui n’aspirent qu’à mener une vie normale et qui vivent en Belgique depuis plusieurs années, doivent lutter tous les jours pour survivre. Ils ne peuvent travailler sans être exploités, faute de permis. L’un d’eux témoigne : “je travaille du matin au soir pour 15€”. Avec un tel salaire, il s’avère impossible de trouver un logement, de se soigner, de se déplacer, de se nourrir.

De plus, à cette situation d’extrême précarité s’ajoutent les humiliations quotidiennes : la violence policière, la peur des contrôles d’identité, le racisme, les discriminations et la peur de finir dans des camps de déportation, qui font de leur existence une perpetuelle souffrance.

Face à la cécité des autorités, les grévistes n’envisagent plus qu’une seule solution “la liberté ou la mort”. Ils symbolisent la faim dans le monde et la soif de justice, ils expriment un manque à vivre, à être, une déchirure, une plaie ouverte. Pour que leur cri ne soit pas vain, le soutien de tous est indispensable, il est grand temps de mettre un terme au calvaire qui est le leur.

Ils ne veulent pas mourir, ils veulent vivre mais pas sans droits !

Mohammed : 0488 018 903  http://bxl.indymedia.org/articles/3639

Le Paradis n'est pas naturel, c'est l'Enfer qui l'est :
Il est toujours plus facile de détruire que de construire, de salir que de nettoyer,
d'inventer un mensonge que de chercher la vérité, de tricher que de respecter,
de voler que de travailler, de fiche une baffe que d'expliquer, de violer que de faire l'amour, ...
En somme: Toujours plus facile de faire le mal que le bien !

Le paradis est un rêve, un espoir potentiel à réaliser, par la force de nos seules volontés, mais partagées,
pour contourner le désespoir de la réalité actuelle, naturellement infernale,
de la Loi de la Jungle : Je te bouffe ou tu me bouffes
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15.02.2012

Quand Maggie De Block, secrétaire d'État à l'Asile et à l'Immigration sera face aux sans papiers...

L’apprentie

les chroniquesVincent Peiffer 10/02/2012 vincent.peiffer-AT-moustique.be

O.K., O.K., Maggie! Tu as été prise au dépourvu. Même que, normalement, tu ne devais pas devenir secrétaire d'État à l'Asile, à l'Immigration et à l'Intégration sociale.

Mais comme tu as été une des premières à le soutenir comme futur président du VLD, ton ami Alexander De Croo a voulu te faire ce petit cadeautje. Mais, comme tu l’as dit, "je n’y connais rien" en sans-abri, en demandeurs d’asile ou en pauvreté. C’est normal: tu débutes. C’est comme un nouveau ministre de la Justice: on ne va quand même pas lui demander d’avoir quelques notions de droit! Ou à un ministre des Finances de savoir ce qu’est la TVA ou l’impôt des sociétés.

Maggie de block.jpg


Tu es en phase d’apprentissage, donc il faut te laisser le temps pour comprendre le charabia humanitaire. Les réfugiés, les centres d’accueil fermés ou ouverts, tout ça n’est pas simple. C’est vrai. Cela dit, Maggie, si je puis me permettre de t’apporter une modeste aide pédagogique, sache qu’il y a quand même deux choses super-faciles à piger. Même pour une apprentie ministre.
Primo: la météo. Laisse tomber les hectopascals, les isobares et les cumulo-nimbus, ça va te faire mal à la tête. Concentre-toi sur un truc: les degrés Celsius. Tu verras, c’est méga-fastoche. Les degrés, ça détermine la température.
Quand il y en a beaucoup, il fait chaud. Quand il y en a peu, il fait froid. Ça va, Maggie, tu suis? Or il se fait que depuis à peu près des millions d’années, il se passe un phénomène récurrent et prévisible, dans nos contrées: à partir de décembre, le nombre de degrés chute. Parfois même en dessous de zéro, dis donc! Là, on dit qu’il "gèle". Normalement, la période de froid dure trois mois et s’appelle "l’hiver".
Des fois, comme cette année, il peut arriver que ça descende jusqu’à -15° ou -20°. Mais ce qui est très pratique pour toi, c’est qu’il existe des gens, les "météorologues", qui te préviennent: attention, à partir de la semaine prochaine, ça va cailler sévère, dehors! Donc c’est bien: ça te permet d’anticiper. Et d’éviter de dire des sottises du genre: "Ouais mais je ne suis ministre que depuis le 6 décembre!"


Le deuzio est un truc un tout petit peu moins simple. Disons que ça fait appel à l’humanisme et à la décence. Puisque tu es médecin, tu sais peut-être que si on est obligé de dormir dehors par ces températures, on meurt. C’est moche. Donc un homme (ou une femme) normalement constitué(e) dans sa tête ne peut pas supporter de laisser d’autres humains la nuit dehors par -15/-20°. Quels qu’ils soient.
Même quand on est au VLD et qu’on veut fermer les frontières aux réfugiés pour ne pas laisser filer toutes les voix du Vlaams Belang à la N-VA, ça ne se fait pas. Et ça, Maggie, tu ne l’avais pas bien compris, au début: pas de nouvelles places d’accueil! 'Y en a plus! Impossible! Heureusement, quand on est en apprentissage, on peut toujours compter sur des gens plus expérimentés qui t’alertent: dis Maggie, tu sais que si tu ne te bouges pas, il va y avoir des morts?


Des enfants, par exemple. Sur ton C.V., ça va faire une grosse tache. Et hop!, en une seule journée, tu nous as trouvé tout plein de jolis bâtiments bien chauffés pour 4.000 sans-abri. Tu sais quoi, Maggie? Je trouve que tu apprends vite.

Vincent Peiffer www.moustique.be/le-magazine/les-chroniques/72018/lapprentie

08.02.2012

9 TER - Régularisation pour raisons médicales, ce qui va changer! 2012

 Nouvelles règles en matière de régularisation médicale


La loi du 8 janvier 2012 modifiant l'article 9ter de la loi du 15 décembre 1980 a été publiée aujourd'hui au Moniteur belge.

Pour rappel, ces modifications ont soit disant pour objectif de lutter contre l'usage abusif de la procédure de demande d'autorisation de séjour pour raisons médicales, dans les faits, Maggie De Block, la secrétaire d'État à l'Asile et à l'Immigration, persiste et confirme sont aveuglement et sa volonté de criminaliser les migrants en les stigmatisants tous comme "sans doute fraudeurs".

L'UDEP condamne cette attitude et surtout le silence complice du gouvernement qui a abandonné l'asile et l'immigration au parti du gouvernement qui y est le plus hostile.


(info Ciré) Les éléments nouveaux sont les suivants:

  • Exigence d'un certificat médical récent (max. 3 mois) lors de l'introduction de la demande.
  • Filtre médical : Dès la phase de recevabilité, un avis médical sera donné par un médecin de l'Office des étrangers, qui pourra déclarer la demande irrecevable si la maladie manque "manifestement" de gravité.
  • Refus technique : La demande pourra être déclarée sans objet lorsque l'étranger :
    • ne donne pas suite, sans raison valable, à une convocation du médecin de l'OE ou de l'expert désigné
    • ou a obtenu un titre de séjour illimité via une autre procédure et ne demande pas la poursuite de sa demande dans les deux mois qui suivent.

Ces nouvelles règles entreront en vigueur le 16 février, soit dans 10 jours, et leur texte complet est disponible ici.

13.12.2011

Bénéfices économiques de l'immigration pour les pays européens

L'immigration est bénéfique économiquement pour les pays d'accueil

 (Le Monde  07.07.11) Les auteurs d'Exceptional people analysent les conséquences de l'immigration.

Leur message est clair : l'immigration serait bénéfique pour tous et sur tous les plans. Si elle peut susciter des coûts, ils seraient minimes et largement compensés par les gains à moyen et long termes.

Les chiffres que les auteurs avancent sont impressionnants : la libéralisation totale des flux humains augmenterait en effet la richesse mondiale de 39 trillions de dollars en vingt-cinq ans.

Dans les pays d'accueil, les gains à attendre de l'immigration seraient évidents : elle encouragerait la croissance, ne ferait baisser les salaires que marginalement (a fortiori quand existe un salaire minimum), favoriserait l'innovation, affecterait positivement les recettes fiscales, etc. S'il est évident, d'autre part, que l'immigration fait évoluer les bases de la citoyenneté, il n'en reste pas moins que la diversité encourage la création.

De plus, les immigrés s'intègrent mieux qu'on ne le pense parfois dans les pays d'accueil : leurs difficultés, bien réelles, tiennent le plus souvent à des dysfonctionnements économiques ou à des phénomènes discriminatoires.

L'IMMIGRATION VUE DES PAYS D'ORIGINE

Pour les pays d'origine, l'immigration serait aussi très positive. Les envois d'argent des immigrés – 316 milliards de dollars en 2009, soit plus que l'aide au développement – sont un puissant levier de développement. Au total, ils contribuent à réduire la pauvreté et constituent "le bénéfice le plus immédiat et le plus tangible des migrations internationales" d'après l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si de plus en en plus d'Etats accordent une attention toute particulière à leurs expatriés, qu'il s'agisse de les considérer comme des vecteurs d'influence ou comme les sources de flux financiers.

Quant à la "fuite des cerveaux", les auteurs n'y croient pas. Leur raisonnement est le suivant : si les diplômés quittent leur pays d'origine, c'est qu'ils ont estimé qu'ils y seraient moins productifs que dans un autre Etat. Et, comme on l'a dit, leurs réseaux ou leurs revenus sont ensuite susceptibles de bénéficier à leur pays d'origine.

Exceptional People, Presses universitaires de Princeton Ian Goldin, Geoffrey Cameron, Meera Balarajan

10.11.2011

Europe, Permis unique pour les travailleurs immigrés /UE sans papiers/ - Permis unique et droits nouveaux - directive UE

Travailleurs immigrés -

Reconnaissance de notre nécessité et de notre apport à l'économie 

" l'Europe a besoin de l'immigration en raison d'une pénurie de main-d'œuvre. "


Pour l'UDEP, la directive va dans le bon sens mais est encore insuffisante. L'UDEP réclame un permis de travail systématique pour tous les immigrés qui en font la demande, afin de lutter contre l'exploitation et la fraude.


Résumé de la directive (Le Monde 12 .2011) :

Les Etats membres auront quatre mois au maximum pour donner leur réponse à une demande de permis de travail, et cette décision devra pouvoir faire l'objet d'un recours.

Les travailleurs immigrés établis légalement dans l'Union européenne vont disposer de droits renforcés et harmonisés dans tous les Etats membres, notamment concernant l'accès à la sécurité sociale ou à la retraite, en vertu d'un texte adopté mardi 13 décembre par le Parlement européen.

Cette directive européenne, qui a déjà été approuvée par les gouvernements des 27 et doit donc entrer en vigueur d'ici deux ans, prévoit d'harmoniser les législations nationales en matière de permis de résidence et de travail pour les travailleurs immigrés. Bien que le texte soit couramment désigné sous le terme de "permis unique", il ne s'agit pas de confier à l'UE le pouvoir d'admettre ou non les travailleurs non communautaires ou de fixer le nombre de migrants : cette prérogative restera du ressort des Etats membres.

Il précise la procédure pour obtenir un permis de travail et les droits afférents à ce permis : la reconnaissance des diplômes des travailleurs immigrés, la liberté de se syndiquer ou l'immatriculation à la sécurité sociale. La directive vise à créer un "socle commun de droits" aux travailleurs des pays tiers et aux travailleurs de l'Union européenne, a expliqué la rapporteure du texte, la conservatrice française Véronique Mathieu.

Il s'agit de remédier à une grande disparité de situations juridiques entre Etats membres, et à une inégalité de traitement entre travailleurs européens et non européens. Ainsi, certains Etats membres conditionnent actuellement à l'existence de traités bilatéraux la possibilité de verser à l'étranger les pensions de retraite des immigrés qui choisiraient de passer leurs vieux jours dans leur pays natal. Désormais, cette possibilité ne pourra plus être refusée.

"Il était anormal de ne pas reconnaître des droits aux travailleurs étrangers qui apportent tant à nos économies. Cette avancée est juste et nécessaire", a plaidé Mme Mathieu, soulignant que l'Europe a besoin de l'immigration en raison d'une "pénurie de main-d'œuvre". 

Le texte ne s'appliquera pas aux travailleurs saisonniers ou détachés.

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APPEL DE SOLIDARITE - Occupants de la place Fernand Cocq à Ixelles

Nous organisons une assemblée ce soir, jeudi 10 novembre, à 20h, sur la place fernand cocq à propos du soutien aux sans papiers qui occupent la place depuis 10 jours et y dorment à la belle étoile dans l'indifférence générale et en particulier celle de la commune et de son bourgmestre monsieur Decourty (qui refuse même de les recevoir). 

Certains que cette situation ne peut que vous toucher, nous, sans papiers et soutiens, vous remercions d'avance pour votre aide, votre solidarité et votre présence ;-) ce soir ou dans les jours qui viennent!  Passer même 5 minutes discuter, montrer un peu de solidarité et de chaleur humaine a énormément d'importance pour toutes les personnes impliquées. 

Contacts:  Noémie  O474*75*39.32 noemiepicavet -AT- gmail.com      -      Boris O473*85*0885  bodossin -AT- gmail.com

31.10.2011

Infos sur la régularisation critère 2.8.B, OE demande de régularisation Travail employeur novembre 2011

Régularisation par le travail

SI LE PATRON A FAIT FAILLITE...

Si vous avez reçu une réponse négative parce que l'entreprise avec laquelle vous avez un contrat a fait faillite, vous devez renvoyer votre dossier à l'Office des étrangers et l'OE vous donnera 3 mois de plus pour chercher un autre patron et introduire une demande de permis B à la région.

Venant du Ciré : "Concernant le critère 2.8.B, l'OE ne peut pas rejeter une demande de régularisation pour cause de faillite de l'entreprise, ou parce que l'employeur ne peut plus engager le travailleur, ou parce que l’employeur n’a pas payé des cotisations. Il ne prendra plus ce genre de décision à l'avenir. Les décisions négatives qui ont déjà été prises sur cette base, alors que le contrat initial remplissait les conditions de salaire et de durée, doivent être renvoyées à l'OE pour qu'il prenne une nouvelle décision. Les intéressés recevront, pour autant que toutes les conditions relatives au critère 2.8.B sont remplies, une décision positive et ils auront trois mois pour introduire une demande de permis B à la Région en produisant un (nouveau) contrat avec un (nouvel) employeur".

Si vous avez des dossiers problématiques de ce genre, vous pouvez les envoyer à chublet(at)cire.be pour les transmette à l'OE (ou les envoyer vous-même à l'OE si vous préférez). Si vous les envoyez, (courrier, fax ou pdf), veillez à m'envoyer la décision de l'OE et le contrat initial au cas où le respect des autres conditions (salaire et durée) n'est pas mentionné dans la décision de l'OE.

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 RECHERCHE D'EMPLOI, DE FORMATIONS

22 novembre

Informations sur les ateliers pour des chercheurs d’emplois (menuiserie, horeca, atelier d’envoie, atelier artisanale,...). 

Aux "Ateliers groot eiland"

 29 Quai de Hainaut, Brussel 1080 Bruxelles

DE 14h à 16h

Metro = Contes de Flandre halte 'Graaf Van Vlaanderen * Tram 51 - uitstappen aan 'Vlaamsepoort

 

Tom Dedeurwaerder C O O R D I N A T I E -  Atelier Groot Eiland vzw - t. 02 511 72 10 - coordinator@ateliergrooteiland.be

www.ateliergrooteiland.be

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Vendredi 18 novembre à 9h30 

 Logement à Bruxelles  

La connaissance de nos droits pour la gestion de notre vie,

Animation/débat à 9h30 destinée à un public ne maîtrisant pas le français à la Maison de quartier Buanderie - Rue de la Buanderie 1 à 1000 Bruxelles/ SIREAS http://www.sireas.be/ 

14.10.2011

15 octobre 2011 : journée internationale des Indignés Bruxelles, brussels, brusselas

MANIFESTATION MONDIALE

INDIGNéEs INDIGNéS

Samedi 15 Octobre 2011

13h Bruxelles Gare du Nord

indignés bruxelles dado.png 

 

 

 

Né des révoltes arabes, des manifestations espagnoles de la Puerta del Sol, des mouvements étudiants chiliens, des rassemblements israéliens contre la vie chère, des émeutiers grecs, des nouveaux mouvements sociaux italiens, des marches de l'Inde,.... Dans chacun de ces cas, les protestataires désespèrent de leur système politique, que celui-ci soit dictatorial, autoritaire ou d’apparence démocratique mais soumis au poids de l’argent. Ils n’acceptent pas que la crise économique et sociale épargne de manière ostentatoire les banques et les catégories sociales les plus privilégiées, jugées solidairement responsables de son déclenchement et de son aggravation.

 

Le 15 octobre des gens du monde entier descendront dans les rues et sur les places. De l’Amérique à l’Asie, de l’Afrique à l’Europe, ces personnes se mobilisent pour réclamer leurs droits et exiger une vraie démocratie. Maintenant il est temps de nous réunir dans une protestation mondiale non-violente.

 

Le pouvoir en place travaille au profit de quelques-uns en ignorant aussi bien la volonté de la majorité que le prix humain et environnemental que nous payons. Cette situation intolérable doit cesser.

 

Unis d’une seule voix, nous allons faire savoir aux politiciens, et aux élites financières qu’ils servent, que c’est à nous, le peuple, de décider de notre avenir.

 

Nous ne sommes pas des marchandises entre leurs mains, ni entre celles des banquiers, qui ne nous représentent pas.

 

Le 15 octobre nous nous rencontrerons dans les rues afin d’initier le changement mondial que nous voulons. Nous allons manifester pacifiquement, débattre et nous organiser jusqu’à l’obtenir.

 

 Il est temps de nous unir. Il est temps pour eux de nous écouter.

 

Manifestation des marcheurs indignés à Bruxelles et un peu partout à travers le monde : des rassemblements sont prévus dans plus de 400 villes, dans au moins 45 pays

 http://15october.net/

l'UDEP indignée

 

26.09.2011

CAS (Comité d'action et de soutien aux sans papiers) Appel 2011

Solidarité avec les inculpés du CAS-ULB

JEUDI 29 SEPTEMBRE - LOUISE (métro Louise)- 8h15

pour se diriger vers le Palais de Justice avec les 8 personnes du CAS (Comité d'action et de soutien aux sans papiers) poursuivies pour leur solidarité avec le mouvement des sans papiers et leur lutte contre les centres fermés.

En avril 2008, l'UDEP ouvrait une occupation sur le campus universitaire de l'ULB. Le but de cette action était d'appeller la communauté Universitaire et scientifique à se mobiliser pour la régularisation des personnes sans papiers. Très rapidement , l'occupation reçu le soutien du BEA, de quelques associations d'étudiants (EGA, étudiants socialistes, ...) et de personnes "indépendantes", étudiantes ou non. Ce sont ces dernières qui ont alors créés le CAS souhaitant ne pas intervenir directement dans les affaires de l'udep en soutenant le mouvement malgré tout. La volonté du CAS était de laisser une véritable autonomie aux personnes sans papiers.

L'UDEP occupa l'année suivante d'autres bâtiments du campus du Solbosch (Hall des sports) et de la Plaine (garage de la VUB). Construisant un véritable rapport de force pour obtenir la régularisation, l'UDEP ouvrira d'autres occupations dans d'autres Universités de Belgique, nottament à l'UCL.

Tout au long de cette lutte, le Comité d’Actions et de Soutien (CAS) aux sans-papiers fut présent, et son soutien fut précieux malgré, il faut le souligner certains dérapages qui l'empêchèrent trop souvent d'être en phase avec les militants et l'Udep.

Lutte Pour Tes Reves cas ULB.pngCes militants furents conséquents avec leurs idées.

La révolte allumée chez eux par la politique inhumaine et raciste du gouvernement belge, est un exemple pour nous et pour ceux/celles qui les suivront.

Nous portons notre solidarité avec les 8 inculpés victimes de la répression politique. C'est le moins que nous leur devons. Le procès qui leur est intenté vise à casser leur lutte et leur solidarité avec les étrangers. C'est la police qu'il faut juger, celle de Bruxelles et de Steennokerzeel nottament, pour sa violence et ses dérapages récurrents.

Le combat du CAS continue!

l'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

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VIGILIA POR LA DEMOCRACIA Y CONTRA LA IMPUNIDAD
Viernes 30 de Septiembre - 18h00 (UCT 0) ULB - BRUXELLES - Ecuador
A un año del fallido golpe de estado policial en Ecuador, las organizaciones en Europa conmemoramos la valentía de la sociedad civil y condenamos la impunidad de los responsables de este fatídico hecho.
El 30 de Septiembre de 2010 se constituyó, sin lugar a dudas, en una de las noches más negras de la historia republicana del Ecuador.
policia-golpe-estado-ecuador.jpg
Una facción de la policía, manipulada y desinformada, decidió romper el orden constitucional y la cadena de mando, declarandose en rebeldía y poniendo en caos el país por varias horas. Esta irresponsabilidad fue aprovechada por criminales que saquearon y agredieron a los ciudadanos en varios puntos del país.
La intención del presidente de la República, Econ. Rafael Correa, por aclarar el malentendido de los 'rebeldes' e ir al lugar mismo donde éstos se habían amotinado desencadenó una serie de eventos que posteriormente vertieron luz sobre la coordinación y ejecución de un plan para derrocar al presidente constitucional del Ecuador. Dicho plan, que incluía herramientas mediáticas para incentivar a la anarquía, toma de medios públicos, secuestro policial de la asamblea nacional, aministía para los golpistas por parte de asambleistas de oposición y destitución del presidente, se vió interrumpido por la presencia del primer mandatario en el corazón mismo de la revuelta.
Evento organizado por Movimiento PAIS BELGICA, Hands off Venezuela, GANA PERU, POLO Democrático, ABVV-FGTB, Taller de Comunicación Popular Simón Bolivar, UDEP y Colectivo Chileno Europeo contra la impunidad "venceremos".
Se presentará el documental 30S Nunca Más, dando paso a un foro de discusión sobre los acontencimientos de aquel día y sus implicaciones en el Ecuador, América Latina y Bélgica.
 
Université Libre de Bruxelles (ULB) Campus Solbosch,
Batiment H Local 1309 (a lado de la Bibloteca)
BRUSELAS - BELGICA
Mayor Información: Myriam Chuquín - Jaime Alex - Diego Bonilla

22.08.2011

MOUVEMENT DES SANS? indignés du Maroc

Maroc, indignés, sans papiers

MOUVEMENT DES SANS  http://mouvementdessans.wordpress.com/

12.07.2011

Note Di Rupo:MANIFESTATION DEVANT LE SIEGE DU PS

Axel Cleenewerck - AGENCE BELGA

Note Di Rupo: des sans-papiers manifestent devant le siège du PS   BRUXELLES 11/07/2011

Une trentaine de sympathisants de la cause des sans-papiers manifestaient lundi matin devant le siège du Parti socialiste (PS), boulevard de l'Empereur à Bruxelles. Quatre représentants des sans-papiers ont été reçus à l'intérieur des locaux. Réunis à l'initiative de l'Union de défense des sans-papiers (UDEP) et du Collectif des travailleurs sans papiers, les manifestants critiquaient la note du formateur Elio Di Rupo.


      "Les mesures envisagées par le formateur ne présentent aucune avancée vers plus d'humanité et de bon sens dans le traitement des demandes de régularisation. Les seules avancées sont administratives, notamment dans le délai de traitement des dossiers, mais un dossier traité plus vite, ne signifie pas un dossier mieux traité", commente l'UDEP.
      L'UDEP appelle les négociateurs à tenir compte du besoin d'immigration pour faire face au défi démographique et au défi du maintien des pensions.


      "Nous demandons des critères clairs et permanents", indiquait un représentant de l'UDEP à l'issue d'une entrevue de 45 minutes avec des membres du PS. "Comme souvent, nous avons eu aujourd'hui un discours socialiste qui en veut plus dans le dossier immigration. Mais concrètement, on n'a rien", a-t-il-ajouté.
      "Le dialogue avec les partis ne porte pas ses fruits. Les sans-papiers sont désormais déterminés à faire pression avec des modes d'action plus dynamiques", a averti ce représentant, sans toutefois donner plus de précisions quant à ces actions.


      A l'été 2008, plusieurs dizaines de sans-papiers avaient occupé des grues de chantier dans la capitale afin de demander une régularisation de leur situation. 

06.07.2011

NOTE DU FORMATEUR Di Rupo 4 juillet 2011, QUELS DROITS POUR LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS? Manifestation lundi 11 juillet au siège du PS

LA NOTE DU FORMATEUR, QUELS DROITS POUR LES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS?

Manifestation lundi 11 juillet à 10h00 au siège du PS à Bruxelles

Le formateur a déposé la note qui va déterminer la politique belge en matière d'immigration notamment. Il est prévu qu'un « code de l’immigration » rassemble toutes les dispositions légales en matière d'immigration et qu'un seul ministre coordonne cette politique.

Les mesures envisagées par le formateur ne présentent aucune avancée vers plus d'humanité et de bon sens dans le traitement des demandes de régularisation. Les seules avancées sont administratives, notamment dans le délai de traitement des dossiers, mais un dossier traité « plus vite », ne signifie pas un dossier mieux traité, au contraire, cela peut être pire pour des dossiers qui demandent plus de temps pour être examinés correctement.

Le formateur qui prétend vouloir lutter contre les réseaux qui nous exploitent, en répondant aux souhaits de régionalisation de la NV-A, donne à ses réseaux encore plus de facilités et de marge de manœuvre pour nous exploiter et nous maintenir dans des conditions de travail déplorables et incontrôlables. Sans parler de l'énorme évasion fiscale que représente le travail au noir.

L'UDEP (Union de défense des personnes sans papiers), appelle les négociateurs à tenir compte du besoin d'immigration pour faire face au défi démographique et au défi du maintien des pensions.

L'UDEP rappelle que le besoin de main d'œuvre ne peut être ignoré par le gouvernement. Les travailleurs sans papiers occupant les emplois délaissés par les belges, ils ne concurrencent pas les travailleurs nationaux et permettent de maintenir en belgique des secteurs de l'économie qui sans eux, devraient être délocalisés ailleurs (sous traitance, externalisation de la production, travail de nuit, nettoyage,...) ou pire qui ne pouvant être délocalisés, devraient fermer leurs portes (construction, garde d'enfants et de personnes âgées, cueillette,...).

Un récent rapport de l'ONU indique que : « De nombreux secteurs de l'économie dans les pays développés sont devenus grandement dépendants des travailleurs migrants, y compris ceux en situation irrégulière et s'effondreraient rapidement s'ils devaient s'en passer ».Ces recommandations ne sont pas neuves et émanent également de L'OIT, de l'IRES, de l'OCDE,... et même de l'UNIZO. Jusqu'à présent, pour résoudre ce besoin d'une main d'œuvre prête à travailler dans les emplois délaissés par les travailleurs belges, le gouvernement a maintenu les travailleurs sans papiers dans la clandestinité. Aussi, les travailleurs sans papiers soumis à la précarité et à l'exploitation réclament de disposer des dispositions du Code du travail et des conventions collectives, au même titre que les autres travailleurs de Belgique. Ceci ne sera possible que s'ils disposent d'un titre de séjour qui leur donne la possibilité de défendre leurs droits de travailleurs.

Aussi, l'UDEP appelle les organisations syndicales et les coordinations de défense des étrangers à interpeller rapidement le formateur et les futurs négociateurs sur les dangers de la politique qui se dessine afin que les droits des travailleurs sans papiers progressent enfin en Belgique.

 

UDEP (Union de défense des personnes sans papiers)

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Plus d'infos : http://sanspapiers.skynetblogs.be/

NOTE DU FORMATEUR DE GOUVERNEMENT BELGE , Elio Di Rupo (Ps). PARTIE IMMIGRATION - 4 juillet 2011

RÉSUMÉ

ILLÉGAUX ET CLANDESTINS

Les demandes de séjour seront traitées uniquement au cas par cas.

Le délai de réponse de l'Office des étrangers est de 6 mois maximum.

Les dossiers seront traités selon des critères « clairs » déjà inscrits dans la loi.Cela signifie qu'il n'y aura pas de nouveau critères et que les demandes seront traitées selon les critères existants. Ce qui laisse présager un durcissement de la politique d'immigration.

RÉGULARISATION PAR LE TRAVAIL

 Les critères de migration pour travailler seront décidés par chaque Région.

Dans les faits, ce sera les entreprises et le marché du travail qui vont dicter la loi (et non le parlement), selon leurs besoins.

Une demande ne sera donc pas traitée de la même façon à Liège, à Bruxelles ou à Anvers. Ce qui va compliquer encore les choses et qui contredit la volonté qu'il y ait un seul ministre pour coordonner les questions d'immigration. Les étudiants eux, dépendront des Communautés.

L'UDEP attend une réaction des syndicats pour voir si une position et une action commune peuvent se dégager sur la question.

 ASILE 

Le délai de réponse est de 6 mois maximum après l’introduction de la demande d’asile.

Procédure accélérée pour une liste de pays d’origine sûre. Ce sont des pays pour lesquels l'on est « sûr » que il existe un danger potentiel pour le demandeur d'asile. Pour les autres pays, ils seront traités selon les 6 mois.

 CENTRES FERMÉS

 La détention des enfants mineurs sera INTERDITE.

Sinon, aucune avancée sur le traitement des personnes dans les centres ni sur le contrôle de ce qui s'y passe.

 REGROUPEMENTS FAMILIAUX ET MARIAGES

 Les contrôles seront encore plus durs et exigeants. Ici le formateur semble suivre exactement la volonté de la NV-A et de l'Open VLD-MR.

L'UDEP Plus d'infos : http://sanspapiers.skynetblogs.be/

NOTE DU FORMATEUR Di Rupo 4 juillet 2011/ Chapitre immigration

 

 

L'UDEP et le collectif des sans papiers appellent à une manifestation chez le ministre de l'immigration

 

 

Place Sainte Josse ( à 100m de Madou)
Le 19 Juillet 2011 à 12:00
 
Pour la régularisation des sans-papiers et contre les expulsions et contre les centres fermés et pour tous les dossiers qui n'ont toujours pas reçu de réponse!
 
LA NOTE DU FORMATEUR Di Rupo 4 juillet 2011,

 

LE TEXTE DE LA NOTE (chapitre sur l'immigration)

in http://www.lesoir.be/mediastore/_2011/juin/du_21_a_la_fin...

 

  1. Réforme de l’asile et l’immigration

Volet institutionnel (voir note détaillée, PARTIE II, 1.5.2.)

Compte tenu des disparités existant entre les Régions, les critères de migration pour travail seront confiés aux Régions. De même, afin qu’une politique adaptée aux réalités des Communautés soit menée, les critères d’accès aux séjours étudiants pour les étudiants

étrangers seront confiés aux Communautés. Dans ces deux matières, la délivrance des titres de séjour sur base de ces critères restera néanmoins une compétence fédérale.

Le Fonds d’Impulsion à la Politique des Immigrés (FIPI) sera confié aux Communautés et le Fonds européen d’Intégration (FEI) aux Régions. Un grand principe guidera l’action du Gouvernement : tout droit accordé s’accompagne d’obligations.

L’immigration sera davantage encadrée, dans le respect des engagements internationaux de notre pays. Les lois en vigueur seront correctement appliquées. Les réformes votées au Parlement seront mises en œuvre tenant compte des éventuelles décisions de justice. Tout abus, en particulier par les personnes qui s’enrichissent via les filières illégales, sera sévèrement sanctionné.

Vu les multiples changements intervenus récemment, la législation applicable en matière d’immigration sera coordonnée dans un « code de l’immigration » qui assurera la lisibilité des dispositions et leur bonne compréhension par tous.

    1. Un ministre unique pour assurer une action cohérente de l’Etat

       

Le Gouvernement proposera qu’un seul ministre coordonne l’ensemble des questions liées à l’immigration. Ce ministre sera compétent pour l’accueil, l’asile, le séjour et la politique de retour dans le pays d’origine. Il assurera la concertation entre tous les acteurs concernés.

Dans un souci de transparence des politiques menées notamment en matière de séjour, le ministre chargé de l’asile et de l’immigration présentera un rapport annuel au Parlement.

    1. Une procédure d’asile rapide et cohérente pour garantir un accueil digne

Le droit d’asile est consacré par la Convention de Genève. La Belgique se doit d’offrir l’asile aux personnes qui fuient des persécutions à l’étranger. Mais elle se doit aussi de mettre en place les mesures strictes pour limiter les charges liées à l’accueil des demandeurs d’asile. Dans ce contexte, le Gouvernement prendra les mesures qui s’indiquent pour qu’une réponse définitive soit donnée dans les 6 mois maximum de l’introduction de la demande d’asile. Cette procédure rapide, qui devra s’opérer dans la dignité, permettra de fixer le candidat à l’asile sur son statut. Elle permettra également de supprimer l’une des causes de la saturation du réseau d’accueil par les candidats en attente d’une décision. Elle donnera par ailleurs un signal clair aux personnes mal intentionnées, afin d’éviter les « appels d’air ». Le Gouvernement privilégiera le recours exclusif à l’aide matérielle. Il fera évaluer le fonctionnement et le coût du réseau d’accueil des places (Fédasil, Croix rouge, ONG et Initiatives locales d’accueil) afin d’optimiser les formules d’accueil.

Une liste de pays d’origine sûre sera établie en tenant compte de toutes les réalités de ces pays et de leurs éventuelles évolutions. Cette liste sera régulièrement réévaluée. Les demandeurs d’asile qui

en seraient originaires verront leur demande d’asile examinée selon une procédure accélérée, à l’instar du délai qui est d’application pour les Européens. Une décision devra leur être rendue dans les 15 jours.

A la fin de leur procédure, les demandeurs d’asile déboutés seront accompagnés afin de favoriser un projet de retour volontaire vers leur pays d’origine. Il sera examiné comment aider ces personnes à se réinstaller dans leur pays d’origine. C’est ce qu’on appelle un « projet de retour ». Les étrangers en séjour illégal devront également bénéficier de cet accompagnement renforcé vers le retour au pays d’origine. Un projet de retour réussi présentera le double avantage de permettre le développement de la personne dans son pays d’origine et d’éviter une nouvelle migration vers l’Europe. Si la procédure de retour volontaire n’aboutit pas, le retour forcé vers le pays d’origine sera mis en oeuvre. La détention en centre fermé ne sera utilisée que comme mesure de dernier ressort, en cas d’échec des alternatives moins contraignantes. Dans tous les cas, la détention des enfants mineurs sera prohibée.

    1. Garantir le droit au regroupement familial, tout en luttant contre l’exploitation et la fraude

Le droit au regroupement familial est consacré par la Convention européenne des droits de l’Homme : chacun a le droit de vivre avec son conjoint et sa famille. Ce droit ne peut cependant constituer le prétexte à des abus ou des illégalités. Le Gouvernement sera ferme. L’utilisation abusive de notre système de protection juridique et sociale ne sera pas tolérée.

Les mesures prises récemment par le Parlement pour renforcer les contrôles sur les regroupements familiaux seront tout naturellement mises en oeuvre.

La lutte contre les mariages ou cohabitations légales de complaisance sera intensifiée, notamment par l’instauration d’une banque de données rassemblant les informations pertinentes.

La lutte contre la traite des êtres humains et l’enrichissement par l’organisation de réseaux sera fortement renforcée. Ceux qui exploitent la vulnérabilité d’êtres humains seront poursuivis et

sanctionnés. Leurs victimes seront protégées de toute pression mais aussi de tout risque d’expulsion du territoire

    1. Traiter rapidement les demandes de séjour selon des critères clairs pour mettre fin aux abus et aux faux espoirs 

Dans un souci de sécurité juridique, la régularisation du séjour ne pourra intervenir qu’individuellement et sur base des critères déjà inscrits dans la loi. L’administration devra rendre une décision dans les 6 mois

    1. Réformer l’acquisition de la nationalité belge 

La réforme proposée par le Parlement sur l’acquisition de la nationalité et qui sera adoptée après l’avis attendu du Conseil d’Etat sera mise en œuvre.

L'UDEP

 Plus d'infos : http://sanspapiers.skynetblogs.be/

10.06.2011

Indignés - Nouveau campement Ste-Catherine/Ixelles/St-Gilles/Sans-papiers

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La coordination de soutien au

Mouvement du 20 février au MAROC

appelle à un

rassemblement le MARDI 12 JUIN

DEVANT LA BOURSE A 16H

Pour un vrai changement démocratique au Maroc.

Boulevard Anspach, 1000 Bruxelles

(sans papiers; attention aux contrôles des stibards dans le métro, ne voyagez pas sans ticket!)

Enseignement garanti à tous avec ou sans papiers/ het Huis van het Nederlands

Droit à l'enseignement garanti à tous avec ou sans papiers
Réagissons

14juin à 12H devant la Bourse

Pour s'opposer à la proposition du décret de l' enseignement XXI qui sera bientôt voté.
 Le décret interdit l' accès des sans papiers aux formations des Centra voor Volwassenenonderwijs (CVO)
qui offrent entre autre des cours de néerlandais
Différentes organisations de l' enseignement et organisations de migrants appellent à l' action!
Réagissons pour que le droit à l' enseignement soit garanti à tout le monde! Vous signez la pétition?

http://www.ipetitions.com/petition/lessen_nederlands_ook_voor_mensen_zonder_papieren/

BRUSSEL, dinsdag 12 juni

11 u 55 Vertrek optocht aan het Huis van het Nederlands (Philippe de Champagnestraat 23 / 1000 Brussel) richting Beurs

12 u 20 Theater 'Het laatste Examen' door het Collectif Sans Papiers Belgique (aan de Beurs)

13 u 00 Einde

 U denkt dat iedereen recht heeft op onderwijs?

Binnenkort is dit misschien niet langer het geval. Nog deze maand wordt een nieuw onderwijsdecreet

gestemd in het Vlaams parlement. Er is een tekort aan plaatsen in de Nederlandse taallessen.

Dit wil men oplossen door bepaalde groepen uit te sluiten van volwassenenonderwijs.

Wie niet de juiste verblijfsdocumenten heeft, kan niet langer ingeschreven worden.

Wij zijn hier erg verontwaardigd over! Onderwijs is een basisrecht voor iedereen.

Onderwijs is er toch om kansen te bieden, niet om kansen te ontnemen?!

En u? U wil toch ook kunnen praten met uw buren, de ouders van klasgenootjes, patiënten, klanten, …

 

Tekent u mee de petitie?http://www.ipetitions.com/petition/lessen_nederlands_ook_... (negeer gerust de oproep tot gift)

14.04.2011

Information régularisation avril 2011 - Zoé Genot (écolo) - Melchior Wathelet (cdH)

Questions à Melchior Wathelet, secrétaire d’État, par Zoé Genot (écolo), députée solidaire des luttes de l'Udep

Régularisation : Wathelet pointilleux, trop ?!

Séjour ininterrompu de 5 ans (même pas 1 jour de vacances !), contrat de travail, tentatives crédibles, enfant à charge, le Ministre couvre l’Office des étrangers qui fait parfois une lecture abusive ! lundi 11 avril 2011

Mme Zoé Genot au secrétaire d’État au Budget, à la Politique de migration et d’asile, à la Politique des familles et aux Institutions culturelles fédérales sur "la régularisation des étrangers et plus précisément la notion de tentatives crédibles" (n° 3809)

06.01 Zoé Genot (Ecolo-Groen !) : Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, il y a eu un gros échange en commission sur la régularisation mais une série de questions techniques n’ont pas trouvé de réponse. C’est la raison pour laquelle je souhaiterais revenir avec vous sur quelques aspects.

Des avocats présents aux séances d’information que vous aviez données peu de temps après la publication de l’instruction du 19 juillet en matière de régularisation me disaient que vous aviez expliqué qu’en cas de doute sur les tentatives crédibles de régulariser son séjour avant le 18 mars 2008, l’Office des étrangers renverrait les dossiers devant la Commission consultative des étrangers pour avis. En pratique, il semble que les tentatives crédibles sont toujours évaluées par l’Office des étrangers et que la question n’est jamais soumise à la Commission consultative. Pourriez-vous me dire ce qu’il en est ?

En matière de contrat de travail, il me revient que la cellule régularisation de l’Office des étrangers apprécie de manière souvent très dure le contrat de travail joint à la demande de régularisation. Par exemple, un contrat dont la date a été oubliée mais qui a été envoyé par recommandé à l’Office des étrangers a déjà été considéré comme non valable. Un contrat signé mais qui n’a pas été rédigé sur le formulaire publié par l’arrêté royal aurait été déclaré non valable. Des contrats ont été refusés parce que le salaire était inférieur de quelques euros au salaire minimum, alors que l’employeur aurait été prêt à rectifier l’erreur. Il s’agit là d’erreurs matérielles qui sont aisément rectifiables via un contact avec l’employeur.

Monsieur le secrétaire d’État, ne pensez-vous pas qu’une mise au point avec l’Office des étrangers serait nécessaire afin d’éviter un traitement inutilement sévère des dossiers ? Pour les employeurs, cela prend un temps fou de remplir ces dossiers et le fait de devoir tout recommencer est insupportable pour eux.

J’en viens à la régularisation des étrangers et plus précisément au séjour ininterrompu de cinq ans. Le critère de l’ancrage local durable du point 2.8.A. exige un séjour ininterrompu de cinq ans en Belgique. Certains demandeurs de régularisation résident en Belgique depuis plus de cinq ans, ont un ancrage fort et des tentatives crédibles. Bref, ils entrent incontestablement dans le critère 2.8.A mais ils ont passé des séjours hors de Belgique durant la période des cinq ans. Vont-ils être pénalisés pour cela et voir leur demande refusée ?

Monsieur le secrétaire d’État, ne pensez-vous pas qu’il serait excessif de refuser la régularisation au seul motif que ces personnes n’ont rien fait d’autre que ce que beaucoup de gens font, à savoir partir en vacances ou rendre visite à quelqu’un à l’étranger ? Il est vrai qu’il faut pouvoir mettre une limite et la question s’était d’ailleurs déjà posée devant la commission de régularisation mise sur pied par la loi du 22 décembre 1999. Cette commission avait considéré que le séjour n’est pas considéré comme interrompu lorsque la personne a séjourné moins de trois mois dans son pays d’origine ou dans un autre pays. Ne serait-il pas raisonnable d’utiliser le même critère ?

Je souhaitais aussi aborder, de manière sérieuse et logique, un quatrième aspect en matière de régularisation qui manifestement pose problème sur le terrain, à savoir la question des "tentatives crédibles". Je voudrais vous soumettre le raisonnement suivant pour savoir jusqu’où vous me suivez et pour que vous m’arrêtiez là où ce n’est plus correct.

L’instruction du 19 juillet 2009 exige, pour pouvoir être régularisée sur la base du critère 2.8.A., que la personne prouve des" tentatives crédibles" pour régulariser son séjour avant le 18 mars 2008. La date du 18 mars 2008 est celle de l’accord gouvernemental qui envisage de régulariser les étrangers qui ont un certain ancrage dans la société belge. Avant cette date, les avocats déconseillaient à leurs clients d’introduire une demande de régularisation basée sur la longueur du séjour et l’intégration en Belgique, étant donné qu’il n’y avait aucun espoir de décision positive sur cette base.

À partir du 18 mars 2008, les avocats ont commencé à introduire des demandes de régularisation sur la base de l’interprétation donnée dans l’accord gouvernemental aux circonstances humanitaires. L’accord gouvernemental à la base de l’instruction du 19 juillet 2009 n’exige pas de l’étranger qu’il prouve qu’il a introduit une demande de régularisation avant le 18 mars 2008. Si tel était le cas, cela aurait été noté formellement. Il exige des "tentatives crédibles" de régulariser son séjour avant cette date.

Pourquoi l’accord du 19 juillet 2009 a-t-il utilisé la formulation "tentatives crédibles" plutôt que "demande de régularisation" ? En effet, tout le monde était bien conscient qu’avant l’accord gouvernemental du 18 mars 2008, les étrangers n’avaient aucune chance d’être régularisés sur la base de la longueur du séjour et de la bonne intégration et que, par conséquent, aucun avocat sérieux n’introduisait de demande sur cette base.

C’est parce qu’il était conscient de cela que le gouvernement a exigé "des tentatives crédibles" plutôt que "l’introduction d’une demande de séjour". Lors de l’échange que nous avons eu le 23 mars 2011 sur la régularisation en commission de l’intérieur, vous avez répondu à certaines de nos questions en disant "qu’il y a eu un accord politique et qu’on ne peut le modifier". Je reviens donc à l’accord politique de l’instruction qui exige des demandeurs du critère 2.8.A. des "tentatives crédibles" et non "l’introduction d’une demande de régularisation" avant le 18 mars 2008. Vous conviendrez avec moi, monsieur le secrétaire d’État, qu’il aurait été insensé de la part du gouvernement d’exiger des demandeurs la preuve qu’ils ont introduit une demande de régularisation avant la date du 18 mars 2008, sachant que les bons avocats ne les y incitaient pas. Cela reviendrait à récompenser les avocats marrons qui introduisaient des demandes de régularisation sans aucune chance d’aboutir.

Par contre, il était logique de la part du gouvernement, dans le but d’éviter un appel d’air, de prévoir que les demandeurs doivent prouver une date butoir, qu’ils ont effectué des démarches pour tenter de régulariser leur séjour. Dans cette logique, il me semble qu’une personne qui, avant le 18 mars 2008, a consulté un avocat, un service social, une association pour demander conseil dans l’espoir d’introduire une demande de régularisation, mais qui se l’est vu déconseiller, est précisément la personne qui a effectué une tentative crédible.

De même que les personnes qui se sont inscrites, avant le 18 mars 2008, dans une mobilisation collective pour revendiquer la régularisation ont effectué une tentative crédible, de même que les personnes qui ont introduit une demande de permis de travail ou de carte professionnelle,... toutes démarches effectuées dans le but logique de régulariser sa situation administrative avant le 18 mars 2008.

Monsieur le secrétaire d’État, ne pensez-vous pas qu’une mise au point avec l’Office des étrangers serait nécessaire afin d’éviter des interprétations illogiques au regard de l’accord ? De fait, des gens sont refusés au prétexte qu’ils n’ont pas introduit une demande de régularisation alors que cela ne semble pas relever de l’esprit de l’accord. Ou alors je n’ai pas bien compris ?

06.02 Melchior Wathelet, secrétaire d’État : Monsieur le président, je rappelle que l’instruction a été annulée par le Conseil d’État. D’abord, en ce qui concerne la validité du contrat de travail, l’Office des étrangers suit la jurisprudence du Conseil du contentieux. Le salaire prévu par le contrat ne peut être inférieur au salaire minimum garanti, établi conformément à la convention collective de travail intersectoriel. S’il est inférieur, il ne sera pas accepté.

Enfin, le contrat doit répondre aux conditions de la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail. Lorsque certaines mentions légales manquent, il ne peut être question d’un contrat valable. Nous respectons la loi et nous ne changerons pas.

Ensuite, le séjour ininterrompu de cinq ans : les personnes sont libres de voyager au sein de l’espace Schengen pendant une période n’excédant pas les trois mois. En revanche, elles ne peuvent pas quitter l’espace Schengen, car ce type de séjour est réputé interrompre le délai de cinq ans de séjour ininterrompu en Belgique.

Vous faites référence à l’instruction et je vous en remercie : un séjour ininterrompu signifie bien qu’on ne peut pas l’interrompre. En ce qui concerne la tentative crédible, elle sera prise en compte lorsque la personne aura tenté d’obtenir un séjour régulier en Belgique sur base des possibilités prévues par la loi.

Lorsqu’une personne n’est pas en mesure de prouver cela, les éventuels autres éléments de preuve contenus dans la demande seront analysés au cas par cas. Je me réserve la possibilité de demander un avis à la Commission consultative, comme le prévoit l’article 32 de la loi de 1980.

06.03 Zoé Genot (Ecolo-Groen !) : Monsieur le secrétaire d’État, je suis tout à fait d’accord avec l’idée selon laquelle un contrat de travail doit être conforme. Loin de moi l’idée de faire embaucher des personnes qui ne percevraient pas un salaire minimum.

Par contre, lorsqu’une personne a oublié de renseigner une date, alors qu’elle a rempli l’entièreté de ce pénible formulaire, un petit contact avec l’employeur serait un minimum avant de jeter tous les documents à la poubelle et d’obliger la personne à tout recommencer. Faire respecter la loi ne signifie pas faire preuve d’inhumanité ni être fermé aux réalités.

06.04 Melchior Wathelet, secrétaire d’État : Un contrat de travail non daté est un contrat valable !

06.05 Zoé Genot (Ecolo-Groen !) : Des dossiers ont été refusés parce que certains éléments avaient été envoyés par recommandé ou parce qu’il manquait une date ! Au niveau des salaires, certaines sommes affichaient une différence de 12 euros sur base annuelle ; l’employeur était tout à fait prêt à régulariser. Et bien, le dossier a été classé verticalement, sans que l’employeur ait été recontacté pour lui permettre de rectifier sa méprise. Tout le monde n’est pas spécialiste en droit social !

06.06 Melchior Wathelet, secrétaire d’État : Madame Genot, vous venez de me dire qu’il faut respecter la loi de même que le montant ! Le montant est mentionné et le conseil du contentieux a confirmé !

06.07 Zoé Genot (Ecolo-Groen !) : Certes, il faut la respecter mais on peut aussi prendre contact avec les personnes concernées et leur dire : "La loi est celle-là ! Manifestement, vous étiez mal informé ! Êtes-vous prêt à rectifier ?" Cela relève d’une loi "humaine". Ce serait de bonne politique, car je ne pense pas que cela en soit une de faire perdre son temps à l’Office des étrangers et aux employeurs qui souhaitent engager des personnes.

06.08 Melchior Wathelet, secrétaire d’État : On a même aidé les personnes en émettant un contrat type qu’il leur suffit de remplir !

06.09 Zoé Genot (Ecolo-Groen !) : Et bien, discutez avec les employeurs ! C’est compliqué !

06.10 Melchior Wathelet, secrétaire d’État : Nous avons donné la possibilité d’introduire un document type qui est disponible, qui peut être téléchargé et qui est le formulaire ad hoc pour introduire une demande. Si, pour chaque dossier, on doit rappeler les personnes pour leur rappeler de préciser, d’ajouter un élément, etc., la situation devient ingérable ! Nous sommes allés très loin dans les chances accordées. Si le formulaire qui a été proposé, qui est disponible et qu’il suffit de remplir n’est même pas respecté, la situation devient intenable.

06.11 Zoé Genot (Ecolo-Groen !) : C’est dommage, parce que des employeurs avaient trouvé des personnes susceptibles de leur convenir. Ils s’étaient engagés dans cette démarche et n’ont pas compris ce manque de souplesse minimum, leur enjoignant de respecter des règles à propos desquelles ils n’étaient pas toujours très bien informés.

En ce qui concerne la question des "tentatives crédibles", j’ai bien entendu que, dans certains cas, vous pourriez vous en référer à la commission, car sur le terrain, c’est le flou ! Certaines personnes ont été acceptées avec certains éléments, tandis que d’autres ont été refusées en vertu des mêmes éléments. Il est donc compliqué pour les avocats d’expliquer aux personnes la façon dont sont évaluées ces fameuses "tentatives crédibles". Pour nous, des personnes qui ont entrepris des démarches, même si elles n’ont pas déposé de demande de régularisation, doivent pouvoir être entendues.

Quant à la question du séjour ininterrompu de cinq ans, si la personne a effectué un séjour à l’étranger, vous dites qu’elle n’entre plus dans les conditions. Or, il arrive que des personnes habitant en Belgique partent un mois à l’étranger, cela ne signifie pas pour autant qu’elles quittent la Belgique.

06.12 Melchior Wathelet, secrétaire d’État : Le séjour en Belgique doit être "ininterrompu". C’est pourtant clair ! Selon vous, dans quelle mesure peut-on interrompre un séjour qui doit être ininterrompu ?

06.13 Zoé Genot (Ecolo-Groen !) : Pour moi, interrompre un séjour, c’est décider de quitter le pays pour construire quelque chose ailleurs. 06.14 Melchior Wathelet, secrétaire d’État : Dans ce cas, il ne s’agit plus d’introduire par la suite une procédure en Belgique.

06.15 Zoé Genot (Ecolo-Groen !) : Je suis d’accord que, sur cette base, la personne n’a plus le droit d’introduire un recours. Une fois que ces gens sont partis, ils sont partis. Toutefois, s’ils s’absentent pour une durée d’un mois, je ne vois pas en quoi cela pose problème. Honnêtement, si une personne s’est absentée pendant un mois sur une période de cinq ans et que les autres critères sont respectés, il n’y a pas de raison de l’empêcher de continuer sa vie ici.

[Chambre des représentants – Commission de l’Intérieur - Réunion du 6 avril 2011 – Extrait du compte rendu intégral (CRIV 53 – COM 0192)]


20 Question de Mme Zoé Genot au secrétaire d’État au Budget, à la Politique de migration et d’asile, à la Politique des familles et aux Institutions culturelles fédérales sur "la notion d’enfant à charge dans les demandes de régularisation" (n° 2144)

20.01 Zoé Genot (Ecolo-Groen !) : Monsieur le président, monsieur le Secrétaire d’Etat, je vous ai interrogé le 20 octobre 2010 à propos de certaines notions de l’instruction ’régularisation’. Cette instruction a été annulée, on le sait, mais dans le cadre de votre pouvoir discrétionnaire d’appréciation, vous appliquez les critères qu’elle contenait.

Ma question du 20 octobre dernier portait notamment sur la notion d’enfant majeur à charge. Vous m’aviez répondu que : "la notion d’enfant à charge se réfère à l’enfant qui est financièrement à charge et dont l’éducation et l’entretien sont assurés". Vous avez ajouté que, dans ce contexte, la preuve de la filiation devait être produite.

Monsieur le secrétaire d’État, j’aimerais avoir encore une petite précision. Ainsi comment un enfant majeur peut-il prouver qu’il est à charge de ses parents si ceux-ci n’ont pas de revenus déclarés ? On sait que les demandeurs de régularisation sont pour la plupart des personnes ne bénéficiant pas de carte de séjour et qui, par conséquent, ont survécu durant des années par de petits boulots. Est-ce que le fait de résider dans le même logement que le parent qui est locataire peut constituer un indice suffisant de ce que cet enfant est à charge du parent qui l’héberge ?

20.02 Melchior Wathelet, secrétaire d’État : Madame la présidente, chère collègue, la notion d’enfant à charge appelle la réalisation de deux conditions. Ainsi, la preuve de filiation doit être produite et les parents ou l’enfant majeur doivent prouver que l’enfant majeur, dont l’éducation et l’entretien doivent être assurés, est financièrement à charge en prouvant, par exemple, que le financement de l’école supérieure de l’intéressé est assuré par les parents.

Le fait de résider dans le même logement n’est pas une preuve suffisante. Un enfant majeur peut très bien continuer à vivre dans le même logement que ses parents et subvenir à ses propres besoins en travaillant.

20.03 Zoé Genot (Ecolo-Groen !) : Madame la présidente, monsieur le secrétaire d’État, on se trouve donc face à une situation difficile lorsqu’il s’agit de jeunes qui viennent de terminer leurs études, qui ne sont pas encore parvenus à s’insérer sur le marcher du travail et qui ne bénéficient pas de l’allocation de chômage ou d’un autre régime. C’est un peu un no man’s land.

20.04 Melchior Wathelet, secrétaire d’État : Il faut démontrer que l’éducation et l’entretien de l’enfant sont assurés par les parents.

Zoé Genot (ecolo)

[Chambre des représentants – Commission de l’Intérieur - Réunion du 26 janvier 2011 – Extrait du compte rendu intégral (CRIV 53 – COM 0107)]

30.03.2011

Immigration - Permis de travail en Belgique, permis B ou C : informations

 - Permis de travail

Il existe trois types de permis de travail en Belgique :

  • Le permis de travail A est valable pour toutes les professions salariées et a une durée illimitée. Il est accordé au ressortissant étranger qui justifie, sur une période maximale de dix ans de séjour légal et ininterrompu précédant immédiatemment la demande, de quatre années de travail couvertes par un permis de travail B.
    A certaines conditions, ce délai de quatre années peut être réduit à deux ou trois années. Par ailleurs, certaines périodes (par exemple: période de maladie...) sont assimilées à du travail.
    Toutefois, certaines périodes ne sont pas prises en compte, même si elles sont couvertes par un permis B (par exemple: période de stage, période de travail comme travailleurs détachés...);
  • Le permis de travail B est limité à l'occupation chez un seul employeur et est valable 12 mois maximum. L'octroi à l'employeur d'une autorisation d'occupation entraîne automatiquement l'octroi au travailleur concerné du permis de travail B. Il appartient dès lors à l'employeur d'introduire la demande;
  • Le permis de travail C est valable pour toutes les professions salariées et a une durée limitée. Il est accordé à certaines catégories de ressortissants étrangers qui ne disposent en Belgique que d'un droit de séjour limité ou précaire (par exemple : étudiants, candidats-réfugiés...).

Newsletter juridique du Ciré - 30/03/11

Arrêté royal du 13 mars 2011 modifiant les articles 1er, 2 et 17 de l'arrêté royal du 9 juin 1999 portant exécution de la loi du 30 avril 1999 relative à l'occupation des travailleurs étrangers

Cette modification de l'arrêté royal relatif à l'occupation des travailleurs étrangers poursuit un triple objectif : assurer que le texte soit conforme avec d'autres dispositions législatives, améliorer sa lisibilité et renforcer la sécurité juridique.

Nous relevons en particulier les trois modifications suivantes :

1) Les partenaires enregistrés et les conjoints (maris et femmes) y sont mis sur pied d'égalité en ce qui concerne les conditions d'accès au marché du travail (articles 1 et 2).

2) Le permis C n'est ouvert pour les personnes qui ont introduit une demande de 9 ter, qu'à partir de la délivrance d'un CIRE (certificat d'inscription au registre des étrangers), donc pas pendant la phase de recevabilité (article 4).

3) Le permis C est accessible pour les ressortissants étrangers en procédure de regroupement familial avec un ressortissant étranger dont le séjour est limité (article 4).

Texte disponible sur : http://www.ejustice.just.fgov.be/mopdf/2011/03/29_1.pdf#P...

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